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Pasqua
Charles Pasqua
Informations biographiques
Naissance

Charles Victor Pasqua
18 avril 1927
Grasse, Alpes-Maritimes (France)

Décès

29 juin 2015 (à 88 ans)
Suresne, Hauts-de-Seine (France)

Nationalité

Française

Parti politique

RPF (1947-1955)
UNR (1958-1968)
UDR (1968-1976)
RPR (1976-1999)
RPF (1999-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015)

Conjoint(e)

Jeanne Joly

Enfants

Pierre-Philippe Pasqua

Diplôme

-

Profession

Agent commercial en entreprise

Religion

Catholicisme

Résidence

Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)


Charles Pasqua (18 avril 1927 - 29 juin 2015) est un homme politique français.

Natif du sud dont il a conservé l’accent chantant, son profil contraste avec la technocratie dominante au sein des élites politiques françaises, comme son parcours, commencé dans la résistance à 14 ans et continué dans l’entreprise Ricard dont il gravit les échelons jusqu’à la deuxième place. Gaulliste convaincu, il dirige le Service d’action civique (SAC), la milice officieuse du mouvement qu’il mobilise pour la manifestation du 30 mai 1968, avant de s’engager au RPR où il laisse une trace durable, en contribuant aux carrières de deux futurs présidents, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, en s’imposant comme le « parrain » des Hauts-de-Seine, et en imprimant sa ligne intransigeante sur les dossiers migratoires, terroristes et sécuritaires, avant d’entamer un combat souverainiste avec Philippe Séguin et Philippe de Villiers dans les années 1990. Son soutien à Édouard Balladur en 1995 met un terme à sa courte carrière ministérielle : deux passages de deux ans à l’Intérieur pendant les cohabitations sous François Mitterrand, qui l’a appelé « ce diable de M. Pasqua » en écho à l’hostilité profonde que lui vouait la gauche, tandis que la droite retient de lui le parcours, la personnalité, le patriotisme et les déclarations mémorables de ce gaulliste historique au langage cru, un totem politique que n’entache pas les nombreuses procédures judiciaires engagées contre lui dans la dernière partie de sa vie[1].

Jeunes années Modifier

Famille Pasqua

Famille, études et jeunesse Modifier

Charles Victor Pasqua est né le 18 avril 1927 à Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Fils d’un policier, André, et de sa femme Françoise, née Rinaldi, et petit-fils d’un berger, il est issu d’une famille corse fortement patriote, s’inscrivant dans la filiation bonapartiste (il est un admirateur de Napoléon Bonaparte) et non dans la filiation indépendantiste. Il occulte la profession de son père dans sa notice biographique du Who’s Who sous le terme de « fonctionnaire » mais la revendique ensuite au ministère de l’Intérieur et dans son livre – Que demande le peuple ?. Le réalisateur Jean-Pierre Mocky est un de ses condisciples au lycée et se souvient d'un élève cancre redoublant ses classes[2][3][4].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, comme le reste de sa famille, il se lance dans la résistance à quinze ans sous le nom de « Prairie » après que les Allemands aient envahi la zone libre au sud. Son père, André, appartient déjà à un réseau et fabrique de fausses cartes d’identités dans son commissariat. Il rejoint la France libre du général de Gaulle, un homme pour lequel il sera toujours fidèle et dont il défendra avec intransigeance l’œuvre et la pensée, déclarant lui avoir « donné [sa] et ne l’[avoir] jamais reprise ». Son oncle fut déporté dans les camps nazis. Lorsqu'il en est revenu à la fin de la guerre, il a demandé à sa famille de ne jamais oublier[5][6][7][8].

Carrière professionnelle Modifier

Ses premiers emplois sont plagiste à Cannes, détective privé et veilleur de nuit[9].

Il trouve un emploi dans la société Ricard, après un entretient avec Paul Ricard lui-même dans son bureau, qui lui a demandé de mimer une scène de vente puis l’a embauché quinze jours plus tard. Il est remarqué pour son bagout et son talent qui lui permettent l’ascension au sein de l’entreprise, de chef des ventes en Corse jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation en 1962. En 1967, il devient président-directeur-général jusqu'en 1971. Son astuce consistait à envoyer des amis dans les bistrots de campagne où le Ricard était inconnu dans ces endroits de la France pour qu’ils demandent cette boisson dont le bistrotier ne disposait pas, puis Charles Pasqua venait ensuite proposer d’en vendre, ce qu’acceptait le barman face à l’accumulation de fausses demandes[10][11][12].

En 1965-1966, il est membre de la section de la recherche technique et de l’information économique du Conseil économique et social et président du Centre national de la libre entreprise[13].

Vie privée Modifier

Après la guerre, il reprend ses études, obtient son baccalauréat puis deux licences de droit. Il épouse une Québécoise, Jeanne Joly, qu’il a rencontrée à Grasse, avec laquelle il a un fils unique, Pierre-Philippe, qui lui-même a deux enfants, Alexandre et Philippe. La famille s’installe à Marseille.

