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Élection présidentielle française de 2017

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Election présidentielle française 2017.JPG
Élection présidentielle française de 2017
Premier tour

23 avril 2017

Second tour

7 mai 2017

Mode de scrutin

Scrutin uninominal majoritaire à deux tours

Résultats

Macron : 24,01%
Le Pen : 21,30%
Fillon : 20,01%
Mélenchon : 19,58%
Hamon : 6,36%
Dupont-Aignan : 4,70%
Lassalle : 1,21%
Poutou : 1,09%
Asselineau : 0,92%
Arthaud : 0,64%
Cheminade : 0,18%

Participation

1er tour : 77,77%
2e tour :


L'élection présidentielle française de 2017 est un scrutin électoral qui se tient en France les 23 avril et 7 mai 2017.

Le dixième scrutin présidentiel de la Cinquième République est disputé par onze candidats. C'est la première fois qu'un président sortant renonce à se présenter à sa succession. Trois primaires se tiennent - chez les Écologistes, les Républicains et les Socialistes - et désignent Yannick Jadot, François Fillon et Benoît Hamon. Les défaites des favoris à chacune d'elles constituent une des surprises de ce scrutin particulier.

A partir de janvier, la campagne de François Fillon est mise à mal par une succession de révélations placées en tête de l'actualité médiatique qui aboutissent à sa mise en examen judiciaire le 14 mars. Dès février, les sondages concordent pour placer Marine Le Pen (FN) et Emmanuel Macron (EM!) au second tour, éliminant pour la première fois les deux partis de gouvernement au pouvoir depuis les origines de la Cinquième République. Le succès de la première s'inscrit dans une montée globale des mouvements populistes en Occident et celui du second représente un cas inédit en France car Emmanuel Macron n'a jamais été élu et a fondé son parti atypique un an plus tôt. S'ajoute la candidature inattendue de François Asselineau (UPR) alors que son parti, privé de couverture médiatique depuis sa création en 2007, s'appuyait essentiellement sur internet et le militantisme, et la progression inattendue de Jean-Luc Mélenchon (FI) en fin de campagne.

L'accession de Marine Le Pen au second tour et l'hypothèse de sa victoire, après celles du Brexit et de Donald Trump en 2016, suscitent un intérêt médiatique mondial inédit pour une élection présidentielle française. Ce scrutin est considéré comme décisif pour l'avenir de la France et de l'Union européenne et se caractérise par l'effacement du clivage traditionnel entre gauche et droite au profit d'un autre incarné par les deux favoris (« mondialisme » contre « patriotisme » pour l'une, « progressisme » contre « conservatisme » pour l'autre).

Contexte Modifier

Contexte européen et mondial Modifier

Présidence et bilan de François Hollande Modifier

Dans un article du 16 mars 2017, Le Monde présente plusieurs données du bilan de François Hollande jusqu'en 2016[1] :

  • le produit intérieur brut (PIB) a évolué de 0,2% en 2012 à 1,1% en 2016 (Banque mondiale et Insee)
  • le déficit de l'État a évolué de 89,6 milliards d'euros en 2012 à 68,9 milliards d'euros en 2016 (Insee)
  • les recettes de l'impôt sur le revenu a évolué de 56,5 milliards d'euros en 2012 à 72,3 milliards d'euros en 2016 (ministère du Budget)
  • le taux de chômage a évolué de 9,4% en 2012 à 9,7% en 2016 (Insee)
  • le taux de pauvreté a évolué de 14,3% en 2012 à 14,3% en 2016 (CNLE)
  • le nombre d'entreprises créées a évolué de 242 497 en 2012 à 331 239 en 2016 (Insee)
  • le nombre de dépôts de bilan d'entreprises à évolué de 61 095 en 2012 à 57 844 en 2016 (Insee)
  • le nombre d'élèves quittant leur parcours scolaires avec le brevet des collèges au moins a évolué 11,4% en 2012 à 9% en 2016 (Eurostat et ministère de l'Éducation nationale)
  • le nombre de militaires envoyé à l'étranger a évolué de 6 416 en 2012 à 8 800 en 2016 (cour des comptes et iFRAP)

Dans un sondage réalisé le 5 avril 2017, 70% des Français jugent qu'il a été un mauvais président. Dans le détail, ils rejettent sa politique étrangère (58%), la moralisation de la vie politique (69%) et sa politique économique et sociale (83%). 48% retiennent la loi sur le mariage pour tous comme la mesure phare de son quinquennat. 43% des sympathisants de gauche et 76% des sympathisants socialistes ont une approche positif de son bilan[2].

Évolutions du paysage politique Modifier

L'élection présidentielle de 2012 a mobilisé 80% des Français habilités à voter. Le candidat du Parti socialiste François Hollande a été élu avec 51,64% au second tour face au candidat de l'UMP et président sortant Nicolas Sarkozy qui a obtenu 48,36% des voix. Cette victoire consacre le retour de la gauche à la présidence de la République pour la seconde fois après François Mitterrand (1981-1995). L'UMP bascule dans l'opposition pour la première fois depuis sa création en 2002. Les élections législatives qui suivent confirment la domination bipartisane des deux formations en confiant la majorité absolue aux socialistes et à leurs alliés avec 331 députés élus dans la majorité présidentielle et 229 pour la droite parlementaire qui devient le premier groupe d'opposition. Le Front de gauche, fort des 11,10% de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, décroche 10 élus grâce à son alliance avec le Parti communiste, lui-même lié au PS donc bénéficiant du scrutin proportionnel. Les écologistes d'EELV en obtiennent 17.

Le Mouvement démocrate, pour sa part, connaît une importante décrue en ayant récolté 9,13% à la présidentielle et 0,49% aux législatives. Il a obtenu deux députés. Une fraction centriste de l'UMP quitte le parti pour former l'Union des démocrates et indépendants (UDI) sous le patronage de Valéry Giscard d’Estaing et de Simone Veil. Après une tentative d'union avec le MoDem par Jean-Louis Borloo, l'arrivée de Jean-Christophe Lagarde marque le retour dans le giron de l'UMP par des accords électoraux aux élections départementales et régionales de 2015. Autre force politique perdante de ce quinquennat, Europe Écologie-Les Verts ne parvient pas à surmonter la diversité de ses sensibilités interne et perd un certain nombre de ses figures médiatiques qui créent le Parti écologiste. Malgré ses 8,95% aux européennes, EELV ne réunit que 0,16% des voix aux départementales et 2,80% aux régionales.

Le Front national a obtenu son meilleur score à un scrutin présidentiel en 2012 avec 17,90% des voix. Sans alliance, il ne parvient à faire élire que deux députés aux législatives, l'une sous l'étiquette FN, l'autre sous la bannière du Rassemblement bleu Marine, tous deux siégeant parmi les non-inscrits, comme notamment Nicolas Dupont-Aignan de Debout la République (1,79% le 22 avril 2012). Le FN poursuit son ascension électorale dans chacun des scrutins du quinquennat : il glane une dizaine de mairie et entre pour la première fois au Sénat avec deux élus. Le parti totalise 24,86% des voix aux élections européennes (24 sièges), 22,23% aux élections départementales (62 conseillers) et 27,10% aux élections régionales (358 conseillers). Le premier des trois constitue un succès car le FN arrive en tête et constitue un groupe au Parlement européen avec d'autres alliés du continent. Les deux derniers sont jugés plus modérément car ils confirment le nouveaux poids électoral du parti mais font état d'une incapacité à remporter les seconds tours. Idéologiquement, il apparaît que le parti marche sur deux jambes : une ligne étatiste et républicaine au nord s'adressant aux ouvriers et aux déclassés et une ligne libérale et identitaire au sud s'adressant aux petits commerçants et aux agriculteurs. De l'avis général des commentateurs, le FN a imposé un tripartisme dans la vie politique française. Cette progression s'inscrit dans un contexte de montée européenne et mondiale de mouvements qualifiés de populistes, opposés à la mondialisation et au supra-national ainsi qu'à l'immigration. La dédiabolisation opérée par Marine Le Pen apparaît donc être une stratégie en partie réussite.

Cette montée du FN vient bousculer l'UMP et le Parti socialiste. Celui-ci, souffrant d'une présidence et d'une politique impopulaire, en subit les conséquences aux scrutins : 2e aux municipales avec 41,56% et 72 624 sièges, 2e aux départementales avec 32,12% et 30 présidences de départements, 2e aux régionales avec 32,12% et sept présidences de régions. Cette saison électorale vient donc reprendre à la gauche l'avantage qu'elle avait pris lors des succès locaux de ses dix années dans l'opposition entre 2002 et 2012. A l'inverse, la droite dans son ensemble remporte les trois scrutins locaux : 45,65% aux municipales et 105 840 sièges, 45,03% aux départementales et 67 départements, 40,24% aux régionales et sept régions. L'UMP est handicapée par des soupçons de fraudes à son congrès de 2012 et d'escroquerie dans l'affaire Bygmalion, poussant Nicolas Sarkozy, de retour en 2014, à rebaptiser la formation Les Républicains en 2015.

Le 6 avril 2016, alors qu'il est membre du gouvernement, Emmanuel Macron fonde En marche !, qu'il présente comme un « mouvement » différent d'un parti politique, et tient plusieurs meetings avant sa démission du 30 août. Défendant une ligne europhile, social-libérale et progressiste, En marche ! est définit comme « ni de droite ni de gauche » par son créateur, expression reprise par les médias, et comme centriste par les médias étrangers. Son poids électoral est inconnu puisqu'il s'agit du premier scrutin auquel il participe.

L'Union populaire républicaine, fondée par François Asselineau en 2007, participe pour la première fois à des scrutins sous le quinquennat : 0,41 % eux européennes et 0,87 % aux régionales.

État d'esprit de la société française Modifier

Un sondage Viavoice du 14-15 mars 2017 sur l'économie indique que 61% des Français favorables au libre-échange et 41% au protectionnisme, tandis que 20% sont contre le libre-échange et 39% contre le protectionnisme. Dans le détail : 84% et 23% au centre, 71% et 41% à droite, 64% et 36% à gauche et 44% et 78% au Front national. 56% des Français sont opposés à une fermeture des frontières pour une protection de l'emploi et 28% favorables. 70% sont favorables à une taxation des importations concurrentielle 58% pour l'interdiction des délocalisations[3].

Huit candidats sur onze sont eurosceptiques. Les trois autres sont François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron[4].

Candidatures déclarées Modifier

Candidatures directes Modifier

Candidatures à la primaire des Républicains Modifier

Candidatures à la primaire du Parti socialiste Modifier

Candidatures à la primaire des écologistes Modifier

Candidatures absentes à la primaire des RépublicainsModifier

Candidatures évoquées Modifier

Galerie d'images Modifier

  • Michèle Aliot-Marie
  • Nicolas Dupont-Aignan
  • Bastien Faurot
  • François Fillon
  • Benoît Hamon
  • Yannick Jadot
  • Marine Le Pen

Précampagne Modifier

Retrait médiatique de Marine Le Pen Modifier

Éclatement de la gauche radicale Modifier

Primaire des écologistes Modifier

Yannick Jadot (35,61%) et Michèle Rivasi (30,16%) arrivent en tête du premier tour de la primaire écologiste du 19 octobre 2016 pour lequel seules 12 000 personnes se sont déplacées. Cécile Duflot, donnée favorite jusqu'au dernier moment, est éliminée avec 24,41% des voix, tandis que Karima Delli récolte 9,82% des voix. Cet échec de la seule candidate d'envergure est considérée comme un nouveau fiasco pour les écologistes au milieu d'une succession de signaux comme une influence et des adhérents en chute libre[54][55].

Le 7 novembre, Yannick Jadot remporte le deuxième tour avec 54,25 %, battant nettement Michèle Rivasi qui récolte 40,75 %. Cependant, ces deux scores ne départagent que 12 943 voix et sont médiatiquement masqués par les enjeux de l'élection présidentielle américaine qui se joue le lendemain. Dans sa chronique hebdomadaire pour Le Figaro, Éric Zemmour conclue sur l'insignifiance d'EELV en doutant que Yannick Jadot puisse décrocher les 500 parrainages nécessaires (le parti est accusé de gonfler les chiffres lorsqu'il avance un nombre de 270 élus verts ou apparentés)[56][57].

Le budget de campagne de Yannick Jadot ne semble guère dépasser le million d'euros (pour un parti déjà endetté de trois millions) et le risque de ne pas obtenir les 500 signatures (il en obtiendra 5) le priverait des 840 000 euros remboursés par l'État. Le parti espère se financer via des donations mais les départs de ses figures nationales (Barbara Pompili, Jean-Vincent Placé, François de Rugy,...) se répercute dans sa faible présence médiatique. Après un mois de tractations avec Benoît Hamon, Yannick Jadot annonce, le 23 février, qu'il rallie le candidat socialiste. C'est la première fois qu'EELV est absent d'une élection présidentielle depuis sa première tentative en 1974[58][59].

Primaire de la droite et du centre Modifier

Après son retour en politique et son élection à la tête de l’UMP en 2014, Nicolas Sarkozy accepte l’organisation d’une primaire présidentielle pour les 20 et 27 novembre 2016, une première dans l’histoire de la droite française. Le 9 septembre de cette année, six candidats peuvent déposer le nombre de parrainages nécessaires pour concourir : Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé. S’ajoute Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, allié des Républicains, qui n’a à ce titre pas besoin de souscrire à ces obligations. L’UDI et le MoDem centristes déclinent leur participation et se rangent principalement derrière Alain Juppé.

La campagne se focalise essentiellement autour d’Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy, unanimement annoncés pour la composition du second tour par les sondages. Le premier fait une campagne modérée et centriste, voire de centre-gauche pour ses détracteurs, en défendant des réformes libérales et une relance du projet européenne. Sa ligne migratoire est fortement contestée en ce qu’elle défend une « identité heureuse » ouverte et un refus de l’assimilation culturelle des arrivants. Le camp Sarkozy mise au contraire sur les thèmes identitaires, migratoire et sécuritaires, auxquels il ajoute une critique acerbe du politiquement correct et de l’establishment. Pourtant, la multiplication des propos polémiques et les soupçons d'affairisme sont jugés comme une difficulté pour l’emporter au second tour. Juppé parie sur la mobilisation d’électeurs de gauche et Sarkozy sur celle d’électeurs du Front national, dans la mesure où la présence et la défaite prédis de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle transforment la primaire en véritable premier tour.

