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Alain Juppé
Informations biographiques
Naissance

Alain Marie Juppé
15 août 1945
Mont-de-Marsan (Landes)

Décès

-

Nationalité

Française

Parti politique

RPR (1976-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-...)

Conjoint(e)

Christine Leblond (1965-1993)
Isabelle Legrand-Bodin (1993-...)

Enfants

Laurent
Marion
Clara

Diplôme

ENS Paris
IEP de Paris
ENA

Profession

Inspecteur des Finances

Religion

Catholicisme

Résidence


Alain Juppé (15 août 1945 - ...) est un homme politique français.

Diplômé de grandes écoles françaises, Alain Juppé entre dans l’inspection des finances avant de rejoindre la politique au côté de Jacques Chirac. Il est élu localement à Paris et grimpe nationalement dans les instances du Rassemblement pour la République (RPR). Il devient ministre du Budget dans le gouvernement Chirac de 1986-1988 puis ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Balladur de 1993-1995.

Invariable soutien de Jacques Chirac, il est naturellement choisit comme Premier ministre par ce dernier lorsqu’il élu à la présidence de la République en 1995. Il est cependant rapidement affaibli par le développement de deux scandales le concernant, par des grèves massives contre sa réforme qui paralysent la France et par une impopularité record par rapport à ses prédécesseurs. L’échec de la droite aux élections législatives de 1997 conduit à sa démission.

Les années qui suivent sont mauvaises pour Alain Juppé. En 1998, il est mis en examen pour "abus de confiance" et "recel d’abus de bien sociaux" dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Cinq ans plus tard, il est condamné à dix huit mois de prison avec sursis et à dix ans d’inégibilité réduits à un an. Source de rejet et d’impopularité, il choisit de se retirer au Québec pendant deux ans.

Alain Juppé revient en se faisant réélire à la mairie de Bordeaux en 2006, après l’avoir déjà été de 1995 à 2004. Il rentre au gouvernement en mai 2007 mais son échec aux élections législatives un mois après l’oblige à en sortir. Il est ministre de la Défense (2010-2011) puis des Affaires étrangères (2011-2012) dans le troisième gouvernement Fillon.

Après le retour de la droite dans l’opposition en 2012, bénéficiant de la plus forte popularité dans la classe politique, il annonce sa candidature à la primaire présidentielle des Républicains de 2016 en vue de l'élection présidentielle de 2017. Bien qu'il soit constamment prédit vainqueur par les sondages, il se classe deuxième au premier tour et échoue largement au deuxième face à François Fillon.

Jeunes années Modifier

Famille, études et jeunesse Modifier

Vie privée Modifier

Carrière politique Modifier

A la présidentielle de 1969, il a voté pour Alain Krivine au premier tour puis pour Georges Pompidou au deuxième[1].

Engagement auprès de Jacques Chirac (1976-1986) Modifier

Ascension politique (1986-1995) Modifier

Jacques Chirac, qui avait fondé l'UMP pour que Alain Juppé lui succède, disait qu'il était "le meilleur d'entre nous". Valéry Giscard d’Estaing a ajouté "Vous n'êtes pas le meilleur, vous êtes le seul".

Primature ministérielle (1995-1997) Modifier

Condamnation et retrait (1997-2006) Modifier

Retour en politique (2006-2010) Modifier

Retour au gouvernement (2010-2012) Modifier

Candidat à la primaire de droite (2012-2016) Modifier

Il annonce sa candidature à la primaire UMP de 2016 le 20 août 2014, et publie son programme sur son blog au moment où Nicolas Sarkozy, potentiel rival, réalise son retour lors d'un entretien au journal de 20h de France 2. Concernant son âge (72 ans en 2017), il déclare que "mieux vaut un sexa en forme qu'un quinqua amortie". Par sa candidature, il propose l'augmentation du temps de travail dans la fonction publique, l'abrogation de la loi sur les 35 heures et de l'ISF, réformer l'Aide médicale d'État face au «tourisme médical», ramener à 50% du PIB les dépenses publiques, essayer sur un site l'exploitation du gaz de schiste[2][3]. Cependant, sa volonté de s'allier aux partis centristes, UDI et MoDem, lui valent d'être hué à deux reprises dans des meetings UMP, notamment en raison du MoDem dont le chef, François Bayrou, a appelé à voter en faveur de François Hollande en 2012. Ses maîtres-mots répétés régulièrement sont "apaiser, rassembler, réformer"[4][5]

Il remporte le prix de l'humour politique, et est choisit comme "homme politique de l'année" par GQ. Les Inrockuptibles, classé à gauche, surprend en lui accordant la une d'un de ses numéro, parlant de "juppémania". Il est l'invité de Des paroles et des actes le 2 octobre 2014, une émission jugée pro-Juppé à cette occasion. Il est accusé par plusieurs d'être le candidat des médias[6][7].

Sa campagne semble connaître un coup de mou pendant l'été 2016. Alors qu'il inaugure la nouvelle émission politique de TF1 en juin, il ne fédère que 10% d'audience, se classant quatrième. Au mois de juillet, sa réponse à l'attentat de Nice rencontre un faible écho alors qu'il est en déplacement en Nouvelle-Calédonie, tandis que celle de Nicolas Sarkozy est globalement perçue comme réussite, et marque alors en déclarant que l'attentat aurait pu être évité si tous les moyens avaient été mis en œuvre, une remarque qui étonne jusque dans son camp réputé modéré. Il se montre plus offensif encore après l'attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray mais sans changer ses positions. Et bien que l'écart se soit resserré dans les sondages avec Nicolas Sarkozy, il continue d'être consacré vainqueur. En septembre, il publie son quatrième et dernier livre, personnel et gratuit sur internet, nommé De vous à moi. Le 9, il dépose 71 parrainages de parlementaires, troisième en nombre après Nicolas Sarkozy et François Fillon, beaucoup venant de centristes[8].