Ce fils unique est mêlé à plusieurs affaires dans les années 2000. Après sept années passées en Tunisie, il est condamné à un an de prison ferme pour une affaire de pot-de-vin extorquée à l'entreprise Alstom en 1994. Il est de nouveau condamné à un an de prison ferme en 2009, cette fois en compagnie de l'homme d'affaire Pierre Falcone, tous deux accusés de détournement de fond dans les années 1990 au détriment de l'entreprise de la Sofremi. Dans cette dernière affaire, il s'agissait d'une somme de 1,5 millions d'euros que le fils Pasqua a empoché, indique la Cour d'Appel de Paris. Il décède en février 2015 à l'âge de 67 ans suite à une longue maladie. C'est le président de l'UMP Nicolas Sarkozy qui l'annonce lors d'une réunion de la commission exécutive du parti[14].

Carrière politique Modifier

Engagement politique (1947-1981) Modifier

Attaché au général de Gaulle et à la France, il participe à la fondation du Rassemblement du peuple français dans les Alpes-Maritimes en 1947 et prend sa carte. En 1959, il cofonde avec Jacques Foccart et Achille Peretti le Service d’Action civique (SAC), sorte de police parallèle du gaullisme destinée à lutter contre l’OAS en pleine guerre d’Algérie. Vice-président de l’organisation, il la dirige avec son ami Daniel Léandri. Son combat politique s’intensifie après qu’il ait quitté Ricard en 1967 et qu’il a fondé sa propre entreprise, Euralim, spécialisée dans la vente de l’Américano, un cocktail italien. En effet, membre-fondateur des Comités de défense de la République (CDR) en mai 1968, il organise avec le SAC et des amis gaullistes la grande contre-manifestation du 30 mai 1968 sur les Champs-Élysées en réponse aux évènement du mois de mai qui ont vu la contestation du pouvoir gaulliste dans les rues, puis se fait élire député UDR à Clichy-Levallois-Perret dans le raz-de-marée gaulliste des élections législatives de juin. Cependant, Charles de Gaulle démissionne l'année suivante. En 1970, Charles Pasqua apprend en rentrant d'Israël la mort du général de Gaulle à l'aéroport, par son fils venu le chercher. Il est présent à ses funérailles à Colombey-les-Deux-Églises[15][16][17].

A partir de 1974, Charles Pasqua s’attache au poulain de Georges Pompidou, Jacques Chirac, qu’il promet d’aider à réaliser son destin national afin qu’il défende les idées gaullistes. Il devient vite un ami du nouveau Premier ministre qu’il tutoie, chez qui il vient régulièrement, et dont les enfants l’appellent « Oncle Charles ». En 1976, avec Pierre Juillet et Marie-France Garaud, les deux autres éminences grises, il fait taire les barons du gaullisme et permet à Jacques Chirac de créer le RPR, Rassemblement pour la République, dont il devient le secrétaire général adjoint. Dans le parti, il conserve une grande maîtrise de l’appareil par ses réseaux et contrôle parfaitement les élections internes. Battu aux législatives de 1973, il passe au Sénat en 1977 et s’implante dans les Hauts-de-Seine au même moment, d’abord comme conseiller général puis président du conseil général[18][19].

Pasqua jeune

En 1981, il est le directeur de campagne de Jacques Chirac à l’élection présidentielle. Une campagne durant laquelle il place son énergie dans son combat pour déstabiliser le président sortant Valéry Giscard d’Estaing (par exemple, ses « Pasqua boys » apposent la nuit des diamants autocollants sur les yeux de Giscard représenté sur des affiches électorales, afin de rappeler l’affaire des diamants). Pendant l'entre-deux-tours de la campagne, après que Chirac ait terminé troisième, il envoie une lettre aux militants du RPR dans l'optique du second tour Giscard-Mitterrand : "Gaullistes, souvenez-vous, le 27 avril 69 : avec regret mais avec certitude, j'appelle à voter non. Le 27 avril 81, avec regret mais avec certitude, j'appelle à voter François Mitterrand". Ceci prouve qu'il y a bien eut un mouvement du parti gaulliste qui visait à faire perdre le président sortant, confirmant une tenace rumeur. Charles Pasqua explique n'avoir jamais pardonné à Valéry Giscard d'Estaing d'avoir pris position contre le général de Gaulle au référendum de 1969 ayant conduit à sa démission[20][21][22][23].

