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Bernard Cazeneuve
Informations biographiques
Naissance

2 juin 1963
Senlis, Oise (France)

Décès

-

Nationalité

Française

Parti politique

Parti socialiste

Conjoint(e)
Enfants

2 enfants

Diplôme

IEP de Bordeaux

Profession

Avocat

Religion

Catholicisme

Résidence


Bernard Cazeneuve (2 juin 1963 - ...) est un homme politique français.

Venant d'une famille socialiste, il ressort diplômé de l'IEP de Bordeaux où il s'est lancé dans le militantisme. Il entre rapidement dans les cabinets ministériels. Sa carrière politique commence à la fin des années 1990 lorsque, parachuté au nord, il est élu conseiller général de la Manche en 1994 et maire d'Octeville en 1995, député de la Manche en 1997. En 2007, il retrouve son mandat de député perdu en 2002 puis connait une ascension rapide comme porte-parole de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012.

Après la victoire du candidat socialiste, il devient ministre délégué aux Affaires européennes en 2012 puis ministre du Budget en 2013. Suite à l'arrivée de Manuel Valls à Matignon en avril 2014, il devient ministre de l'Intérieur, poste qu'il occupe dans une période d'attentats islamiques sanglants (Charlie-Hebdo, Paris, Magnanville, Nice, Saint-Étienne-du-Rouvray) qui coûtent la vie à 236 personnes au moins et de la crise des migrants européenne. La démission du Premier ministre le fait lui succéder pour les six derniers mois du quinquennat, dépassant le plus éphémère record à ce poste détenu par Édith Cresson.

Jeunes années Modifier

Famille, jeunesse et études Modifier

Fils de prof, Bernard Cazeneuve grandit à Creil, ville ouvrière dans l’Oise. Dès 10 ans, il suit son père dans les meetings du PS. Il en a 17 en mai 1981, lorsqu’un de ses modèles est élu président de la ­République[1].

Il est marié et a deux enfants[2].

Carrière professionnelle Modifier

Carrière politique Modifier

Élu de la Manche Modifier

Localement, il est maire de Cherbourg-Octeville de 2001 à 2012.

Il est député de la Manche (département) de 1997 à 2002 et de 2007 à 2012 pour la 5e circonscription, de juin à juillet 2012 pour la 4e circonscription, ce qui correspond politiquement à la cohabitation Chirac-Jospin, à la présidence de Nicolas Sarkozy, et à la brève période entre les élections présidentielles et législatives qui voient la victoire de François Hollande et du Parti socialiste. A noter que les ministres qui ne sont pas élu dans leur circonscription ne peuvent garder leur poste au gouvernement.

Premières responsabilités ministérielles Modifier

Ministre de l'Intérieur Modifier

Nommé ministre de l'Intérieur en 2014 dans les gouvernements Valls I et II, il est confronté aux départs d'un certain nombre de Français de confession musulmane pour le djihadisme en Irak et en Syrie.

En décembre 2014, l'Assemblée nationale adopte un projet de loi visant à améliorer les conditions d'accueil des demandeurs d'asile. La loi sur "le droit des étrangers", autorisant des cartes de séjour pluriannuelles pour les immigrés en situation régulière, est définitivement adoptée par le Parlement le 18 février 2016. Cependant, sa promesse de campagne consistant à accorder le droit de vote aux étrangers extra-communautaires aux élections locales semble ne pas pouvoir être votée, puisqu'il ne dispose pas de la majorité des 3/5 au parlement[3][4].

En 2014, le gouvernement obtient de bons résultats en matière de destructions et dégradations en zone police (-13,6 %), des vols à main armée (551 braquages de moins), de vols d'automobiles (de -1,8 à -4,4 %) et de cambriolages de domiciles principaux. Pour le reste, il y a une forte augmentation des cambriolages de domiciles secondaires (+ 41 %), d'atteintes à la personnes (de + 0,5 % à + 9 %), d'escroqueries économiques et financières (de + 4,4 % à + 7,9 %) et de dégradations en zone gendarmerie (+7 %), de violences non crapuleuses et d'agressions gratuites (de + 4,5 à + 8,6 %), et de menaces et chantages (de + 4,3 à + 12,3 %) et de viols (de + 11,2 % à + 11,6 %)[5]. Il doit également souffrir de l'affaire Rémy Fraisse, où il est criritué par les écologistes bien qu'il ait interdit les grenades agressives qu'utilisent les policiers après que le jeune Rémy Fraisse ait trouvé la mort dans des protestations d'écologistes d'extrême-gauche à la construction du barrage de Sivens[6].

