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Trump Pence 2016
Campagne présidentielle de Donald Trump de 2016
Élection

Élection présidentielle américaine de 2016

Candidat(e)

Donald Trump

Affiliation

Parti républicain

Date(s)

15 juin 2015 - 8 novembre 2016

Quartier général

Trump Tower, New York

Personnel

Stephen Bannon
Katrina Pierson
Hope Hicks
Paul Manafort
Corey Lewandowski

Dépenses

91 298 110 dollars

Slogan

Make America Great Again


La candidature de Donald Trump de 2016 est la campagne présidentielle que le candidat républicain mène du 15 juin 2015 au 8 novembre 2016.

Sa campagne crée un phénomène politique inédit dans l'Histoire politique des États-Unis. Le candidat lui-même, par son style et sa communication, diffère des pratiques traditionnelles employées alors. Idéologiquement, il se place en rupture du consensus établie depuis la fin de la guerre froide en tenant des positions décrites comme antimondialistes, anti-élitiste, anti-immigration, isolationnistes, populistes, nativistes ou radicales. Ses adversaires dénoncent ce qu'ils perçoivent comme du racisme, de l'islamophobie, de la mysoginie ou du complotisme. Son traitement médiatique et sondagier est aussi un sujet de débat pendant la campagne.

Hautement controversée, elle a suscité un flot de commentaires et d'analyses ainsi que de protestations diverses. Inversement, il a créé un succès populaire avéré.

Annonce de candidature Modifier

Donald Trump Presidential Announcement Full Speech 6 16 15 Donald J51:15

Donald Trump Presidential Announcement Full Speech 6 16 15 Donald J. Trump For President

Annonce de sa candidature à l'élection présidentielle

C'est dans sa Trump Tower de la cinquième avenue de New York, le 15 juin 2015, que Donald Trump annonce en meeting sa candidature à l'élection présidentielle de 2016. Précédé d'une réputation de conservateur aux opinions tranchés et au langage cru, il prononce un discours alarmiste quant à l'état du pays, en proie à de nombreux problèmes et dirigé par une classe politique vendue aux intérêts particuliers via le système de financement des campagnes. Il met en avant sa fortune personnelle et donc son intégrité, avec une fortune qu'il chiffre ce jour-là à dix milliards de dollars. Considérant que "le rêve américain est mort", il s'engage à "rendre sa grandeur à l'Amérique" et cible deux problèmes fondamentaux selon lui : l'immigration mexicaine et l'émergence économique de la Chine. C'est dans ce discours que naît la première polémique de la campagne, lorsqu'il assimile les immigrés mexicains à des criminels, des dealers et des violeurs. Il promet donc la construction d'un grand mur, au sens physique du terme, à la frontière sud du pays, qui permettra de bloquer l'immigration illégale. Il fait aussi de la lutte contre le chômage un de ses sujets phare, promettant d'être "le plus grand président pourvoyeur d'emplois que Dieu ait jamais créé"[1].

Campagne de la primaire républicaine Modifier

Une campagne atypique Modifier

Lorsqu'il démarre cette campagne, les observateurs politiques ne lui prêtent que très peu de chance de réussir. Pourtant, dès le mois de juillet, il commence à grimper rapidement dans les sondages jusqu'à prendre la tête des intentions de vote pour la primaire du Parti républicain, se stabilisant à la première place sans jamais déchoir. Les observateurs parient alors sur un succès court et attribuent cette envolée au langage du milliardaire, considéré comme un exutoire, mais ne lui accordent aucune crédibilité pour une stature d'État. Il est au cœur de polémiques récurrentes dans la campagne, sur des sujets souvent sensibles tels que l'immigration, le progressisme, le conspirationnisme et l'honneur. Par exemple, il dénie la qualité de héros de guerre qui a jusque-là toujours été attribuée à John McCain, car ce dernier a été fait prisonnier dans la guerre du Vietnam. Il crée alors un phénomène nouveau aux États-Unis, du moins par son ampleur, qu'est le populisme, jusqu'ici connu en Europe[2][3].

Sa candidature est évaluée à quatre milliards de dollar par Forbes, un sujet sur lequel Donald Trump se sent très libre puisque sa richesse lui évite d'avoir recours à des donateurs et donc de se présenter comme incorruptible face à une classe politique qu'il juge discréditée. Il est le candidat le moins dépensier de la campagne, la mise en valeur de ses polémiques récurrentes l'ayant rendu omniprésent dans cette campagne, mais il se lance tout de même dans de coûteuses publicités au mois de décembre 2015. Le financement de sa campagne provient à 66% de sa fortune personnelle, à 25% de petites contributions individuelles et à 8% de grosses contributions individuelles[4][5][6][7][8][9].

Méfiant à l'égard des journalistes, il fait huer les caméras dans ses meetings. Ni lui ni son équipe ne sont accessibles aux journalistes. Pour les dissuader de venir, il annonce ses dates de déplacement à la dernière minute. Les journalistes sont parfois interdits ou bien refoulés en fond de salle. Il est en revanche très populaire sur les réseaux sociaux avec 6,6 millions de groupies sur Twitter (5,6 millions pour Hillary Clinton) et 6 millions sur Facebook (2,5 millions pour Hillary Clinton). Son slogan de campagne "Make America Great Again" génère 214 résultats de recherche sur Google et seulement 156 pour celui de son adversaire démocrate. Il parvient ainsi a organiser ce suivi de façon parcimonieuse puisqu'il dépense bien moins que l'ancienne Première dame. Il n'est que le sixième candidat en terme de dotations et le huitième pour les dépenses publicitaires, donc derrière les autres candidats au succès pourtant moindre[10][11][12].

Un phénomène politique Modifier

Lors du débat organisé sur Fox News le 6 août, il n'écarte pas l'idée d'une candidature indépendante s'il n'obtient pas l'investiture républicaine, puis provoque une vive polémique par ses déclarations au sujet de son sexisme face à la journaliste Megyn Kelly, qu'il accuse d'avoir posé des questions musclées au motif qu'elle devait avoir ses règles, et monopolise l'attention dans les jours suivants sans qu'il n'en subisse de conséquence dans les sondages. Il s'est d'ailleurs attribué les bonnes audiences du débat, 24 millions de téléspectateurs, soit huit fois plus qu'au dernier débat républicain pour la présidentielle de 2012, et le meilleur score de l'Histoire du câble aux États-Unis, événements sportifs mis à part, battant ainsi le dernier record de 11,8 millions de téléspectateurs pour la réélection de Barack Obama[13][14][15]. Il n'est pas atteint par la polémique dans les sondages et affiche même un score plus élevé encore qu'avant[16]. Le deuxième débat, le 16 septembre, est un record d'audience pour CNN avec 22,9 millions de téléspectateurs, battant les 16,3 millions obtenus en 1993. L'effet Trump n'est pas considéré comme étranger à cette prouesse[17].

Trump Mississipi

Sa candidature, commencée à 4% en juin 2015, est d'abord perçue comme une farce. Il prend pourtant la tête des sondages dès le mois suivant avec 15% puis 24% d'intentions de vote. Il poursuit cette ascension. Les sondages le donnent continuellement vainqueur des élections primaires républicaines, aux alentours de 30%, et plus encore après les attaques de Paris et de San Bernardino en fin d'année 2015, puisqu'il caracole à près de 40%, loin devant Ted Cruz à une quinzaine à point, tandis que Jeb Bush a sérieusement décliné à 3%. Ses 39% d'intentions de vote en cette fin d'année sont supérieurs aux trois autres meilleurs scores combinés : 18% pour Ted Cruz, 10% chacuns pour Ben Carson et Marco Rubio. Sa candidature ne s'est donc pas essoufflée comme ce fut si souvent annoncé bien que (ou peut-être parce que) ses polémiques aient reçu une attention nationale et internationale. Après ses succès du Super Tuesday le 1er mars 2016, le Parti républicain s'interroge sérieusement sur les moyens de le bloquer, alors que plusieurs figures du parti l'on critiqué comme George W. Bush, Barbara Bush, Paul Ryan, John McCain et Mitt Romney, et surtout cherche une alternative pour éviter une défaite pratiquement assurée face à Hillary Clinton. Des PAC sont mis en place pour mener des campagnes anti-Trump[18].

Sa femme, Melania, prend sa place dans la campagne en 2016 après une discrétion totale depuis le début. Après que des soutiens de Ted Cruz ont diffusé des photographies d'elle nue, il en publie une en retour peu avantageuse de l'épouse de Ted Cruz, puis annonce qu'il ne soutiendra pas forcément le vainqueur de la primaire si ce n'est pas lui après avoir déjà créé des remous à ce sujet plus tôt dans la campagne[19][20][21].

Le 12 avril 2016, l'association anti-extrémisme SPLC rend un rapport sans valeur scientifique basée sur 5 000 participations évaluant l'impact de sa campagne sur les enfants et constate une hausse du harcèlement et de l'agressivité de leurs part sur leurs confrères des minorités mais aussi qu'ils sont eux-mêmes cibles pour avoir voulu faire savoir leur soutien au milliardaire[22].

