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Anne-Aymone Giscard d'Estaing
Anne-Aymone Giscard d’Estaing
Informations biographiques
Naissance

Anne-Aymone Marie Josèphe Christiane Sauvage de Brantes
10 avril 1933
8e arr. de Paris

Décès

-

Nationalité

Française

Parti politique
Conjoint(e)

Valéry Giscard d’Estaing

Enfants

Valéry-Anne Giscard d’Estaing
Henri Giscard d’Estaing
Louis Giscard d’Estaing
Jacinte Giscard d’Estaing

Diplôme

École du Louvres

Profession

-

Religion

Catholicisme

Résidence

16e arr., Paris (France)
Château de La Varvasse, Puy-de-Dôme (France)
Manoir d’Anton, Loir-et-Cher (France)


Anne-Aymone Giscard d’Estaing (10 avril 1933 - ...) est une femme politique et épouse du 20e président de la République française Valéry Giscard d’Estaing.

Anne-Aymone Giscard d’Estaing est la première épouse d’un président de la République a tenir un rôle sur la scène publique et la seule avec Bernadette Chirac a avoir eu une carrière politique.

Jeunes années Modifier

Anne-Aymone Marie Josèphe Christiane Sauvage de Brantes est née le 10 avril 1933 dans le 8e arrondissement de Paris. Du côté de son père François, sa famille est composée de maîtres de forge tandis que du côté de sa mère, la princesse Aymone de Faucigny-Lucinge, la famille descend d’une grande lignée aristocratique et notamment de Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry et fils du dernier roi de France Charles X. Sa famille est aussi liée aux Schneider et aux Wendel. Son père, officier de la Légion d'honneur et résistant, meurt dans le camp de concentration nazi de Melk-Mauthausen en 1944 alors qu’elle n’avait que onze ans. Son frère, Paul de Brantes, est maire durant trois mandats d'Anthon où les Giscard d'Estaing ont acquit un manoir[1]. Sa sœur Françoise Marguerite de Brantes (24 mars 1935- 20 mars 2011) est abbesse de Saint Jean-Baptiste de Keur Guilaye au Sénégal[2]

Famille d’un milieu aisé et d’une grande fortune, elle transmet une éducation catholique à Anne-Aymone qui sera toujours très pieuse. Elle étudie au lycée Notre-Dame-des-Oiseaux, qui n’accepte que les filles d’un haut niveau social, les « humanités féminines », à savoir l’économie domestique, l’histoire de l’art, la cuisine, les bonnes manières et l’anglais. Elle poursuit ses études à l’école du Louvres.

Vie dans le sillage de Valéry Giscard d’Estaing Modifier

Anne-Aymone a 20 ans lorsqu’elle rencontre Valéry Giscard d’Estaing, au début des années 1950 à La Rivière, maison de campagne des Fabre-Luce en Seine-et-Marne. Tout deux se fiancent puis se marient, civilement le 17 décembre 1952 et religieusement le 23 décembre. Le couple a quatre enfants : Valérie-Anne en 1953, Henri en 1956, Louis en 1958 et Jacinthe en 1960. Elle vouvoie son mari et ses enfants. Valéry Giscard d’Estaing est un mari séducteur et volage qui la trompe abondamment avec des duchesses, des actrices, des intellectuelles, des filles d’ambassadeurs, des femmes de toutes les classes sociales. Il aurait même pensé à divorcer avant qu’il ne comprenne en 1973 que les jours du président Georges Pompidou sont comptés, à une époque où il est largement admit qu’un divorcé ne peut espérer remporter l’Élysée. Une histoire notable est celle qu’il vit avec Catherine Schneider, cousine d’Anne-Aymone, avec laquelle le président se trouve dans sa voiture en octobre 1974 quand ils entrent en collision avec un camion de lait. L’affaire fait des remous dans la presse nationale et même internationale.

Valéry Giscard d’Estaing, doté d’un égocentrisme manifeste, ne l’associe pas à aux succès de sa carrière, lorsqu’il est élu député, devient secrétaire d’État ou ministre, mais revient toujours vers elle lorsqu’il subit des revers comme son échec à prendre la mairie de Clermont-Ferrand en 1959 ou bien son renvoie du gouvernement en 1966. Elle l’appui dans sa lutte politique dès 1956 en gérant le secrétariat de la campagne législative. Suivant son modèle John F. Kennedy, il met en avant son épouse qui milite et adhère en 1966 au club giscardien Perspectives et réalités. Pendant la campagne présidentielle de 1974, elle colle des affiches et insère des tracts dans les enveloppes. Elle représente aussi son mari aux Antilles. Elle cède momentanément dans l’une des interviews qu’elle donne, à Madame Figaro, en faisant part de l’égo de son mari. Elle apprend son élection aux alentours de 19h30 au cercle interallié de la rue Faubourg-Saint-honoré près de l’Élysée, entourée de sa famille puis va rejoindre Valéry Giscard d’Estaing à son quartier général de campagne, rue de Rivoli, et apparaissent tout deux aux balcons. Le reste de la soirée se déroule pour elle dans leur hôtel particulier de 660m² où elle est rentrée seule, rue de Bénouville dans le 16e arrondissement de Paris.

Présidence de Valéry Giscard d’Estaing Modifier

Anne-Aymone Giscard d’Estaing ne découvre pas l’Élysée dans lequel elle a déjà été reçue lorsque son mari était secrétaire d’État et y avait rencontré le général de Gaulle. Elle n’emménage cependant pas au palais, trouvant les appartements trop exigües, et ne dort que rarement, toujours séparément de son mari. Elle travaille en revanche à son bureau, à savoir l’ancienne salle de bains de Napoléon III réaménagé dont elle a elle-même choisit la décoration.