Bernard Cazeneuve émerge véritablement lors des attentats terroristes de janvier 2015, quand dix-sept personnes sont tuées par des djihadistes en trois jours, provoquant un deuil national et un retentissement mondial, avec une manifestation historique le 11 janvier. Bernard Cazeneuve, en tant que ministre de l'Intérieur, est au premier plan et apparaît réellement dans les sondages, en obtenant 70% d'opinions favorables. C'est ainsi qu'il est appelé en renfort pour le second tour d'une législative partielle en février dans le Doubs, entre le FN et le PS qui remporte la circonscription. C'est aussi lui qui accorde la nationalité française à Lassana Bathily, jeune Malien qui a sauvé une dizaine de personnes dans ces attentats, après qu'une pétition ait récolté nombre de signatures[7][8][9][10].

L'année 2015 est marquée par des flux migratoire supérieurement élevés à la moyenne (300 000 fin août, soit la migration la plus élevée en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale), venus de pays instables que sont la Syrie, l'Érythrée et le Soudan, en direction du Royaume-Uni où la flexibilité du marché du travail leur garentie des emplois précaires sans demande de qualification. Cependant, le Royaume-Uni n'étant pas dans l'espace Schengen, les "migrants" comme ils sont appelés (le terme est disputé) restent bloqués en France et notamment à Calais. Plusieurs drames humains sont déplorés tandis que les forces de l'ordre ne bénéficient pas des moyens aptes pour maîtriser la situation. Le sujet devient brûlant entre les deux pays. Le 20 août 2015, Bernard Cazeneuve et la secrétaire d'État britannique à l'Intérieur Theresa May se rencontrent à Calais et concluent un accord pour renforcer la coopération policière en instituant un commandement et contrôle commun pour lutter contre les passeurs. Les Britanniques s'engagent a débourser 10 millions d'euros sur deux ans pour aider à Calais[11][12][13]. La France, qui est l'un des pays les plus affecté par cette situation, reçoit 35 millions d'euros d'aide des Britanniques et 12 millions de l'Union européenne, notamment de cette dernière pour construire un campement pour 1 500 personnes à Calais. Le Premier ministre Manuel Valls entend appliquer une politique aussi "humaine" que "ferme". Aux yeux de l'opposition, cette décision est comme un signal d'accueil pour les migrants[14]. Le 3 septembre 2015, la photographie d'un enfant syrien de trois ans échoué sur une plage provoque un émoi mondial. Bien que l'enfant soit décédé sur une côte turque, la responsabilité est attribuée à l'Europe qui n'ouvrirait pas suffisamment ses frontières. Tandis que le Premeir ministre britannique David Cameron reste inflexible, François Hollande parle du "devoir d'accueillir ceux qui sont persécutés" et annonce un mécanisme permanent et obligatoire, désireux d'"aller plus loin" et dénonce les pays qui s'opposent à les accueillir, tandis que la Commission européenne prévoit de répartir les migrants dans les pays selon leurs démographie. Comme le lui a demandé la Commission européenne, François Hollande annonce dans sa conférence de presse du 7 septembre 2015 que la France accueille 24 031 migrants[15][16][17][18]. Le syndicat patronal du MEDEF fait savoir qu'il travaille également à un plan d'intégration de ces réfugiés[19].

Début mars, est votée une loi modifiant profondément la politique migratoire dans un hémicycle presque totalement vide (dix socialistes et un Républicain) et dans un silence médiatique assourdissant. La loi n°2016-274 permet l'obtention de la nationalité française aux frères et sœurs d'une personne "résidant sur le territoire depuis l'âge de six ans et ayant suivi leur scolarité obligatoire en France", régularise les migrants illégaux malades présents en France si les soins ne peuvent lui être apportés dans son pays, réduit de cinq jours à 48 heures la durée de la rétention administrative pour un migrant illégal, interdit la rétention d'une famille avec enfant, et met fin à l'ancien système de titre de séjour qui devait être renouvelée chaque année pendant cinq ans avant de déboucher sur une carte résident de dix ans pour le remplacer par une carte de séjour de deux à quatre ans après une année régulière en France[20]