La primaire est un succès démocratique qui attire plus de 4 millions d’électeurs, soit deux fois plus que celle des socialistes en 2011, malgré le paiement de deux euros et la signature d’une charte d’adhésion « aux valeurs républicaine de la droite et du centre ». François Fillon crée la surprise en arrivant largement en tête avec 44,10% des voix, tandis qu’Alain Juppé, favori incontesté des enquêtes d’opinion, se qualifie avec un score 28,65%, soit un écart de seize points. Nicolas Sarkozy est éliminé avec 20,67% et apporte son soutien à son ancien Premier ministre avant de se retirer définitivement de la politique. Suivent Nathalie Kosciusko-Morizet à 2,60%, Bruno Le Maire à 2,40%, Jean-Frédéric Poisson à 1,50% et Jean-François Copé à 0,30%. Bien qu’il se fasse plus virulent contre son adversaire dans l’entre-deux-tours en maximisant des controverses anciennes ou légères, Alain Juppé ne reçoit que 33,50% du score final et se range derrière le vainqueur. François Fillon, élu à 66,50%, devient le premier candidat de la droite et du centre à ne pas être coopté par un parti. Il estime que les votants « ont trouvé en [lui] les valeurs françaises ».

Retrait de François Hollande Modifier

En tant que président de la République, François Hollande devrait bénéficier d'un droit à se présenter à sa succession. Cependant, son impopularité est telle qu'elle déteint dans les intentions de vote en se classant troisième voire quatrième, sans jamais atteindre le deuxième tour. La persistance de cette situation rend sa candidature disputée au sein de l'appareil socialiste bien que Jean-Christophe Cambadélis utilise la machine pour la mettre à son service, estimant en privé que tout doit être fait pour qu'il soit désigné et menaçant d'exclusion en public tout soutien socialiste à Emmanuel Macron. Preuve qu'il n'est pas désiré, 86% des Français ne souhaitent pas qu'il brigue un nouveau mandat (sondage Ifop d'octobre 2016). En quelques jours, un appel à sa candidature circulant parmi les parlementaires est retiré, faute de signatures, alors qu'un autre l'appelant à renoncer apparaît. L'idée d'une primaire devient concrête, l'obligeant à s'y soumettre en cas d'annonce, mais il préfère attendre le résultat de la primaire de droite pour décider.

La publication d'Un président ne devrait pas dire ça..., en octobre 2016, vient ébranler jusqu'à son cercle proche. Il s'agit d'entretiens-confidences avec deux journalistes du Mondequ'il a rencontré une soixantaine de fois, dans lesquelles il critique âprement l'ensemble de la classe politique, y compris ses fidèles, s'interroge sur un besoin de faire naufrager le PS, dénonce la lâcheté des magistrats et le comportements de l'équipe de France, estime qu'il y a "une immigration qui ne devrait pas être là" et qu'il y a un risque désintégration et de partition du territoire. La révélation d'assassinats ciblés confidentiels dans des opérations militaires est également un point chaud du livre. Il n'a pas eu et n'a pas demandé de droit de regard avant publication. De l'avis général, ce livre est considéré comme un suicide politique de sa part tant il paraît inconcevable dans sa forme et dans son fond. Il critiqué pour son désir de séduction des médias, sa naïveté à l'égard des journalistes, la compromission de la stature présidentielle et la négation des secrets d'État. Manuel Valls parle d'un « suicide politique » et d'un « livre consternant, indéfendable », Claude Bartolone d'« un problème d'incarnation » et Jean-Christophe Cambadélis s'interroge sur « sa volonté d'être candidat ». Une douzaine de conseiller ont démissionné. Il abat ainsi une succession d'initiatives lancées depuis plusieurs mois pour préparer le terrain à sa candidature (Hé oh la gauche,...), faisant dire ouvertement à des socialistes qu'il n'est plus le candidat naturel de son camp et qu'un choix naturel serait plutôt de sélectionner une autre personne. Les noms de Manuel Valls et de Ségolène Royal sont souvent évoqués[60][61][62][63][64].

Dans un entretien publié le 26 novembre 2016, Manuel Valls fait savoir qu'il est disposé à se présenter à l'élection compte-tenu « du contexte ». Le même jour, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone suggère que les deux hommes s'affrontent à la primaire de gauche. En déplacement à Madagascar, le président de la République se contente d'appelle au rassemblement. Les deux hommes déjeunent ensemble à l'Élysée quelques jours plus tard et François Hollande lui fait savoir qu'il pourrait renoncer, ouvrant une porte à son second. La veille de l'annonce, seuls sa famille et le secrétaire général de l'Élysée Jean-Pierre Jouyet connaissent la décision prise. Le 1er décembre, devant 14,5 millions de téléspectateurs, il vante son bilan, déchéance de nationalité exceptée, mais admet des errements qui le conduisent à renoncer à briguer un autre mandat. Cette annonce est un événement en ce qu'elle est une première dans l'Histoire de la Cinquième République. La presse internationale la place en première page de ses informations. En France, l'ensemble de la classe politique se satisfait de cette voie, sauf pour une partie de son camp, alors qu'il apparaît clairement que Manuel Valls pourrait être le candidat.

Primaire du Parti socialiste Modifier

L'impopularité sans précédent du président Hollande conduit rapidement à l'évocation d'une primaire au Parti socialiste. L'abaissement de la fonction présidentielle qu'elle représenterait freine cependant l'aboutissement du projet pendant un certain temps, jusqu'à ce qu'il soit annoncé qu'elle aurait lieu. La campagne est cependant courte et concentrée sur deux mois, après la fin de la primaire de droite et du centre le 28 novembre et l'annonce de François Hollande de ne pas candidater le 1er décembre. Les sondages donnent la primeur à Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Le premier a démissionné de son poste de Premier ministre quatre jours plus tard et déclaré sa candidature dans sa ville d'Évry; le second est un opposant déclaré de longue date de la politique social-démocrate du gouvernement. Cependant, la progression sondagière est favorable à Benoît Hamon qui arrive en tête du premier tour avec 36,51% des suffrages, faisant face à Manuel Valls qui récolte 31,90%. Arnaud Montebourg (17,90%) apporte son soutien au premier, de même que Martine Aubry. Manuel Valls ne reçoit d'apport que de Silvia Pinel et de Jean-Luc Benhamias. Benoît Hamon l'emporte largement avec 58,70%. Ce résultat est un désappointement pour la direction du PS et le gouvernement qui soulignent la nécessité pour le candidat élu d'unir son camp.

Obtention des parrainages Modifier

Selon les règles habituelles depuis 1977, les candidats habilités à se présenter doivent avoir recueillis 500 signatures au moins d'élus en provenance de 30 départements au moins avec 50 parrainages au moins dans chacun d'eux[65].

Par la loi du 25 avril 2016, les élus sont tenus d'adresser directement et par voie postale les signatures au Conseil constitutionnel. La date limite est le 17 mars 2017 à 18h00. A compter du 1er mars, le Conseil égraine dans une publication continue et publique sur son site les noms des maires et le parrainage dévolu. Cette réforme a été critiquée par les "petits" candidats car elle a été perçue comme un moyen de confirmer l'emprise des grands partis disposant d'un grand nombre d'élus en période de contestation. Le Front national, qui avait jusqu'à présent eu des difficultés à rassembler les 500 sésames, se joint à ces protestations. Plusieurs de ces candidats éprouvent des difficultés à obtenir le nombre nécessaire[66][67]

Onze candidats ont reçu plus de 500 signatures :

Cinquante autres personnes ont reçu un ou plusieurs parrainage(s) :

Plusieurs observations peuvent être faîtes[68] :

  • En enregistrant 14 586 formulaires (dont 14 296 de validés), le Conseil établit que 34% des élus habilités à parrainer l'ont fait.
  • Le nombre de candidats (11) s'inscrit dans la moyenne des précédentes élections : 10 en 2012, 11 en 2007, 16 en 2002, 9 en 1988 et 1995, 10 en 1981, 12 en 1974, 7 en 1969 et 6 en 1965.
  • Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou ont déjà été candidats en 2012.
  • Marine Le Pen et Nathalie Arthaud sont les deux seules femmes candidates. Si elle accède au second tour, Marine Le Pen sera la deuxième femme à y parvenir après Ségolène Royal en 2007.

Affiches et slogans Modifier

Les candidats sont classés dans l'ordre du tirage du Conseil constitutionnel :

  • Debout la France - Ni système, ni extrême
  • Au nom du peuple
  • Macron Président - La France doit être une chance pour tous
  • Faire battre le cœur de la France
  • Faire entendre le camp des travailleurs
  • Nos vies, pas leurs profits
  • Se libérer de l'occupation financière
  • Le temps est venu
  • La force du peuple
  • Un choix historique
  • Une volonté pour la France

Campagnes des candidats Modifier

Campagne d'Emmanuel Macron Modifier

Ayant fondé son mouvement En Marche ! en avril 2016 puis démissionné du ministère de l'Économie en août, Emmanuel Macron se déclare candidat le 15 novembre. Il se hisse en troisième place dans les sondages en se situant aux alentours de 15%, devant Jean-Luc Mélenchon. Le 10 décembre, il revendique 15 000 personnes pour son meeting à la Porte de Versailles. Bien que les médias évoquent plutôt 10 000, le meeting n'en est pas moins un grand succès de démonstration. Fin 2016, il est considéré comme la personnalité politique de l'année par les Français à 48% et se place troisième dans les sondages[69][70][71].

Sa candidature inquiète autant le centre, dont François Bayrou craint l'aspiration, que le Parti socialiste, menacé d'un faible score, mais Emmanuel Macron refuse de se joindre à la primaire socialiste et son temps de parole est décompté séparément. Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire socialiste, plusieurs députés et sénateurs PS, orphelin de Manuel Valls, décident de soutenir Emmanuel Macron. Le programme qu'il présente, surtout axé sur l'économie, est décrit comme libéral, libertaire et europhile[72][73].

Le mouvement ascendant qu'il trace dans les sondages lui permet d'atteindre la deuxième place avec plus de 20% des voix quand François Fillon est empêtré dans ses accusations qui sont portées contre lui. Parallèlement, ses meetings remportent des succès d'affluence jamais démentis et sans comparaison avec les autres candidats (Clermont-Ferrand, Lille, Lyon,...). Il est néanmoins dénoncé par ses adversaires pour son absence de programme et ses discours creux, une complaisance médiatique qui s'exercerait à son endroit et sa prétention à incarner un anti-systémisme. Un livre révèle également qu'il a écoulé 80% des frais de représentations de son ministère en 2016 pour ses besoins politiques personnels.

Macron France 2 6 avril 2017.JPG

Emmanuel Macron à L'émission politique du 6 avril 2017

Alors qu'il traverse une mauvaise passe en février pour plusieurs propos polémiques, notamment sur la colonisation en Algérie, Emmanuel Macron rebondit en fin de mois en nouant une alliance avec François Bayrou. Les deux hommes s'entendent et le chef du MoDem obtient 96 circonscriptions en vue des législatives de juin. Emmanuel Macron parle d'un tournant dans la campagne et voit ses intentions de vote remonter immédiatement à 25%, deux points seulement derrière Marine Le Pen, alors que François Fillon est distancé. A partir du mois de mars, il est donné en tête du premier tour par plusieurs sondages avec une avance de 0,5% à 1% sur Marine Le Pen. Son passage dans L'émission politique de France 2 le 6 avril est un record d'audience de l'émission avec 3,56 millions de téléspectateurs (3,4 pour Marine Le Pen et 3,3 pour François Fillon)[74][75].

Le 29 mars, il reçoit le soutien de Manuel Valls, après ceux de nombreux parlementaires socialistes, centristes voire républicains, jusqu'au gouvernement. Cette pluie de ralliements sème le trouble sur la campagne de renouvellement « des visages et des usages » que mène le candidat. Le général Soubelet, qui l'avait rejoint fin 2016, quitte la campagne en dénonçant le recyclage des anciens. Il a aussi été rejoint par d'importantes figures des décennies passées comme Pierre Bergé, Alain Minc, Jacques Attali et Daniel Cohn-Bendit. Au gouvernement, il est soutenu par Barbara Pompili, Jean-Yves Le Drian, Frédéric Cuvillier et Thierry Brailliard[76].

Emmanuel Macron est fréquemment décrit par ses adversaires comme le candidat des médias. Il a notamment reçu les soutiens officiels de Xavier Niel et de Pierre Bergé, co-propriétaires du Monde avec Matthieu Pigasse. Le second détient aussi L'Obs. Patrick Drahi, propriétaire de BFM TV, de Libération et de L'Express, lui serait redevable du rachat de SFR lorsqu'il était ministre de l'Économie, ce que lui avait refusé Arnaud Montebourg auparavant. Claude Perdriel, ancien patron de L'Obs passé à Challenges, est un de ses soutiens officieux. Ces médias ont en commun d'avoir mené une couverture médiatique intense autour du nouveau venu en politique. Par exemple, le magasine Marianne constate que son temps de parole sur BFM depuis novembre (426 minutes) est équivalent à ceux de tous ses principaux adversaires réunis (182 min pour François Fillon, 135 pour Jean-Luc Mélenchon, 63 pour Marine Le Pen, 60 pour Benoît Hamon) et que la chaîne a diffusé en intégralité l'ensemble de ses meetings, à la différence des autres candidats. Aussi, Bernard Mourad, ancien d'Altice, le groupe qui possède BFM, est devenu un proche conseiller du candidat pendant la campagne. Marianne conclut que « dans ces conditions, même pas besoin comme Jean-Luc Mélenchon de chaîne Youtube pour assurer le relais de la bonne parole : BFMTV joue le sponsor ! ». Un membre de son équipe de campagne reconnaît que « la presse est totalement macronisée ». En avril, la société des journalistes de Challenges publie un communiqué sur le site d'Acrimed pour dénoncer le parti pris favorable à Emmanuel Macron et l'intervention du directeur de publication après un article défavorable à son égard[77][78][79].

