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Les attentats terroristes de janvier 2015 en France sont une série d'attaques d'origine terroriste djihadiste qui se déroulent en région parisienne, en France, du 7 au 9 janvier 2015.

Fusillade au siège de Charlie Hebdo (7 janvier) Modifier

Fusillade à Montrouge (8 janvier) Modifier

Siège à Dammartin-en-Goële (9 janvier) Modifier

Prise d'otages à la Porte de Vincennes (9 janvier) Modifier

Au cours de sa prise d'otage, Amedy Coulibaly porte une caméra à sa poitrine pour filmer ses actes. Il en résulterait une vidéo violente de sept minutes qui aurait enregistré trois des quatre meurtres commis la kalachnikov ce jour-là. Bien qu'il tente d'utiliser l'ordinateur portable qu'il a emmené avec lui pour diffuser ces images, il rencontre des problèmes de connexion et utilise l'ordinateur de l'épicerie, ce qui lui a sans doute permis de les envoyer à un tiers[1].

Victimes Modifier

On dénombre dix-sept victimes : douze à Charlie-Hebdo, une policière le lendemain, quatre victimes juives à l'Hyper Cacher[2].

Les forces de l'ordre paient un lourd tribut : trois décès et cinq blessés.

Enquête Modifier

Réactions Modifier

Réactions nationales Modifier

Réactions internationales Modifier

Réaction des autorités religieuses Modifier

Couverture médiatique Modifier

Je suis Charlie Modifier

Marches républicaines (11 janvier) Modifier

Voir : Marches républicaines

Conséquences Modifier

Site UMP Charlie.JPG
Site PS Charlie.JPG
  • Un bandeau noir est ajouté aux logos de chaînes de télévisions (ex : France 2, BFM TV,...) et de partis politiques (PS, UMP) sur leurs sites internet le temps de quelques jours.
  • La phrase apocryphe de Voltaire « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire » est souvent citée dans le débat. Les ventes de son Traité sur la tolérance augmentent grandement suite aux attentats et aux marches républicaines, au point que l'éditeur prévoit des réimpressions de l'exemplaire[3]. Au château de Versailles, le portrait du philosophe des Lumières est mis à l'honneur[4].
  • De nombreux appels à refuser l'amalgame entre Islam et islamisme radical sont lancés par la classe politique et les médias. Au 23 janvier 2015, ce sont 128 actes antimusulmans qui sont recensés, que l'Observatoire national contre l'islamophobie évalue égal à l'ensemble des actes islamophobes sur toute l'année 2014. Ce même jour, des associations représentatives musulmanes appellent les 2300 à 3000 lieux de cultes musulmans français à élever une prière pour la République[5]. Un hebdomadaire marocain, Al Watan Al Ane, grime le président français en Adolf Hitler avec en titre "Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d'Hitler pour exterminer les musulmans?", faisant un parallèle entre les attentats et le meurtre de l'officier nazi qui a servit de prétexte à la mise en place de la Shoah[6].
  • Les dépouilles de Saïd et Chérif Kouachi à Reims et à Gennevilliers, les villes où ils résidaient. Les maires s'y opposent en premier lieu, mais la loi ne leur permet de refuser l'inhumation qu'en cas de manque de place ou d'absence de famille. Finalement, les cérémonies se déroulent de nuit et les tombent restent anonymes, pour éviter qu'elles ne deviennent des lieux de recueillement. Celle d'Amedy Coulibaly, refusée par les autorités malienne, reste entreposée à l'institut médico-légal du XIIème arrondissement de Paris avant d'être enterrée discrètement quelques jours plus tard à Thiais (Val-de-Marne) dans une tombe anonyme du carré musulman du cimetière[7][8].
  • Le malien Lassana Bathily se voit octroyé la citoyenneté française par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve après qu'une pétition ait circulé et ait recceuilli plusieurs centaines de milliers de signatures, avec un texte du président du CRAN Louis-George Thin.
  • Un certain nombre de propositions sont lancées après ces événements pour contrer le terrorisme et le communautarisme comme le service militaire national[9], le retour de l'uniforme, des cours de morale républicaine,...
  • De nombreux pays musulmans manifestent voire se révoltent contre la France. En Iran, le quotidien Mardom-e Emrouz est pour avoir mentionné sur sa une le slogan "Je suis Charlie" dans la bouche de l'acteur américain George Clooney. Ensuite, la Maison de la caricature iranienne et le complexe culturel Sarcheshmeh lancent un concours de dessins raillant l'Holocauste en réponse à la publication de la caricature de Mahomet dans le "numéro des survivants"[10][11].
  • Le 3 février 2015, le dénommé Moussa Coulibaly, âgé de 30 ans et habitant dans les Yvelines, qui n'a pas de lien avec Amedy, se jette sur trois militaires à Nice qu'il tente de tuer, avant d'être maîtrisé. Il est mis en examen puis écroué pour "tentatives d'assassinats terroristes". Durant l'entretien, il garde d'abord le silence avant d'avouer sa haine de la France, des forces de l'ordre et des juifs. Il avait été refoulé de Turquie en janvier et vivait à Nice depuis. Les trois militaires sont décorés par le préfet des Alpes-Maritimes et salués par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian[12][13].
  • Le 14 février, deux cents coups de feu sont tirés contre un centre culturel de Copenhague (Danemark) où se tenait un débat sur l'islamisme et la liberté d'expression en présence de l'ambassadeur de France. Un bilan d'un mort et de trois policiers blessés est à déplorer. Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se rend sur place le lendemain[14].
  • L'hyper casher rouvre ses portes, en présence du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 14 mars 2015 à 09h00 après avoir été rénové[15].
  • Un abondant travail d'archive est réalisé par les mairies de Paris et de Rennes, ainsi que par l'université américaine Harvard[16].
  • Un an après, le 7 janvier 2016, un homme tente de prendre d'assaut le commissariat de la Goutte d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris, muni d'un hachoir et au cri de "Allah Akbar !". Il refuse de répondre aux demandes des policiers qui l'abattent. On retrouve sur lui une revendication djihadiste incluant une profession de foi en faveur de l'organisation État islamique. L'enquête conduit à son identification : un Tunisien du nom de Tarek Belgacem qui est demandeur d'asile en Allemagne dans le cadre de la crise migratoire européenne[17].
  • Le n°1224 de Charlie-Hebdo, réalisé un an après, se vend à plus d'un million d'exemplaires (huit millions pour celui du lendemain des attentats). La Une illustrée d'un dieu armé à la barbe tâchée de sang provoque une certaine polémique[18].

Références Modifier

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