En septembre 2016, il annonce la démolition définitive de la jungle de Calais, ce qui se traduit par un plan de répartition des migrants à travers la France : 1 784 en Auvergne-Rhône-Alpes, 1 484 en Nouvelle-Aquitaine, 1 445 en Occitanie, 1 332 en Grand-Est, 1 175 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, 1 006 en Hauts-de-France, 922 en Pays de la Loire, 828 en Centre-Val de Loire, 813 en Normandie, 760 en Bretagne, 750 en Bourgogne-Franche-Comté. L'Île-de-France et la Corse sont écartés. Cela nécessite la création de 12 000 places supplémentaires à travers la France avant la fin de l'année[21].

Premier ministre Modifier

Le 6 décembre 2016, Bernard Cazeneuve est nommé Premier ministre par le président François Hollande, en remplacement de Manuel Valls, démissionnaire en vue de l'élection présidentielle de 2017. Sa primature devrait être la plus courte de la Cinquième République puisqu'elle cessera avec le départ de François Hollande en mai 2017. Le précédent était détenu par Édith Cresson (10 mois et 18 jours). Son gouvernement est pratiquement identique au précédent si ce n'est que Bruno Le Roux le remplace à l'Intérieur.

Le lendemain, il reçoit une lettre du directeur de la Cour de cassation qui s'inquiète du fait que la plus haute cour de juridiction française se trouve placée sous le contrôle de l'exécutif après un décret du 5 décembre qui supprime le périmètre de contrôle de l’inspection générale des services judiciaires aux seules juridictions de premier et second degrés[22].

Le 13 décembre, il prononce son discours de politique générale, lors duquel il critique à demi-mots le programme de santé du candidat républicain François Fillon en insistant sur sa volonté à lui de renforcer le droit des Français à être soignés[23].

Au terme de la campagne présidentielle où il aurait songé à rester en cas de victoire de Marine Le Pen, il démissionne le 15 mai et cède la place au maire du Havre Édouard Philippe. Il ne se représente pas aux élections législatives[24].

Carrière politique Modifier

Mandats locaux Modifier

Mandats parlementaires Modifier

Fonctions gouvernementales Modifier

Références Modifier

  1. BERNARD CAZENEUVE REFUSE DE TAILLER DANS LE VIF
  2. BERNARD CAZENEUVE REFUSE DE TAILLER DANS LE VIF
  3. Le Parlement adopte la loi sur le «droit des étrangers»
  4. Hollande attendu à gauche pour son premier discours sur l'immigration
  5. Délinquance : le nombre d'agressions et d'escroqueries n'a jamais été aussi élevé
  6. La nouvelle popularité de Bernard Cazeneuve
  7. La République met à l'honneur Lassana Bathily, le héros de l'Hyper Cacher
  8. Législative partielle dans le Doubs: Cazeneuve au soutien du candidat PS
  9. La nouvelle popularité de Bernard Cazeneuve
  10. Législatives dans le Doubs: le PS l'emporte mais "ne pavoise pas"
  11. Juppé au 20h de TF1 : "Je veux écouter les Français"
  12. Calais : Bernard Cazeneuve et Theresa May unis face à l’immigration clandestine
  13. Calais : Bernard Cazeneuve et Theresa May unis face à l’immigration clandestine
  14. Valls annonce la construction d'un campement pour 1.500 réfugiés à Calais
  15. Enfant syrien mort: "C'est une tragédie mais c'est aussi une interpellation", estime Hollande
  16. UE: la Commission propose de répartir 120.000 réfugiés de plus
  17. Enfant syrien mort: "Vous avez compris le message monsieur le Premier ministre?"
  18. Bruxelles va demander à la France d'accueillir 24 000 nouveaux réfugiés
  19. Le Medef planche sur des mesures d'intégration des réfugiés selon Pierre Gattaz
  20. Le scandaleux élargissement du droit du sol voté par l’Assemblée
  21. Le plan du gouvernement pour répartir les migrants de Calais dans les régions
  22. La Cour de cassation redoute de se voir placée « sous le contrôle direct du gouvernement »
  23. Cazeneuve attaque Fillon dans son discours de politique générale
  24. Édouard Philippe nommé premier ministre

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