Protestations contre la campagne Modifier

Les polémiques successives l'ont discrédité auprès de 50% des Américains qui disent qu'ils auraient honte si Donald Trump était leur président. 63,70% des Américains ont une opinion négative de lui et 30,30% en ont une opinion positive en avril 2016 (55% de négative et 38,70% de positive pour Hilalry Clinton). Selon un sondage de mai 2016, 28 % des Américains seraient « enclins » à considérer un déménagement dans un autre pays s'il était élu. L'expression « Dump Trump », jeux de mot que l'on pourrait traduire en « Dégagez Trump », devient assez populaire chez ses adversaires. Il est sous le feu des critiques de nombreux Américains d'origines hispaniques et de confession musulmane, du Parti démocrate et de l'appareil du Parti républicain, du monde des affaires, mais aussi à l'international de la part de dirigeants politiques, pas même jusqu'au pape François qui remet en cause sa foi chrétienne. Plusieurs entreprises s'opposent à lui comme Facebook, Google et Tesla, ce qui n'est pas surprenant dans une Silicon Valley traditionnellement démocrate et qui s'inquiète du renvoie chez eux des sans-papiers pouvant parfois être des étudiants. Certaines subissent la pression d'associations pour qu'elles ne financent pas la convention républicaine comme elles le font habituellement et choisissent de réduire drastiquement leurs dons, faisant craindre des problèmes d'organisations au GOP. Dans le monde du divertissement, il essuie les critiques des Rolling Stone, de George Clooney, d'Adele, de Miley Cyrus, de Jennifer Lawrence, de J.K. Rowling ou d'Angelina Jolie. Robert de Niro, dans une allocution violente, s'emporte : « un minable, un chien, un porc, un escroc, un artiste de merde, un clébard qui ne sait pas de quoi il parle, qui ne fait pas son travail, qui n'en a rien à faire »[23][24][25][26][27][28][29][30][31][32][33][34][35][36][37][38][39].

L'impact des médias dans l'ascension rapide et quasiment inéluctable de Donald Trump est souvent interrogé au cours de la campagne. Ceux-là ne l'ont d'abord pas prit au sérieux et ne lui ont accordé que peu de crédit, considérant sa candidature comme une farce, impression renforcée par les polémiques, même lorsqu'il prend la tête des sondages. Le mépris général qu'ils affichent à son égard a pu renforcer les convictions de ses électeurs qui ont pu se sentir également visés, comme l'affirme une journaliste de The New York Time. L'homme est réputé fin connaisseur des médias. Il parvient ainsi à monopoliser leur attention et a devenir le centre de gravité de la campagne, à détenir le record des invitations télévisuelles et à ne pouvoir faire exister les autres candidats qu'à travers lui (ex : les journalistes les interrogent sur ses déclarations). L'ensemble de sa campagne est donc intensément suivie et reprise au point de s'attirer les critiques de Barack Obama lui-même. Cette attitude est jugée mauvaise à posteriori par les journalistes eux-mêmes qui engagent en 2016 une offensive contre lui par la vérification des faits pour démonter ses propos, mais elle s'interroge à plusieurs reprises sur la manière de traiter cette candidature, notamment dans ses aspects pouvant être qualifiés de racistes. En avril, Boston Globe publie une Une-type qu'il pourrait faire sous une présidence Trump en titrant "La déportation commence"[40][41][42].

Si la critique des médias est un fait récurrent dans les campagnes électorales, notamment de la part des candidats républicains qui dénoncent une presse mainstream acquise aux démocrates, ce thème est porté par Donald Trump comme un pilier de son discours. La presse, pour sa part, se montre assez peu objective à son égard et s'adonne à la vérification des faits, ce qu'elle ne fait pas pour Hillary Clinton (c'est notamment le cas de CNN qui est renommée Clinton News Network par les sympathisants trumpistes). Plusieurs journaux, parfois historiquement républicains, appellent à soutenir Hillary Clinton, du moins à ne pas voter pour Donald Trump (Dallas Morning News, Arizona Republic, USA Today, Chicago Tribune). D'une manière générale, la presse souvient Hilalry Clinton à 80% (244 titres) et Donald Trump à 1,97% (6 titres), alors que 11,48% reste neutre (35 titres)[43][44].

Trump en meeting

Le 11 mars 2016, il doit reporter le meeting qu'il devait tenir le soir-même à Chicago (Illinois) après que de violents incidents aient éclatés dans la salle. Des individus étaient venus protester contre le candidat, certains étant des soutiens de Bernie Sanders, et quatre personnes aient été blessées (deux manifestants et deux policiers). C'est l'incident le plus notable mais de nombreuses violences verbales et physiques ont été remarquées dans ses meetings, opposant ses sympathisants à des manifestants entrés pour protester. Son directeur de campagne, Corey Lewandowski, est inculpé pour avoir mollesté une journaliste. Dans ces situations, Donald Trump n'a jamais condamné les attitudes mais plutôt encouragé les sorties musclées et même promit qu'il paierait les frais d'avocat de ceux qui frapperaient. Une enquête de police a cependant considéré que ses propos dans ses meetings n'étaient pas la cause de ce recours à la violence. Des manifestations hostiles à lui débordent également, parfois violemment, comme en Californie le 29 avril 2016 ou bien dans le Nouveau Mexique le 25 mai, lorsque des manifestants brandissant le drapeau mexicain et scandant des slogans en espagnol obligent la police à riposter avec des gaz lacrymogènes et que certains entrent dans la salle de meeting[45][46][47][48].

Soutiens et électorat Modifier

Isolé dans l'élite, il ne reçoit que peu de soutiens en politique (5 sénateurs, 11 représentants, 3 gouverneurs, l'ancien vice-président Dick Cheney), dans le monde des affaires (une trentaine de personnes à le soutenir officiellement). Internationalement, il a la reconnaissance des nationalistes européens (Jean-Marie Le Pen, Matteo Salvini, Vojislav Šešelj, Geert Wilders, Jimmie Åkesson). Nigel Farage, figure de proue de la victoire du Brexit au Royaume-Uni que cite parfois Donald Trump en référence, assistera à la convention républicaine et inaugurera un meeting du candidat à Jackson (Mississipi) le 25 août 2016. Parmi les quelques personnalités qui le soutiennent se trouvent l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, les polémistes Ann Coulter et Pat Buchanan, les acteurs Stephen Baldwin et Jon Voight, les sportifs Dennis Rodman et Mike Tyson. En dehors de rares exceptions comme Clint Eastwood, ses supporters occupent une faible importance dans leur domaine, traduisant son faible impact dans le sommet de l'élite du pays. Il reçoit un soutien de poids peu avant le caucus de l'Iowa en la personne de Sarah Palin, égérie du Tea Party et personnalité influente de la droite conservatrice. Quelques jours avant le Super Tuesday, c'est Chris Christie, le gouverneur du New Jersey et ancien candidat pourtant réputé modéré, qui se prononce en sa faveur, mais il se trouve aussi au cœur de la polémique en recevant le support de l'ancien chef du Ku Kux Klan, David Duke, qu'il refuse de condamner, et en ayant approuvé sur Twitter une citation historique du chef de file des fascistes, Benito Mussolini, bien qu'elle ne soit pas controversée en soi et qu'il s'agisse en fait d'un piège tendu par un journaliste opposé à lui. Le 11 mars, c'est un autre candidat retiré, Ben Carson, qui se joint à lui[49][50][51][52][53].

Les études réalisées dressent le portrait d'un électeur blanc appartenant à la classe moyenne et aux milieux salariés et ouvriers, sans diplôme et dont le revenu annuel s'élève à moins de 50 000 dollars. Les espaces ruraux et l'Amérique profonde, celle des milieux oubliés et appauvris sont concernés, comme ceux qui ont subit les effets sociaux de la crise économique mondiale de 2008 et ne s'en sont pas remis. L'agriculture, le bâtiment, la manufacture et le commerce sont les principaux milieux professionnels réceptifs. Notons également un soutien apparent dans la communauté LGBT. L'aspect identitaire est primordial puisque les Blancs seront minoritaires à l'horizon 2030. Géographiquement, une étude place la Virginie-Occidentale en tête des États sensibles à son discours, suivie de l'État de New York puis de sept États du sud. Au 17 mai 2016, son score le plus élevé dans le primaire est enregistré dans le comté de Buchanan en Virginie (69,70%). Les universités de Chicago, du Minnesota et du Massachusetts ont listé les motivations du vote : la trahison des élites, le discrédit des experts, le nationalisme, l'autorité, la crainte du terrorisme, le refus de la protection des minorités, la possibilité de suspendre l'habeas corpus pour autoriser la détention indéfinie des terroristes présumés. Un sondage réalisé en mars 2016 révèle qu'il est le candidat pour lequel les militaires ont le plus d'attrait, devant Bernie Sanders et Ted Cruz mais aussi Marco Rubio qui a pourtant fait de la sécurité nationale un thème majeur de sa campagne[54][55].

