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Bruno Le Maire
Bruno Le Maire
Informations biographiques
Naissance

15 avril 1969
Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine (France)

Décès

-

Nationalité

Française

Parti politique

UMP (2007-2015)
LR (2015-2017)
LREM (2017-...)

Conjoint(e)

Pauline Doussau de Bazignan

Enfants

Louis
Adrien
Matthias
Barthélemy

Diplôme

ENS de Paris
IEP de Paris
ÉNA

Profession

Diplomate

Religion

Catholicisme

Résidence

Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)


Bruno Le Maire (15 avril 1969 - ...) est un homme politique français.

Enfant d'une famille aisée et conservatrice, il ressort des grandes écoles et travaille dans les cabinets ministériels français, notamment au côté de Dominique de Villepin entre 2002 et 2007, avant d'entrer en politique à l'Union pour un mouvement populaire et d'être élu député de l'Eure. Il occupe la fonction de ministre de l'Agriculture entre 2009 et 2009 dans les gouvernements Fillon puis gagne en visibilité en obtenant 30% des voix en 2014 face à Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP. Après son échec à la primaire des Républicains (2,40%), il quitte l'équipe de campagne de François Fillon et obtient le ministère de l'Économie dans le gouvernement d'Édouard Philippe sous Emmanuel Macron en 2017.

Jeunes années Modifier

Famille, études et jeunesse Modifier

Bruno Le Maire est le deuxième des six enfants de Maurice Le Maire, giscardien travaillant comme cadre chez Total, et de son épouse, d'une vingtaine d'années sa cadette, Viviane, née Fradin de Belâbre. Il a fait ses études à Saint-Louis-de-Gonzague, prestigieux établissement jésuite du 16e arrondissement de Paris. A douze ans, soliste des Petits Chanteurs de Chaillot, il chante avec la chorale devant le pape Jean-Paul II. Au grand déplaisir de ses parents, il poursuit ses études à Louis-le-Grand, dans un milieu littéraire pour une famille tournée vers les affaires, et intègre l'École normale supérieure où il décroche l'agrégation de lettres modernes. Son mémoire porte sur A la recherche du temps perdu de Marcel Proust[1][2].

Vie privée Modifier

En 1998, il épouse Pauline Doussau de Bazignan, étudiante des Beaux-Arts qu'il a rencontré à l'auto-école, avec laquelle il a quatre enfants : Louis, Adrien, Matthias et Barthélemy. Il l'a embauché en 2007 comme assistante parlementaire rémunérée par l'Assemblée nationale, ce qui est légalement possible mais moralement répréhensible, et donc il y met un terme en 2013 quand Médiapart le révèle[3][4].

Carrière politique Modifier

Proche de Dominique de Villepin (2002-2007) Modifier

A sa sortie de l'ÉNA en 1998, il rentre au ministère des Affaires étrangères à la Direction des Affaires stratégiques, de Sécurité et du Désarmement. Il y côtoie Dominique de Villepin, qui devient en 2002 ministre des Affaires étrangères, qu'il aide à rédiger son fameux discours du 14 février 2003 à l'ONU contre la guerre en Irak du président Bush. Puis il le suit lorsqu'il devient Premier ministre de Jacques Chirac en 2004. Le chef de gouvernement se montre satisfait de son jeune prodige qui dispense des cours à sa fille Marie. C'est dans ces années-là que le Premier ministre et son directeur de cabinet contribuent fortement à la création de l'École d'économie de Paris censée rivaliser avec la London School of Economics. Il provoque pourtant l'affaiblissement de son mentor avec l'idée du Contrat Première embauche, le CPE qui doit être retiré après d'importantes grèves et qui permet à Nicolas Sarkozy de s'imposer à droite[5][6].

Ministre de l'Agriculture (2007-2012) Modifier

Il se lance en politique de son propre chef en 2007 lorsqu'il est élu député dans l'Eure après le départ de Jean-Louis Debré pour le Conseil constitutionnel. Il est secrétaire d'État aux Affaires européennes en 2008 avant d'être promu ministre l'année suivante pour l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche. La Ruralité et l'Aménagement du territoire s'joutent à ce portefeuille en 2010[7][8].

Période d'opposition (2012-2017) Modifier

Il échoue à se présenter pour la présidence de l'UMP en 2012, faute de parrainages suffisants.

Candidat à la primaire UMP de 2014, face à Hervé Mariton et Nicolas Sarkozy, il fait camapgne sur "le renouveau" (avec comme slogan "Le renouveau, c'est Bruno"). Il se distingue notamment en refusant de revenir sur la loi Taubira portant sur le mariage homosexuel, ce qui lui vaut les huées des membres de Sens commun, un groupe interne de l'UMP favorable à l'abrogation. Le 28 novembre, il recueille 29,18 % des suffrages, soit 45 317 voix, ce qui est considéré comme un bon score face à Nicolas Sarkozy élu dès le premier tour, mais avec un score moins élevé que celui escompté (64,5%)[9]. Le 22 décembre, il publie, comme il s'y était engagé, ses comptes de campagne, qui s'élèvent à 264 150 euros, dont 80% des dépenses pour les réunions publiques[10].