Campagne de Marine Le Pen Modifier

Exceptés les candidats à la primaire des Républicains, Marine Le Pen est la première à déclarer officiellement sa candidature le 8 février 2016 au journal télévisé de TF1. Cette annonce n'est pas en soit une surprise puisque les sondages convergent unanimement pour la placer au second tour avec un score souvent situé entre 25 et 30%, c'est-à-dire en tête sauf avec l'hypothèse Juppé, mais aussi battue dans tous les cas au second (malgré un ou deux sondages lui promettant une fine victoire face à François Hollande). L'ensemble des observateurs politiques soulignent la bonne situation de la présidente du Front national : l'absence de primaire dans son parti la conforte dans sa position de cheffe, l'actualité comme la crise des migrants ou le terrorisme islamique forme un écho à son discours, la campagne droitière de Nicolas Sarkozy aux primaires contribue à élargir ses thèmes de campagne, la victoire surprise de Donald Trump aux États-Unis crée un précédent capable de la porter, etc. Cependant, le démarrage officiel de la campagne ne doit pas être attendu avant février 2017.

Dans les mois qui suivent, Marine Le Pen applique donc sa nouvelle stratégie de discrétion médiatique au profit du lancement de collectifs censés fournir son projet présidentiel : école le 23 septembre, protection animale le 11 octobre, seniors le 21 octobre. Ses quelques passages médiatiques attirent un nombre important de téléspectateurs (2,3 millions pour Vie politique sur TF1 le 11 septembre et 4 millions pour Une ambition intime sur M6 le 16 octobre). La communication du parti attire aussi l'attention : une affiche est dévoilée début 2016 montrant Marine Le Pen au milieu d'un paysage rural au-dessus de la mention La France apaisée. Le slogan, imaginé par Florian Philippot, répond aux sondages indiquant que la candidate FN est perçue comme clivante voire dangereuse pour la démocratie. L'inspiration mitterrandienne n'est pas dissimulée. Cependant, la moquerie suscitée les invite à changer au profit d'Au nom du peuple, dévoilé aux universités d'été à Fréjus en septembre. Une association lyonnaise du même nom assigne le FN en justice pour avoir refusé d'abandonner une marque déposée malgré ses demandes. Sur ses affiches comme sur son blog qu'elle alimente de commentaires, Carnets d'espérance, logo du parti et nom de famille sont volontairement absents, dans le but affirmé de vouloir dépasser le cadre partisan et de repousser plus encore les références au passé.

Son équipe de campagne se dévoile progressivement fin 2016. Le jeune David Rachline, réputé consensuel entre les deux lignes s'opposant au Front, est nommé directeur de campagne. Le poste de porte-parole est oublié pour éviter les rivalités internes. L'organisation se divise en deux pôles : la stratégie confiée aux visages connus comme Florian Philippot ou Marion Maréchal-Le Pen, dévolus aux passages médiatiques, et la stratégie chargée de l'élaboration. Ce dernier pôle est subdivisé en sept : image, mobilisation, finance, numérique, projet, deux autres encore inconnus. Sébastien Chenu et Philippe Olivier, tous deux récents au FN, reçoivent le premier des sept, Jean-Lin Lacapelle, un ancien de L'Oréal surnommé le « super-DRH » est chargé de la mobilisation, Jean-Michel Dubois et Axel Loustau sont nommés aux finances (le second est mis en examen dans l'affaire Jeanne). Le parti est confronté à des difficultés de financement : aucune banque française n'ayant accepté de le financer, il est contraint de s'adresser à des banques européennes et mondiales, sans avoir reçu de réponse à ce jour. Seuls quelques 6 millions d'euros ont été versés par le micro-parti Cottelec de Jean-Marie Le Pen, contraint par ses fournisseurs acquis au FN. Néanmoins, un siège est inauguré rue du Faubourg Saint-Honoré, près du palais de l'Élysée.

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Vœux à la presse, le 4 janvier 2017

Marine Le Pen active sa campagne dès janvier par une batterie d'interviews et de déplacements sur fond de concurrence politique par François Fillon et Emmanuel Macron. Elle privilégie de petits villages en difficulté, à la manière de Donald Trump qui s'était rendu sur les terres déshéritées de l'Amérique, comme dans l'Eure le 6 janvier. Le 21 janvier, au lendemain de l'investiture du président américain, les partis populistes se réunissent à Coblence en Allemagne. Marine Le Pen s'affiche pour la première fois au côté de Frauke Petry de l'AfD allemande[80].

Elle lance officiellement sa campagne à Lyon le week-end des 4 et 5 février. Quatre jours plus tard, elle bat le record d'audience de L'Émission politique de France 2. Sa campagne consiste essentiellement en des déplacements et des visites dans la « France périphérique » et quelques grands meetings comme à Nantes le 25 février ou à Metz le 18 mars. Elle tient également des conférences présidentielles (affaires étrangères, économie, citoyenneté). Ses réunions publiques s'accompagnent de manifestations régulières d'associations et de syndicats aux succès mitigés. Pour la première fois, elle rencontre officiellement des chefs d'État lors de visites à l'étranger : le Libanais Michel Aoun, le Tchadien Idriss Déby et le Russe Vladimir Poutine.

Sa campagne est marquée par la poursuite de plusieurs enquêtes judiciaires concernant le Front national. Dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires, le siège du parti est perquisitionné le 20 février et deux de ses proches sont mis en examen. Elle-même est convoquée en vue d'une mise en examen mais refuse de se rendre à l'appel au prétexte de son immunité parlementaire. Celle-ci est levée à la demande du parquet français afin qu'elle soit jugée pour "diffusion d'images violentes" car elle avait relayé des photos de crimes de l'État islamique en décembre 2015 pour les dénoncer. Frédéric Chatillon, qu'elle assume d'employer pour cette campagne est à son tour mis en examen dans l'affaire des financements de campagne en février. Enfin, deux autres enquêtes sont ouvertes sur des soupçons de détournement de fonds publics de la région Nord-Pas-de-Calais en 2012 et de violation de secret professionnel après que la police judiciaire ait trouvé au siège du FN des documents secrets transmis par un CRS concernant les attentats de Paris du 13 novembre 2015. Le Front national réagit en dénonçant l'accélération soudaine de procédures judiciaires en pleine campagne et Marine Le Pen y voit la main du pouvoir. Dans son discours à Nantes, elle met en garde les fonctionnaires qui auraient pu participer à des activités illégales contre une représentante de l'opposition. Elle essuie alors des critiques de syndicats et de journalistes pour avoir proféré ce qu'ils estiment être des menaces.

Le 5 avril, elle dit ne pas penser qu'elle sera absente du second tour[81].

Campagne de François Fillon Modifier

Après son échec à prendre la tête de l’UMP au congrès de novembre 2012, François Fillon pèse pour obtenir la tenue d’une primaire à droite en vue de l’élection présidentielle de 2017. Nicolas Sarkozy y consent après son élection à la direction du parti en 2014. François Fillon, qui s’était entre-temps déclaré candidat à l’élection de 2017 à l’occasion d’un voyage au Japon le 9 mai 2013, se reporte donc sur ce scrutin. Bien qu’il soit initialement placé en troisième position, il décroche au profit de Bruno Le Maire au cours des années 2015 et 2016, au point d’être ignoré des médias. Il ne fait la Une d’aucun titre de presse tout au long de la campagne. Dans les dernières semaines, il connaît une remontée significative et inattendue qui lui permet de reprendre la troisième place et de menacer les deux favoris. Le 20 novembre, il crée la surprise en arrivant largement en tête du premier tour avec 44,10%, devant Alain Juppé à 28,56% et Nicolas Sarkozy éliminé avec 20,67%. Le soutien de ce dernier face à un adversaire jugé trop centriste aboutit à une large victoire le 27 puisque François Fillon recueille 66,50% des voix. L’ensemble du parti s’unit derrière lui, conformément aux obligations prises, et François Fillon emménage dans un QG parisien de 2 500 m² fin décembre[82].

Cette remontée spectaculaire est attribuée à ses prestations dans les débats, au rejet des deux favoris annoncés tant par les sondages que par les médias, sa probité et sa sincérité apparente, son extraction des sujets économiques pour s’épancher sur le « totalitarisme islamique ». Tactiquement, sa victoire à la primaire est analysée comme une opportunité pour la gauche de rétablir un clivage droite-gauche face à un libéral-conservateur et comme une délicatesse pour le Front national, qui pariait sur une opposition à Alain Juppé, alors que l’élu s’avère être conservateur et modérément souverainiste, d’autant qu’il s’assume libéral face à un parti tiraillé entre ses lignes économiques.

Autoproclamé admirateur de Margaret Thatcher et de Gerhard Schröder, il présente un programme de rigueur libéral qui propose notamment la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires, la suppression des 35 heures pour reléguer la durée dans la limite européenne de 48 heures, le report des départs en retraite à 65 ans ou la fin des remboursements par la Sécurité sociale des petits soins. Socialement conservateur, il dit vouloir réécrire en partie la loi Taubira pour interdire l’adoption plénière aux couples homosexuels et façonner un récit national dans les programmes scolaires d’Histoire. Ses positions pro-russes lui ont valu le salut du président Vladimir Poutine.

Après sa victoire à la primaire, François Fillon disparaît de l'actualité alors qu'il est sévèrement critiqué par le Parti socialiste pour son conservatisme, par le Front national pour son néolibéralisme et par la "fachosphère" qui le surnomme "Farid Fillon" pour avoir inauguré une mosquée à Argenteuil en 2010, désormais condamnée par l'État. Dans le même temps, la poussée d'Emmanuel Macron est suffisamment forte pour menacer sa qualification. Il revient dans la campagne par une interview au journal de 20 heures de TF1 le 3 janvier. Fin janvier, Le Canard enchaîné accuse sa femme d'avoir empoché 600 000 euros en huit ans pour des emplois non-remplis d'assistante parlementaire et de conseillère littéraire à La revue des deux mondes. Quelques jours plus tard, Mediapart l'accuse d'avoir bénéficié de fonds du Sénat. Alors qu'une enquête est ouverte par le parquet pour les premiers soupçons, François Fillon s'affaisse dans les sondages[83][84][85].

Après les révélations du PenelopeGate, des parlementaires comme George Fenech ou Henri Guaino demandent ouvertement à François Fillon de renoncer. L'intéressé se dit victime d'une cabale manigancée contre la droite et poursuit sa campagne, bien qu'elle rencontre de nombreuses difficultés sur le terrain. Le discours politique devient inaudible et plusieurs meetings sont repoussés ou annulés, ceux qui sont maintenus sont perturbés par des manifestations d'opposants. Le 13 février, George Fenech réunis 17 élus de son parti au restaurant le Bourbon pour évoquer la situation car beaucoup craignent les répercussions et attestent que des électeurs se tournent vers Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le lendemain, une rencontre entre les parlementaires et le candidat se fait à l'Assemblée nationale. Le 14, François Fillon rencontre Nicolas Sarkozy. Dans les sondages, le soutien à François Fillon s'effrite tant dans les intentions de vote que dans la côte de popularité. Il cède la deuxième place à Emmanuel Macron pour le second tour et plafonne jusqu'à 17% puis remonte légèrement aux alentours de 20% mi-février sans reprendre le deuxième pôle. 65% des Français désapprouvent le maintien de sa candidature mais 70% des sympathisants LR la soutiennent[86][87][88][89].

Le 1er mars, il annonce lui-même qu'il sera mis en examen lors d'une convocation le 15 mars qu'il ne renoncera pas à sa candidature car « La France est plus grande que mes erreurs ». Cette décision provoque la consternation chez les commentateurs et dans l'opinion alors qu'il avait clairement indiqué à plusieurs reprises qu'il s'arrêterait dans cette situation. Ses attaques contre les juges lui valent des réprobations diverses dont celle du président François Hollande. De nombreuses défections d'élus centristes, sarkozystes, juppéistes ou lemairistes se font sentir et plusieurs plans alternatifs sont envisagés comme François Baroin ou Alain Juppé. Un sondage publié le 3 mars donne le maire de Bordeaux en bonne position alors qu'il s'est dit disposé à reprendre le flambeau avec l'accord de François Fillon. Un premier parrainage est enregistré le même jour au Conseil constitutionnel. Le Journal du Dimanche publie quelques jours après le contenu des 19 interrogatoires par la justice auxquels il a eu accès[90][91][92][93][94][95][96].

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Le 5 mars, il prend la parole à un rassemblement de soutien au Trocadéro. Les chiffres varient mais l'affluence est nombreuse. Luc Chatel, François Baroin et Malika Sorel sont présents sur l'estrade. Le soir, il établit un record d'audience au 20 heures de France 2 avec 7,8 millions de téléspectateurs pour le voir confirmer qu'il ne renonce pas à sa candidature. Le lendemain, Alain Juppé, évoqué comme recours, s'incline définitivement[97].

Le 26 mars, plusieurs figures de la droite remettent leur dossier juridique à Eliane Houlette, patronne du Parquet national financier, et à François Molins, procureur de Paris, au sujet d'un cabinet noir, révélé quatre jours plus tôt dans un livre de journalistes, que François Hollande a utilisé pour espionner plusieurs de ses adversaires politiques. François Fillon n'est pas cité mais juge probable qu'il ait été mis sur écoute. Ils invoquent l’article 40 du code de procédure pénale et citent plusieurs infractions commises dont celles d'"association de malfaiteur", "corruption", "corruption des autorités judiciaires", "trafic d’influence", "atteinte à la vie privée", "atteinte au secret des correspondances", "abus d’autorité"," complicité de fraude fiscale", "violation du secret professionnel", "violation du secret de l’enquête". Le 6 avril, L'Express révèle que le parquet national financier renonce à ouvrir une enquête préliminaire en faisant valoir que les faits sont trop imprécis[98][99].