Entourage Modifier

L'équipe qui entoure Donald Trump est plutôt réduite et très hétéroclite[56] :

  • Corey Lewandowski, 42 ans, est directeur de campagne. Discret lobbyiste qui a seulement travaillé dans une campagne électorale en 2002 pour essayer de faire élire au Sénat sans le succès le républicain Bob Smith. Donald Trump lui reconnaît ses premiers succès mais d'autres personnes plus expérimentées rejoignent ensuite la campagne. Il est écarté au cours des primaires en 2016 et définitivement débarqué le 20 juin[57].
  • Paul Manafort, 67 ans, est un avocat et lobbyiste plié aux règles de la vie politique qui se distingue pour sa longue expérience passée puisqu'il a défendu d'anciens vainqueurs aux conventions républicaines comme Gerald Ford, Ronald Reagan et George H. W. Bush. Il a été choisit par Donald Trump en début d'année 2016 pour s'assurer le vote des délégués et l'extension de sa base électorale dans un moment critique.
  • Michael Glassner est l'adjoint du chef de la campagne. Il a conseillé Bod Dole pour l'élection présidentielle de 1996 et a été le directeur de campagne de Sarah Palin pour l'élection de 2008.
  • Hope Hicks, 26 ans, est l'attachée de presse du candidat. Elle est entrée dans l'entourage de Donald Trump en 2014 pour gérer la communication de la ligne de vêtement de sa fille Ivanka Trump[58].
  • Katrina Pierson, 39 ans, est porte-parole nationale. Cette Texane a voté pour Barack Obama en 2008 puis sa déception l'a détourné vers le Tea Party et vers Ted Cruz. Elle se fait remarquer en décembre 2015 en manifestant son soutien au lobby des armes par le port d'un collier de balles au cours d'une interview. Elle est aussi anti-avortement et ouvertement anti-musulmans.
  • Dan Scavino est en charge de la communication sur les réseaux sociaux. Cet homme sans expérience politique était DJ pour une radio et s'est fait remarqué par Donald Trump à 16 ans lorsqu'il était son caddie pour une partie de golf.
  • Chris Christie, 53 ans, se rallie à Donald Trump après son échec aux primaires et se voit promettre la charge de la transition des dossiers de la Maison-Blanche en cas de victoire.

Son équipe le conseillant pour les affaires étrangères demeure floue avant qu'il n'avance quelques noms en mars 2016 : Walid Phares, présenté comme un conseiller auprès de la Chambre des représentants et expert en antiterrorisme, aussi comme un chercheur d'origine libanaise lié à la faction chrétienne de la guerre civile au Liban selon les médias, Carter Page et George Papadopoulos, spécialisés dans l'énergie et dans le pétrole qui conseillaient l'ancien candidat Ben Carson, Joe Schmitz, ancien inspecteur général au ministère de la Défense sous George W. Bush, et le général Keith Kellogg, un officier retraité lié à la guerre d'Irak. S'agissant de la sécurité nationale et de la défense, il embauche l'ancien directeur de la CIA James Woolsey (1993-1995) le 13 septembre 2016[59][60].

Un retentissement international Modifier

Bien qu'il reste lui-même assez indifférent envers les médias étrangers, sa candidature suscite l'intérêt de la presse internationale. Ses propos dégradent son image dans le monde, à tel point qu'une pétition recueille suffisamment de signatures au Royaume-Uni pour que les parlementaires débattent de son interdiction d'accès au territoire britannique. Il doit aussi annuler une visite en Israël et une rencontre avec son Premier ministre Benyamin Netanyahu car des voix d'élus s'élevaient contre. Ce dernier, le Britannique David Cameron et le Français Manuel Valls ont publiquement critiqué ses propos sur les musulmans. Des répercutions négatives sur ses affaires se font sentir pendant la campagne : l'idée de débaptiser les tours, golfs et hôtels à son nom est évoquée à Vancouver, Toronto, Istanbul, Dubaï et en Écosse. Plusieurs compétitions et événements sont annulés dans les clubs de golf. Priceonomics, site américain spécialisé dans les statistiques économiques, établit que les réservations dans ses hôtels se sont effondrés de 59,30% en une année, dépassant même les 70% à New York et à Las Vegas, tout en admettant que ces statistiques ne sont pas formelles puisqu'elles concernent des populations jeunes et urbaines, majoritairement réfractaires à Donald Trump[61][62][63][64][65][66].

Il apparaît que son image est très négative dans les opinions publiques occidentales, peut-être en raison de la couverture médiatique très engagée contre lui au cours des primaires. La première étude internationale coordonnée est menée par Yougov et publiée le 26 mai 2016. Elle démontre que l'homme est détesté par 90% des Mexicains, 75% des Allemands, 73% des Japonais et 71% des Français. Ses positions sont jugées dangereuses à 83% au Mexique, à 79% au Royaume-Uni et à 75% en France. Cette même semaine, Barack Obama explique en marge du G7 au Japon que les dirigeants mondiaux qui y participent sont inquiets de lui tandis que le centre de recherche Economics Intelligence Unit classe sa possible élection parmi les dix menaces pour l'économie mondiale. Ses notices Wikipédia de plusieurs langues dans le monde sont protégées au cours de la campagne pour prévenir le vandalisme. En France, 59% ont une image négative de lui, 11% une positive et 30% sans avis. Elle est négative à 77% au PS-EELV, à 55% au LR et à 26% au FN, tandis qu'elle est positive à 4% au PS-EELV, 12% à LR et à 29% au FN, mais il reste 20% au PS-EELV, 33% à LR et 45% au FN pour ne pas se prononcer. A l'exception de l'extrême-droite, les eurodéputés du Parlement européen sont unanimes pour exprimer leur soutien à Hillary Clinton. En revanche, la Russie et la Chine semblent trouver un intérêt à ce qu'il soit élu car, outre leur détestation commune d'une Hillary Clinton interventionniste et idéologue pour l'international, ils apprécient sa volonté de désengagement en Ukraine et en mer de Chine au nom de la priorité à l'Amérique[67][68][69][70][71][72][73][74][75].

Trump Valeurs actuelles

Les presses française et américaine le comparent quelques fois à Marine Le Pen mais la présidente du Front national rejette le parallèle et n'approuve pas la demande d'interdiction d'accès des musulmans aux États-Unis. Donald Trump répond simplement : "Je ne sais pas mais elle a remporté une grande victoire". Plusieurs médias (The Washington Post, Libération) constatent qu'il est situé plus à droite qu'elle et The Daily Beast le compare plus volontiers à Jean-Marie Le Pen. Ce dernier est d'ailleurs relayé par Donald Trump Junior lorsqu'il annonce son soutien au candidat. Son conseiller Guido Lombardi lui a proposé de rencontrer Marine Le Pen mais il a décliné l'offre, n'y voyant aucun gain électoral. La présidente du FN lui apportera finalement son soutien en juin 2015 dans un entretien à Valeurs actuelles, seul média français a avoir accepté une interview de Donald Trump, les autres se montrant globalement très opposés à cette candidature[76][77][78][79][80][81][82][83][84].

Course des caucus et des primaires Modifier

Lorsqu'arrivent les élections par État, Donald Trump se retrouve en deuxième position dans l'Iowa avec 24%, talonné par Marco Rubio à 23% et devancé par Ted Cruz à 27,60%, dans un État où la religiosité fervente des habitants lui a semble-t'il fait défaut, avant de reprendre la tête du scrutin dans le New Hampshire avec 34% des voix, reléguant près de vingt point derrière son autre concurrent, John Kasich, puis en Caroline du Sud avec 32,80%, dix point devant Ted Cruz et Marco Rubio. La semaine suivante, il enchaîne dans le Nevada avec près de 46%, soit plus que ses deux adversaires réunis.

Le 1er mars, jour du Super Tuesday, il arrive en tête dans sept États sur onze : le Massachusetts à 49,10%, l'Alabama à 43,40%, le Tennessee à 38,90%, la Géorgie à 38,80%, la Virginia à 34,70%, l'Arkansas à 32,70% et le Vermont à 32,70%. Dans chacun de ces États, il est arrivé nettement en tête devant ses concurrents aux exceptions de l'Arkansas et du Vermont. Il arrive en deuxième position dans l'Alaska à 33,60%, l'Oklahoma à 28,30% et le Texas à 26,80%, et enfin troisième dans le Minnesota avec 21,20%. Face à lui, Ted Cruz a remporté trois États et Marco Rubio un.

Le 5 mars, où quatre votent, il gagne dans la Louisiane (41,40%), le Kentucky (35,90%), le Maine (32,60%) et échoue seulement dans le Kansas où Ted Cruz s'impose par 48,20% tandis qu'il obtient 23,30% des votes. Le lendemain, c'est Marco Rubio qui rafle Puerto Rico avec plus de 73% tandis que Donald Trump termine deuxième avec 13,60%. Il engrange ensuite avec trois victoires sur quatre le 8 mars, avec 42,40% dans Hawaï, 36,50% dans le Michingan et 47,30% dans le Mississippi tandis que Ted Cruz l'emporte par 45,40% contre 28,10% pour lui dans l'Idaho. A ce moment de la course, alors que sept candidats républicains se sont retirés et qu'il n'en reste plus que quatre, il parait évident que seul Ted Cruz est en mesure de le concurrencer alors que Marco Rubio, qui a émergé comme le jeune espoir de l'establishment républicain contre le milliardaire dans cette campagne, se retrouve souvent à la troisième voire la dernière place.

