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La 21e conférence sur le climat (en anglais : Conference of the parties dite COP21) se déroule au Bourget (Seine-Saint-Denis, France) depuis le 30 novembre au 11 décembre 2015. Son but est de parvenir à limiter à 2°C le réchauffement climatique à l'échelle planétaire par rapport au XIXe siècle, c'est-à-dire avant la révolution industrielle entre 2015 et 2100. Elle réunie pendant douze jours les 195 pays signataires de la convention de l'ONU sur le climat.

Le président de la conférence est Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères[1]. Il s'agit du plus grand rassemblement de dirigeants poltiiques du monde en dehors des réunions de l'ONU[2].

Enjeux de la COP21 Modifier

Parmi les enjeux figurent[3] :

  • Obtenir une baisse de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2050 : l'idée est d'y parvenir pour ne plus émettre après cette date. Les pays réunis représentent à eux tous 90% de ces émissions, notamment la Chine et les États-Unis qui représentent près de la moitié d'entre elles.
  • Fixer un prix au carbone : l'idée est de faire se délaisser du carbone afin de se tourner vers des énergies plus propres. Pourtant, il paraît difficile d'obtenir un prix uniques et des industriels penseraient à délocaliser vers les pays les moins contraignants en cas de réussite.
  • Attribuer une aide aux pays en développement : l'enjeu est de combiner développement économique et développement durable. Mais selon l'OCDE, en additionnant financements, crédits et effacements de dettes, un total insuffisant de 60 milliards de dollars seulement est atteint.
  • Appliquer le principe de responsabilité : principe de "responsabilité commune mais différenciée" inscrit dans la convention de l'ONU sur le climat qui oblige les pays développés à fournir les efforts les plus importants et les pays en développement à contribuer selon leurs moyens.
  • Définir les modalités de l'accord : le débat est profond entre ceux qui veulent un accord contraignants (ex : France, Allemagne, Russie) et ceux qui s'y opposent (ex : États-Unis)[4][5].

Les 195 pays et l'Union européenne, tous signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), remettent au 1er octobre 2015 une liste de propositions au niveau national ou européen pour ramener à 2% des émissions d'effet de serre. Pourtant douze pays n'ont pas répondu pour ne pas avoir à remettre en cause leur utilisation des énergies fossiles : sultanat de Brunei, Corée du Nord, Libye, Népal, Nicaragua, Panama, Saint-Christophe-et-Niévès, Syrie, Timor-Oriental, Tonga, Ouzbékistan et Venezuela. Aussi, les derniers à avoir apporté leurs contributions sont de gros exportateurs d'hydrocarbures : Qatar, Iran, Arabie saoudite, Angola ou Nigeria[6].

Préparatifs Modifier

Pierre-Henri Guignard est le secrétaire général de la conférence. Ce sont 195 pays qui sont présents avec 20 000 participants et 3 000 journalistes. Un site de 18 hectares spécialement installé au Bourget. Dans un soucis d'exemplarité, les structures utilisées seront renouvelables, les matériaux réutilisables et les transports en commun seront de mise[7].

Déroulé de la COP21 Modifier

30 novembre 2015 Modifier

170 chefs d'État, de gouvernement et responsables d'organisations internationales sont réunis ce lundi au Bourget, au nord de Paris, pour l'ouverture officielle de la Cop21. Ils sont accueillis les uns après les autres par le président français François Hollande, sa ministre de l'écologie Ségolène Royal, le président de la conférence Laurent Fabius et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon. Un silence est observé par la communauté internationale en souvenir des victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015. Les dirigeants israélien et palestiniens, Benyamin Netanyahu et Mahmoud Abbas, se serrent la main en public, bien que l'image soit gâchée par la présence du président comorien Ikililou Dhoinine juste devant[8][9][10][11].

Le sommet a lieu environ une semaine après que des avions de chasse turcs F-16 aient abattus à la frontière turco-syrienne un bombardier russe Soukhoï-24 de retour de mission le 24 novembre. En cause, les Russes tirent sur les convois de pétrole de l'État islamique en direction de la Turquie, ce qui déplaît au président Recep Tayyip Erdogan dont le double-jeu inquiète en Occident. Face à Ankara qui dénie tout acte volontaire, la Russie engage un certain nombre de mesures sanctions (rétablissement des visas, embargo sur les fruits et légumes, interdiction des vols charters entre les deux pays, interdiction pour les employeurs russes d'embaucher des Turcs) à l'ampleur limitée mais à l'impact réel. La Russie annonce également un renforcement de ses défenses anti-aériennes et l'équipement de missiles air-air de ses bombardiers opérants en Syrie. Le président Erdogan demande et insiste pour rencontre Vladimir Poutine en marge de la conférence mais le président russe refuse. Les deux anciens partenaires, dont la proximité avait rapproché les deux pays, à grand renfort de projets comme un gazoduc baptisé TurkStream, en viennent à se mener une opposition systématique faite d'accusations, de menaces et d'insultes, comme Vladimir Poutine critiquant la "clique" d'Ankara puisque la famille de Recep Erdogan est personnellement impliquée dans le trafic de pétrole avec Daech[12][13].

Le soir, les présidents français et américain, François Hollande et Barack Obama, se retrouvent à L'Ambroise, restaurant parisien de la place des Vosges[14].

Au cours d'une conférence de presse ce jour, le pape François a estimé lundi que le réchauffement climatique met le monde "au bord du suicide" et que la communauté internationale doit agir "maintenant ou jamais"[15].

Référence Modifier

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