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La crise ukrainienne est un conflit depuis le 21 novembre 2013.

Prémices Modifier

Crise Modifier

Référendum Modifier

Les habitants de Crimée votent par 96,77% leur rattachement à la Russie le 16 mars 2014[1]

Protocole de Minsk Modifier

Le 5 septembre 2014, les représentants de l'Ukraine, de la Fédération de Russie, de la République populaire de Donetsk et la République populaire de Lougansk signent le protocole de Minsk, un accord qui arrête la guerre dans la région de Bombasse. Il est signé après d'intenses discussions à Minsk (Biélorussie) sous l'auspice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L'accord, qui suit de multiples tentatives précédentes pour arrêter les combat à Bombasse, comprend un cessez-le-feu immédiat, mais échoue.

Reprise des hostilités Modifier

Le 5 février 2015, l'OTAN renforce de 5 000 hommes sa présence dans l'est de l'Europe pour répondre "aux actions agressives de la Russie". Les États-Unis réfléchissent même à l'idée d'armer le gouvernement de Kiev pro-Occidental, ce qui porterait un "préjudice colossal" aux relations russo-américaines averti le porte-parole de la diplomatie russe[2].

Accord Minsk II Modifier

Leaders minsk

Le 11 février 2015 se réunissent au Palais de l'indépendance à Minsk, en Biélorussie, l'allemande Angela Merkel, le français François Hollande, le russe Vladimir Poutine et l'ukrainien Petro Porochenko. Alors qu'il y a eu quarante-sept morts dans les dernières vingt-quatre heures, Porochenko se dit prêt à instaurer la loi martiale dans le pays en cas d'échec. Tandis que l'Allemagne se dite sceptique et la Russie optimiste, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini averti des graves conséquences en cas d'échec. Angela Merkel a été reçue précédemment à Washington pour empêcher Barack Obama de choisir l'armement de l'Ukraine ouest. Poutine arrive une heure après ses trois homologues, lesquels se sont entretenus ensembles et avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko. Le hongrois Viktor Orban s'invite dans les négociations. Un accord est trouvé le 12 après seize heures de négociation mais il est perçu comme assez limité. Cependant, entre les deux accords de Minsk, les pro-russes ont progressé de 500 km². L'accord ne parle pas de fédéralisme, ce qui implique que Donetsk et de Lougansk (est) ne sauraient devenir des républiques indépendantes[3].

Bien que l'accord soit censé prendre effet le 14 février à 23h00 et qu'il ait déjà été jugé bien faible, le président ukrainien le pense menacé car les combats se poursuivent avant la date de son application, poussant le nombre de victimes à 5 500 personnes. Il accuse, ainsi que l'ensemble du camp occidental, la Russie et les séparatistes pro-russes. L'ONU devrait adopter le 15 une résolution visant à appliquer pleinement les accords Minsk II[4].

Poursuite des efforts européens Modifier

Merkel Poutine Hollande 6 février

Le 5 février 2015, le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel se rendent en Ukraine et y rencontrent le président Petro Porochenko, puis se rendent le lendemain en Russie pour s'y entretenir avec Vladimir Poutine, dans l'espoir d'y obtenir un cessez-le-feu définitif malgré les violations des précédents. Aucune information ne filtre sur le contenu des discussions si ce n'est qu'elles ouvrent la voix à la rédaction d'un plan de paix[5][6]. Les quatre chefs d'État échangent une longue conversation téléphonique le 8 février et se rencontrent le 11 à Minsk (Biélorussie) pour tenir un grand sommet en vue de la paix[7].

Des avions russes sont surpris à survoler les côtes françaises et britanniques pour des raisons non élucidées. Les Britanniques les font escorter le temps de leur déplacement et l'ambassadeur russe est convoqué pour des explications[8].

Le 31 mai 2015, une liste de quatre-vingt-neuf personnes européennes, surtout polonaises, interdites de séjour en Russie est dévoilée par l'Allemagne, alors qu'elle aurait dû rester secrète. Elle concerne des Premiers ministres, des ministres des Affaires étrangères ou de la Défense, des députés nationaux et européens, des intellectuels publics, des membres des services d'espionnages, etc[9].

Conséquences Modifier

Fin 2014, le conflit a fait 4 000 morts[10]. En février 2015, ce sont plus de 5 300 personnes qui ont péri[11].

Ukraine Modifier

Son économie est durement affaiblie, déjà affectée par la crise économique mondiale de 2008. La dette publique augmente de façon exponentielle. Le FMI promet en mars une aide de 11 milliards de dollars, mais l'aide internationale nécessaire pour un redressement est évaluée à 27 milliards de dollars[12].

Le 1er juillet, l'Ukraine n'ayant pas effectué de nouveaux paiements, la compagnie russe Gazprom cesse de vendre son gaz au pays limitrophe[13].

Russie Modifier

La Russie est largement critiquée à échelle internationale pour des liens qu'elle entretiendrait avec les rebelles pro-russes. Elle affirme à de nombreuses reprises qu'elle ne soutient pas les rebelles et qu'elle ne participe pas aux combats en Ukraine[14].