Trois jours avant le mini Super Tuesday, et alors que de nombreuses violences dans ses meetings ont été mises en exergue dans les médias, Donald Trump échoue dans le district de Columbia et le Wyoming où il termine troisième, avec respectivement 13,80% et 7,20% des voix. Mais le 15 mars, il remporte d'écrasantes victoires en arrivant premier avec 45,80% en Floride, 38,80% dans l'Illinois, 40,80% dans le Missouri, 40,20% en Caroline du Nord, 72,80% dans les îles Mariannes du Nord, manquant la première place seulement dans l'Ohio où il récolte 35,70% derrière le candidat-gouverneur de l'État John Kasich à 46,80%, et rafle ainsi la quasi totalité des délégués grâce au système du "Winner-takes-all" soit 178 d'entre eux, rendant sa victoire d'autant plus probable que Marco Rubio abandonne le soir même et qu'ils ne sont plus que trois désormais. Le Parti républicain réfléchit depuis des plusieurs semaines au moyen de le bloquer, pensant à un scénario improbable lorsque se tiendra la convention ou plus sérieusement à une candidature indépendante pour diviser les voix, tout en sachant que chaque scénario serait dramatique pour le Parti car il risque de s'aliéner les électeurs ou d'exploser entre ses factions[85].

Il embraye le 22 mars en raflant les 85 délégués de l'Arizona où il est arrivé largement en tête avec 47,10%, rendant sa défaite dans l'Utah le même jour peu conséquente (troisième et dernier avec 14,00%), mais il essuie un vrai revers dans le Wisconsin le 5 avril après une semaine mauvaise pour lui médiatiquement et politiquement, distancé à 35,10% par Ted Cruz à 48,30%. Il rebondit dans son État natal de New York, en raflant 89 délégués sur 95 par une très large victoire de 60,50%, loin devant John Kasich à 25,10% et Ted Cruz à 14,50%. Une semaine plus tard, le 26 avril, malgré l'union annoncée entre ses deux adversaires pour lui faire barrage, il remporte tous les États votants avec des scores supérieurs à 50%, à savoir 63,80% dans le Rhode Island, 60,80% dans le Delaware, 57,70% dans le Connecticut, 56,70% dans la Pennsylvanie, 54,40% dans le Maryland, reléguant loin derrière ses deux adversaires dont les scores sont toujours inférieurs à 30% et raflant encore la quasi-totalité des délégués. Le 3 mai, il franchit une étape importante avec sa victoire décisive dans l'Indiana, récupérant la totalité des 51 délégués grâce à sa victoire par 53,30%, face à Ted Cruz qui, de dépit, abandonne la course après un score de 36,60%, suivit dans la soirée de John Kasich (7,60%), laissant Donald Trump sans aucun rival, alors qu'il dépasse désormais les 1 000 délégués. Cette situation enterre l'idée d'une convention contestée, lors de laquelle les délégués auraient pu voter selon leur choix et aurait probablement défait Donald Trump. D'ailleurs, le Parti républicain, après des mois de tentatives infructueuses pour arrêter le milliardaire, se résigne à accepter la candidature, par la voix de son président Reince Priebus qui appelle le parti à s'unir derrière le "candidat présumé". Pourtant, des figures majeures du parti s'y refusent comme la famille Bush, Lindsey Graham ou bien Reince Priebus lui-même[86][87].

Sans plus d'adversaire, il termine la course en remportant 70 délégués le 10 mai par ses victoires dans le Nebraska (61,40%) et dans la Virginie-Occidentale (76,90%), 17 délégués le 17 mai dans l'Oregon (66,60 %), 27 délégués le 25 mai à Washington (76,20%), et 303 délégués le 7 juin dans la Californie (75,30 %), dans le Montana (73,70 %), dans le New Jersey (80,40 %), dans le New Mexico (70,70 %) et dans le Dakota du Sud (67,10 %), les autres points revenants à ses deux concurrents retirés donc sans valeur.

Au cours de ces primaires, il a a acquit le record historique de voix pour un candidat républicain : 14 millions. Il est parvenu à mettre en échec seize candidats, souvent des poids lourds du Parti républicain, ou bien des personnes bénéficiant d'importants soutiens financiers et médiatiques, a devenir le centre de l'intérêt national et international de la campagne, et a déjouer tous les pronostics, nombreux et quasi-unanimes, annonçant son échec[88][89][90][91][92] :

  • il n'aurait pas le courage de se présenter ;
  • il ne réunirait qu'un très faible score ;
  • son ascension spectaculaire dans les sondages se dégonflerait sous la pression des polémiques ;
  • cette ascension ne se retrouverait pas dans les résultats lors des votes de la primaire ;
  • l'élimination progressive de ses adversaires créerait un réflexe de report des voix sur les quelques candidats restants face à lui ;
  • le vote du Michingan rendrait quasiment impossible pour lui d'obtenir le nombre de délégués requis ;
  • l'élite du Parti républicain choisirait un troisième candidat indépendant pour le mettre en échec.

Il obtient le nombre de délégués suivants : 7 dans l'Iowa, 11 dans le New Hampshire, 50 dans la Caroline du Sud, 14 dans le Nevada, 36 dans l'Alabama, 11 dans l'Alaska, 16 dans l'Arkansas, 42 dans la Géorgie, 22 dans le Massachusetts, 8 dans le Minnesota, 13 dans l'Oklahoma, 33 dans le Tennessee, 48 dans le Texas, 8 dans le Vermont, 17 dans la Virginie, 9 dans le Kansas, 17 dans le Kentucky, 25 dans la Louisiane, 9 dans le Maine, 0 dans Porto Rico, 11 dans Hawaï, 12 dans l'Idaho, 25 dans le Michigan, 1 dans les Virgin Islands, 1 dans le Wyoming, 24 dans le Mississippi, 0 dans le district de Columbia, 99 en Floride, 54 en Illinois, 37 dans le Missouri, 29 en Caroline du Nord, 9 dans les îles Mariannes du Nord, 0 dans l'Ohio, 58 dans l'Arizona, 0 dans l'Utah, 6 dans le Wisconsin, 89 dans le New York, 12 dans le Rhode Island, 16 dans le Delaware, 28 dans le Connecticut, 17 dans la Pennsylvanie, 38 dans le Maryland, 57 dans l'Indiana, 36 dans le Nebraska, 30 dans la Virginie-Occidentale, 17 dans l'Oregon, 27 à Washington, 172 dans la Californie (75,30 %), 27 dans le Montana (73,70 %), 51 dans le New Jersey (80,40 %), 24 dans le New Mexico (70,70 %) et 29 dans le Dakota du Sud. Avec trente-sept victoires sur cinquante-deux depuis le début, il est le candidat républicain ayant obtenu le plus de délégués, au nombre de 1 447, dépassant donc les 1 237 pour obtenir l'investiture. Le 26 mai 2016, Associated Press annonce qu'il a obtenu le socle des 1 237 délégués en ayant aussi interrogé les délégués "libres" de leurs choix qui ont assuré qu'ils voteront pour lui[93][94].

Vainqueur des primaires avant la convention Modifier

A partir du mois de mai, lorsqu'il devient évident qu'il sera le candidat républicain, il enregistre de nouveaux soutiens, comme celui de l'ancien vice-président Dick Cheney, Paul Ryan, Rand Paul, Newt Gingrich, Scott Walker ou du puissant lobby pro-armes de la NRA. A l'international, après le président russe Vladimir Poutine, le chef suprême de la Corée du Nord Kim Jong-un, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le président tchèque Miloš Zeman, le Premier ministre cambodgien Hun Sen et l'ancien Premier ministre australien Tony Abbott expriment leurs sympathies. Sans qu'il ne devienne un soutien, Henry Kissinger le rencontre à Manhattan le 19 mai, après qu'il ait déjà rencontré James Baker, pour échanger sur la politique internationale. La méfiance à son égard diminue chez les électeurs américains à mesure qu'il s'efforce d'adopter un style plus présidentiel et plus rassembleur, modérant ses propos sans changer ses idées. Les sondages démontrent qu'il réduit l'écart qui le sépare de celle qu'il appelle désormais « Crooked Hillary » (ce que l'on peut approximativement traduire par « Hillary tordue »). Cette dernière était crédité d'une avance de plus de dix points jusqu'en avril mais la nomination évidente de Donald Trump à partir de mai crée un phénomène de rassemblement des opposants autour de lui et l'écart se réduit à deux points en mai. Certaines études le donnent même vainqueur : 46%-44% selon une pour The Washington Post-ABC et 45%-42% dans une pour Fox News. La course est extrêmement serrée entre eux dans les trois États les plus cruciaux : Floride, Ohio et Pennsylvanie. Plusieurs personnes du Parti républicain ont cependant affirmé qu'elles ne le soutiendraient pas comme la famille Bush ou Mitt Romney[95][96][97][98][99][100][101][102][103][104].