En meeting à Strasbourg le 6 avril, il est enfariné par un jeune ayant revêtu un t-shirt de soutien. L'homme, un fiché S qui n'était plus suivi, est mis en garde à vu. Le lendemain, François Fillon reçoit le soutien officiel de Nicolas Sarkozy[100][101].

Campagne de Jean-Luc Mélenchon Modifier

Le 8 mars, invité au journal télévisé de TF1, Jean-Luc Mélenchon propose à son tour sa candidature. Fort de 4 millions de voix en 2012 (11%), il est cette fois-ci situé entre 14 et 15%, c'est-à-dire au même niveau que François Hollande voire même au-dessus, lui faisant caresser l'idée d'être le troisième homme de l'élection et de prendre le leadership sur la gauche. D'autres sondages accompagnent cette dynamique : 34% des Français se déclarant de gauche considèrent qu'il incarne cette famille politique (loin devant les autres noms cités), 90% des sympathisants du Front de gauche le soutiennent,... Ce dernier point est important car sa candidature souffre de problèmes techniques et politiques. L'acquisition des parrainages se fait lentement (un peu moins de 300 en octobre 2016) et ne peut pas être considérée comme satisfaisante sans l'appui du Parti communiste dont la force représentative est importante mais dont l'appareil est prisonnier d'accords électoraux avec le PS. Finalement le 26 novembre, les adhérents du PC votent le soutien à sa candidature à 53,60%, allant à l'encontre de la direction qui s'était majoritairement prononcée contre le 5 novembre. Les socialistes gouvernementaux se montrent d'ailleurs très véhéments à l'égard du candidat. Toutefois, il perd en François Hollande son meilleur adversaire à gauche et se trouve relégué à la quatrième place dans les sondages, derrière Emmanuel Macron, à partir de décembre. Le 12 janvier, il dit avoir recueillie le nombre de promesses de parrainages nécessaire[102][103][104][105][106].

Il décide de lancer une formule originale puisqu'il a proposé sa candidature sans en réferrer à ses amis et alliés, prenant de cours le Front de gauche et entretenant ce que ses détracteurs considèrent comme un culte de la personnalité chez lui. Il ne revendique pas le soutien d'un parti mais d'une plate-forme, du nom de son slogan : La France insoumise. Ce nom est à mettre en lien avec une certaine évolution politique par rapport à 2012 : La Marseillaise est chantée dans les meetings, l'accent est mis sur la sortie des traités européens, une timide réflexion a été engagée sur la concurrence que fait peser l'immigration sur les ouvriers,... Il se repose aussi sur une importante présence numérique qui jouit d'un succès tel qu'il se proclame - sans démenti par la presse - comme l'homme politique le plus suivi du net. Après un premier grand meeting à Toulouse le 28 août, au cours duquel il déclare notamment « Je suis le candidat d'un nouvel indépendantisme français », il organise un grand rassemblement à Saint-André-lez-Lille qui attire un millier de personnes[107][108][109][110].

Le 18 mars, pour l'anniversaire de la Commune de Paris, il organise une marche de la place de la Nation jusqu'à la place de la République où il prononce un discours d'une heure appelant à l'« insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle » et les « puissances de l'argent ». Les organisateurs revendiquent 130 000 personnes. Sa prestation au Grand Débat de TF1 le 20 mars est globalement voire unanimement saluée alors que celles de ses quatre contradicteurs suscitent des commentaires mitigés et contradictoires. Dans plusieurs sondages publiés ensuite, à un mois du premier tour, il dépasse Benoit Hamon. Le lendemain, il est invité des mardis politiques de l'ESSEC pour la présentation de son livre De la vertu et reçoit une standing ovation. Il présente son affiche et son slogan de campagne, La force du peuple, lors de son meeting à Rennes le 26 mars. Dans le même temps, son site internet aurait dépassé les 300 000 inscriptions, lui faisant dire qu'il est le premier mouvement numérique de France. Suite au débat à onze sur les chaînes d'informations, d'où il est à nouveau sorti vainqueur dans les sondages de téléspectateurs, il fait jeu égal voire dépasse parfois François Fillon et se positionne à la troisième place. Cette forte dynamique de fin de campagne, au moment où les trois autres "grands" se tassent, fait voir l'hypothèse d'un second tour Le Pen-Mélenchon. François Hollande décide alors d'intervenir dans la campagne par des mises en garde implicites. Jean-Luc Mélenchon est aussi scruté par la presse étrangère qui évalue cette situation comme un changement radical de la vie politique française et européenne, un choc incomparable pour l'Union européenne et l'inconnu pour la France. En France, ses adversaires le comparent à des régimes populistes d'Amérique latine et Le Figaro publie un dossier critique sur son programme[111][112][113][114][115].

Campagne de Benoît Hamon Modifier

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Meeting à Lille du 27 janvier 2017

Déclaré candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2017 le 16 août 2016, il est annoncé troisième par les sondeurs et progresse jusqu'à arriver nettement en tête du premier tour avec 36,51% des voix, avant d'emporter le second face à Manuel Valls avec 58,71% et de devenir ainsi candidat du Parti socialiste. Outre le bénéfice dégagé par la primaire, la campagne présidentielle est financée par un prêt de 8 millions (et un autre de 4 millions en cas de second tour)[116][117][118].

Sa victoire le propulse dans les sondages à la quatrième place, devant Jean-Luc Mélenchon, avant de régresser à moins de 15% et de ne distancer son rival de gauche d'un ou deux points. Son investiture comme candidat socialiste se fait en l'absence des grandes figures, aux exceptions d'Anne Hidalgo et de Christiane Taubira qui annonce le retour d'une « gauche de combat ». Bien que la migration d'élus vallsistes vers Emmanuel Macron n'ai pas eu lieu, sa campagne est sévèrement jugée par ses pairs car elle est menée en déconnection du rythme et de l'actualité qui ponctue l'élection. Jean-Christophe Cambadélis s'inquiète des répercussions sur les législatives. Le gouvernement se divise entre lui et Emmanuel Macron et le candidat socialiste reçoit les soutiens de Najat Vallaud-Belkacem, Michel Sapin, Bernard Cazeneuve, Emmanuelle Cosse, Laurence Rosignol, Matthias Felk, Thierry Mandon, Ericka Bareight, Pascale Boistard, Jean-Vincent Placé, Axelle Lemaire, Christian Eckert. Arnaud Montebourg et Aurélie Filipetti le supportent aussi. Il tient un grand meeting à Bercy le 19 mars en présence de 25 000 personnes selon ses chiffres, alors que sa campagne souffre d'une affluence relative à ses réunions et de sa faible notoriété nationale. Il se retrouve en cinquième position dans les sondages après les performances reconnues de Jean-Luc Mélenchon[119][120][121][122].

Son programme, essentiellement basé sur la politique économique et sociale, propose l'augmentation du RSA de 10% (600 euros), la création d'un revenu d'existence pour tous les jeunes de 18-25 ans sans distinction, la création d'un revenu universel de 750 euros notamment financée par l'instauration d'une taxe sur la production des robots, l'abrogation de la loi travail et le rappel de la prééminence du droit du travail sur les accords de branche à moins que ceux-ci ne soient plus favorables, la revalorisation des minimas sociaux et du Smic de 10%, le maintien de la loi des 35 heures avec incitation à réduire le temps de travail par un droit inconditionnel au travail partiel, la progressivité de l'impôt et l'élargissement de l'assiette fiscale par la fusion avec la CSG, le développement des maisons de santé pluridisciplinaires et l'incitation à l'établissement des médecins dans les déserts médicaux, le conditionnement des fonds de la PAC à la labellisation des pesticides et interdiction des pesticides dangereux, droit aux citoyens de décider de l'utilisation de 5 milliards d'euros de comptes de l'État, reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle et la fondation d'une Sixième République[123].

Campagne de Nicolas Dupont-Aignan Modifier

Le 15 mars 2016, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, déclare sa candidature sur le plateau de TF1. Il est alors annoncé à 5% dans les sondages, une place supérieure à son score de 1,75% en 2012, mas la victoire de François Fillon à la primaire le ramène à 2%[124].

Exprimant sa colère de ne pas avoir été invité au débat de TF1, Nicolas Dupont-Aignan quitte le plateau du 20 heures de la chaîne deux jours plus tôt. La vidéo est vue 12 millions de fois en deux jours. Ses intentions de vote remontent à 5% dans plusieurs sondages fin mars, sans doute en raison des affaires Fillon. Son livre connaît un succès de ventes sur les sites d'Amazon et de la Fnac. Cette situation inquiète jusqu'à l'état-major des Républicains. Il dénonce ensuite des pressions des Républicains pour l'obliger à se retirer. A l'émission politique du 20 avril sur France 2, il lit un échange de messages qu'il a eu avec Serge Dassault huit jours plus tôt, industriel et propriétaire du Figaro, dans lequel il apparaît que le journal l'a volontairement sous-traité car son propriétaire encarté à LR lui reproche de nuire aux intérêt de François Fillon[125][126][127][128][129].

Campagne de Jean Lassalle Modifier

Affranchi du Mouvement démocrate et de François Bayrou avec lequel il s'est brouillé, Jean Lassalle fait partie des candidats qualifiés le dernier jour. Il a fondé sa propre plateforme, Résistons !, et entend essentiellement défendre la ruralité[130].

Campagne de Philippe Poutou Modifier

Alors qu'il n'affiche que 112 parrainages dans la publication du 12 mars, le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, soutenu par Olivier Besancenot, en obtient 212 autres le dernier jour, parvenant à se hisser à 573 signatures et à se présenter. Il concoure avec le slogan « Nos vies, pas leurs profits! » et défend notamment l'interdiction des licenciements, l'instauration d'un salaire minimum à 1 700 euros net, la liberté de circulation et d'installation et le désarmement de la police[131][132].

Il reçoit le soutien du réalisateur britannique Ken Loach, connu pour ses engagements à gauche[133].

Campagne de François Asselineau Modifier

Le 7 mars, la publication progressive des parrainages par le Conseil constitutionnel fait apparaître que François Asselineau (UPR) a obtenu 480 parrainages d'élus, rendant probable sa candidature. Trois jours plus tard, avec 44 signatures supplémentaires, il dépasse le seuil obligatoire et tient une conférence de presse dans laquelle il annonce officiellement sa candidature à l'élection. Ce succès est décrit par Marianne comme un tour de force dans la mesure où il ne dispose d'aucun mandat électif ni du moindre élu. C'est le dévouement de ses adhérents qui a permit de décrocher tous les sésames, notamment parce qu'ils étaient les seuls à rencontrer physiquement les maires. C'est la première fois qu'il bénéficie d'une couverture médiatique véritable alors que son mouvement avait été ignoré - censuré selon lui - par les grands médias et les instituts de sondages. Par la suite, il est invité dans plusieurs télévisions et radios comme BFM TV, Europe 1 et TF1. Le 26 mars, pour les dix ans de l'UPR et les 60 ans du traité de Rome, il réunie plus de 6 000 personnes porte de la Vilette. Il chiffre le coût de ses campagnes présidentielles et législatives à 1,8 millions d'euros venus des dons de militants[134][135][136].

Son programme, qui n'a pas varié depuis dix ans, repose sur un triptyque : sorties de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Un nouveau franc aurait cours et un référendum constitutionnel interdirait les transferts de souveraineté. D'autres référendums sont promis (immigration, politique énergétique, nucléaire, dette publique) et le référendum d'initiative populaire seraient légalisé en France. Il réclame la reconnaissance du vote blanc, la limitation à deux mandats successifs, un contrôle régulier des conflits d'intérêts et l'inéligibilité des condamnés. Socialement, il promet l'abrogation des lois Macron et El Khomri et la réévaluation du Smic mensuel à 1 500 euros. Économiquement, il estime nécessaire de nationaliser plusieurs services publics : EDF, GDF, La Poste, la SNCF, Engie, Orange, les sociétés d’autoroutes et les réseaux d’adduction d’eau, l’AFP et TF1. Une seule position lui est connue sur les sujets de société, le refus du puçage des êtres humains, qu'il considère être « l’américanisation subliminale des cerveaux ». Il estime en effet que les autres sujets sont subalternes et usés pour détourner l'attention publique des enjeux fondamentaux[137].

Campagne de Nathalie Arthaud Modifier

Totalisant 557 parrainages au décompte du 7 mars par le Conseil constitutionnel, Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) se qualifie comme candidate à l'élection présidentielle. Elle est notamment soutenue par Arlette Laguiller et a rejeté l'idée d'une alliance avec Philippe Poutou. Professeur d'économie et de gestion au lycée Le Corbusier d'Aubervilliers, elle est la seule candidate a maintenir une activité professionnelle pendant la campagne, enseignant deux matinées toutes les deux semaines, tandis que Philippe Poutou a mis entre parenthèse son emploi à Ford, rappelant qu'elle ne gagne pas d'argent par la politique[138][139].

Campagne de Jacques Cheminade Modifier

Déjà candidat en 1995 (0,27%) et en 2012 (0,25%), Jacques Cheminade se qualifie sur le fil le dernier jour de publication avec 528 parrainages. Comme les fois précédentes, les médias jugent qu'il se présente afin d'accroître sa notoriété. Le candidat franco-argentin aux positions iconoclastes défend les couleurs de Solidarité et Progrès qu'il a lui-même fondé en 1996[140].

Sondages Modifier

Sondages du premier tour Modifier

Sondages du second tour Modifier

Certitude du vote des électeurs Modifier

Vote des primo-votants Modifier

  • Ipsos (2 millions à 2,5 millions de personnes) : 29 % pour Marine Le Pen, 23,5% pour Emmanuel Macron, 14% pour Benoît Hamon, 11,5% pour Jean-Luc Mélenchon, 10,5% pour François Fillon[267]
  • Cevipof (publié le 28 mars) : 29,3% pour Marine Le Pen, 27,2% pour Emmanuel Macron, 15,6% pour Jean-Luc Mélenchon, 15,2% pour Benoît Hamon, 8,1% pour François Fillon, 2,7% pour Nicolas Dupont-Aignan, 1,1% pour Nathalie Arthaud et 0,6% pour Philippe Poutou[268].
  • Cevipof (publié le 28 mars) : le vote frontiste est polarisé entre les actifs (44%) et les étudiants (34%) comme entre les hommes (34%) et les femmes (25%). Le vote socialiste capte les étudiants à 22% et les actifs à 16%. « Quant à Emmanuel Macron, pour l’instant, il rassemble davantage et capte les voix de primo-votants venant de tous les horizons »[269].
  • Cevipof (publié le 28 mars) : 73% se déclarent intéressés par l'élection présidentielle et 48% de ceux qui sont certains d'aller voter déclarent pouvoir changer d'avis dont 54% chez les étudiants et 44% chez les actifs. Ceux qui s'abstiendront, 42% des étudiants et 51% des actifs,le feront par « insatisfaction envers l’offre électorale » pour 48% et par volonté de « manifester leur mécontentement » pour 31 %[270].

