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Charles de Gaulle

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De Gaulle près de Pèrigueux en 1951.JPG
Charles de Gaulle
Informations biographiques
Naissance

Charles André Joseph Pierre-Marie de Gaulle
22 novembre 1890
Lille, Nord (France)

Décès

9 novembre 1970 (à 79 ans)
Colombey-les-Deux-Églises, Hautes-Marnes (France)

Nationalité

Française

Parti politique

RPF (1947–55)
UNR (1958-1968)

Conjoint(e)

Yvonne Vendroux

Enfants

Philippe de Gaulle
Elisabeth de Gaulle
Anne de Gaulle

Diplôme

Saint-Cyr

Profession

Militaire

Religion

Catholicisme

Résidence

Colombey-les-Deux-Églises, Hautes-Marnes (France)


Charles de Gaulle (22 novembre 1890 - 9 novembre 1970) est un militaire, résistant et homme d’État français. Il est le 1er président du Gouvernement provisoire de la République française du 3 juin 1944 au 20 janvier 1946 et le 18e président de la République française du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969.

Il fonde la France libre au Royaume-Uni en 1940 contre le régime collaborationniste du maréchal Pétain, ce qui lui vaut la déchéance de nationalité et sa tête mise à prix. Il obtient le ralliement de d’une majorité de l’empire français et participe à la libération du territoire français en 1944, notamment de sa capitale Paris. Il obtient que le peuple français reste souverain en empêchant la France de passer sous administration américaine dans l’AMGOT. En l’espace de deux ans, dans le GPRF, il reconstruit une France ravagée par la destruction de la guerre. Il gracie le maréchal Pétain afin qu’il ne devienne pas un martyr pour ses partisans. Il démissionne cependant en 1946, car les institutions de la Quatrième République affaiblissent la France par son parlementarisme, propice aux jeux politiciens, et accepte son effacement par l’atlantisme et l’européanisme. Il n’est rappelé qu’en 1958, quand le régime à montré son instabilité.

La présidence du général de Gaulle est marquée par les Trente Glorieuses : alors que la situation économique à son arrivée est très mauvaise, il crée le nouveau franc et réduit les dépenses publiques. Il assure le développement de l’industrie et de la technologie française, dans l’aéronautique et le spatial. Il résout également la question coloniale, notamment la douloureuse question algérienne, qui s’achève par les accords d’Evian. Il dote également la France d’instruments qui tracent sa voix pour les cinquante ans à venir : fondation de la Cinquième République, droit de vote des femmes, élection du président au suffrage universel direct, liens diplomatiques avec la Chine, arme nucléaire, réconciliation franco-allemande, indépendance nationale (ex : sortie de l’OTAN), défense de l’Europe des patries (ex : deux refus du Royaume-Uni dans la communauté européenne).

Figure majeure de la France liée à la Seconde Guerre mondiale et à la guerre froide, son souvenir continue d'influencer la vie politique française. Plusieurs partis et personnalités politiques ont en effet rendu hommage à son action et revendiqué leurs sympathies gaullistes.

Famille et jeunesse Modifier

Études Modifier

Première Guerre mondiale Modifier

Carrière militaire Modifier

Seconde Guerre mondiale Modifier

Débâcle de 1940 Modifier

Londres et la France Libre Modifier

Relations avec les Alliés Modifier

Ralliement de l'Empire colonial français Modifier

Libération de la France Modifier

Gouvernement provisoire de la République française Modifier

Quatrième République Modifier

Traversée du désert Modifier

Président du Conseil Modifier

Présidence de la République Modifier

Aux dires de Jacques Chaban-Delmas, "les grands desseins du général de Gaulle en matière de politique extérieure passaient, il faut bien l'avouer, par-dessus la tête de al plupart des Français"[1].

Il commence son mandat avec 68% d'opinion favorable (baromètre Ifop du JDD)[2].

Les nouvelles institutions Modifier

Guerre d'Algérie Modifier

Élection présidentielle de 1965 Modifier

Politique de grandeur Modifier

Économie et social Modifier

Politique culturelle Modifier

Politique de défense Modifier

Politique européenne Modifier

Relations avec l'Allemagne Modifier

Relations avec les Etats-Unis Modifier

Relations avec le bloc de l'Est Modifier

Relations avec l'Afrique Modifier

Vive le Québec Libre Modifier

Mai 1968 Modifier

Démission Modifier

Après l'Élysée Modifier

Héritage Modifier

Charles de Gaulle demeure une figure assez inclassable dans l'échiquier politique. Sa politique se veut nationale et ses partis un rassemblement des Français, hors du cadre droite/gauche. L'extrême-droite demeure profondément hostile à celui qui a "bradé" l'Algérie et considère qu'"entre nous et de Gaulle, aucune réconciliation n'est possible", et donc Le Cri des rapatriés clame "Tous sauf de Gaulle"[3].