Ministre de l'Intérieur (1986-1988) Modifier

Incarnant les coups tordus, Charles Pasqua devient une cible de la gauche. Son entourage concède qu’il est « facilement séduit par les truands ». Lorsque le RPR et l’UDF remportent les élections législatives de 1986 et que Jacques Chirac devient le Premier ministre de François Mitterrand, le président socialiste s’oppose à quatre des nominations proposées par Jacques Chirac, dont celle de Charles Pasqua à l’Intérieur, mais si le chef de gouvernement cède sur trois, il refuse sur Charles Pasqua. Place Beauvau, le ministre de l’Intérieur prépare le combat contre la gauche : il donne un dossier « Turpitudes socialistes » à Patrick Buisson, directeur du journal d’extrême-droite Minute ou bien organise un nouveau découpage territorial clairement défavorable au Parti socialiste. Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, le préfet de police de Paris l'appelle à minuit pour lui faire savoir que les manifestations étudiantes contre la loi Devaquet se sont terminées sans incident, avant de le rappeler une heure et demi plus tard pour l'informer de la mort d'un jeune homme de 22 ans, Malik Oussekine, victime des Voltigeurs, ces policiers en moto équipés de matraques pour venir à bout des « casseurs », que Charles Pasqua a remis au goût du jour. A l’Assemblée nationale, l’ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy interpelle le ministre : « Votre rôle est le maintien de l’ordre dans notre pays. Hors, vendredi soir, on a vu la police frapper. Un homme est mort […] Pourquoi, monsieur le ministre de l’Intérieur ? ». Prenant à son tour la parole, Charles Pasqua s’exclame « Ce que j’ai à dire, c’est que ça fait vraiment récupération politicienne […]. Ensuite, c’est vrai que la mort de ce jeune étudiant nous a tous touché. Et vous n’avez ni le monopole du cœur, ni celui de la générosité, ni celui de l’intelligence ». Des manifestations d'étudiants ont lieu aux cris de "Pasqua, salaud, le peuple aura ta peau" et "Pasqua, assassin"[24][25][26][27][28].

Charles Pasqua maintient une ligne politique d’application de l’autorité et de son respect, qui lui vaut le soutien de la droite. Son temps à Beauvau est aussi celui de la lutte antiterroriste. Charles Pasqua est l’auteur d’une phrase restée célèbre : « Il faut terroriser les terroristes ». Il met en place le parquet antiterroriste, des juges qui centralisent toutes les affaires, autorise des gardes à vue de quatre jours pour les personnes suspectées de terrorisme, des lois décriées alors parce qu’elles sont accusées de restreindre les libertés civiques, mais qui ne seront jamais remises en cause par ses successeurs et qui lui vaudront ensuite d’être considéré comme un visionnaire. Il réussit à décapiter l’organisation terroriste Action directe en 1987 et à désamorcer le terrorisme importé d’Iran. Le 8 mai 1988, grâce à l’action de son ami Jean-Charles Marchiani, appartenant au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, trois otages du Liban sont libérés, Jean-Paul Kauffman, Marcel Carton et Marcel Fontaine. Cependant, les aspects de la négociation restent flous. Elle n’empêche pas non plus la reconduction de François Mitterrand à l’Élysée trois jours plus tard[29][30][31][32].

Il entretient par ailleurs de bonnes relations avec François Mitterrand, qui le juge être un républicain. Charles Pasqua doit avoir aimé le patriote et l'homme d'État[33].

Mutation politique (1988-1993) Modifier

Charles Pasqua connait ensuite quelques revers. Chef du groupe RPR au Sénat, il ne peut en prendre la présidence à cause de l’opposition d’une partie de la droite. Il avait été sorti de sa mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983 par Nicolas Sarkozy, mais parvient à être élu à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, en 1988. Il fait ensuite alliance avec Philippe Séguin contre la direction du RPR et fonde son propre parti, Demain la France, en 1991. Aux Assises nationales du Bourget, le 11 février 1990, il accuse sa direction d’être incapable de proposer aux Français une ambition collective et d’avoir contribué, en cherchant à tout prix l’union avec les centristes et l’UDF, à une perte d’identité du Rassemblement au moment où ses valeurs étaient plus que jamais dans l’air du temps. Pour ce militant, l’offre politique doit précéder la demande. « Il existait, naguère, écrit-il, un exercice auquel devait se livrer tout candidat à l’élection : la rédaction de sa profession de foi. Nous avons gardé la profession, mais nous avons perdu la foi. » Il prêche le retour à une conception gaullienne de la politique : refus des partis, volonté de rassemblement, pratique d’une démocratie directe. C’est dans cette optique qu’il propose, fin 1988, un système d’élections « primaires » pour la désignation d’un candidat d’union RPR et UDF à l’élection présidentielle. Il s’agit, à ces yeux, de « rendre aux électeurs une élection confisquée par les appareils de partis ». Il fait partie des grandes figures du non au référendum sur le traité de Maastricht de 1992, avec Philippe Séguin notamment. Au terme d’une campagne efficace, ils ne l’emportent pas mais parviennent à hisser leur vote à plus de 49%. Huit ans plus tard, il défend le non au référendum sur le passage du septennat au quinquennat[34][35][36][37].