En réaction à la fusillade d'Orlando du 12 juin 2012, commise par un Américain d'origine afghane ayant prêté allégeance à l'État islamique, qui a coûté la vie à 50 personnes et en a blessé 53 autres, Donald Trump exprime sa tristesse et son soutien aux victimes, mais crée à nouveau la polémique en remerciant ses sympathisants qui le félicitent sur les réseaux sociaux d'avoir dénoncé le terrorisme islamique. Il se voit reprocher d'instrumentaliser le drame à des fins politiciennes. Le lendemain, dans une interview téléphonique à CNN, il reproche à la communauté musulmane de ne pas coopérer avec les services américains. Il promet ensuite de suspendre l'immigration en provenance de pays fertiles pour le terrorisme anti-occidental. Des sondages indiquent qu'il réduit l'écart avec Hillary Clinton. La semaine précédente, il avait déjà provoqué une controverse nationale en estimant que les origines mexicaines du juge instruisant le dossier de l'université Trump, qui parasite sa campagne, le rendent partial et qu'il devrait se retirer. Le 20 juin, un Britannique illégal de 19 ans ayant voulu s'emparer de l'arme d'un policier pour tenter d'assassiner Donald Trump à son meeting de Las Vegas est arrêté. Par ailleurs, des hackers russes ont piraté les données du comité national démocrate et diffusés un dossier de 200 pages sur les angles d'attaque contre Donald Trump, tournant autour d'un « mauvais businessman », d'un « misogyne en chef », d'une « campagne de divisions et offensive » ou de « politiques dangereuses et irresponsables ». De surcroît, le 20 juin, le New York Times révèle qu'il ne lui reste que 1,3 millions de dollars de fonds pour sa campagne, à comparer aux 42 millions restants pour Hillary Clinton, d'autant que les fonds récoltés par le Parti républicain sont moins élevés qu'à l'accoutumée. En tout, il a perdu 5 à 8 points dans les sondages au cours des trois dernières semaines[105][106][107][108][109][110].

Il se réorganise à partir du 21 juin, limogeant avec fracas son directeur de campagne qui considérait que les polémiques lui étaient utiles. Apparemment sur les conseils de ses enfants, il choisit un style plus sobre et plus présidentiel. Le 22 juin, il prononce un discours offensif contre Hillary Clinton dans lequel il oppose la représentante des élites au représentant du peuple et appelle à l'indépendance. Il vitupère la supposée corruption et incompétence de son adversaire, citant sa politique étrangère les liens de sa fondation avec des pays étrangers. En Écosse le 24 juin pour inaugurer un terrain de golf, il salut le vote de la veille au référendum britannique qui fait sortir la Grande-Bretagne de l'Union européenne à près de 52%, vantant le choix de l'auto-détermination et de la souveraineté, promettant aussi qu'une administration Trump renforcerait ses liens avec son partenaire et formant le vœu que l'Amérique suive la même voit d'indépendance. « La livre descend mais l’activité va revenir, on verra vraiment les conséquences dans cinq ans. Mais l’essentiel est de toute façon de récupérer son indépendance »[111][112][113].

Sacre de la convention de Cleveland Modifier

L'organisation de la convention de Cleveland est compliquée par la personnalité repoussante du candidat pour un certain nombre d'entreprises du numérique. Si Google et Facebook apportent un soutien financier et matériel, Microsof se limite au matériel et Apple refuse complètement. A noter que Donald Trump avait appelé au boycott de cette entreprise après qu'elle ait refusé de permettre au FBI de lire les portables des terroristes. L'absence des ténors est aussi remarquée : aucun Bush, ni Mitt Romney, ni John McCain, ni le gouverneur de l'Ohio John Kasich. Par crainte du risque terroriste et de contre-manifestations d'opposants politiques, la sécurité est fortement ré-haussée : barrières métalliques de 2,5 mètres étalées sur plusieurs kilomètres, blocs de béton et camions chasse-neige en guise de barrages, surveillance aérienne par de nombreux hélicoptères, présence de milliers de policiers, mobilisation des services anti-terroristes du FBI, restrictions dans les agissements des habitants[114][115][116].

Le choix de son vice-président s'étend aussi sur plusieurs semaines pour aboutir à une liste assez maigre : la sénatrice de l’Iowa Joni Ernst, le sénateur du Tennessee Bob Corker, le gouverneur du New Jersey Chris Christie, l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich et le gouverneur de l’Indiana Mike Pence. C'est ce dernier, réputé pour sa personnalité calme et ses convictions conservatrices, qui est annoncé le 15 juillet, notamment parce qu'il fut parlementaire pendant douze ans et compte parmi les proches de Paul Ryan, palliant ainsi les défauts de Donald Trump. C'est la fille du candidat, Ivanka, qui qui a pesé dans ce choix, confirmant l'importance prépondérante qu'elle détient en coulisse[117][118].

Trump Convention Cleveland 21 juillet 2016

La convention ouvre le 18 juillet et Donald Trump est officiellement désigné candidat du Parti républicain à la présidence des États-Unis le lendemain, mettant fin aux spéculations sur une possible rébellion des délégués. Si Mike Pence fait bonne impression, Ted Cruz est hué allègrement pour son refus de soutenir Donald Trump. L'attention médiatique se concentre sur le discours prononcé par Melania Trump, plagié à son insu sur celui de Michelle Obama en 2008, suscitant ce commentaire du candidat : « Les médias passent plus de temps à faire une analyse méticuleuse du discours de Melania que le FBI sur les e-mails de Hillary ». Le 21 juillet, conformément à la tradition, Donald Trump prononce le discours de clôture de la convention républicaine et déclare accepter la nomination, devenant ainsi, à 70 ans, le 28e candidat du Parti républicain à la présidence. Il s'ouvre à certaines minorités (Afro-Américains, Latinos, LGBT) et promet d'être la voix des invisibles, faisant au passage un appel du pied aux soutiens de Bernie Sanders, sans oublier de se livrer à une critique sans concession du bilan de Barack Obama et de Hillary Clinton. Il brosse un portrait noir de l'état de l'Amérique en insistant sur le crime, l'immigration, l'économie et les affaires étrangères. Long d'une heure, ce discours d'inspiration nixonienne compte parmi les records de durée mais n'en est pas moins suivit par 35 millions de personnes conquises[119][120][121][122][123][124].

L'impact de la convention semble être positif dans l'opinion puisque les quatre premiers sondages conduits après le donnent vainqueur de Hillary Clinton, inversant la tendance dominante de l'élection. Son image en ressort améliorée dans toutes les composantes : sympathie reconnue par 46% de sondés, honnêteté par 43% et proximité par 46%. Aussi, ayant rassuré délégués et militants, il a permit l'unité du parti pour 44% des sondés qui n'étaient que 16% à le penser avant. Paul Ryan admet que « le Parti républicain est un paquebot qui vogue lentement vers le populisme » tandis qu'un éditorialiste proclame : « C'est le parti de Trump maintenant ». « Nous allons devenir le parti des classes moyennes qui travaillent, explique un conseiller du candidat. Le parti façon Country club de la famille Bush, c'est terminé ».

Campagne générale Modifier

Campagne d'août et septembre Modifier

Pourtant, dès la semaine suivante, une série de polémiques affaiblissent à nouveau Donald Trump : sa critique d'un couple musulman dont le fils soldat est mort en Irak en 2004 qui l'avait fortement critiqué à la convention démocrate, des photographies de sa femme nue datant de plusieurs années dans la presse, une réflexion étonnante au sujet d'un bébé en pleur dans un de ses meetings, des propos alambiqués sur le deuxième amendement et Hillary Clinton interprétés par les médias comme un appel au meurtre contre la candidate, et surtout l'hypothèse que la Russie espionne le camp démocrate en sa faveur, laissant planer la crainte qu'une puissance étrangère ennemie intervienne dans le processus électoral américain. Il est alors délaissé par plusieurs pontes du Parti républicain, certains appelant à voter pour Hillary Clinton, tandis qu'il accuse une sérieuse baisse d'intention de vote au plan national et dans les États-pivots, alors que la presse et plusieurs politiques spéculent ouvertement sur sa santé mentale en pointant son narcissisme et sa volatilité (au point que la CIA craint de devoir lui révéler des secrets de sécurité nationale dans un briefing établit par la loi pour les candidats présidentiels)[125][126][127][128].