Études d'opinion Modifier

  • Qui ferait un bon président ? (14-15 avril 2016) Alain Juppé à 58%, Emmanuel Macron à 52%, François Bayrou à 35%, Manuel Valls à 33%, Marine Le Pen à 31%, Nicolas Sarkozy à 29%, Martine Aubry à 28%, Jean-Luc Mélenchon à 21%, François Hollande à 18%, Cécile Duflot à 10%.
  • Quelle personnalité suscite le plus d'adhésion ? (12-13 janvier 2017) Emmanuel Macron à 40%, Alain Juppé à 34%, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon à 32%, Arnaud Montebourg et François Bayrou à 28%, Marine Le Pen à 26%, Christiane Taubira à 25%, Nicolas Sarkozy à 24%, Benoît Hamon et Manuel Valls et Ségolène Royal à 23%, Martine Aubry à 22%, Bruno Le Maire et Marion Maréchal-Le Pen à 21%, Anne Hidago à 19%, Najat Vallaud-Belkacem à 18%, Florian Philippot et Vincent Peillon à 14%, Silvia Pinel à 10%, François de Rugy à 9% et Jean-Luc Bennahmias à 6%[271].
  • Ipsos (10-15 janvier 2017) : la dynamique d'Emmanuel Macron ampute de plus de la moitié le niveau de François Bayrou dans les sondages (passé de 13% à 7%). 44% des électeurs du MoDem se disent prêt à voter pour le candidat d'En marche ! au mois de janvier[272].
  • Sociologie des électorats : Jérôme Fourquet (Ifop) observe que l'effet de la primaire n'a duré que le temps de deux mois pour François Fillon, Marine Le Pen reprenant la tête du premier tour à partir de janvier 2017. Il constate que le premier domine largement chez les personnes âgées (42% contre 14% pour la candidate FN) et la seconde chez les 35-49 ans, c'est-à-dire les actifs confrontés aux problèmes la vie de famille et de la vie professionnelles. Néanmoins, elle gagne 5 points chez les retraités après les critiques du programme de santé de François Fillon qui en perd 3 et domine chez les 50-64 (31% contre 21%) ainsi que chez les moins de 35 ans (24% suivie d'Emmanuel Macron à 21%). Avec 41% d'intention de vote dans la ruralité, elle devance largement Jean-Luc Mélenchon (15%), Emmanuel Macron (13%) et François Fillon (11%). Elle obtient 49% d'intentions de vote chez les ouvriers et 35% chez les employés mais n'obtient que 21% chez les CSP+, 18% chez les retraités et 17% chez les classes moyennes[273].
  • Sociologie des électorats : une étude Elabe évalue les potentiels électoraux des candidats selon les catégories sociologiques : Marine Le Pen obtient son meilleur score chez les ouvriers et employés (36-38%) et son plus mauvais chez les retraités (16-17%), Emmanuel Macron a son meilleur chez les cadres et professions intermédiaires (23-25%) et son plus bas chez les employés et ouvriers (19%), François Fillon domine chez les retraités (32-34%) et perd surtout chez les employés et ouvriers (6-7%), Benoît Hamon chez les CSP+ (19%) et les ouvriers (12%), Jean-Luc Mélenchon chez les ouvriers et employés (19%) et chez les retraités (6%)[274].
  • Intentions de vote : La proportion de personnes ne se prononçant pas pour le second tour augmente après l'affaire Fillon : 22% en cas de duel Le Pen/Macron et 34% en cas de duel Le Pen /Fillon[275].
  • Motivations du vote : emploi (54%), protection sociale (45%), pouvoir d'achat (44%) et lutte contre le terrorisme (38%)[276].
  • Perception de la campagne : 84% des Français estiment que la campagne présidentielle n'est pas de bonne qualité, un niveau record[277].
  • Parmi les candidats proposés, quel est selon vous celui qui propose le meilleur programme pour la France ? 29% pour Emmanuel Macron, 22% pour Marine Le Pen, 18% pour François Fillon, 15% pour Benoît Hamon, 13% pour Jean-Luc Mélenchon et 3% ne se prononcent pas[278].
  • Programmes économiques candidats (OpinionWay publié le 20 mars) : 42% de Français qui jugent qu'aucun programme économique n'est crédible ou innovant. Dans l'ordre, les programmes jugés crédibles sont ceux de François Fillon et Emmanuel Macron (20%), de Marine Le Pen (17%) et de Benoît Hamon (15%)[279][280].
  • Veuillez indiquer si, selon vous, les médias présentent sa campagne et son programme avec un parti pris plutôt positif, avec un parti pris plutôt négatif, ou sans parti pris (Harris Interactive publié le 19 mars) : 70% de parti pris pour Marine Le Pen (55% négatif, 15% positif), 68% de parti pris pour François Fillon (57% négatif, 11% positif), 65% de parti pris pour Emmanuel Macron (19% négatif, 46% positif), 59% de partis pris pour Benoît Hamon (33% négatif, 26% positif), 55% de partis pris pour Jean-Luc Mélenchon (35% négatif, 20% positif)[281].
  • Place des affaires dans la campagne (Ifop des 24-25 mars) : 63% des Français pensent qu'« il est justifié que les affaires occupent une place très importante dans la campagne présidentielle » car elles posent « la question de l'honnêteté des dirigeants politiques » qui « constitue un critère majeur », 35% pensent qu'elles « empêchent les débats sur les sujets de préoccupation des Français » et 2% ne se prononcent pas. 76% pour chez les sympathisants FG, 74% pour chez les sympathisants PS, 66% pour chez les sympathisants EM!, 64% pour chez les sympathisants FN et 31% pour chez les sympathisants LR[282].
  • Vote blanc (Ifop publié le 28 mars) : 40% des personnes interrogées déclarent leur intention de voter blanc, à comparer aux 26% déclarés en 2014[283].
  • Vote des Français de l'étranger (BVA) : 36% pour Emmanuel Macron, 31% pour François Fillon, 13% pour Benoît Hamon, 9% pour Marine Le Pen, 8% pour Jean-Luc Mélenchon, 2% pour Nicolas Dupont-Aignan, 0,5% pour Nathalie Arthaud et Philippe Poutou[284].
  • Diriez-vous que la campagne pour l'élection présidentielle de 2017 vous intéresse ? (sondage Harris Interractive publié le 14 avril) : 36% un peu, 33% beaucoup, 27% pas du tout[285].
  • De manière générale, diriez-vous que la campagne pour l'élection présidentielle de 2017 est intéressante ? (sondage Harris Interractive publié le 14 avril) : 81% pas intéressante, 14% intéressante, 4% NSP[286].
  • Qualité de la campagne (sondage Harris Interractive publié le 14 avril) : pas intéressante à cause des candidats à 49% et des médias à 27%, et est intéressante grâce aux candidats à 9% et aux médias à 9%[287].
  • Qualité de la campagne (sondage Harris Interractive publié le 14 avril) : 70 % des sondés jugent que le débat électoral n'aborde pas « les solutions aux problèmes rencontrés par la France » et 75% qu'il ne permet pas aux candidats « de bien savoir ce qu'attendent les Français »[288].
  • Caractéristiques de la campagne (sondage Harris Interractive publié le 14 avril) : décevante pour 80% des sondés, ratée par 76%, utile par 38%, semblable aux autres campagnes par 29% et enthousiasmante par 12%[289].
  • Parti pris des médias (sondage Harris Interractive publié le 14 avril) : parti pris négatif à 54% et positif à 13% pour François Fillon, négatif à 49% et positif à 18% pour Marine Le Pen, négatif à 19% et positif à 45% pour Emmanuel Macron, négatif à 19% et positif à 41% pour Jean-Luc Mélenchon, négatif à 35% et positif à 18% pour Benoît Hamon, négatif à 31% et positif à 14% pour Philippe Poutou, négatif à 33% et positif à 9% pour Nicolas Dupont-Aignan, négatif à 30% et positif à 6% pour Jean Lassalle, négatif à 27% et positif à 7% pour Nathalie Arthaud, négatif à 30% et positif à 4% pour François Asselineau, négatif à 30% et positif à 3% pour Jacques Cheminade[290].

Fiabilité des sondages Modifier

Après une année 2016 marquée par plusieurs imprévus électoraux, comme la victoire du Brexit, l'élection de Donald Trump aux États-Unis, la surprise de François Fillon à la primaire des Républicains ou le large écart du résultat au référendum italien, le journal Le Parisien décide de ne pas commander de sondages d'intentions de vote pour l'élection présidentielle. La décision ne s'explique pas seulement par le coût (plusieurs milliers d'euros) mais par volonté de tenter une expérience basée sur le travail de terrain et l'analyse[291].

En février, le politologue spécialiste du FN Joël Gambin évoque la possibilité que Marine Le Pen avoisine les 30%. Ivan Rioufol, journaliste au Figaro, affirme dans une tribune du 16 mars que Marine Le Pen « double ou presque le score [de Jean-Marie Le Pen en 2002] au premier tour, dans des sondages qui circulent sous le manteau », soit des scores cachés de presque 34%. Christian Estrosi, président LR du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, affirme dans une interview que la candidate du Front national est sous-évaluée dans les intentions de vote. Selon lui, elle pourrait atteindre les 30% au premier tour et remporter le deuxième. Ces déclarations ne reçoivent que peu d'écho. En mars, ce sont François Hollande et Manuel Valls qui suspectent cette sous-évaluation[292][293][294].

En mars, Serge Galam, chercheur au CNRS et membre du CEVIPOF Sciences Po, théorise l'abstention différenciée, à savoir une sous-mobilisation des électeurs du front républicain au second tour qui permettrait à Marine Le Pen de l'emporter avec moins de 50% du corps électoral. Selon lui, ces électeurs seraient tentés de l'abstenir pour ne pas voter pour son concurrent à contre-cœur. Il calcule ainsi que si la candidate obtient 42% au second tour, en sachant que 90% de ses électeurs sont certains de leur choix, il faudrait un taux de participation à 65,17% pour que son adversaire puisse l'emporter. Ceci lui fait dire que « Marine Le Pen, pour la première fois, a une chance tout à fait plausible de gagner l’élection ». Sa théorie attire l'attention des médias dans la mesure où il avait prédit la victoire de Donald Trump et la défaite d'Alain Juppé à l'encontre de l'écrasante majorité des sondages et expertises[295].

Premier tour Modifier

Résumé des sondages Modifier

A partir de 2013, toutes les enquêtes d'opinions - à de très rares exceptions près - ont placé Marine Le Pen présente au second tour, bien souvent en dominant le premier tour. Cette situation se maintenant, les autres formations politiques se sont positionné en fonction de cette donnée. Les sondages ayant été menés avec les principaux candidats de la primaire LR coordonnaient pour placer son vainqueur au second tour face à elle, mais seul Alain Juppé était donné en capacité de la doubler au premier tour par des scores dépassant régulièrement la barre des 30%.

Une fois la primaire LR passée, l'hypothèse Fillon est testée (dès le premier tour de la primaire) et promet la première place du 23 avril au candidat désigné. François Fillon conserve cette place jusqu'au début du mois de janvier. Marine Le Pen reprend son hégémonie et la conserve sans discontinuer jusqu'au mois d'avril. L'affaire Fillon fait irruption le 25 avril et le candidat LR est relégué à la troisième place à partir du 30 janvier. Emmanuel Macron lui ravie la place après une ascension continue depuis le mois de décembre, passant de résultats oscillant entre 13% et 21% à de nouveaux dépassant allègrement les 20% dans la plupart des études. Le mois de mars installe un duel Le Pen-Macron dans tous les sondages sans exceptions : entre 24% et 28,5% pour elle et entre 23% et 27% pour lui. Signalons deux sondages testant Alain Juppé en cas de retrait de François Fillon le qualifiant au second tour face à la candidate FN. A partir du mois d'avril, les scores de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron se rejoignent avec des écarts extrêmement ténus souvent situés entre 0,5% et 1%. Emmanuel Macron semble prendre l'ascendant mais de nombreux sondages les donnent ex aequo et, plus rarement, donnent une légère avance à Marine Le Pen. Fait notable, aucun d'eux n'est placé au-delà de la barre des 25%, traduisant une diminution de leur potentiel électoral.

Les scores attribués à François Fillon évoluent entre 16% et 21% entre le 1er février et le 23 avril. Il reste ainsi attaché à la troisième position. Les commentateurs observent un autre "match" se jouant entre le Parti socialiste et la gauche radicale incarnée par Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier fut donné troisième entre 10% et 15% avant la percée d'Emmanuel Macron et la primaire socialiste. L'hypothèse Macron a eu tendance a le concurrencer au mois de janvier. Il reste dans le même étiage en février et mars mais se trouve constamment devancé par le candidat PS Benoît Hamon, propulsé par sa victoire à la primaire entre 12% et 18%. Parmi les "petits" candidats, Nicolas Dupont-Aignan s'est distingué en récoltant entre 2% et 7% en octobre et novembre, avant que la victoire de François Fillon à la primaire LR ne le ramène à des scores inférieurs à 3%. Les deux candidats d'extrême-gauche, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, récoltent chacun entre 0% et 2% de novembre à avril. Yannick Jadot a été crédité d'un chiffre allant jusqu'à 2,5% entre sa victoire à la primaire écologiste et son retrait tandis que Jacques Cheminade a pointé aux dernières places en ne dépassant guère 0,5% voire même en ne pouvant être testé tant son score était modestes. Jean Lassalle et François Asselineau, pas toujours testés par les instituts avant la confirmation de leur candidature par le Conseil constitutionnel, se situent chacun entre 0% et 1,5% en mars et avril.