BLM 5 mars 2016

Après des mois de suspens savamment entretenu, il officialise sa candidature aux élections primaires des Républicains le 23 février 2016, devenant le huitième à s'y lancer, dans la ville de Vesoul (Haute-Saône) tenue par un maire qui l'appuie. Il entame un important marathon médiatique et publie un livre, Ne vous résignez pas !. A ce moment-là, il s'est déjà rendu à trois reprise dans chaque département français. Sa nouvelle stratégie est axée sur la transgression pour faire oublier ses origines sociales et surtout sur le renouveau générationnel. Cette volonté précoce (46 ans), associée à des plans de communication rodés et à une mutation idéologique de la droite catholique vers le centre progressiste, lui vaut certaines inimitiés qui voient en lui un ambitieux carriériste. En privé, il évoque son pari d'être deuxième au premier tour et se persuade que le report des voix se fera indubitablement en sa faveur, alors que les sondages le placent troisième voire quatrième. Il décolle à partir de mars, passant d'un peu plus de 10% et plus de 15%, se rapprochant de Nicolas Sarkozy crédité de 21%. Le 9 septembre, il dépose le soutien de 34 parlementaires à la Haute Autorité. Ses prestations aux deux premiers débats sont jugées mauvaises, au point de décrocher dans les sondages et de perdre la troisième place au profit de François Fillon. L'audience de son passage dans L'émission politique, mi-octobre, est la plus faible jamais enregistrée par France 2. De plus, un dîner-débat organisé par Valeurs actuelles est annulé faute de participants, alors que les précédents avec Nicolas Sarkozy et François Fillon avaient fait salle comble. Il conclut sur un échec avec seulement 2,40 % des voix (95 687 suffrages) le 20 novembre, terminant cinquième sur sept candidats avec un score très inférieur à sa moyenne dans les sondages de la campagne[11][12][13][14][15][16][17].

Pendant la campagne de François Fillon, il officie en tant que conseiller en charge des affaires étrangères et européennes jusqu'au 1er mars, date à laquelle il démissionne quand François Fillon décide de maintenir sa candidature malgré sa mise en examen, en contradiction avec des déclarations précédentes. Bien qu'il ait voté pour lui selon les engagements pris à la primaire, il exprime son souhait de rejoindre Emmanuel Macron dès le lendemain de sa victoire et l'encourage vivement à nommer un Premier ministre de droite. La République en marche ne présente pas de candidat face à lui dans l'espoir de son ralliement[18].

Ministre d'Emmanuel Macron (2017-...) Modifier

Le 17 mai 2017, il est annoncé comme ministre de l'Économie dans le gouvernement Philippe.

Il est en charge de la nationalisation temporaire des chantiers navals STX en juillet 2017.

Positionnement politique Modifier

Bruno Le Maire fait du "renouveau" son credo politique dans une période marquée par la lassitude des Français à l'égard du personnel politique. Plusieurs articles de presse dénoncent cependant ce slogan en arguant que sa différence ne tient qu'à son âge compte-tenu de son positionnement libéral sur le plan économique et défensif sur le plan régalien. Il s'est en effet prononcé pour une plafonnement des aides sociales aux deux tiers du Smic, la réduction drastique du code du travail à cent-cinquante pages, la limitation du nombre de mandats syndicaux et la fin du paritarisme. Outre la privatisation de Pôle emploi, il veut supprimer un million de postes de fonctionnaires en dix ans lorsqu'il se porte candidat aux primaires de 2016. Il s'oppose au cumul des mandats et demande la limitation du nombre des élus. Libération écrit ainsi "Bruno Le Maire ou l’art un peu vieillot de mêler le renouveau en vitrine et le gros rouge qui tâche en rayon"[19][20].

Bruno Le Maire a été épinglé par la presse lorsqu'il a dénoncé l'importance et les prétentions des énarques en politique alors qu'il en est un lui-même. Il avait démissionné le haute-fonction publique en octobre 2012 en vitupérant l'"esprit de caste" qui prévaut en France (ce serait plutôt parce que ses ventes de livres lui assurent d'autres rentrées d'argent). L'image anti-système voire décomplexée qu'il donne de lui-même contraste avec sa naissance en bonne famille à Neuilly et ses études dans les grandes écoles parisiennes, d'autant plus que sa circonscription lui a été somme toutes léguée par son mentor Jean-Louis Debré[21][22].