Ministre de l'Intérieur (1993-1995) Modifier

Pasqua revue de policiers

En 1993, après la victoire du RPR aux élections législatives, François Mitterrand doit de nouveau cohabiter avec un Premier ministre de l’autre bord. C’est Édouard Balladur qui occupe le poste et qui forme un gouvernement subtilement équilibré entre le centre et la droite en vue de la présidentielle de 1995. Charles Pasqua, de retour à l’Intérieur, bénéficie cette fois d’une forte popularité. Il durcit le code de la nationalité sur le droit d’asile en juin 1993, une réforme qu'il n’avait pu engager précédemment dans le contexte de l’affaire Malik Oussekine. De nouveau, des incidents entre étudiants et policiers ont lieu lors des manifestations de 1994 contre le Contrat d’insertion professionnelle (CIP). Le 4 octobre de cette année, trois policiers perdent la vie dans une sanglante fusillade à Paris, dont les responsables sont les étudiants Florence Rey et Adry Maupin. Le terroriste Carlos est arrêté en août 1994 grâce au travail du général Rondot. En décembre 1994, le GIGN intervient à l’aéroport de Marseille et parvient à neutraliser un commando du GIA qui a détourné un Airbus parti d’Alger. Il expulse quarante-trois diplomates américains de la CIA ayant espionné la France. L’année suivante, sans que les modalités ne soient connues, il obtient la libération des pilotes français capturés en Bosnie. Le soutien de ce souverainiste au libéral Édouard Balladur qu'il avait tant critiqué cause le désarroi chez les militants. Il est sifflé dans les rangs du RPR. Dans le même temps sortent l’affaire Schuller-Maréchal et des histoires autour des Balkany dans les Hauts-de-Seine viennent troubler la campagne, et l’échec d’Édouard Balladur à l'élection présidnetielle met un terme à sa carrière ministérielle[38][39][40].

Engagement souverainiste (1995-2000) Modifier

Durant dix-huit mois, Charles Pasqua reste quasiment silencieux. Quand il reprend la parole, c’est pour parler de l’Europe, en février 1997. Désormais, la dénonciation de l’Europe telle qu’elle évolue devient son principal combat politique et le pousse à s’éloigner du RPR dont il est un des fondateurs, puis à rompre avec lui et à créer un nouveau parti. En 1998, Charles Pasqua transforme le mouvement « Demain la France » qu’il a lancé en 1992 en un parti autonome du RPR et quitte la direction du RPR pour combattre le traité d’Amsterdam. Il devient une des voix du courant souverainiste en plein essor à la fin du siècle[41][42].

En janvier 1999, il annonce qu’il présentera une liste aux élections européennes du 13 juin au nom de la défense de « la souveraineté, de l’histoire, de la personnalité de la France ». Il estime ainsi s'inscrire dans la fidélité au gaullisme. Il peut se sentir conforté par le refus d’un parlementaire RPR sur cinq de ratifier le traité d’Amsterdam quelques jours plus tard et surtout par le score de la liste « Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe » qu’il a conduite avec Philippe de Villiers, 13,05% soit plus que celle de Sarkozy/Madelin (12,82%), le premier démissionne de la présidence du RPR. Charles Pasqua franchit alors une nouvelle étape en créant le 14 juin, le Rassemblement pour la France (RPF) avec de Villiers et ses amis. Le choix du nom et du sigle renvoie aux racines du gaullisme politique. Le RPF, dont il devient président, appelle à « refonder » la Ve République. Cependant, l’alliance ne dure pas en raison des dissensions entre les deux hommes, provoquant le départ de dix des douze eurodéputés élus[43][44].

Ennuis judiciaires (2000-2015) Modifier

En 2000, ayant fait part de son envie d’être candidat à l’élection présidentielle de 2002, il accuse Jacques Chirac, président sortant, d’être responsable des ennuis judiciaires qui l’atteignent alors, pour dynamiter une candidature qui aurait risquer de le faire perdre face au socialiste Lionel Jospin[45][46][47].

Mis en cause dans une dizaine d’affaires judiciaires, il est relaxé dans six d’entre elles, condamné à de la prison avec sursis dans deux autres bien que le tribunal n’ait trouvé chez lui « aucune âpreté au gain ni aucune volonté d’enrichissement crapuleux ». En 2004, il n’est pas réélu député européen et cesse d’être président du Conseil général des Hauts-de-Seine, laissant la place à son dauphin Nicolas Sarkozy dans le deuxième cas. Il retrouve cependant le Sénat, jusqu’en 2011, lorsqu’il met fin à cinquante ans de carrière politique en ne se représentant pas[48][49][50].