Prié de changer de stratégie, le candidat s'y refuse et conteste la transparence du scrutin. L'hypothèse de sa défaite paraît si évidente qu'il l'évoque lui-même s'imaginant « de très longues et belles vacances » ensuite. Du côté du Parti républicain, nombre d'élus invitent le parti à réinvestir l'argent de la campagne dans les élections à venir pour rentabiliser, d'autres demandent un changement de candidat. Il se rattrape à partir du 20 août en exprimant ses regrets sur certaines de ses expressions, arguant qu'il n'est pas facile de choisir les bons termes dans la fureur du débat politique, et semble esquisser une stratégie de rapprochement vers les Afro-américains (12% de l'électorat), demandant en meeting « Vous vivez dans la pauvreté, vos écoles sont mauvaises, vous n'avez pas de travail, 58% de votre jeunesse est au chômage. Mais qu'est-ce que vous avez à perdre ? », alors qu'il accuse son adversaire démocrate de les menacer en favorisant une immigration dévoreuse d'emplois. Pourtant, dans le même temps, il prend pour nouveau directeur général de campagne le directeur du site d'informations conservateur Breitbart, vitrine de l'alt-right, Stephen Bannon. Le 30 août 2016, après avoir rencontré le président Enrique Peña Nieto au Mexique sur invitation du président, marquant sa première visite à d'un leader mondial, il prononce prononce un discours attendu sur l'immigration très attendu dans lequel il clarifie ses positions en maintenant celles déjà martelées avant. Le 3 septembre, il s'exprime dans à la Great Faith International Church de Detroit (Michigan) à l'invitation du révérend Wayne Jackson, en réponse aux critiques de ceux qui l'accusent de s'adresser à une communauté qu'il connaîtrait mal[129][130][131][132].

A la fin du mois d'août, si Hillary Clinton reste en tête des intentions de votes, l'écart de dix points qu'elle avait acquit après sa convention s'est réduit pour revenir à la situation antérieure. Un sondage CNN du 6 septembre le donne même vainqueur de deux point. Les causes sont sans doute à trouver dans un rebondissement de l'affaire de ses e-mails et sur les doutes entourant sa santé et la Fondation Clinton, que Donald Trump a rappelé, lui qui a poursuivit sa campagne tout au long du mois quand la candidate démocrate était absente. La Fondation Clinton réclame discrètement 100 millions d'euros à ses sponsors pour la campagne. De surcroît, elle provoque un torrent polémique en déclarant dans un gala LGBT : « Pour généraliser grossièrement, il y a la moitié des soutiens de Trump que vous pouvez mettre dans ce que j'appelle le panier des pitoyables. N'est-ce pas ?! Les racistes, les sexistes, les xénophobes, les homophobes, les islamophobes,.... Car malheureusement il y a des gens comme ça ». De son côté, Donald Trump poursuit son chemin en proposant un congé maternité payé de six semaine pour les nouvelles mères puis en rencontrant le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi le 20 septembre[133][134][135][136][137][138].

Débats et accusations de harcèlement sexuel Modifier

Le premier débat entre les deux candidats, très attendu, a lieu le 26 septembre à l'université Hofstra de New York et fédère 84 millions de téléspectateurs, un record pour un événement politique, plus que les 80 millions devant le débat Carter-Reagan de 1980. De cet affrontement d'une heure et demi, on retient surtout quelques passes d'armes comme les reproches de Clinton à Trump sur ses déclarations d'impôts non communiquées ou de Trump à Clinton sur sa santé fragile. Plusieurs sondages réalisés auprès de l'audience concluent globalement sur un avantage pour Donald Trump, sauf un de CNN accordant 62% de crédit à Hillary Clinton et qui figure dans la presse le lendemain[139][140].

Après l'ouverture d'une enquête concernant sa fondation pour soupçons d'irrégularités par le procureur général de New York le 13 septembre 2016, la justice de l'État new-yorkais ordonne à la fondation, le 3 septembre, de ne plus recevoir de dons pour la campagne, puisqu'elle ne s'est jamais enregistrée au bureau des œuvres caritatives de l'État et n'a jamais communiqué ses activités financières obligatoires. Le 8 octobre, à deux jours du prochain débat, The Washington Post exhume une vidéo d'enregistrement amateur datant de 2005 dans laquelle Donald Trump évoque une ancienne tentative de séduction en des termes goujats proches de l'assaut sexuel en faisant des références implicites aux parties intimes de la femme en question. Elle devient le centre de l'actualité et suscite un tollé unanime jusque dans son camp. Lui-même reconnait que les propos étaient malvenus et présente ses excuses mais rappelle qu'une différence sépare ses propos et les actes de Bill Clinton, protégés par Hillary Clinton. Cette dernière a fait part de son horreur. Un peu plus d'une heure avant le deuxième débat, il tient une conférence de presse retransmise sur sa page Facebook en compagnie de quatre femmes accusant Bill Clinton d'agression sexuelle contre elles ou Hillary Clinton d'intimidations[141][142].

Le 9 octobre 2016, le deuxième débat se tient à l'université Washington de St Louis, dans le Missouri, et se découpe en deux parties : une première faîte de réponses aux questions des modérateurs et la deuxième d'échanges avec des électeurs. Devant 66 millions de téléspectateurs, Donald Trump se fait remarquer en promettant l'ouverture d'une enquête spéciale sur sa rivale en cas d'élection, afin de tirer au clair l'affaire des e-mails. Selon lui, des personnes moins connues et moins puissantes ont eu leur vie détruites « pour 1/5 de ce qu'elle a fait ». Hillary Clinton se dit alors soulagée que la loi ne soit pas aux mains de Donald Trump, ce à quoi le candidat répond aussitôt : « Parce que vous seriez en prison ». CNN l'accuse aussi de « roder maladroitement » derrière Hillary Clinton en se basant sur quelques secondes d'images où il semble la suivre dans son déplacement sur scène ; l'article qui est amplement diffusé. Les premières études d'opinion donnent à nouveau Hillary Clinton vainqueur mais dans une moindre proportion et accordent à Donald Trump d'avoir mieux réussit ce deuxième débat. Celui-ci se plaint ensuite sur Twitter : « Hillary Clinton obtient les questions avant un débat et personne ne se plaint. Imaginez si c'était moi qui les avait eu »[143].

Le 10 octobre, d'autres vidéos datées de propos déplacés de Donald Trump pendant les montages de The Apprentice refont surface dans la presse. Le même jour, Bill Ô Reilly, éditorialiste phare de Fox News, affirme avoir la preuve que trois grands médias cherchent véritablement à cibler le candidat républicain. Le PDG de NDC a demandé de réécouter toutes les cassettes de Donald Trump pendant les montages de son émission mais la société de production s'y est opposée. La perte du soutien de Paul Ryan signifie potentiellement la perte du soutien du congrès. D'autres révélations sur ses obsessions et frasques sexuelles suivent, compromettant plus encore sa campagne et fragmentant ses soutiens, alors qu'il régresse dans les sondages et que la direction qu'il prend est jugée négative par la presse. En tout, dix femmes l'accusent de harcèlement sexuel. De son côté, Donald Trump accuse l'élection d'être truquée. Le climat se tend avec l'explosion d'un cocktail Molotov dans une permanence du Parti républicain à Charlotte en Caroline du Nord. Alors que Donald Trump accuse la presse de faire campagne contre lui, les journalistes de CNN et de NBC engagent des gardes du corps pour se protéger dans ses meetings. Les éditorialistes lui demandent de cesser sa rhétorique anti-médias et ses soupçons d'élection truquée et redoutent qu'il prépare un après-coup en cas de défaite sur le fil. Il demande d'ailleurs à ses sympathisants d'agir en observateurs dans les bureaux de vote le jour du scrutin[144][145][146][147][148].

Le troisième et dernier débat se déroule à l'université du Nevada le 19 octobre. Les deux candidats refusent de se serrer la main mais la tenue du débat est respectable que les deux précédentes fois. A une question du modérateur, Donald Trump refuse de dire qu'il reconnaîtra les résultats en cas de défaite modeste. Les médias soulignent la violence et la bassesse de l'émission. Un nouveau sondage donne encore l'avantage à Hillary Clinton.

Le 22 octobre, à 17 jours du scrutin, il prononce son plan d'action dans un discours à Gettysburg (Pennsylvanie), ville célèbre pour sa victoire dans la guerre de sécession, et rappelle ses mesures phares, au moment où les sondages font constater un décrochage quasi-irréparable pour lui. La mine grave et le ton contenu, visiblement sonné, il énumère : limitation des mandats au Congrès, gel des embauches dans l'administration (sauf l'armée, la police et les services de santé), réduction des réglementations fédérales, durcissement des conditions de passage du public au privé et tout particulièrement du lobbying des puissances étrangères, révision de l'ALENA et retrait du NAFTA, chasser les abus dans les échanges commerciaux internationaux, lever les restrictions à l'exploitation des réserves énergétiques, sortie de l'accord sur le climat, nomination d'un juge au fauteuil vacant de la Cour suprême, suppression des fonds fédéraux aux villes refusant le contrôle des immigrants illégaux, expulsions de 2 millions de clandestins coupables de crimes, instauration d'un « contrôle extrême » pour tout visiteur[149][150].

