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Charles III de France
Charles III de France
Informations biographiques
Naissance

17 septembre 879

Décès

7 octobre 929 (à 50 ans)
Péronne, Somme (Francie occidentale)

Nationalité

Francs

Parti politique

-

Conjoint(e)

Frédérune
Edwige de Wessex

Enfants

Gisèle (avec Frédérune)
Rothrude (avec Frédérune)
Hildegarde (avec Frédérune)
Frérone (avec Frédérune)
Ermentrude (avec Frédérune)
Adélaïde (avec Frédérune)
Louis IV de France (avec Edwige)

Diplôme

-

Profession

-

Religion

Catholicisme

Résidence

Herstal
Aix
Metz
Toul
Gondreville


Charles III de France (17 septembre 879 - 7 octobre 929) est un monarque franc. Il est roi des Francs du 3 janvier 898 au 30 juin 922.

Charles le Simple, âgé d’une vingtaine d’année, devient roi après que le roi Eudes ait conseillé à l’aristocratie d’en faire son successeur, pour cause d’un parti carolingien persistant. C’est ainsi que la dynastie arrivée au pouvoir grâce à Pépin le Bref en 751 revient sur le trône de la Francie occidentale. Il entretient des relations complexes avec les féodaux, reconnu par certains, suspectant d’autres, mais il commet l’erreur de pourparler avec les normands pourtant vaincus, de conclure un pacte avec eux qui leur permet de s’installer en Normandie. Il réalise également ses vues au sujet de la Lotharingie où il se fait couronner, soutenu par les aristocrates qui supportaient de moins en moins les rois germaniques et qui font cessation avec l’élection de Conrad, mais Henri Ier complique la situation en contestant Charles au sujet de la Lotharingie, faisant reconnaître un statu quo.

Biographie Modifier

Charles le Simple est le troisième fils de Louis II le Bègue, après Louis et Carloman.

Règne Modifier

Relations avec les locaux Modifier

Charles détient une autorité réelle au nord de la Loire ainsi que de nombreuses possessions comme des palais, des comtés, des abbayes, avec un fort soutien ecclésiastique. En revanche, les pouvoirs régionaux demeurent, comme en Aquitaine, en Bourgogne ou en Flandre. Alors il confère à Robert, frère du défunt Eudes, un pouvoir considérable en région parisienne.

Concernant l’Aquitaine, il cherche à réinstaurer son autorité en conférant des droits et autre par diplômes, qui lui permettent de s’affirmer, et en particulier en Catalogne, la partie la plus méridionale de l’Aquitaine. Il donne ou confirme des biens et des droits en matière fiscale et monétaire. Cependant, il semblerait qu’il ait surtout reconnu des usurpations commises par les grands de Catalogne. Dans ces diplômes, il se fait appeler « roi de Gothie » ou bien « roi des Francs et des Goths ». Il lutte également contre l’influence du puissant duc d’Aquitaine, Guillaume Ier dit le Pieux, bien que ce dernier ne trahisse jamais sa confiance. En Bourgogne non plus, Charles ne peut se plaindre de Richard le Justicier.

Lutte contre les Normands Modifier

Déjà sous les règnes précédents, les Normands sont un fléau qui sévit continuellement, parfois vainqueurs, parfois perdants. Charles a beau réunir Richard le Justicier, Robert et Herbert II de Vermandois en 900, rien de concret ne sort. Dix ans plus tard, battu près d’Auxerre, le chef normand Rollon l’est à nouveau à Chartres, face à Robert, Richard, Eble de Poitou. Mais alors qu’il s’apprête à fuir, Charles le Simple lui propose d’être relogé dans la région de Rouen. Ce n’est pas un fait nouveau, Louis le Pieux l’a fait sur la basse Weser, Charles le Gros l’a fait pour Godfried en Frise. Charles et Rollon se rencontrent en 911 à Saint-Clair-sur-Epte et parviennent à un accord : le premier offre un territoire (qui deviendra la Normandie) au deuxième qui se converti au catholicisme et prête un serment de fidélité. Rollon reproduit assez fidèlement le modèle carolingien pour gouverner en Normandie et n’importe pas le modèle viking, tandis que ses hommes se christianisent progressivement. Si les attaques normandes ne s’arrêtent pas (ex : Bretagne en 918), Charles obtient un crédit personnel dans cette affaire et assure la paix dans la France du nord.