Les dernières semaines de campagne font apparaître des reflux et dynamiques imprévues. La plus notable est la percée de Jean-Luc Mélenchon après ses prestations appréciées dans les débats télévisés. Il domine son duel sondagier avec le candidat PS après le second et concurrence François Fillon à la troisième place après le second. L'hypothèse de sa présence au second tour est évoquée bien qu'elle ne figure dans aucune étude mais il se positionne entre 18% et 20% dans la deuxième moitié d'avril. François Fillon se situe exactement dans la même fourchettes sur cette même période. Emmanuel Macron et Marine Le Pen accusent une baisse manifeste les plaçant constamment à moins de 25% et les écarts entre eux demeurent infinitésimaux. Les éditorialistes diffusent la notion inédite d'un duel à quatre qui perdure jusque dans la dernière semaine compte-tenu du fait qu'ils se trouvent tous dans la marge d'erreur par rapport à un autre. Emmanuel Macron reste cependant annoncé premier de 1% voire de 0,5% sur Marine Le Pen. Tous deux restent cependant au-dessus de la barre des 20%. Benoît Hamon tombe sous les 10% à parti du mois d'avril entre 7% et 10%, se retrouvant invariablement en cinquième place. Parmi les "petits" candidats, Nicolas Dupont-Aignan se redresse entre 3% et 5% à partir de la mi-mars et Philippe Poutou est donné entre 1% et 2% après sa tirade remarquée du second débat. Jean Lassalle et François Asselineau sont quelques fois donnés à 1%.

Émissions grand format Modifier

Afin de reprendre le leadership sur France 2 qui avait dominé l'élection présidentielle de 2012, TF1 lance tôt un nouveau programme politique sobrement intitulé Vie politique. L'émission ne dure cependant qu'en 2016 et s'est limitée à quatre programmes : Alain Juppé le 12 juin, Manuel Valls le 3 juillet, Marine Le Pen le 11 septembre et Emmanuel Macron le 11 décembre. Les deux premiers n'ont pas marqué le pas en audience avec des parts de marché à 10%, tandis que Marine Le Pen réunit la plus forte audience en part de marché (16,5%) et Emmanuel Macron en nombre de téléspectateurs (2,5 millions). Pendant la période officielle de campagne du premier tour, le programme du journal de 20 heures est remanié pour laisser place à Demain Président, une émission quotidienne de vingt minutes qui reçoit chacun des candidats.

France 2 a remplacé Des paroles et des actes, son programme de 2012, par L'émission politique. Lancée à la rentrée 2016, elle reçoit les principaux candidats des primaires Les Républicains et du Parti socialiste jusqu'en janvier 2017, avant de recevoir Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron ensuite. Benoît Hamon et François Fillon sont aussi réinvités en tant que candidats désignés. Marine Le Pen réunit la plus forte audience en part de marché (16,7%) et Emmanuel Macron en nombre de téléspectateurs (3,5 millions). Un programme semblable intitulé L'Entretien politique est lancé pour recevoir l'ensemble des candidats pendant trente minutes lors des journaux de 20 heures. Avec 3,9 millions de téléspectateurs et 16% de PDM, Marine Le Pen rassemble la plus grande audience.

M6 suscite l'intérêt médiatique à la rentrée 20166 quand son animatrice vedette Karine Le Marchand présente Une ambitions intime, une émission dépolitisée recevant les principaux candidats pour en brosser un portrait personnel. Divisé en deux numéros, il présente quatre candidats le 9 octobre (Nicolas Sarkozy, Arnaud Montebourg, Bruno Le Maire, Marine Le Pen) et le 6 novembre (Alain Juppé, François Bayrou, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon). Le programme réunit 3,1 et 2,6 millions de téléspectateurs, traduisant un bon succès d'audience.

BFM TV organise également des entretiens face-à-face entre sa journaliste vedette Ruth Elkrief et les candidats à leurs sièges de campagne.

Débats télévisés Modifier

Grand Débat TF1 cinq candidats avant.JPG

La tenue de débats avant le premier tour est une nouveauté de l'élection présidentielle de 2017. La première initiative vient de TF1, dopée par les bonnes audiences du débat de la primaire de droite et soucieuse de gommer ses réticences passées envers la diffusion de programmes politiques. Elle a suggéré aux candidats les dates aux choix des 20 et 27 mars avant que France 2 n'intervienne à son tour pour en proposer le 23 mars. La première chaîne a alors imposé la date du 20 aux camps politiques et diffusé un communiqué de presse pour couper court aux changements. Toutefois, à trois semaines du débat, la chaîne ne divulgue ni la durée du débat ni le studio de tournage. La deuxième chaîne ambitionne de réunir l'ensemble des candidats mais a échoué à obtenir la co-organisation du débat du 20 avec TF1. Émoussées par le monopole des deux grandes canaux, les chaînes d'information BFM TV et CNews (ex i-télé) décident à leur tour la tenue d'un débat sur leurs antennes pour le 3 avril en invitant tous les candidats. Cette multiplication des rendez-vous déplaît aux états-majors des candidats qui craignent un dévoiement des confrontations au profit des audiences[296][297][298].

Le candidat DLF Nicolas Dupont-Aignan saisit le CSA en apprenant que le débat de la Une n'invitera que les candidats aux scores supérieurs à 10% mais le Conseil d'État estime que la décision relève de la liberté éditoriale de la chaîne. L'émission a donc lieu en l'absence de François Asselineau, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle et Philippe Poutou[299].

Il était initialement prévu que France 2 organise elle-aussi un débat le 20 avril mais le calendrier - 24h avant le premier tour - déplaît à Jean-Luc Mélenchon qui fait savoir qu'il n'y assistera pas s'il n'est pas avancé avant le 16 avril. Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen lui emboîtant le pas, la chaîne propose de changer de format et de recourir à des entretiens individuels et successifs à la même date. L'échec des négociations oblige France 2 a annoncer l'abandon de l'émission le 5 avril. Finalement, France 2 confirme le 19 avril que l'émission d'entretiens aura bien lieu le lendemain en présence de tous les candidats[300][301][302][303][304].

Date Organisateurs Présentateurs Audiences Illustration
20 mars TF1 et LCI Anne-Claire Coudray

Gilles Bouleau

9,8 millions de téléspectateurs
(47% de part de marché)
Plateau Grand Débat TF1.JPG
4 avril BFM TV et CNews Ruth Elkrief

Laurence Ferrari

6,3 millions de téléspectateurs
(32% de part de marché)
Candidats débat BFM-CNEWS.JPG


Cartes électorales en doublon Modifier

Mi-avril, Le Monde relate que 5000 000 citoyens ont reçu deux exemplaires de cartes électorales à deux adresses différentes à cause de leurs déménagements, ce qui représente un peu plus de 1% du corps électoral. Le ministère de l'Intérieur est est prié de s'expliquer par Jean-Christophe Lagarde (UDI) qui craint des tentatives de fraude électorale dans un scrutin annoncé serré par les enquêtes d'opinions (les quatre favoris se situent tous dans la marge d'erreur). Son porte-parole rappelle la gravité de la condamnation qu'accompagne ces tentatives (six mois à deux ans de prison et 15 000 euros d'amende) et qu'elles demeurent dissuasives car les listes d'émargement font l'objet de vérifications et de croisement après les scrutins. Ce dysfonctionnement ne peut être corrigé avant l'élection présidentielle et les législativs qui suivent[305][306].

Menace terroriste et attentat des Champs-Élysées Modifier

Résultats Modifier

Candidat Parti Score Voix
Emmanuel Macron En marche ! 24,01% 8 657 326
Marine Le Pen Front national 21,30% 7 679 493
François Fillon Les Républicains 20,01% 7 213 797
Jean-Luc Mélenchon La France insoumise 19,58% 7 060 885
Benoît Hamon Parti socialiste 6,36% 2 291 565
Nicolas Dupont-Aignan Debout la France 4,70% 1 695 186
Jean Lassalle Résistons ! 1,21% 435 365
Philippe Poutou Nouveau parti anticapitaliste 1,09% 394 582
François Asselineau Union populaire républicaine 0,92% 332 588
Nathalie Arthaud Lutte ouvrière 0,64% 232 428
Jacques Cheminade Solidarité et progrès 0,18% 65 598
Bulletins blancs 1,78% 659 302
Bulletins nuls 0,77% 285 431
  • Inscrits : 100% (47 581 118)
  • Participation : 77,779% (37 003 546), à comparer aux 80,42% de 2012
  • Abstention : 22,23% (10 577 572)
  • Exprimés : 75,78% (36 058 813)[307]

Second tour Modifier

Résumé des sondages Modifier

  • Emmanuel Macron est donné invariablement vainqueur face à Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon.
  • Marine Le Pen est donnée invariablement vaincue face à Emmanuel Macron, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon.
  • François Fillon est donné invariablement vainqueur face à Marine Le Pen et invariablement vaincu face à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.
  • Jean-Luc Mélenchon est donné invariablement vaincu face à Emmanuel Macron et invariablement vainqueur face à Marine Le Pen et François Fillon.

A préciser également qu'Alain Juppé, favori de la primaire et du premier tour jusqu'à sa défaite, avait été donné constamment vainqueur de Marine Le Pen, d'Emmanuel Macron et de François Hollande.

Reports et ralliements Modifier

Débat de l'entre-deux-tours Modifier

TF1 annonce à l'AFP le 5 avril qu'elle a accepté la proposition de sa consœur France 2 pour organiser le débat de l'entre-deux-tours comme elles le font habituellement. BFM TV fait part de sa volonté d'y participer[308].

Résultats Modifier

Candidat Parti Score Voix
-
-
Bulletins blancs
Bulletins nuls

Épilogue Modifier

Passation de pouvoir Modifier

Analyse des résultats Modifier

Élections législatives de juin Modifier

Des élections législatives sont prévues au mois de juin afin de donner une majorité parlementaire au président élu.

Retentissement international Modifier

Couverture médiatique Modifier

http://www.liberation.fr/apps/2017/04/revue/?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#item-4o

  • Le 19 avril 2017, CNN parle d'« une des élections les plus imprévisibles et les plus dramatiques de l'Histoire politique française dont le résultat reste incertain à moins d'une semaine du premier tour »[309].
  • Danny Leder,correspondant à Paris du quotidien autrichien Kurier : « Toute l’Europe est focalisée sur le scrutin, c’est la première fois que je vois cela en trente ans de carrière. Si [Marine Le Pen] gagne, le résultat peut être dévastateur pour l’Union, avec des pays riches du Nord qui se sépareront des pays moins riches du Sud – dont la France, paradoxalement. Par contre, si elle ne gagne pas alors que toutes les circonstances semblent favorables – elle est au plus haut dans les sondages, il y a Trump et le Brexit –, ce sera un coup d’arrêt symbolique à la décomposition nationaliste en cours en Europe »[310].
  • Dans un article de janvier 2017, The Telegraph parle d'une possible élection de Marine comme du « plus grand choc dans la vie politique européenne d'après-guerre ». A l'inverse, il estime que l'Europe bénéficierait de la politique de libre-marché de François Fillon[311].
  • Adam Nossiter, journaliste au New York Times, témoigne à Libération le 12 février : « Cette élection suscite un grand intérêt aux États-Unis, principalement parce que Marine Le Pen est considérée chez nous comme une sorte d’épigone gaulois de Donald Trump. D’un point de vue américain, c’est là que se trouve l’enjeu du scrutin, avec l’autodestruction des deux principaux partis traditionnels. L’opinion commune aux États-Unis est que la vie politique française est une compétition entre "insiders", entre privilégiés, un stéréotype qui correspond assez bien à François Fillon. Une nouvelle fois, l’offre politique ne répond donc pas à la demande électorale : les socialistes semblent hors-jeu, et Fillon n’en est pas loin non plus. De même que chez nous, l’électorat a rejeté les démocrates, mais aussi les républicains "classiques" en choisissant l’outsider Trump ». Il ajoute que « cela dit, il y a dans la campagne française d’autres curiosités pour un œil américain : le fait que l’on prenne au sérieux l’idée d’un revenu universel. Chez nous, cela semblerait absolument loufoque, il serait impossible de le proposer sans passer pour un fou. Il y a également le fait que François Fillon reste encore en jeu, alors qu’il aurait dû, chez nous, sortir de la campagne »[312].
  • Les difficultés à prédire l'issue de la présidentielle fait parler au Daily Telegraph de « la plus imprévisible depuis des décennies » et au Corriere della Serra de « la course à l'Elysée la plus folle de tous les temps »[313].
  • NHK, chaîne publique japonaise, vulgarise l'élection présidentielle française en utilisant un coq pour représenter la France et des têtes de poussins pour représenter Marine Le Pen et Emmanuel Macron[314][315].
  • La presse britannique manifeste un intérêt accru pour Marine Le Pen depuis le Brexit. La presse eurosceptique, défenseur du choix du 23 juin, comme le Daily Telegraph, le Sun ou le Daily Mail, se satisfait de ses louanges au peuple britannique pour son vote. Charles Bremner, correspondant pour l'europhile The Times, considère que son élection apporterait au Royaume-Uni l'avantage d'une France clémente dans les négociations de sortie[316].
  • Éditorial de The Observer (Grande-Bretagne) du 23 avril : « Après des mois d’une campagne très tendue, émaillée de scandales retentissants, l’issue de la présidentielle française reste incertaine, mais de toute évidence elle devrait avoir des conséquences décisives pour la France, l’Europe et la Grande-Bretagne. On dit souvent, lors d’une élection, que tel ou tel pays est à la croisée des chemins. Cela a beau être un lieu commun, il est plus que jamais d’actualité. L’électorat semble morcelé en quatre camps, et sachant qu’à la veille du scrutin près d’un tiers des Français est encore indécis, ce pays divisé, avide de changements et pourtant dubitatif quant aux moyens d’y parvenir, est incontestablement à un tournant »[317].
  • Au lendemain du premier tour, les résultats nourrissent les Unes et les éditoriaux dans le monde entier : Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Belgique, États-Unis, Israël, Turquie, Chine, Singapour, Australie,... La tonalité générale est un soulagement au vu de la qualification d'Emmanuel Macron, une satisfaction pour l'Union européenne, la refondation d'un nouveau clivage en France et l'absence des deux partis traditionnels[318][319]

Soupçons d'ingérence russe par les États-Unis Modifier

Le 20 mars, en se basant sur des observations non rapportées sur les élections américaines et monténégrines, Richard Burr, président de la commission du renseignement au Sénat américain, affirme que les élections françaises et allemandes peuvent être ciblées par la Russie : « Je pense qu'il est raisonnable de dire, d'après ce que tout le monde estime, que les Russes sont activement impliqués dans les élections françaises. Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de communiquer au reste du monde ce qu'il se passe, parce que nous sommes face désormais à la diffamation de candidats »[320].