Charles Pasqua 30 mai 2015
Guaino cérémonie Pasqua

Le 30 mai 2015, il participe à la demande de Nicolas Sarkozy, au congrès fondateur des Républicains, assis au premier rang. C’est là sa dernière apparition publique. Hospitalisé le 26 juin à l’hôpital Foch de Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, il y meurt trois jours plus tard, le lundi 29 juin 2015, d’un arrêt cardiaque. Son décès est annoncé au Point aux alentours de 21h15 et provoque une foule de réactions élogieuses à son égard à droite, plus circonspectes à gauche, à l’exception du Premier ministre Manuel Valls. Ce dernier invite les députés de gauche à l’Assemblée nationale à participer à l’hommage qui lui est rendu par la droite le lendemain. Le Sénat, dernier lieu où il a siégé, lui rend aussi hommage. Le Nouveau parti anticapitaliste réagit par un communiqué intitulé "Mort d'un pourri". Une cérémonie d'hommage à l'initiative du Sénat a lieu le vendredi 3 juillet en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, pleine à cette occasion, en présence notamment des anciens Premiers ministres Édouard Balladur, Alain Juppé et François Fillon, des anciens ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et Claude Guéant, du président du Sénat Gérard Larcher, de anciens ministres Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nadine Morano, de Michèle Alliot-Marie et Jean Tiberi, de l'ancien président du Conseil constitutionnel Roland Dumas, de Serge et Olivier Dassault, de Marie-France Garaud et de Patrick Balkany, tandis que le gouvernement socialiste est représenté par Marylise Lebranchu et Jean-Marie Le Guen, mais sans Nicolas Sarkozy qui se recueille tout de même seul au funérarium. Henri Guaino lui rend un hommage remarqué : "Cet homme était éternel. Cet homme était la résistance, celle qui commence à quinze ans et dure toute une vie. C'était une légende, une légende ne meurt jamais [...] Personne ne l'a jamais vu accomplir un acte dont la France aurait pu avoir honte [...] Il connaissait tous les secrets de la République mais n'en a révélé aucun, question d'honneur". Puis il est inhumé le 6 dans le caveau familial de Grasse avec son fils, mort en février, après des obsèques en présence de Bernadette Chirac et de Nicolas Sarkozy qui a prononcé le discours. Sa femme, Jeanne, les y rejoint l'année suivante après son décès le 7 février 2016. Bernard Debré fait observer : "Il n'y a plus de gaullistes, Charles Pasqua était le dernier"[51][52][53][54][55][56][57][58][59][60][61][62][63][64][65][66][67][68][69].

Positionnement politique Modifier

Résolument gaulliste, Charles Pasqua est un souverainiste. Il a, dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 1988, parlé de « valeurs communes » entre le Front national et le gaullisme. En octobre 1988, il propose au Sénat de rétablir la peine de mort. Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement d’Édouard Balladur, il maintient cette position[70].

Réseaux Pasqua Modifier

Homme de réseaux, connaisseur de nombreux secrets d'État, Charles Pasqua en a bâti en Afrique, remplaçant quelque peu ceux de Jacques Foccart. Il est en lien avec des pays pétroliers et place des hommes à lui, souvent corses, auprès des présidents africains, dépassant le cercle des pays francophones. 1% du budget du conseil général des Hauts-de-Seine est dédié aux relations avec l’Afrique. Il a ainsi bâti une diplomatie parallèle[71].

Affaires judiciaires Modifier

Les années 2000 sont marquées par une dizaine de procès à l'encontre de Charles Pasqua, faisant dire à Henri Guaino qu'"une justice revancharde, pas tout à fait à sa place, lui a ôté sa voix à la fin de sa vie et c’est dommage pour le pays". Dans les huit affaires, il est cinq fois relaxé et deux fois condamné (financement de sa campagne européenne de 1999 et la Sofremi), tandis qu'une peine a été requise pour la fondation Hamon sans qu'elle ne soit validée en raison de sa disparition[72].

Affaire du siège de GEC-Alsthom Transport Modifier

Mis en examen pour "complicité" et "recel d’abus de biens sociaux", la Cour de justice de la République relaxe Charles Pasqua en avril 2010. L’affaire portait sur un pot-de-vin de 5 millions de francs versé en contrepartie d’un agrément ministériel pour déménager le siège social de l’entreprise[73].

Iskandar Safa Modifier

Il est mis en examen en 2005 pour des largesses présumées concédées à ses proches par l’homme d’affaires libanais Iskandar Safa, qui avait joué un rôle décisif dans la libération des Français détenus par le Hezbollah dans les années 1980. L’affaire s’est finalement conclue par un non-lieu général en octobre 2009[74].

Affaire Elf-Aquitaine Modifier

Il est soupçonné d’avoir utilisé entre 1992 et 1997, dans le cadre de ses activités politiques privées, des avions affrétés par le groupe pétrolier français. Il est mis en examen en 2001, mais bénéficie finalement d’un non-lieu[75].

Financement de campagne Modifier

Charles Pasqua est accusé, en 1994, d’avoir accordé à des proches l’autorisation d’exploiter le casino d’Annemasse, en Haute-Savoie, en échange d’un financement politique ultérieur. Renvoyé pour "corruption passive", Charles Pasqua a finalement été relaxé le 30 avril 2010 par la Cour de justice de la République.