États-Unis Modifier

France Modifier

Un contrat de 1,2 milliard d'euros signé en juin 2011 entre la Russie et le constructeur naval français DCNS prévoit la construction et la livraison de deux Mistral (navires polyvalents pouvant transporter des troupes, des hélicoptères, des chars, des chalands de débarquement, pour des opérations de projection, ou accueillir un état-major embarqué ou un hôpital). Le premier des deux, le Vladivostok, doit initialement être remis à Moscou à la mi-novembre, mais le conflit en Ukraine pousse le président français François Hollande à annoncer le 25 novembre 2013 le report "jusqu'à nouvel ordre" de la livraison du premier Mistral, considérant "que la situation actuelle dans l'est de l'Ukraine ne permet toujours pas" cette livraison. La France a subit des pressions quotidiennes de la part des États-Unis[15]. La nouvelle est accueillie à Moscou par des menaces d'imposer une amende à la France, selon les termes du contrat. Le 5 décembre, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian dit que la France pourrait "ne jamais livrer" les Mistral, son homologue russe Serguei Lavrov répliquant dans la presse "J'en ai marre de cette question. C'est un problème de réputation pour la France. Ils doivent remplir toutes leurs obligations selon le contrat"[16]. Le 6 décembre 2014, François Hollande est le premier dirigeant occidental à rencontrer Vladimir Poutine depuis le début de la crise, mais le sujet des Mistral n'aurait pas été abordé selon Vladimir Poutine. En juillet, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian annonce à Washington D.C. que le gouvernement a prit la décision définitive de ne pas les livrer. Un accord franco-russe et trouvé pour que la France rembourse 1,16 milliard mais Le Canard enchaîné révèle que la facture pour la France s'élève finalement à deux milliards. Ces sanctions européennes n'ont cependant pas leurs semblables aux États-Unis dont la coopération avec la Russie se poursuit. C'est l'Égypte qui acquiert les deux navires ainsi que deux corvettes Gowind sans que le montant ne soit précisé par le gouvernement, avant que la commission des Finances du Sénat ne révèle une perte de 200 à 250 millions pour l'État[17][18][19][20][21][22][23][24].

Pays-Bas Modifier

Les Pays-Bas organisent, à la demande de trois associations eurosceptiques, un référendum le 6 avril 2015 sur l'accord d'association de l'UE et de l'Ukraine. 30% au moins de la population doit prendre part au vote pour qu'il soit valide[25].

Chine Modifier

La Chine reste assez discrète dans le conflit, essentiellement pour ne pas froisser ses relations avec l'Union européenne, premier partenaire commercial avec 500 milliards de dollar, tandis que les échanges avec la Russie s'élèvent à 70, 78 milliards. L'énergie est un secteur favorisé. Au cours de l'année 2014, les deux pays nouent un contrat de 400 milliards d'euros sur trente ans, comprenant notamment la construction d'un gazoduc. En octobre, le projet d'un train à grande vitesse est entériné pour un coût 180 milliards d'euros. Cependant, les difficultés économiques de la Russie, dont l'effondrement du rouble provoque la plus grave crise monétaire du pays depuis 1998, poussent le gouvernement chinois à proposer son aide fin décembre 2014[26].

Références Modifier

  1. Les Français disent "oui" au séjour de parlementaires en Crimée
  2. Merkel et Hollande, négociateurs de la dernière heure en Ukraine
  3. Ukraine: l'accord de Minsk 2, déprimant mais utile
  4. Ukraine: les accords de Minsk "en grand danger", à quelques heures du cessez-le-feu
  5. Merkel et Hollande, négociateurs de la dernière heure en Ukraine
  6. Poutine assure que la Russie "ne compte faire la guerre à personne"
  7. Crise en Ukraine: Hollande, Merkel, Poutine et Porochenko doivent se voir mercredi
  8. Quand Le Drian explique que des avions russes sont "venus se promener" près des côtes françaises
  9. Liste noire de Poutine : pourquoi BHL et Cohn-Bendit sont persona non grata en Russie
  10. Ukraine: le conflit a fait plus de 4.000 morts
  11. Merkel et Hollande, négociateurs de la dernière heure en Ukraine
  12. Ukraine : l'économie au bord du gouffre
  13. La Russie annonce l'arrêt des livraisons de gaz à l'Ukraine
  14. Mistral: la Russie s’impatiente
  15. Bourdin Direct: Philippe de Villiers - 12/11 (à partir de 13min20)
  16. Mistral: la Russie s’impatiente
  17. Crise ukrainienne: Hollande et Poutine se sont rencontrés à Moscou
  18. Mistral: Moscou et Paris en discussion sur le rapatriement d'équipements
  19. Navires Mistral : accord entre Paris et Moscou sur un remboursement
  20. Mistral : Les Républicains accusent l'État de vouloir cacher la vraie facture
  21. Malgré les sanctions, les hélicoptères américains Bell seront assemblés dans l’Oural
  22. La Russie continuera à acheminer les astronautes américains vers l’ISS
  23. L’Egypte va acquérir les deux Mistral non livrés à la Russie
  24. Mistral: 200 à 250 millions perdus pour l'Etat
  25. Pays-Bas: les eurosceptiques obtiennent un référendum
  26. La Chine propose son aide à la Russie

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