Vladimir Poutine avait reçu Marine Le Pen le 24 mars et assuré à cette occasion ne vouloir « en aucun cas avoir de l'influence sur les événements à venir », même si « nous nous réservons le droit de communiquer avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, comme le font nos partenaires européens ou des États-Unis »[321][322]

Paris en ligne Modifier

En Australie, l'élection présidentielle française suscite de nombreux paris en ligne dans un pays où la pratique est répandue. Par exemple, le site Betfair.com.au enregistre 14,1 millions de dollars australiens misés. Emmanuel Macron est donné en tête des paris, suivi de Marine Le Pen[323].

Coût financier de la campagne Modifier

Son coût s'élève à 223 millions d'euros, soit 5,2 euros par électeur, alors que son coût initial était prévu à 122,5 millions (2,82 euros par électeur). Le parlement a voté contre un texte proposant la dématérialisation de la propagande électorale dont l'économie était estimée à 100,6 millions d'euros[324].

Les candidats dépassant 5% se voient remboursés leur campagne jusqu'à 8 millions d'euros et ceux présents au second tour jusqu'à 10,6 millions. Les candidats au score inférieurs à 5% sont remboursés à hauteur de 800 000 euros. Les frais dépensés pour la propagande officielle (professions de foi, collage d'affiches,...) sont intégralement remboursés (47 millions d'euros en 2012)[325].

Anecdotes Modifier

  • La comédienne Amanda Lear annonce faussement sa candidature pour faire la promotion de son vaudeville politique La Candidate et invite tous les parlementaires, dont une centaine ont accepté, à une représentation en avril 2016[326].
Obama17.JPG
  • Un comité nommé Obama17 propose de signer une pétition afin d'encourager l'ancien président américain Barack Obama à se présenter à l'élection. Un site a été lancé et des affiches ont été collées en région parisienne avec le slogan "Oui on peut". L'équipe reconnaît qu'il s'agit d'un trait d'humour mais qu'ils sont motivés par la protestation contre la classe politique[327].
  • Dans un éditorial paru le 7 avril dans Le Figaro, Éric Zemmour constate l'absence d'un thème dominant dans le débat de cette élection présidentielle. Il en résulte selon lui la domination d'Emmanuel Macron dans les sondages, qu'il présente comme le candidat des médias et des élites. Il estime que le foisonnement de primaires explique peut-être ce vide[328].