La Lotharingie Modifier

Pensant à reprendre la Lotharingie dont il s’estime l’héritier, Charles le Simple entre en relation avec Rénier au Long Col, aristocrate principal du pays, lié aux Carolingiens par sa mère descendant de Lothaire Ier, qui ne supporte pas l’autorité de Zwentibold de Germanie, qui poursuit les rapines de son père Arnulf. Les aristocrates lorrains s’étaient réunis autour du fils d’Arnulf, Louis l’Enfant, pensant qu’il gouvernerait avec plus d’autonomie, mais lorsqu’il meurt en 911, les grands de Germanie choisissent Conrad, homme détesté des aristocrates lorrains qui font appel pour la deuxième fois à Charles, que Rénier avait déjà invité à occuper Aix-la-Chapelle et Nimègue lorsqu’il s’était exilé en Francie. Charles tient une occasion qu’il attendait, il avait même épousé la Lorraine Frérone en 907, mais, contrairement à ce qui fut longtemps dit, il ne semble pas s’agir d’une politique orientale née pour compenser les pertes à l’ouest. Il s’y rend donc et s’y fait élire roi en 911. A partir de ce moment, il ajoute Francorum à rex, signifiant qu’il est roi de tous les Francs. Après la mort de Rénier, Charles reconnait son fils Giselbert et le fait Marchio mais ce dernier, cherchant à gouverner par et pour lui-même la Lotharingie, commence à se constituer un réseau de fidèle par des distributions de terres et de constructions. Henri Ier, nouveau roi de Germanie depuis 919, convoite aussi la Lotharingie mais, ne pouvant se confronter à Charles, il le rencontre près de Bonn le 7 novembre 921 et les deux hommes reconnaissent le statu quo. L’un gouverne les Francs occidentaux et l’autre les Francs orientaux.

La chute Modifier

Mais les grands s’irritent de plus en plus de la politique lorraine de Charles, de son favoritisme à l’égard d’Haganon. Une révolte, menée par le duc des Francs Robert, éclate en 920 et Charles se fait emprisonner. Il est libéré par l’archevêque Hervé de Reims. Il espère reprendre le royaume avec ses fidèles lorrains mais une deuxième révolte en 922 le fait fuir en Lorraine, ainsi Robert se fait élire par les grands et couronner par l’archevêque Gauthier de Sens roi des Francs. La tournure des événements aurait pu être favorable à Charles, en raison de l’affrontement qui suit et de la mort de Robert à la bataille de Soissons le 15 juin 923, mais les grands refusent de se rallier à Charles. Dans la mesure où le fils de Robert, le futur Hugues le Grand rejette la proposition qui lui est faite de succéder à son père, ils offrent la couronne au gendre du défunt roi, Raoul, qui la prend.

Charles se raccroche encore à des espoirs, pensant que Henri Ier de Germanie interviendra, et accepte l’aide de son cousin Herbert II de Vermandois. Mais ce dernier le capture et l’emprisonne à Saint-Quentin. Herbert est surtout poussé par son ambition, mais il ne peut empêcher l’épouse de Charles Edwige et ses enfants comme Louis de quitter la Francie pour l’Angleterre. Une frange de l’aristocratie reste fidèle aux Carolingiens, comme les princes méridionaux, et aussi le pape Jean X, mais Herbert ne cède pas aux menaces d’excommunication. Il utilise Charles pour se rapprocher du Normand Rollon, en révolte contre Raoul. Mais il meurt en 929 au château de Péronne.

Héritage Modifier

Bien que son règne ait bien commencé, il n’a pas disposé des êtres et ressources nécessaires pour faire face aux féodaux. On en a parlé comme du grand roi méconnu.

Description Modifier

C’est un personnage instruit, généreux et pieux.

Anecdotes Modifier

  • Il a distribué plus d’une centaine de diplômes.
  • Les chroniques de l’époque les moins sympathiques à son égard l’appellent simplex qui signifie « sans détour ».

Références Modifier

  • Source de référence générale : Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe, Hachette, Paris, 1997
~ Monarques de France ~
Mérovingiens:
Clovis Ier | Clotaire Ier | Caribert Ier | Gontran | Chilpéric Ier | Sigebert Ier | Clotaire II | Dagobert Ier | Sigebert III | Clovis II | Clotaire III | Thierry III | Clovis III | Childebert III | Dagobert III | Chilpéric II | Clotaire IV | Thierry IV | Childéric III
Carolingiens:
Pépin III | Carloman Ier de France | Charles Ier de France | Louis Ier de France | Charles II de France | Louis II de France | Louis III de France | Carloman II de France | Charles III le Gros
Robertiens:
Eudes de France
Carolingiens:
Charles III de France
Robertiens:
Robert Ier de France | Raoul de France
Carolingiens:
Louis IV de France | Lothaire de France | Louis V de France
Capétiens directs:
Hugues Capet | Robert II de France | Henri Ier de France | Philippe Ier de France | Louis VI de France | Louis VII de France | Philippe II de France | Louis VIII de France | Louis IX de France | Philippe III de France | Philippe IV de France | Louis X de France | Jean Ier de France | Philippe V de France | Charles IV de France
Capétiens valois:
Philippe VI de France | Jean II de France | Charles V de France | Charles VI de France | Charles VII de France | Louis XI de France | Charles VIII de France | Louis XII de France | François Ier de France | Henri II de France | François II de France | Charles IX de France | Henri III de France
Capétiens Bourbons:
Henri IV de France | Louis XIII de France | Louis XIV de France | Louis XV de France | Louis XVI de France
Bonaparte:
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Capétiens Bourbons directs:
Louis XVIII de France | Charles X de France | Louis XIX de France | Henri V de France
Capétiens Orléans:
Louis-Philippe Ier
Bonaparte:
Napoléon III

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