Charles Pasqua est condamné en mars 2008 à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis pour le financement illégal de sa campagne des européennes de 1999, peine confirmée en appel en septembre 2009. Il avait bénéficié de 7,5 millions de francs (1,143 million d’euros) pour sa campagne, issus de la vente cet établissement de jeux dont il avait autorisé, en tant que ministre, l’exploitation en mars 1994. Le rejet de son pourvoi en cassation, le 8 avril 2010, fait de cette peine la première condamnation définitive au casier de l’élu[76].

Affaire des ventes d'armes à l'Angola Modifier

Charles Pasqua est accusé d’avoir touché 450 000 dollars de la part de Pierre Falcone et d’Arcadi Gaydamak qui auraient escompté en échange un « lobbying » au Parlement européen en faveur des intérêts angolais. L’association France-Afrique-Orient (FAO), dont Charles Pasqua était vice-président, aurait par ailleurs touché 1,5 million de francs (228 700 euros) pour financer ses activités politiques. Condamné pour "trafic d’influence" à trois ans de prison, dont un an ferme, en octobre 2009, Charles Pasqua est finalement relaxé en 2011 par la cour d’appel de Paris[77].

Affaire «Pétrole contre nourriture» Modifier

Le 8 juillet 2013, Charles Pasqua et dix-huit autres prévenus, dont Christophe de Margerie, le PDG de Total à l’époque, sont relaxés en appel dans le procès « pétrole contre nourriture ». Ils étaient poursuivis dans ce volet français d’une affaire aux ramifications mondiales, pour "corruption", "trafic d’influence" et "complicité d’abus de biens sociaux". Charles Pasqua était accusé d’avoir reçu onze millions de barils de pétrole en deux ans, soit entre un million et trois millions de dollars[78].

Affaire de la Sofremi Modifier

Le 30 avril 2010, dans le dossier de la Sofremi, société de matériel de police liée au ministère de l’intérieur, Charles Pasqua est condamné par la Cour de justice de la République (CJR) à un an de prison avec sursis pour "complicité d’abus de biens sociaux" et "recel" par la Cour de justice de la République[79].

Affaire de la Fondation Hamon Modifier

Charles Pasqua est mis en examen en mai 2006 pour "prise illégale d’intérêt" comme ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine, dans une affaire de malversations liée à la fondation d’art contemporain Hamon, une structure qui devait construire un musée en échange d’une donation de 192 œuvres d’art par Jean Hamon, et qui n’avait jamais vu le jour. Il est condamné, en 2013, à deux ans de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour détournement de fonds, mais fait appel de cette décision. Le 18 mai 2015, il se rend au tribunal pour l'appel mais sa mort en juin interrompt une décision qui devait être rendue en septembre[80].

Carrière politique Modifier

Mandats locaux Modifier

Mandats parlementaires Modifier

Fonctions gouvernementales Modifier

Représentation culturelle Modifier

Sa réputation de ministre de l'Intérieur à poigne lui vaut l'hostilité de la gauche en général et notamment d'artistes. Plusieurs d'entre eux l'ont évoqué dans des chansons concernant la société contemporaine comme les banlieues, l'État, l'antiracisme ou la corruption.

  • L'État assassine d'Assassin (1996)
  • Bienvenue à Paris de Fabe (1996)
  • 11'30 contre les lois raciste d'un collectif (1997)
  • Esprits anesthésiés de Shurik'n (1998)
  • Extrême mine de Diam's (1998)
  • Explosif de Tandem (2005)
  • Illégal de Rim'k (2006)
  • L'expression du malaise de Rohff (2008)
  • Kalash de Booba (2012)

Hommages Modifier

  • Le compte Twitter de Les Républicains affiche une photographie de Charles Pasqua en introduction en forme d'hommage peu après sa mort[81].
  • Un place Charles-Pasqua est inaugurée par Nicolas Sarkozy le 12 mars 2016 à Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) en présence notamment de Bernadette Chirac, de Henri Guaino et de nombreux élus de droite des Hauts-de-Seine[82][83].
  • Après le vote du conseil municipal, la ville de Levallois-Perret renomme ses quais de Seine au nom de Charles Pasqua en présence du maire Patrick Balkany et de son épouse Isabelle le 29 juin 2016. Le président des Républicains Nicolas Sarkozy a décommandé son invitation en raison de la mauvaise presse que suscite Patrick Balkany, cerné par les affaires[84][85].
  • Le 27 juin 2016, le conseil municipal de Nice adopte une délibération prévoyant de nommer en son honneur une des deux rues piétonnes de la Gare du Sud[86]

Citations ... Modifier

Connu pour sa répartie, "ce diable de M. Pasqua", ainsi que l'appelait François Mitterrand, a marqué par certaines de ses piques, livrées par son accent provençal qui lui ont valu de se faire imiter.

... sur Charles de Gaulle Modifier

"De Gaulle, c’était un mythe ! S’il avait été communiste, j’aurais été coco sans hésitation. Et s’il m’avait demandé de mourir pour lui, je l’aurais fait sans hésiter."

- Charles Pasqua au journal Le Monde[87].