Références Modifier

  1. Chômage, déficit, PIB... Dessinez vous-même le bilan de François Hollande en 9 graphiques
  2. Pour 70% des Français, Hollande a été un "mauvais président" (sondage)
  3. Les Français majoritairement favorables au libre-échange, selon notre sondage
  4. Grand débat présidentiel: 8 candidats sur 11 sont eurosceptiques
  5. VIDÉO. Marine Le Pen officialise sa candidature à l'élection présidentielle de 2017
  6. Jean-Luc Mélenchon annonce sa candidature à l’élection présidentielle
  7. Lutte ouvrière : Nathalie Arthaud annonce sa candidature à la présidentielle
  8. Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan annonce sa candidature à l'élection
  9. Jean Lassalle annonce sa candidature à la présidentielle de 2017
  10. Philippe Poutou sera le candidat du NPA à la présidentielle de 2017
  11. David Saforcada se présentera à la Présidentielle
  12. Présidentielle: l'écologiste Antoine Waechter (MEI) candidat en 2017
  13. Jacques Cheminade de nouveau candidat en 2017
  14. Le régionaliste Christian Troadec, ancien leader des Bonnets Rouges, candidat à la présidentielle
  15. Rama Yade est candidate à l’élection présidentielle
  16. Général Didier Tauzin : Candidat en 2017 !
  17. Henri Guaino annonce sa candidature à l'élection présidentielle
  18. Macron: "Je suis candidat à la présidence de la République"
  19. Michèle Alliot-Marie candidate à l'élection présidentielle
  20. Michèle Alliot-Marie candidate à l'élection présidentielle
  21. François Fillon annonce sa candidature à la primaire UMP
  22. Présidentielle 2017 : Alain Juppé annonce sa candidature à la primaire de l'UMP
  23. Jean-Frédéric Poisson officialise sa candidature à la primaire de la droite
  24. VIDEO. Jean-François Copé annonce sa candidature à la primaire de la droite
  25. Bruno Le Maire annonce officiellement sa candidature pour la primaire de la droite
  26. Nathalie Kosciusko-Morizet annonce sur TF1 sa candidature à la primaire de la droite pour 2017
  27. Nicolas Sarkozy: "J'ai décidé d'être candidat à la présidentielle de 2017"
  28. Marie-Noëlle Lienemann (PS) annonce sa candidature à la présidentielle
  29. L'ÉCOLOGISTE FRANÇOIS DE RUGY ANNONCE SA CANDIDATURE À LA PRIMAIRE DE GAUCHE
  30. Malaucène | Gérard Filoche annonce sa candidature
  31. Primaire de gauche. Bennahmias veut peser face aux frondeurs
  32. Primaire à gauche : Benoît Hamon annonce sa candidature
  33. 2017 : Montebourg annonce sa candidature et élude la primaire
  34. http://www.bfmtv.com/politique/manuel-valls-annonce-sa-candidature-a-la-primaire-de-la-gauche-1067192.html
  35. Présidentielle 2017 : Sylvia Pinel (PRG) annonce sa candidature
  36. Sylvia Pinel sera la seule femme candidate à la primaire à gauche
  37. INFO OBS. Yannick Jadot officialise sa candidature à la primaire écolo
  38. Primaire EELV : Cécile Duflot annonce sa candidature
  39. Présidentielle 2017 : Karima Delli, 4e candidate à la primaire écologiste
  40. Primaire EELV : Michèle Rivasi candidate officielle
  41. Xavier Bertrand confirme sa candidature pour la présidentielle de 2017
  42. Républicains : Xavier Bertrand annonce le retrait de sa candidature à la primaire
  43. UMP: Christian Estrosi annonce sa candidature à la primaire pour l’élection présidentielle de 2017
  44. Christian Estrosi renonce à la primaire pour 2017, NKM se lancera au printemps
  45. Nadine Morano, cinquième candidate officielle à la primaire de la droite
  46. Primaire à droite. Hassen, 27 ans, veut défier Sarkozy, Juppé, Fillon
  47. Primaire à droite : Frédéric Lefebvre annonce sa candidature
  48. Geoffroy Didier annonce sa candidature à la primaire de la droite
  49. Hervé Mariton annonce sa candidature à la primaire de la droite
  50. Jacques Myard candidat à la primaire de la droite
  51. Henri Guaino candidat à la primaire de la droite
  52. Nicolas Hulot renonce à la présidentielle 2017 : Hollande l'a tué en 5 coups fatals
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  54. Primaire écologiste: Duflot éliminée, Jadot et Rivasi au deuxième tour
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  59. Présidentielle : Yannick Jadot retire sa candidature et rallie Hamon
  60. "Les proches de François Hollande n'ont plus la foi", constate Alba Ventura
  61. Ce mystérieux appel anti-Hollande de parlementaires que le JDD voulait relayer
  62. Sondage sur la présidentielle: le nouveau SMS anti-Macron de Cambadélis
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  64. Hollande "reste un mystère" même pour ses conseillers
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  66. Parrainages: le temps presse pour les petits candidats à la présidentielle
  67. Parrainages: le temps presse pour les petits candidats à la présidentielle
  68. Présidentielle: 11 candidats ont obtenu leurs 500 parrainages
  69. «Nous sommes 15 000 !» : Macron gonflé à bloc pour son premier meeting
  70. Emmanuel Macron désigné personnalité politique de 2016, devant François Fillon, selon un sondage
  71. Macron commence à inquiéter Fillon
  72. Temps de parole : Emmanuel Macron décompté à part par le CSA, comme Mélenchon
  73. Après la victoire d’Hamon, les défections d’élus socialistes commencent
  74. Législatives : voici ce qu'offre Macron à Bayrou pour ses élus MoDem
  75. Audiences: record de téléspectateurs pour Emmanuel Macron sur France 2
  76. INFOGRAPHIE - Au gouvernement, qui soutient Hamon, qui rallie Macron?
  77. BFMTV diffuse autant de Macron que de Fillon, Hamon, Mélenchon et Le Pen réunis !
  78. Macron, plus dure sera la chute ?
  79. Les journalistes de Challenges dénoncent le “boulevard fait à Macron” dans leur journal
  80. Marine Le Pen se lance dans une campagne à la Trump
  81. Présidentielle: ce que les candidats vous réservent avant le 1er tour
  82. Fillon va s'installer dans un QG de 2500 m2
  83. Macron commence à inquiéter Fillon
  84. http://lelab.europe1.fr/farid-fillon-benoist-apparu-denonce-une-campagne-orchestree-par-le-fn-2933039 "Farid Fillon" : Benoist Apparu dénonce une "campagne orchestrée par le FN"
  85. Face aux critiques, le silence de François Fillon
  86. Fillon: 70% des électeurs LR pour le maintien de sa candidature
  87. Fillon démine le début de fronde parlementaire
  88. Fillon a demandé à Sarkozy de déjeuner avec lui ce mercredi
  89. Les meetings de Fillon repoussés à Limoges et Clermont-Ferrand
  90. L'UDI "suspend" sa participation à la campagne de Fillon
  91. Quand Fillon assurait chez Bourdin que, mis en examen, il ne serait pas candidat
  92. Affaire Fillon: "il a songé à jeter l'éponge mais les principaux leaders de la droite lui ont dit de rester"
  93. Bruno Le Maire démissionne de ses fonctions
  94. Selon un sondage, Alain Juppé arriverait en tête du premier tour s'il se présente
  95. INFOGRAPHIE - Juppéistes, sarkozystes, lemairistes: qui a quitté la campagne Fillon?
  96. EXCLUSIF. Les 19 PV de l'affaire Fillon
  97. L’interview de François Fillon regardée par 7,8 millions de téléspectateurs sur France 2
  98. INFO LE FIGARO - Les responsables républicains transmettent au parquet leur dossier juridique sur le «cabinet noir»
  99. Le PNF n'enquêtera pas sur le "cabinet noir"
  100. François Fillon enfariné: le suspect avait été fiché S mais n'était plus suivi
  101. Sur Facebook, Sarkozy appelle «à se mobiliser» pour Fillon
  102. Présidentielle: Mélenchon de plus en plus populaire
  103. Présidentielle: Jean-Luc Mélenchon a vraiment lancé sa campagne
  104. Hollande : lâché par les siens ? #cdansl'air 17-10-2016
  105. Les militants communistes choisissent de soutenir Mélenchon à la présidentielle
  106. Non, aucun candidat ne dispose encore des 500 parrainages
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  108. Hollande : lâché par les siens ? #cdansl'air 17-10-2016
  109. Comment Mélenchon est devenu l'homme politique le plus populaire de YouTube
  110. Place de la République, Mélenchon en appelle à l'«insurrection citoyenne»
  111. Place de la République, Mélenchon en appelle à l'«insurrection citoyenne»
  112. Comment Mélenchon a doublé Hamon dans les sondages
  113. "La force du peuple": le slogan de l'affiche de campagne de Mélenchon
  114. Débat, meeting... Jean-Luc Mélenchon dans une bonne dynamique
  115. Ce que les médias étrangers disent de Jean-Luc Mélenchon
  116. CARTE. Primaire de la gauche : découvrez quel score Benoît Hamon et Manuel Valls ont obtenu dans votre département
  117. Ce que va coûter la primaire à gauche
  118. Au PS, les ténors du gouvernement boudent l'investiture de Hamon
  119. Au PS, fin de la période de grâce pour Benoît Hamon
  120. Hamon : «Je suis le candidat de la fiche de paie»
  121. "La France doit être une chance pour tous", nouveau slogan de Macron
  122. INFOGRAPHIE - Au gouvernement, qui soutient Hamon, qui rallie Macron?
  123. Ces 10 mesures économiques et sociales qui ont fait gagner Benoît Hamon
  124. Comment Marine Le Pen pourrait l'emporter contre François Fillon
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  126. En hausse dans les sondages, Nicolas Dupont-Aignan salue un «déclic»
  127. Fillon face à la poussée Dupont-Aignan
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  129. « Le Figaro » a-t-il « boycotté » Nicolas Dupont-Aignan ?
  130. Présidentielle : qui sont les 11 candidats sur la ligne de départ
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  132. Philippe Poutou veut désarmer la police
  133. Le cinéaste Ken Loach appelle à voter Philippe Poutou
  134. Présidentielle : voici pourquoi plus de 500 élus ont parrainé François Asselineau de l'UPR
  135. ASSELINEAU #2017 - Invité du "Grand Oral des Grandes Gueules" sur RMC - 20 mars 2017
  136. À la rencontre des militants d'Asselineau: "On vous oblige à nous ridiculiser?"
  137. Sortie de l'UE et de l'Otan, nationalisations, référendums… les propositions de François Asselineau
  138. Présidentielle: Nathalie Arthaud exclut une union avec Philippe Poutou
  139. Nathalie Arthaud, seule candidate à travailler pendant la campagne
  140. Présidentielle : qui sont les 11 candidats sur la ligne de départ
  141. Sondage : Marine Le Pen au 2nd tour en 2017 dans toutes les hypothèses
  142. Sondage : Marine Le Pen au 2nd tour en 2017 dans toutes les hypothèses
  143. Sondage : Marine Le Pen au 2nd tour en 2017 dans toutes les hypothèses
  144. Sondage : Marine Le Pen au 2nd tour en 2017 dans toutes les hypothèses
  145. Sondage : Marine Le Pen au 2nd tour en 2017 dans toutes les hypothèses
  146. Sondage : Marine Le Pen au 2nd tour en 2017 dans toutes les hypothèses
  147. Sondage : Marine Le Pen au 2nd tour en 2017 dans toutes les hypothèses
  148. 2017: pour les Français, seuls Juppé et Macron feraient de bons présidents
  149. Marine Le Pen s'installe pour 2017, François Hollande chute
  150. Marine Le Pen s'installe pour 2017, François Hollande chute
  151. Présidentielle 2017 : Sarkozy et Le Pen en progression
  152. Présidentielle 2017 : Sarkozy et Le Pen en progression
  153. Présidentielle: Juppé confirme, Hollande stagne, Macron s'effrite
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  155. Présidentielle: Juppé confirme, Hollande stagne, Macron s'effrite
  156. Présidentielle: Juppé confirme, Hollande stagne, Macron s'effrite
  157. EN DIRECT - Résultat primaire à droite : Fillon grand vainqueur
  158. Présidentielle : Le Pen et Fillon arriveraient en tête, Macron troisième
  159. Présidentielle : Le Pen, Fillon et Macron en tête dans les intentions de vote au premier tour
  160. Présidentielle : Le Pen, Fillon et Macron en tête dans les intentions de vote au premier tour
  161. Présidentielle : Le Pen, Fillon et Macron en tête dans les intentions de vote au premier tour
  162. Présidentielle : Fillon et Macron au coude-à-coude, Le Pen en tête
  163. Sondage : Fillon serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle
  164. Sondage : Fillon serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle
  165. Un sondage OpinionWay prévoit un duel Macron-Le Pen au second tour
  166. Sondage 2017: Fillon battu par Le Pen et Macron au premier tour
  167. Sondage: Macron se tasse, Le Pen en hausse
  168. Fillon et Macron à égalité derrière Le Pen
  169. Présidentielle : Marine Le Pen au plus haut dans un sondage
  170. Sondage Elabe-BFMTV: Fillon repasse devant Macron, Hamon et Mélenchon à égalité
  171. Présidentielle: Macron devance Fillon au premier tour et bat Le Pen au second
  172. Présidentielle 2017 : Macron creuse l'écart avec Fillon, Le Pen progresse
  173. Présidentielle : l'écart se resserre entre Macron et Le Pen au premier tour
  174. Selon un sondage, Alain Juppé arriverait en tête du premier tour s'il se présente
  175. Selon un sondage, Alain Juppé arriverait en tête du premier tour s'il se présente
  176. Sondage présidentielle : Fillon grignote son retard sur Macron
  177. Sondage quotidien : Le Pen et Macron à égalité au premier tour
  178. Sondage quotidien : Marine Le Pen au plus haut, en cette fin de semaine
  179. Marine Le Pen et Emmanuel Macron au coude à coude dans les intentions de vote
  180. Sondage : le duel Macron - Le Pen s'installe au premier tour
  181. Sondage : le duel Macron - Le Pen s'installe au premier tour
  182. Sondage : Le Pen est donnée en tête devant Macron au premier tour
  183. Le Pen (26%) devance Macron (24%) et Fillon (19%), selon un sondage Opinionway
  184. Sondage: Le Pen et Macron à égalité, Hamon décroche
  185. Présidentielle: Macron devance Le Pen, Hamon doublé par Mélenchon
  186. Sondage : Le Pen devance Macron et Fillon
  187. Présidentielle. Intentions de vote : Macron en tête devant Le Pen
  188. Marine Le Pen repasse en tête, François Fillon loin derrière
  189. Sondage : Macron et Le Pen au coude à coude au premier tour de la présidentielle
  190. Sondage: Mélenchon creuse l'écart avec Hamon
  191. Sondage: Macron et Le Pen à jeu égal
  192. Sondage: Mélenchon talonne Fillon
  193. Présidentielle : des électeurs intéressés par la campagne mais toujours indécis
  194. Sondage présidentielle : Fillon au plus bas, Le Pen remonte
  195. Sondage présidentielle : Le Pen repasse en tête, la course relancée
  196. Présidentielle: Mélenchon bondit dans un sondage, Macron et Le Pen à égalité
  197. Sondage : Le Pen (25%) devance Macron (24%) et Fillon (20%)
  198. Sondage: Fillon et Mélenchon progressent
  199. Présidentielle : pour la première fois, un sondage donne Mélenchon à égalité avec Fillon à 19% au premier tour
  200. Présidentielle : pour la première fois, un sondage place Jean-Luc Mélenchon troisième au premier tour, devant François Fillon
  201. Sondage Présidentielle 2017 : Le Pen, Macron, Mélenchon, Fillon au coude-à-coude dans les intentions de vote
  202. Sondage: léger mieux pour Macron et Le Pen, Fillon et Mélenchon en embuscade
  203. Présidentielle: Juppé confirme, Hollande stagne, Macron s'effrite
  204. Présidentielle: Juppé confirme, Hollande stagne, Macron s'effrite
  205. EN DIRECT - Résultat primaire à droite : Fillon grand vainqueur
  206. Sondages: François Fillon endosse désormais l'habit de favori pour 2017
  207. Présidentielle : Le Pen et Fillon arriveraient en tête, Macron troisième
  208. Présidentielle : Fillon et Macron au coude-à-coude, Le Pen en tête
  209. Présidentielle : Fillon et Macron au coude-à-coude, Le Pen en tête
  210. Présidentielle : Fillon et Macron au coude-à-coude, Le Pen en tête
  211. Un sondage OpinionWay prévoit un duel Macron-Le Pen au second tour
  212. Un sondage OpinionWay prévoit un duel Macron-Le Pen au second tour
  213. Sondage 2017: Fillon battu par Le Pen et Macron au premier tour
  214. Sondage 2017: Fillon battu par Le Pen et Macron au premier tour
  215. Sondage: Macron se tasse, Le Pen en hausse
  216. France 2017 : Marine Le Pen largement en tête au premier tour (sondage)
  217. France 2017 : Marine Le Pen largement en tête au premier tour (sondage)
  218. Présidentielle: Macron devance Fillon au premier tour et bat Le Pen au second
  219. Présidentielle 2017 : Macron creuse l'écart avec Fillon, Le Pen progresse
  220. Présidentielle 2017 : Macron creuse l'écart avec Fillon, Le Pen progresse
  221. Sondage quotidien : Le Pen et Macron à égalité au premier tour
  222. Sondage quotidien : Le Pen et Macron à égalité au premier tour
  223. Sondage quotidien : Marine Le Pen au plus haut, en cette fin de semaine
  224. Sondage quotidien : Marine Le Pen au plus haut, en cette fin de semaine
  225. Sondage: Le Pen et Macron à égalité, Hamon décroche
  226. Le Pen (26%) devance Macron (24%) et Fillon (19%), selon un sondage Opinionway
  227. Le Pen (26%) devance Macron (24%) et Fillon (19%), selon un sondage Opinionway
  228. Présidentielle: Macron devance Le Pen, Hamon doublé par Mélenchon
  229. Présidentielle: Macron devance Le Pen, Hamon doublé par Mélenchon
  230. Présidentielle : Macron donné en tête du premier tour (sondage)
  231. Sondage : Le Pen devance Macron et Fillon
  232. Sondage : Le Pen devance Macron et Fillon
  233. Marine Le Pen repasse en tête, François Fillon loin derrière
  234. Sondage : Macron et Le Pen au coude à coude au premier tour de la présidentielle
  235. Sondage : Macron et Le Pen au coude à coude au premier tour de la présidentielle
  236. Sondage: Mélenchon creuse l'écart avec Hamon
  237. Sondage: Mélenchon creuse l'écart avec Hamon
  238. Sondage: Macron et Le Pen à jeu égal
  239. Présidentielle : des électeurs intéressés par la campagne mais toujours indécis
  240. Présidentielle: Mélenchon bondit dans un sondage, Macron et Le Pen à égalité
  241. Sondage : Le Pen (25%) devance Macron (24%) et Fillon (20%)
  242. Sondage : Le Pen (25%) devance Macron (24%) et Fillon (20%)
  243. Présidentielle : pour la première fois, un sondage donne Mélenchon à égalité avec Fillon à 19% au premier tour
  244. Mélenchon, 3ème homme, passe devant Fillon au 1er tour selon notre sondage RTL
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  247. Mélenchon, 3ème homme, passe devant Fillon au 1er tour selon notre sondage RTL
  248. Mélenchon, 3ème homme, passe devant Fillon au 1er tour selon notre sondage RTL
  249. Sondage: léger mieux pour Macron et Le Pen, Fillon et Mélenchon en embuscade
  250. Sondage: léger mieux pour Macron et Le Pen, Fillon et Mélenchon en embuscade
  251. Sondage: léger mieux pour Macron et Le Pen, Fillon et Mélenchon en embuscade
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  253. Sondage: léger mieux pour Macron et Le Pen, Fillon et Mélenchon en embuscade
  254. Sondage: léger mieux pour Macron et Le Pen, Fillon et Mélenchon en embuscade
  255. Sondage: léger mieux pour Macron et Le Pen, Fillon et Mélenchon en embuscade
  256. Présidentielle 2017 : Macron creuse l'écart avec Fillon, Le Pen progresse
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  258. Marine Le Pen et Emmanuel Macron au coude à coude dans les intentions de vote
  259. Sondage : le duel Macron - Le Pen s'installe au premier tour
  260. Sondage: Le Pen et Macron à égalité, Hamon décroche
  261. Marine Le Pen repasse en tête, François Fillon loin derrière
  262. Sondage: Macron et Le Pen à jeu égal
  263. Sondage: Mélenchon talonne Fillon
  264. Présidentielle : des électeurs intéressés par la campagne mais toujours indécis
  265. Présidentielle: Mélenchon bondit dans un sondage, Macron et Le Pen à égalité
  266. Sondage: léger mieux pour Macron et Le Pen, Fillon et Mélenchon en embuscade
  267. Vote des primo-votants : Marine Le Pen en tête
  268. Défiants et indécis, les «primo-votants» voteront majoritairement pour Marine Le Pen
  269. Défiants et indécis, les «primo-votants» voteront majoritairement pour Marine Le Pen
  270. Défiants et indécis, les «primo-votants» voteront majoritairement pour Marine Le Pen
  271. Sondage: Macron toujours en tête, Montebourg, Hamon et Mélenchon s'envolent
  272. Présidentielle : Le Pen, Fillon et Macron en tête dans les intentions de vote au premier tour
  273. Comment Marine Le Pen pourrait l'emporter contre François Fillon
  274. Sondage 2017: Fillon battu par Le Pen et Macron au premier tour
  275. Sondage 2017: Fillon battu par Le Pen et Macron au premier tour
  276. Sondage: Macron se tasse, Le Pen en hausse
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  278. Pour 29% des Français, c'est Macron qui a le meilleur programme
  279. Présidentielle: aucun programme économique crédible pour 42% des Français
  280. DIRECT 2017 - Dupont-Aignan: "Les Français ont été choqués par ce qu'a fait TF1"
  281. 57% des Fr pensent que les médias présentent la campagne et le programme FrancoisFillon avec un parti pris négatif, 55% pour MLP_officiel
  282. 63% des Français pensent que la place des affaires est justifiée dans la campagne
  283. Présidentielle : l'indécision et le vote blanc, en tête dans les sondages
  284. Présidentielle : les Français de l'étranger placent Macron devant Fillon, Hamon 3ème
  285. La campagne déçoit la majorité des électeurs
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  291. Pourquoi le Parisien ne commandera plus de sondages pour la campagne présidentielle?
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  293. Le Pen "sous évaluée" dans les intentions de vote, selon Estrosi
  294. Valls invoque la menace d'un vote caché pour le FN
  295. Marine Le Pen aurait pour la première fois une chance de gagner l'élection et de briser le "plafond de verre".
  296. Après TF1 et France 2, BFM TV veut aussi son débat présidentiel
  297. Débat de la présidentielle: Dupont-Aignan menace d'attaquer TF1 en justice
  298. Hamon : «Je suis le candidat de la fiche de paie»
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  300. Mélenchon ne participera pas au dernier débat télévisé, Macron émet des doutes
  301. Boudé par les candidats, le débat de France 2 a du plomb dans l'aile
  302. Présidentielle: France 2 abandonne le second débat entre les onze candidats
  303. Présidentielle: France 2 tente de sauver sa soirée du 20 avril
  304. Présidentielle: Finalement, tous les candidats participeront au débat sur France 2 jeudi
  305. 500 000 cartes d'électeurs en doublon : et si la présidentielle était faussée ?
  306. Vote en 2017 : quelque 500 000 électeurs sont inscrits deux fois sur les listes électorales9
  307. France Entière résultats au 1er tour
  308. TF1 et France 2 organiseront ensemble le débat d'entre-deux-tours
  309. French election: Le Pen, Macron... or Mélenchon?
  310. Vu d’Autriche. Une victoire de Marine Le Pen “serait dévastatrice pour l’Europe”
  311. European political risk in 2017 and the rise of populism
  312. Adam Nossiter : «Si ça avait été chez nous, Fillon aurait dû sortir de la campagne»
  313. « La présidentielle la plus folle de tous les temps »
  314. Quand la télévision japonaise explique l’élection présidentielle française
  315. LES ÉLECTIONS FRANÇAISES EXPLIQUÉES À LA TÉLÉVISION JAPONAISE
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  317. Vu du Royaume-Uni. Du destin de la France
  318. La présidentielle vue de l'étranger : «Le duel qui transforme la France»
  319. Les résultats du premier tour de la présidentielle 2017 vus par la presse internationale
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