Aujourd’hui, l’homme qui fut dénoncé par toute la classe politique de son époque est unanimement reconnu, aussi bien par le peuple que par ses dirigeants. Cependant, ce consensus national intervient au moment où son héritage est peu à peu détricoté : entrée du Royaume-Uni dans la CEE en 1972, obstacles à la libre-entreprise (ISF, retraite à 60 ans, loi des 35 heures), lois de décentralisations de Gaston Deferre puis de Jean-Pierre Raffarin, progression vers un fédéralisme européen avec le traité de Maastricht en 1992, passage au quinquennat en 2000, choix du camp atlantiste avec le retour dans l’OTAN en 2008, hérissement des relations franco-chinoises aux JO de 2008, re-parlementarisation du régime par la réforme constitutionnelle de 2008,… Le clivage gauche-droite s’est réinstallé avec la création du RPR, destiné à succéder à l’UDR mais transformé par Jacques Chirac en appareil à se faire élire. La création de l’UMP, qui résulte de la lutte entre souverainistes (Philippe Séguin, Charles Pasqua) et européistes (Jacques Chirac, Alain Juppé) consacre la victoire de ces derniers, donc se construit contre le gaullisme.

Il est le chef d'État français le plus célèbre du XXe siècle, plus remémoré que Georges Clemenceau, l'autre vainqueur français d'un conflit mondial, et actuellement le dernier à avoir réellement, au sens premier du terme, joué un rôle d'ampleur historique durable.

Après sa mort, de nombreux éléments sont renommés à son honneurs, aux premiers rangs desquels l'aéroport de Roissy qui devient "aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle", le porte-avion Clemenceau qui devient "porte-avion Charles-de-Gaulle" et la place de l'Étoile à Paris avec l'Arc de Triomphe qui devient "Place Charles-de-Gaulle". La promotion de l'École nationale d'administration de 1972 porte également son nom, seul ancien président a avoir eu droit à cet honneur, si on excepte une promotion européenne au nom de Valéry Giscard d'Estaing en 2009. De nombreuses avenues, places et rues dans toute la France sont appelées "Charles-de-Gaulle" ou Général-de-Gaulle".

Carrière militaire Modifier

  • 1er avril 1910 : caporal
  • 27 septembre 1910 : sergent
  • 1er octobre 1911 : sous-lieutenant
  • 1er octobre 1913 : lieutenant
  • 4 février 1915 : capitaine
  • 25 décembre 1937 : colonel
  • 1er juin 1940 : général de brigade

Anecdotes Modifier

  • Il figure parmi les hypothèses pour le prix Nobel de littérature en 1963[4].

Œuvres Modifier

Au début, il signait Lugale.

  • Campagne d’Allemagne
  • Le Baptême (1914)
  • La Discorde chez l’ennemi (1924)
  • Le Fil de l’épée (1932)
  • La France et son armée (1938)

Décorations Modifier

Décorations militaires Modifier

  • 10 janvier 1915 : Croix de guerre, « A exécuté une série de reconnaissances des positions dans des conditions périlleuses et a rapporté des renseignements précieux. »
  • Cité à l’Ordre de l’armée, « Le capitaine de Gaulle, commandant de compagnie, réputé pour sa haute valeur intellectuelle et morale, alors que son bataillon, subissant un effroyable bombardement, était décimé et que les ennemis attaquaient la compagnie de tout côté, a enlevé ses hommes dans un assaut furieux et un corps-à-corps farouche, seule solution qu’il jugeait compatible avec son sentiment de l’honneur militaire. Est tombé dans la mêlée. Officier hors de pair à tous égards. »
  • 1921 : Virtuti Militari
  • 2 août 1927 : médaille des évadés, « modèle de courage et de ténacité ».
  • Décembre 1935 : officier de la Légion d’honneur.

Décorations politiques Modifier

  • 1945 : Docteur honoris causa de l'université de Bruxelles (Belgique)
  • 1945 : Docteur honoris causa de l'université de Louvain (Belgique)
  • 1945 : Docteur honoris causa de l'université de Liège (Belgique)[5]

Galerie d'images Modifier

Citations Modifier

"Si une communauté n'est pas acceptée, c'est qu'elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c'est parce qu'elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras."

- Charles de Gaulle.

"Il faut bien qu’il y ait un parti gaulliste, mais il doit servir à soutenir l’action du chef de l’Etat et pas du tout à avoir un jeu politique propre. Ne rentrez pas à l’UNR parce qu’elle a tous les défauts et toutes les qualités des partis, mais soyez gaulliste !"

- Propos du général de Gaulle à Pierre-Christian Taittinger, rapportés par celui-ci dans une conversation du 6 mai 2009 avec l’auteur Georges Valance[6].

Articles Modifier

Références Modifier

  1. Jacques Chaban-Delmas, Mémoires pour demain, Flammarion, 1998 (p.395)
  2. Indice de satisfaction, début de mandat via @IfopOpinion in leJDD
  3. Michel Winock, L'élection présidentielle en France 1958-2007, Perrin, 2008
  4. Le général de Gaulle aurait pu être Prix Nobel de littérature
  5. François Hollande devient docteur honoris causa par l’université d’Athènes
  6. Georges Valance, VGE, une vie, Flammarion, Paris, 2011

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