AAGE bureau

A l’Élysée, elle s’intéresse au jardin, faisant revoir le parterre de la rosserie ou bien faisant planter des orangers, et se charge de recevoir, d’effectuer des voyages en province et à l’étranger (devenant alors une ambassadrice de la mode française), visite des maisons de retraite, des crèches, des écoles et des foyers. Elle répond également au courrier, recevant une centaine de lettres par jours, qui sont examinées par trois assistantes sociales et confiées à une commission sociale qu’Anne-Aymone Giscard d’Estaing a elle-même créé et préside, mais répondant personnellement au courrier important. Au sujet de son emploi du temps, elle dit : « C’est lourd, éprouvant, très fatiguant et surtout très ingrat parce qu’on se rend compte que finalement il n’en reste rien. Certes, c’est parfois très passionnant, car l’on réalise nombre de choses que l’on ne ferait jamais autrement, mais il y a des activités qui ne sont pas drôles à faire tous les jours ».

En 1977, elle crée la Fondation pour l’enfance, venant en aide aux enfants victimes de violences, grâce à un chèque de 1,6 millions de francs venus des droits d’auteurs qu’à touché son mari avec Démocratie française. Le Canard enchaîné moque alors les « dames patronnesses », s’attirant cette réflexion du président « Lorsque j’ai envie de regarder ce que sont la dignité et la qualité françaises, il me suffit de regarder Anne-Aymone ». Désormais, le Canard ne l’appellera pus que « Madame DQ », dignité et qualité.

VGE et AAGE 4 mai 1981

Tandis qu’Yvonne de Gaulle et Claude Pompidou étaient des épouses effacées, Anne-Aymone Giscard d’Estaing prend une place sur la scène publique. Elle visite des mines, des usines et presque tous les départements. Elle prononce un discours consacré à la solidarité en avril 1975 à Poitiers au colloque Nouveau Contrat social créé par Edgar Faure. Elle prend un rôle de représentation de son époux à plusieurs occasions comme le 546e anniversaire de la libération d’Orléans par Jeanne d’Arc, mais aussi à l’étranger à Andorre, à Rome pour l’avènement du pape Jean-Paul Ier, à Singapour où elle signe un acte, et elle remet même un message confidentiel au président Anouar el-Sadate en Égypte. Dans chacune de ses prises de parole publiques, elle mentionne son mari. Le 31 décembre 1975, Valéry Giscard d’Estaing l’associe à ses vœux à la nation mais sa timidité rend l’expérience douloureuse et elle n’est pas renouvelée. Cette exposition est critiquée par l’opposition et par la presse qui s’interrogent sur l'aspect monarchique que cela peut revêtir. Elle devient même la cible d’attaque venant de Harakiri et est accusée de spéculation et de délit d’initié par Le Monde et Le Canard enchaîné. En 1976, elle invite les Chirac à Brégançon pour le week-end de la Pentecôte, espérant réconcilier son mari avec son Premier ministre, mais Jacques Chirac est alors humilié et démissionne la même année. En 1981, elle fait des voyages en province et participe à des comités de soutiens pendant la campagne présidentielle, mais accueille avec soulagement la défaite de son mari.

Après l’Élysée Modifier

Elle a refusé de se présenter pour la mairie de Chanonat dans le Puy-de-Dôme mais a siégé au conseil municipal de 1983 à 1995. Elle est la première épouse d’un président à avoir eu une carrière politique et la seule avec Bernadette Chirac.

AAGE 2011 fondation pour l'enfance

Anne-Aymone Giscard d’Estaing est la première épouse d’un président non-veuve dans la Cinquième République. Elle et son époux reviennent à leur appartement de la rue de Bénouville, un de leurs trois domiciles avec le château de La Varvasse dans le Puy-de-Dôme et le manoir d’Anton dans le Loir-et-Cher dont elle supervise elle-même l’intendance. Discrète et même absente de la vie publique, elle n’apparaît que pour la soirée de bienfaisance annuelle de sa Fondation pour l’enfance dont elle prend sa retraite en 2012. Cette réserve en fait la seule épouse de président de la Ve République à n’avoir inspiré aucun documentaire télévisé ni aucune biographie et lui vaut d’avoir le dossier de loin le plus mince dans la documentation de la presse des journaux. Contrairement à beaucoup d’autres comme Claude Pompidou, Danielle Mitterrand, Bernadette Chirac ou Cécilia Sarkozy, elle n’a pas écrit de mémoire.

Positionnement politique Modifier

Bien qu’elle ne se soit pas publiquement exprimée sur ces sujets, il semblerait qu’elle ait été favorable à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), à l’abaissement de la majorité à 18 ans et à un salaire pour les femmes au foyer.

Actions caritatives Modifier

En plus de sa Fondation pour l’enfance, elle a lancé Allô Enfance maltraitée. Son travail est abondant dans ce domaine : étude de la représentation de l’enfant en justice, création d’une banque de données des abus sexuels, participation à la formation et à la spécialisation d’avocats pour l’enfant, mise en place de colloques et de groupes d’étude au sujet de protection des enfants. En 1994, elle organise un grand forum en partenariat avec l’UNESCO et invite toutes les Premières dames du monde engagées dans ce combat dont vingt-cinq lui répondent. Le 8 octobre 2007, elle préside la Quinzième Nuit internationale de l’enfance à l’orangerie de Versailles en présence de l’épouse du roi du Maroc Mohamed VI.

Carrière politique Modifier

Références Modifier

  • Source de référence générale : Robert Schneider, Premières dames, Perrin (2014)

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