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David Cameron
Informations biographiques
Naissance

David William Donald Cameron
9 octobre 1966
Londres, Angleterre (Royaume-Uni)

Décès

-

Nationalité

Britannique

Parti politique

Parti conservateur

Conjoint(e)

Samantha Sheffield

Enfants

Ivan (décédé)
Nancy
Arthur
Florence

Diplôme

Eton College
Université d'Oxford

Profession

Conseiller politique

Religion

Anglicanisme

Résidence

North Kensington (Londres)
Dean (Oxfordshire)


David Cameron (9 octobre 1966 - ...) est un homme politique britannique. Il est le 53e Premier ministre du Royaume-Uni du le 11 mai 2010 au 13 juillet 2016.

Disciple de Margaret Thatcher pour laquelle il a travaillé à ses débuts dans les années 1980, il est élu pour la circonscription Witney en 2001 et entre dans un gouvernement fantôme en 2005. Il devient la même année chef du Parti conservateur et donc chef de l'opposition aux travaillistes Tony Blair et Gordon Brown. Son parti remporte les élections de 2010 et de 2015, le menant au 10, Downing Street à seulement 43 ans, le plus jeune âge pour un Premier ministre de l'Histoire de la Grande-Bretagne.

Sa primature ministérielle est marquée par un plan d'austérité et une dévaluation de la livre sterling face à la crise financière mondiale, la légalisation du mariage homosexuel en Angleterre et au Pays de Galles, des mesures dissuasives contre l'immigration, un référendum sur l'appartenance de l'Écosse à la Grande-Bretagne et un référendum sur l'appartenance de la Grande-Bretagne à l'Union européenne. Son échec à cette dernière consultation le conduit à annoncer sa démission qui devient effective le 13 juillet.

Jeunes années Modifier

Famille Modifier

Etudes Modifier

Carrière politique Modifier

Débats en politique : conseiller et député Modifier

Au sein du Parti conservateur Modifier

Chef de l'Opposition Modifier

Élections générales Modifier

Élection générale de 2010 Modifier

Élection générale de 2015 Modifier

David Cameron s'engage dans une campagne difficile compte-tenu de l'imprévisibilité des résultats. Il s'agirait du scrutin le plus serré depuis plusieurs décennies, avec les deux principaux partis au coude-à-coude, et peut-être même un espoir de victoire pour les travaillistes. La campagne de David Cameron s'accompagne de maladresses, comme des critiques sur ses origines sociales élevées et son refus de participer à un débat téléviser pour apparaître à un plus haut niveau, mais qui permet à son adversaire Ed Miliband d'apparaître en Premier ministrable. David Cameron mise sa campagne sur le terrain économique en défendant la croissance et la création d'emploi sous sa primature, quand ses adversaires dénoncent le développement de la pauvreté. Il constate aussi l'érosion du parti centriste des libéraux-démocrates et la percée du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni qui menace de lui prendre des voix. Cependant, la nuit du dépouillement des urnes, les résultats viennent confirmer un premier sondage qui était sorti des urnes, avec une très nette et inattendue victoire conservatrice, puisque David Cameron remporte la majorité absolue, tandis qu'Ed Miliband arrive loin derrière en étant concurrencé à sa gauche par le SNP écossais qui obtient un raz-de-marée électoral en Écosse[1].

David Cameron peut ainsi former le premier gouvernement totalement conservateur depuis 1992 et reconduit de grandes figures comme George Osborne aux Finances, Theresa May à l'Intérieur et Michael Fallon à la Défense, mais aussi des eurosceptiques comme Philip Hammond aux Affaires étrangères et Mark Harper comme chef de la majorité parlementaire[2][3].

Premier ministre du Royaume-Uni Modifier

Politique économique et sociale Modifier

Face à la crise économique, David Cameron dévalue la livre sterling et met en place une politique d'orthodoxie budgétaire, réduisant les dépenses publiques à de 50 à 44% du Produit intérieur brut. Les charges sur les entreprises baissent, ce qui profite notamment à l'automobile. Les conséquences économiques sont la baisse du chômage à 5,5% (le plus bas depuis 7 ans) et une croissance à 2,6% donc supérieure à la moyenne européenne. Le Royaume-Uni ravie à la France la place de cinquième puissance économique mondiale selon le FMI. Mais l'aspect social est moins glorieux : développement des "contrats zéro", 13 million de personnes sous le seuil de pauvreté, 18 millions de mal logés, un foyer sur cinq qui ne peut payer ses factures, le déficit public continu qui menace l'avenir[4].