Le 29 octobre, le directeur du FBI, James Comey, provoque la stupeur du camp démocrate en annonçant la ré-ouverture de l'enquête des e-mails à l'encontre de Hillary Clinton suite à la découverte de nouveaux messages électronique. En meeting, Donald Trump parle « du pire scandale depuis le Watergate ». Dans les sondages, il reste distancé mais remonte quelque peu, notamment dans les États-clés, au point que la victoire de Hillary Clinton se situe dans la marge d'erreur. Un sondage pour ABC News et pour The Washington Post publié le 1er novembre lui accorde la victoire par 46% contre 45%. Sa côte auprès des parieurs remonte également. A quelques jours du scrutin, les deux candidats recourent à des publicités agressives de dénigrement de l'adversaire, alors que 82% des Américains sortent écœurés de la campagne. En revanche, ses meetings attirent des foules bien supérieures à ceux de son adversaire (jusqu'à 13 000 personnes). Pour s'assurer qu'il n'y ait pas de dérapage, son équipe lui interdit de recourir à Twitter dans les derniers jours, alors qu'il en a fait son instrument de communication privilégié et efficace de sa campagne grâce au suivi intense dont il fait l'objet. Son dernier tweet, daté du samedi 5 novembre : « MAKE AMERICA GREAT AGAIN ! ». Le soir du 5 novembre, il est brièvement exfiltré de scène par le service de sécurité lors d'un meeting à Reno (Nevada) après qu'un homme, ensuite interpellé, ait crié "Arme" au milieu d' un mouvement de foule. L'homme en question portait une pancarte "Les Républicains contre Trump". Le 7 novembre, le FBI annonce refermer l'enquête ouverte neuf jours plus tôt. Des voix s'étonnent qu'un temps moindre ait permis de vérifier un nombre d'e-mails bien plus conséquents que la fois précédente. Le même jour, Donald Trump conclut sa campagne par un meeting géant dans le Michigan, comme sa rivale[151][152][153][154][155][156][157][158][159][160].

Le 8 novembre, il twitte : « TODAY WE MAKE AMERICA GREAT AGAIN! ». Votant à New York, il est hué à son arrivée vers 17h00 (heure française). Sur les réseaux sociaux, il publie deux vidéos dans lesquelles il appelle ses sympathisants à aller voter[161][162][163][164][165].

Résultats et épilogue Modifier

Les résultats définitifs accordent 46,20% des voix à Donald Trump (62 686 votes) et 48,10% à Hillary Clinton (65 250 267 votes), soit un écart de deux millions de voix, pour un taux de participation de 54,20% se situant dans la moyenne des élections depuis les années 1980. Cependant, la répartition des votes selon les États démontre un net avantage au républicain qui emporte 306 grands électeurs pour 29 États, loin devant les 232 dans 20 États pour la démocrate (les résultats dans le Michigan et le New Hampshire ne sont pas encore connus). Il l'emporte dans le centre et le sud de l'Amérique, échouant surtout sur les côtes Est et Ouest du pays[166]. Il fait aussi carton dans les États de la Rust Belt, région industrielle sinistrée, en s'imposant largement dans l'Ohio, en faisant mentir les sondages prédisant sa défaite dans le Michigan, en l'emportant de peu en Pennsylvanie et enfin en faisant tomber l'Indiana[167]. En comparaison avec l'élection de 2012, Donald Trump ne perd que 1,5 millions de voix par rapport à Mitt Romney quand le différentiel s'élève à 5 millions entre Hillary Clinton et Barack Obama. Le Parti républicain conserve la majorité au Sénat[168][169].

Les États qu'ils remporte cités ci-après sont classés dans l'ordre des scores : Wyoming (70,10% contre 22,50%), Virginie occidentale (68,70% contre 26,50%), Oklahoma (65,30% contre 28,90%), Dakota du Nord (64,10% contre 27,80%), Alabama (62,90% contre 34,60%), Kentucky (62,50% contre 32,70%), Dakota du Sud (61,50% contre 31,70%), Tennessee (61,10% contre 34,90%), Arkansas (60,40% contre 33,80%), Nebraska (60,30% contre 34,00%), l'Idaho (59,00% contre 27,70%), Mississippi (58,30% contre 39,80%), Louisiane (58,10% contre 38,40%), Montana (57,30% contre 35,40%), Kansas (57,20% contre 36,10%), Indiana (57,20% contre 37,90%), Missouri (57,10% contre 38,00%), Caroline du Sud (55,60% contre 39,90%), Alaska (53,00% contre 37,60%), Texas (52,60% contre 43,40%), Ohio (52,10% contre 43,50%), Iowa (51,70% contre 42,25%), Géorgie (51,30% contre 45,60%), Caroline du Nord (50,50% contre 46,70%), Arizona (49,70% contre 45,40%), Floride (49,10% contre 47,80%), Pennsylvanie (48,80% contre 47,70%), l'Utah (45,90% contre 28,30%) et Wisconsin (47,80% contre 46,90%)[170].

Les États qu'il a perdu cités ci-après cités dans l'ordre des défaites : District de Columbia (04,10% pour 92,90%), Hawaï (30,01% pour 62,30%), Vermont (32,60% pour 61,10%), Californie (33,30% pour 61,50%), Massachusetts (33,50% pour 60,80%), Maryland (35,30% pour 60,50%), État de New York (37,40% pour 58,90%), Washington (37,8% pour 56,3%), Illinois (39,4% pour 55,40%), Nouveau Mexique (40,00% pour 48,30%), Rhodes Island (40,30% pour 54,90%), Oregon (41,10% pour 51,80%), Connecticut (41,60% pour 53,00%), New Jersey (41,90% pour 54,80%), Delaware (41,90% pour 53,40%), Colorado (44,80% pour 46,90%), Virginie (45,00% pour 49,80%), Maine (45% pour 48,10%), Minnesota (45,40% pour 46,80%), Nevada (45,50% pour 47,90%)[171].

Équipe de campagne Modifier

Financement Modifier

Au 19 octobre 2016, il a dépensé 795 millions de dollars contre 1,3 milliard pour Hillary Clinton dans ce qui est l'élection la plus coûteuse de l'histoire américaine (6 milliards de dollars). Il indique avoir utilisé 100 millions de dollars de sa fortune, bien que le Washington Post parle plutôt de 66 millions. Sa levée de fonds est moins importantes que celle de Hillary Clinton[172].