Bien qu'il assure n'avoir rien promis au MoDem en échange de son soutien, la presse évoque une renégociation de 70 à 100 attributions de candidatures aux législatives de 2017. Alain Juppé lui-même avait annoncé vouloir revoir ces investitures[9].

Le 20 novembre, il se qualifie pour le deuxième tour avec 28,6 % (1 147 582 voix) face à François Fillon (44,10%). Ce score est diversement apprécié : il peut se satisfaire de sa place au second tour mais l'écart est tel qu'une rumeur crédible veut qu'il ait songé à se retirer. L'absence de Nicolas Sarkozy (20,60%) lui fait perdre un adversaire facile à battre. Seuls sept départements l'ont placé en tête (87 pour François Fillon). Finalement, il annonce qu'il "a décidé de continuer le combat". Il reçoit les soutiens de Nathalie Kosciusko-Morizet (2,60%) et de Jean-François Copé (0,3%).

Pour l'entre-deux-tours, il fait le choix d'une stratégie agressive contrastant avec le ton modéré qu'il a veillé à garder pendant la campagne. Il rouvre une polémique ancienne sur la position de François Fillon à propos de l'IVG et dénonce le soutien que lui a apporté Sens commun, deux éléments qui feraient de son adversaire le porteur d'une point de vue "extrêmement traditionaliste". En réalité, François Fillon avait affirmé être confessionnellement opposé à l'IVG sans vouloir le bannir pour autant. Alain Juppé dénonce aussi "les soutiens de l'extrême-droite" (en fait quelques paroles isolées) et, bien qu'il ait lui-même était ministre du temps de Nicolas Sarkozy, il dénonce une "reconstitution du tandem Fillon-Sarkozy" face à lui. Au débat face à François Fillon, il estime que "la richesse de la rance est sa diversité". Puis, dans ses derniers discours, il se fait le chantre d'un "libéralisme humaniste" et met en garde contre la "démagogie anti-fonction publique", expliquant qu'il souhaite préserver le modèle social français hérité de 1945. Il se rend également à Colombey-les-Deux-Eglises pour fleurir la tombe du Général[10][11].

Au deuxième tour, il échoue avec quelques 33,50% des voix (1 465 434 suffrages) et fait aussitôt savoir son ralliement à François Fillon qu'il rencontre dans la soirée. Seuls trois départements l'ont placé en tête : la Gironde (60,2 %), la Corrèze (51,1%) et la Guyane (53,8 %).

Fin de carrière (2016-...) Modifier

Alain Juppé est évoqué comme un recours quand François Fillon, visé par l'affaire Penelope, dévisse à la troisième place dans les sondages derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Porté par des sondages favorables, il laisse entendre qu'il se tient prêt à condition que le candidat se retire, puis annonce, le lundi 6 mars, qu'il a définitivement renoncé à se présenter. Il estime qu'il est trop tard pour lui et dénonce le "gâchis" pour la droite et le centre[12].

Positionnement politique Modifier

Sujets sociétaux Modifier

Économie Modifier

Union européenne Modifier

Front national Modifier

En 1990, il met en congé Alain Carignon qui a voté socialiste face au FN dans une élection partielle, car il estime que le RPR n'a "pas du tout l'intention de faire la courte-échelle au Parti socialiste".

Avec la montée du FN dans les années 2010, Alain Juppé déclare à deux reprises, en 2013 et en 2014, qu'il refuse de s'aligner sur la stratégie du Front républicain, avant de déclarer en 2015, lors d'une partielle dans le Doubs, sa préférence pour le candidat PS plutôt que FN, expliquant à cette occasion que "notre principal adversaire est le Front national"[13][14].

Carrière politique Modifier

Mandats locaux Modifier

Mandats parlementaires Modifier

Fonctions gouvernementales Modifier

Fonctions politiques Modifier

Démêlés judiciaires Modifier

Le 12 mars 2015, Jean-Luc Mélenchon obtient la condamnation pour "diffamation" de Nathalie Kosciusko-Morizet, d'Alain Juppé et de Jean-François Copé, à une amende de 1000 euros avec sursis pour avoir l'avoir accusé d'entretenir des liens avec le compositeur grec antisémite Mikis Theodorakis lors des élections législatives de 2012. Tous les trois annoncent faire appel[15].

Représentation culturelle Modifier

Bibliographie Modifier

Citations Modifier

"Il a un positionnement politique intelligent. Il veut largement rassembler aujourd'hui pour pouvoir réformer demain. Et son côté sérieux lui donne un avantage sur les matamores dont les Français ont appris à se méfier."

- Alain Madelin, le 27 mai 2016[16].

"Je ne veux pas l'Intérieur, je n'aime pas les flics. Pas la Justice. Je déteste les juges."

- Alain Juppé à Nicolas Sarkozy pendant les tractations autour de son retour au gouvernement[17].

Liens externes Modifier

Références Modifier

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