"Je suis Gaulliste comme je suis Français : sans complexe. J’ai donné ma foi au Général de Gaulle, je ne l’ai jamais reprise."

- Charles Pasqua[88].

... sur la France Modifier

"Autant l’avouer d’entrée, pour moi le monde est partagé en deux : ceux qui croient à la France et ceux qui n’y croient pas, ou plutôt qui n’y croient plus."

- Charles Pasqua.

"La France est quelque chose d'assez extraordinaire. Elle n'aurait jamais dû exister, elle est le fruit de la volonté d'un certain nombre d'hommes qui ont, de toute force, forgé une nation et un État."

- Charles Pasqua, dans l'émission 13h15 le dimanche, le 8 mars 2015.

"L’égoïsme va mal aux Français. Ils sentent bien qu’ils ont tout à espérer ensemble, et tout à redouter s’ils s’isolent les uns des autres. Ce sera l’honneur de la politique de le leur dire, et le propre d’une démocratie vivante de leur permettre."

- Charles Pasqua[89].

"La croyance aveugle dans l'euro me rappelle exactement la vénération qui entourait la ligne Maginot. Vous n'auriez pas trouvé un homme politique français en 1938 encore pour douter de l'invincibilité qu'elle nous garantissait. Seul un jeune colonel, de Gaulle, s'époumonait en pure perte"

- Charles Pasqua.

... sur la sécurité Modifier

"La démocratie s'arrête là où commence l'intérêt de l'État."

- Charles Pasqua.

"Il faut terroriser les terroristes."

- Charles Pasqua en 1986, alors ministre de l'Intérieur confronté au terrorisme[90].

"Mes détracteurs ont commencé à s'opposer aux charters. La police de l'air a négocié avec la SNCF, on a parlé de train de la honte. Si on décidait d'utiliser les bateaux, on évoquerait l'"Exodus". Il ne nous reste donc, en réalité, que l'autobus ou le vélo!"

- Charles Pasqua[91].

... sur la vie politique Modifier

"Les promesses des hommes politiques n'engagent que ceux qui les reçoivent."

- Charles Pasqua paraphrasant Henri Queuille dans un discours[92].

"Michèle Alliot-Marie, elle ne fait rien, mais elle le fait avec ténacité."

- Charles Pasqua (phrase citée au Prix de l'humour politique de 2013)[93].

"A l'Assemblée, on tue au poignard. Au Sénat, on empoisonne avec le sourire."

- Charles Pasqua[94].

"Ce n'est pas en rassemblant un borgne et un paralytique qu'on fait un champion de cross."

- Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur 1993-1995, lorsque le Premier ministre Édouard Balladur, en rivalité avec le maire de Paris Jacques Chirac, lui demande son opinion sur un possible remaniement[95].

"Quand on est emmerdé par une affaire il faut susciter une affaire dans l'affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l'affaire de l'affaire, jusqu'à ce que personne n'y comprenne plus rien."

- Phrase attribuée à Charles Pasqua qui renie en être l'auteur[96].

"Je le crois plus jouisseur que conquérant."

- Charles Pasqua sur Jean-Marie Le Pen[97].

"Si être pour la justice sociale, c’est être de gauche, je suis de gauche. Si être pour l’ordre et l’autorité, c’est être de droite, je suis de droite."

- Charles Pasqua[98].

Publications Modifier

  • La Libre entreprise, un état d'esprit (1964)
  • L'Ardeur nouvelle (1985)
  • Que demande le peuple (1992)
  • Demain la France, tome 1 : La priorité sociale (1992)
  • Demain la France, tome 2 : La reconquête du territoire (1993)
  • Tous pour la France (1999)
  • Non à la décadence (2001)
  • Ce que je sais…, Tome 1 : Les Atrides : 1974-1988 (2007)
  • Ce que je sais…, Tome 2 : Un magnifique désastre : 1988-1995 (2008)
  • Petit manuel de survie pour la droite : les primaires à la française (2015)
  • Le Serment de Bastia (2016)