Couverture médiatique Modifier

Couverture nationale Modifier

Couverture internationale Modifier

Sociologie de l'électorat Modifier

Oppositions et protestations Modifier

Analyses politiques Modifier

Références Modifier

  1. Donald Trump candidat à la présidence américaine
  2. Pourquoi les journalistes se sont plantés sur Donald Trump
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  32. Donald Trump creuse l’écart chez les républicains
  33. Trump le "voyou" et le "démagogue" en Une de Time
  34. Ces chanteurs qui refusent de voir Donald Trump utiliser leur musique
  35. Pourquoi Apple, Google, Facebook et Tesla veulent la peau de Trump
  36. Jennifer Lawrence fait un doigt d'honneur à Donald Trump en direct
  37. Angelina Jolie défend les réfugiés et dénonce la politique de Donald Trump
  38. J.K Rowling : «Trump est offensant et sectaire»
  39. Robert de Niro regrette de "ne plus pouvoir frapper" Donald Trump
  40. Donald Trump, phénomène médiatique
  41. Diaboliser Donald Trump ? Les médias américains hésitent
  42. Donald Trump : le phénomène médiatique s'essouffle
  43. Trump: les médias américains le traitent de "menteur"
  44. Trump ou Clinton : quel candidat la presse américaine soutient-elle ?
  45. VIDÉO - Le directeur de campagne de Trump inculpé pour coups et blessures
  46. Donald Trump échappe aux poursuites pour incitation à la violence
  47. Californie: violentes protestations devant un rassemblement de Trump
  48. Etats-Unis: heurts en marge d'un meeting de Trump, qui qualifie les manifestants de "criminels"
  49. New York : Rudy Giuliani soutient Trump
  50. List of Donald Trump presidential campaign endorsements, 2016
  51. [http://www.bfmtv.com/international/usa-trump-refuse-de-prendre-ses-distances-avec-un-ancien-dirigeant-du-kkk-955180.html USA: Trump refuse de prendre ses distances avec un ancien dirigeant du KKK]
  52. Nigel Farage, l'ex-leader de Ukip, et Donald Trump se couvrent de compliments dans le Mississippi
  53. Ben Carson appelle à voter Donald Trump aux primaires républicaines
  54. Présidentielle américaine : du «tout sauf Trump» au «tout sauf Clinton» ?
  55. Primaires américaines : les militaires séduits par Donald Trump
  56. La garde rapprochée de Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche
  57. Donald Trump se sépare de son directeur de campagne
  58. Donald Trump : la femme derrière sa communication n'a pas 30 ans
  59. Donald Trump lève le voile sur sa politique étrangère
  60. Qui est James Woolsey, le nouveau conseiller de Donald Trump ?
  61. Le maire de Vancouver veut débaptiser sa Trump Tower
  62. Donald Trump bientôt interdit de séjour au Royaume-Uni ?
  63. Comment Manuel Valls utilise Donald Trump pour s'en prendre implicitement au FN
  64. L'envoyé spécial du Petit Journal - C à vous
  65. Remous en Israël avant la visite de Donald Trump
  66. Primaires américaines : les réservations des hôtels de Donald Trump s’effondrent de 59%
  67. Capture d'écran Wikipédia
  68. Capture d'écran Wikipédia français
  69. Capture d'écran Wikipédia espagnol
  70. Capture d'écran Wikipédia anglais
  71. Wiki trump allemand
  72. Trump ne passe pas chez nous
  73. Hors des Etats-Unis, Trump fait l'unanimité contre lui
  74. Au Parlement européen, «on espère tous la défaite de Trump»
  75. MONDOVISION. Entre Trump et Clinton, Pékin et Moscou ont choisi
  76. La presse américaine compare Donald Trump à Marine Le Pen
  77. Doanld Trump is to the right of Marine Le Pen
  78. Donald Trump Is Our Jean-Marie Le Pen
  79. Donald Trump, là où on ne l’attend pas
  80. Le Pen comparée à Trump: "Je ne suis pas américaine, je ne suis pas Nicolas Sarkozy"
  81. Comparé à Marine Le Pen, Donald Trump répond - ZAPPING ACTU DU 17/12/2015
  82. Le syndrome anti-Trump de la presse française, Guy Milliere
  83. Jean-Marie Le Pen endorses Trump days after ex-KKK leader urges support
  84. Enquête Exclusive Donald Trump : le milliardaire qui voulait être président - 28/02/2016 (à 20min00)
  85. Trump, l'avalanche qui emporte le parti républicain
  86. Donald Trump will be presumptive GOP nominee, we all need to unite and focus on defeating Hillary Clinton
  87. M. Kasich laisse M. Trump seul en course pour être le candidat républicain
  88. Trump will get more GOP primary votes than anyone in history (because more people are voting)
  89. Trump passes Romney’s popular vote total, likely to break GOP record
  90. [http://www.thegatewaypundit.com/2016/05/trump-one-step-closer-nomination-hillary-one-step-forward-two-steps-back/ IT’S OFFICIAL: DONALD TRUMP Breaks Bush Record With Most Votes Ever for Republican Primary Candidate]
  91. Trump To Get More Primary Votes Than Anyone In History
  92. Trump peut-il gagner ?
  93. 2016 Delegate Count and Primary Results
  94. C’est fait: Donald Trump décroche l’investiture pour la Maison Blanche
  95. La NRA se range derrière Donald Trump
  96. Présidentielle américaine: un sondage donne Trump gagnant face à Clinton
  97. Trump et Clinton au coude-à-coude dans des Etats cruciaux
  98. REUTERS NATIONAL POLL: HILLARY CLINTON 41%, DONALD TRUMP 40%
  99. Présidentielle américaine : Trump réduit l'écart avec Clinton
  100. Rattrapée dans les sondages, Clinton se démarque de Trump
  101. [Rattrapée dans les sondages, Clinton se démarque de Trump Présidentielle USA 2016. Trump se dédiabolise à grande vitesse]
  102. Donald Trump rencontre Henry Kissinger à New York (presse)
  103. Présidentielle américaine : du «tout sauf Trump» au «tout sauf Clinton» ?
  104. Hungary PM becomes first EU leader to endorse Trump
  105. La réaction de Donald Trump après la tuerie d'Orlando fait polémique aux États-Unis
  106. Orlando: Trump cible encore la communauté musulmane
  107. M. Trump veut « suspendre l'immigration » de pays où est implanté le terrorisme
  108. La liste compilée par les Démocrates des critiques sur Trump fait 200 pages
  109. Etats-Unis: un homme inculpé pour avoir voulu tuer Donald Trump
  110. Trump, le milliardaire sur la paille ?
  111. Trump fustige le système corrompu qui serait incarné par Hillary Clinton
  112. DONALD J. TRUMP STATEMENT REGARDING BRITISH REFERENDUM ON E.U. MEMBERSHIP
  113. « Brexit » : Trump assure que « les gens veulent voir des frontières »
  114. Apple refuse d'aider Donald Trump et le Parti républicain
  115. Sécurité maximum pour la "convention Trump" à Cleveland
  116. États-Unis: le centre-ville de Cleveland sous haute sécurité avant la convention républicaine
  117. La liste des candidats au poste de vice-président de Donald Trump se réduit
  118. États-Unis: Trump choisit Mike Spence comme colistier
  119. Donald Trump officiellement désigné candidat républicain à la Maison Blanche
  120. Donald Trump accepts Republican nomination
  121. Trump, officiellement candidat des républicains, veut être « la voix » des oubliés
  122. INSTANT POLL: Trump's speech was a hit with voters
  123. 35 million TV viewers watch Donald Trump's acceptance speech at GOP convention
  124. Hillary Clinton face au redoutable défi posé par Donald Trump avec son discours à l'investiture
  125. Trump rattrape Clinton dans deux sondages
  126. Trump double Clinton dans les sondages
  127. Etats-Unis : sonnés, les rivaux de Trump préparent déjà 2020
  128. Nationwide opinion polling for the United States presidential election, 2016
  129. La candidature Trump menacée d'implosion
  130. Donald Trump aux Noirs-Américains : "Qu'avez vous à perdre ?"
  131. Présidentielle américaine: «Alt-right», la face cachée de Donald Trump
  132. Donald Trump's full speech at Detroit church
  133. Et Trump repasse devant,... mais...
  134. La Fondation Clinton demande 100 M USD à ses sponsors pour lutter contre Trump
  135. Electeurs de Trump «pitoyables»: la gaffe qui pourrait coûter cher à Clinton
  136. Clinton ‘Basket of Deplorables’ Remark Draws Fire
  137. Donald Trump pour un congé maternité payé
  138. Trump et Clinton rencontrent le président égyptien
  139. Audiences : 84 millions de téléspectateurs devant le premier débat entre Clinton et Trump
  140. Présidentielle US : le top 5 des attaques entre Hillary Clinton et Donald Trump
  141. Donald Trump Caught On Tape: I Grab Women "By The Pu**y”
  142. La justice de New York ordonne à la fondation Trump d'arrêter de recueillir des dons
  143. Trump threatens to prosecute Clinton
  144. Press Tensions at Trump Rallies
  145. Breaking bombe artisanale contre une permanence republicaine a Charlotte.... Analyse lh:Climat de plus en plus tendu entre les 2 Ameriques
  146. Journalistes américains de plus en plus inquiets sur le 9 novembre. Multiples sources disant que Trump contestera des résultats....p1
  147. P2 presse américaine politique pense que trump prépare " une révolution du 9 novembre" pour refuser les résultats . Grande inquiétude.
  148. Présidentielle américaine : comment Donald Trump pourrit l'atmosphère de fin de campagne
  149. FULL Donald Trump Delivers MAJOR Policy Speech In Gettysburg PA 10/22/16 FIRST 100 DAYS IN OFFICE SP
  150. Les 100 premiers jours de Donald Trump : un programme en forme de testament
  151. L'écart se resserre entre Clinton et Trump
  152. USA : un sondage donne Trump devant Clinton
  153. Présidentielle aux États-Unis : Donald Trump a la cote chez les parieurs
  154. Clinton "la menteuse", Trump "le grossier": les candidats s'écharpent dans de nouvelles pubs
  155. Clinton et Trump dans leur sprint final
  156. Donald Trump évacué en plein meeting dans le Nevada, un homme interpellé
  157. Donald Trump privé de Twitter par son équipe de campagne
  158. Donald Trump évacué en plein meeting dans le Nevada, un homme interpellé
  159. Affaire des emails : le FBI maintient sa position de ne pas poursuivre Hillary Clinton
  160. Today we are going to win the great state of MICHIGAN and we are going to WIN back the White House! Thank you MI!
  161. TODAY WE MAKE AMERICA GREAT AGAIN!
  162. VOTE TODAY! Go to http://vote.gop to find your polling location. We are going to Make America Great Again!
  163. We need your vote. Go to the POLLS! Let's continue this MOVEMENT! Find your poll location
  164. #ElectionDay
  165. http://www.lemonde.fr/elections-americaines/live/2016/11/08/election-americaine-en-direct-ouverture-des-premiers-bureaux-de-vote-sur-la-cote-est_5027375_829254.html
  166. CARTE INTERACTIVE - Les résultats État par État
  167. Trump fait carton plein dans la «rust belt», épicentre de la colère blanche
  168. Trump élu quarante-cinquième président des Etats-Unis : nos réponses à vos questions
  169. « Donald Trump a su capter la colère des déclassés du rêve américain »
  170. CARTE INTERACTIVE - Les résultats État par État
  171. CARTE INTERACTIVE - Les résultats État par État
  172. Présidentielle américaine: où les candidats trouvent-ils des milliards de dollars?

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