En terme de politique étrangère, il est favorable à l'envoie de troupes françaises au sol en Syrie alors qu'un débat divise sur les inconvénients et les avantages d'une telle stratégie. Il s'est d'abord montré favorable à des sanctions très dures à l'encontre de la Russie au moment de la crise ukrainienne avant de défendre leurs retraits quand des conséquences négatives se sont abattues sur l'agriculture française[23][24][25][26].

Bruno Le Maire, s'est déclaré "fier" d'avoir été hué par les anti-mariage pour tous lorsqu'il leur a fait savoir qu'il n'était pas favorable à son abrogation. Il s'est abstenu lors du vote à l'Assemblée nationale, ce qui a heurté sa famille, son ancienne école et l'Église. Il a dénoncé la journée Hijab Day de Science-Po qui voulait que le hijab soit porté pour dénoncer la crainte qu'il suscite, et la place sur le même plan que La Manif pour Tous dans laquelle il voit un catholicisme politique. Il se déclare opposé à ce que l'Église puisse avoir des positions politiques[27][28][29].

Carrière politique Modifier

Mandats parlementaires Modifier

Mandats locauxModifier

Fonctions gouvernementales Modifier

Fonctions administratives Modifier

Performances électorales Modifier

Une case blanche signifie l'inexistence d'un second tour (scrutin proportionnel ou victoire dès le premier tour) et une case remplie d'un tiret désigne l'absence de présence du candidat à un second tour existant.

Élection Circonscription Parti(s) 1er tour 2e tour Résultat
Élections législatives de 2007 Eure (1e) UMP 37,51 % 58,27 % Élu
Élections régionales de 2010 Haute-Normandie UMP 25,00 % 30,70 % Battu
Élections législatives de 2012 Eure (1e) UMP 41,35 % 57,97 % Élu

Anecdotes Modifier

  • Bruno Le Maire est un auteur à succès : Jour de pouvoir s'est vendu à 95 000 exemplaires, Musique absolue à 18 000 exemplaires et Des hommes d'État à 14 500 exemplaires. Ce dernier lui a valu le prix de Littérature politique Edgar Faure en 2008[30][31][32].

Publications Modifier

  • Le Ministre (2004)
  • Des hommes d'État (2008)
  • Sans mémoire, le présent se vide (2010)
  • Nourrir la planète (2011)
  • Musique absolue. Une répétition avec Carlos Kleiber (2012)
  • Jours de pouvoir (2013)
  • À nos enfants (2014)
  • Ne vous résignez pas ! (2016)

Références Modifier

  1. Bruno Le Maire, le rebelle des beaux quartiers
  2. Bruno Le Maire
  3. Bruno Le Maire, le rebelle des beaux quartiers
  4. Bruno Le Maire
  5. Bruno Le Maire, le rebelle des beaux quartiers
  6. Bruno Le Maire
  7. Bruno Le Maire, le rebelle des beaux quartiers
  8. Bruno Le Maire
  9. Sarkozy élu avec 64,5% des voix: revivez son élection à la tête de l'UMP
  10. Présidence de l'UMP: Bruno Le Maire dévoile ses comptes de campagne
  11. Primaire : Bruno Le Maire, le "renouveau" bidon de la droite. La preuve par 9
  12. Bruno Le Maire, le rebelle des beaux quartiers
  13. Primaire à droite : le plan com soigné de Bruno Le Maire
  14. Primaire à droite: Alain Juppé fait la course en tête
  15. Bruno Le Maire face à la difficulté d’incarner le « renouveau »
  16. 135 euros pour écouter Bruno Le Maire ? Les lecteurs de "Valeurs actuelles" passent leur tour !
  17. Bruno Le Maire signe la pire audience d'une émission politique sur France 2 depuis cinq ans
  18. VIDEO. Nouveau gouvernement: Bruno Le Maire réclame un Premier ministre issu de la droite et du centre
  19. Primaire : Bruno Le Maire, le "renouveau" bidon de la droite. La preuve par 9
  20. JT de 20h du mardi 23 février 2016 (à 19min00
  21. NKM démissionne de la fonction publique
  22. Primaire : Bruno Le Maire, le "renouveau" bidon de la droite. La preuve par 9
  23. Primaire : Bruno Le Maire, le "renouveau" bidon de la droite. La preuve par 9
  24. Primaire : Bruno Le Maire, le "renouveau" bidon de la droite. La preuve par 9
  25. Bruno Le Maire: "Poutine n'est pas le bienvenu en France"
  26. Éleveurs en colère : "Il faut lever l'embargo russe", réclame Bruno Le Maire
  27. Bruno Le Maire "fier" d'avoir été hué par les antimariage gay
  28. Bruno Le Maire, le rebelle des beaux quartiers
  29. Quant à comparer le #hijabday et la mobilisation pour défendre la famille... ( @BrunoLeMaire dans @LaVieHebdo )
  30. «Faire» de François Fillon, best-seller des livres politiques à droite
  31. Bruno Le Maire, le rebelle des beaux quartiers
  32. Bruno Le Maire

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