Références Modifier

  1. Charles Pasqua obituary
  2. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  3. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  4. Jean Pierre Mocky - On n'est pas couché 31 mars 2007 #ONPC (à partir de 8min20)
  5. Le 18 juin 2014, la dernière apparition télévisée de Charles Pasqua sur LCI
  6. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  7. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  8. 13h15 le dimanche : "Charles Pasqua, une histoire française"
  9. 13h15 le dimanche : "Charles Pasqua, une histoire française"
  10. Zapping TV : Les astuces de Charles Pasqua pour vendre du Ricard
  11. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  12. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  13. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  14. Décès de Pierre-Philippe Pasqua, fils unique de Charles Pasqua
  15. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  16. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  17. 13h15 le dimanche : "Charles Pasqua, une histoire française"
  18. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  19. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  20. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  21. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  22. Éric Zemmour, Le livre noir de la droite, Grasset, Paris, 1998
  23. 13h15 le dimanche : "Charles Pasqua, une histoire française"
  24. 13h15 le dimanche : "Charles Pasqua, une histoire française" (à 02h48)
  25. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  26. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  27. Joute verbale Pierre Mauroy et Charles Pasqua à l'Assemblée
  28. 13h15 le dimanche : "Charles Pasqua, une histoire française"
  29. Charles Pasqua, ancien premier flic de France à la réputation sulfureuse
  30. Décès de Charles Pasqua : une ancienne figure de l’antiterrorisme
  31. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  32. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  33. 13h15 le dimanche : "Charles Pasqua, une histoire française"
  34. Décès de Charles Pasqua : gaulliste et ancien premier flic de France
  35. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  36. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  37. >> Europe 1 a retrouvé cinq coups d'éclat de Charles Pasqua
  38. Charles Pasqua, ancien premier flic de France à la réputation sulfureuse
  39. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  40. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  41. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  42. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  43. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  44. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  45. Charles Pasqua, ancien premier flic de France à la réputation sulfureuse
  46. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  47. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  48. Charles Pasqua, ancien premier flic de France à la réputation sulfureuse
  49. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  50. Jean-François Sirinelli, Dictionnaire historique de la vie politique française au XXe siècle, PDF, 2003
  51. Charles Pasqua, l'homme aux 1 000 et 1 secrets
  52. Charles Pasqua est décédé des suites d'un accident cardiaque
  53. Charles Pasqua, « l’image d’une droite historique inséparable de l’histoire politique de notre pays »
  54. Mort de Charles Pasqua: Patrick Balkany perd "un deuxième père"
  55. Mort de Charles Pasqua: Michèle Alliot-Marie salue "un fidèle" à la France et au gaullisme
  56. Mort de Charles Pasqua: Hortefeux évoque une "perte terrible"
  57. Charles Pasqua : « C’était un patriote, un combattant national eurosceptique » dit Jean-Marie Le Pen
  58. « Pasqua était un Français comme tous les autres » selon de Villiers
  59. Décès de Charles Pasqua : « souvent dans l’ombre mais toujours près du général de Gaulle » dit Bernard Debré l’ombre
  60. Décès de Charles Pasqua : « Il était entré dans la résistance à quinze ans » rappelle Guéant
  61. Valls: "Charles Pasqua incarnait une certaine idée de la France"
  62. Valls pousse les députés PS à rendre hommage à Pasqua
  63. Les obsèques de Pasqua vendredi aux Invalides
  64. "Mort d’un pourri" : le NPA salue à sa manière la mémoire de Charles Pasqua
  65. PHOTOS - Obsèques de Charles Pasqua aux Invalides : l'hommage ému de la classe politique
  66. Grasse : les époux Sarkozy et Bernadette Chirac aux obsèques de Pasqua
  67. Mort de Pasqua : la droite récite le "Notre Père"
  68. Hommage à Charles Pasqua le 3 juillet 2015 par Henri Guaino
  69. Charles Pasqua : Mort de son épouse Jeanne, un an après leur fils et lui
  70. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  71. Mort de Charles Pasqua, un homme qui faisait « peur et rire tout à la fois »
  72. Henri Guaino : "Charles Pasqua a toujours servi son pays"
  73. Charles Pasqua, un habitué des tribunaux
  74. Charles Pasqua, un habitué des tribunaux
  75. Charles Pasqua, un habitué des tribunaux
  76. Charles Pasqua, un habitué des tribunaux
  77. Charles Pasqua, un habitué des tribunaux
  78. Henri Guaino : "Charles Pasqua a toujours servi son pays"
  79. Charles Pasqua, un habitué des tribunaux
  80. Charles Pasqua, un habitué des tribunaux
  81. Pasqua Twitter.JPG
  82. Inauguration d'une place Charles Pasqua
  83. Discours d’Henri Guaino pour l'inauguration de la place Charles Pasqua le 12 mars 2016
  84. Bientôt un quai Charles Pasqua à Levallois-Perret
  85. Nicolas Sarkozy n'inaugurera finalement pas le quai Charles Pasqua de Levallois avec Patrick Balkany
  86. L'attribution d'une rue Charles-Pasqua crée la polémique
  87. Charles Pasqua, le dernier aventurier
  88. Discours d’Henri Guaino pour l'inauguration de la place Charles Pasqua le 12 mars 2016
  89. Discours d’Henri Guaino pour l'inauguration de la place Charles Pasqua le 12 mars 2016
  90. Charles Pasqua en douze phrases marquantes
  91. Les phrases cultes de Charles Pasqua
  92. Charles Pasqua en douze phrases marquantes
  93. Charles Pasqua en douze phrases marquantes
  94. Charles Pasqua en douze phrases marquantes
  95. Charles Pasqua en douze phrases marquantes
  96. Charles Pasqua en douze phrases marquantes
  97. Les derniers conseils de Pasqua à Sarkozy
  98. Discours d’Henri Guaino pour l'inauguration de la place Charles Pasqua le 12 mars 2016

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