Sécurité et immigration Modifier

En 2016, son gouvernement annonce des pouvoirs renforcés pour les directeurs de prison et la construction de nouveaux bâtiments pour remplacer ceux trop anciens ou défectueux, ainsi que l'accès aux nouvelles technologies pour que les prisonniers gardent le lien avec leurs familles[5].

Perception dans l'opinion publique Modifier

Relations avec les États-Unis Modifier

Crise avec l'État islamiste Modifier

En octobre 2014, l'ONU indique que 15 000 jihadistes étrangers de 80 pays, dont 500 britanniques, sont partis au combat pour l'Etat islamiste en Syrie et en Irak[6].

Invité au Parlement australien en novembre 2014 pour la tenue du G20, il annonce dans son discours que "de nouveaux pouvoirs seront accordés à la police des frontières pour confisquer des passeports, empêcher les suspects de voyager et empêcher les ressortissants britanniques (jihadistes) de revenir au pays autrement qu'aux conditions" qui leur seront imposées. Ce blocage devrait durer deux ans, après quoi les personnes ne pourraient revenir que sous escorte, passer devant la justice, et suivre un programme de "dé-radicalisation". Cette loi interdit aussi que les compagnies aériennes ne respectant pas les vols autorisés par les autorités britanniques ne puissent se poser sur le sol du Royaume-Uni. Il souhaite également lutter contre les "prêcheurs de haine" sur Internet qui endoctrinent les jeunes musulmans qui partent au combat en Syrie et en Irak[7].

Référendum sur l'Union européenne et renoncement Modifier

Sous la pression de l'aile eurosceptique de son parti, David Cameron annonce la tenue d'un référendum en 2017 afin de déterminer si le Royaume-Uni reste dans l'Union européenne ou bien la quitte. Le Premier ministre est lui-même partisan d'un maintien à la condition que certains aspects soient revus. La nouvelle est diversement appréciée, saluée par Nigel Farage, à la tête du Parti indépendantiste UKIP qui a connu une percée dans les années 2010 notamment par un report de voix d'électeurs conservateurs, mais fortement critiquée par les milieux économiques, comme la banque HSBC qui menace de déménager son siège à Hong Kong, par le Parti travailliste qui craint une perte d'emplois liés à l'UE, par l'Écosse qui menace d'un nouveau référendum d'indépendance pour rester dans l'UE, et enfin par les institutions européennes et certaines figures comme Jean-Claude Juncker, Angela Merkel et François Hollande. Sa réélection rend inéluctable la tenue de la consultation, confirmée dans les jours suivant dans le discours de la Reine, qui sera formulée ainsi : "Le Royaume-Uni doit-il rester dans l'Union européenne ?". Il fera lui-même campagne pour le maintien à condition d'obtenir des réformes, c'est-à-dire un statut particulier pour son pays qui peut être résumé en quatre points : refus des aides sociales aux migrants européens sans emploi, refus des aides sociales aux migrants européens employés durant les quatre premières années, possibilité de refuser des lois européennes ou la participation à une Union plus intégrée, fin du monopole des pays de la zone euro dans les règles du marché unique. Ses ministres ont parole libre pour défendre l'issue de leur choix[8][9][10][11].

Le 18 février 2015, au terme de deux journées d'âpres négociations à Bruxelles, en présence de tous les États-membres, David Cameron parvient à arracher un accord qui donne suite à ses demandes : la possibilité de ne plus se fondre dans une "union toujours plus étroite" de l'Union européenne, l'équité dans les accords économiques et financiers sans distinction d'appartenance à la zone euro ou pas, le versement d'allocations aux travailleurs étrangers seulement quatre ans après leur arrivée sur le sol britannique, un système d'indexation des allocations familiales aux salariés dont les enfants travaillent dans un autre État-membre valable jusqu'en 2020, des protections pour le système financier britannique[12][13].

Il s'investit dans la campagne en faveur du maintien, apparaissant avec le nouveau maire de Londres Sadiq Khan, tandis que l'ancien maire Boris Johnson choisit de s'investir pour le Brexit. David Cameron participe à une émission de débat face au public avec Nigel Farage, mais les sondages des jours suivants démontrent un élan en faveur d'une sortie. Le meurtre de la député travailliste Jo Cox, le 17 juin, inverse cette tendance, avant que l'écart ne se resserre la veille. Le 23 juin, la sortie l'emporte à 51,90%. Dès le lendemain, David Cameron appelle au respect du vote souverain et annonce qu'un prochain Premier ministre lui succédera d'ici octobre. Finalement, avec l'émergence de Theresa May dans la course à la tête du Parti conservateur, il annonce son départ pour le 13 juillet. Ce jour-là, il quitte le 10, Downing Street pour le palais de Buckingham où il remet sa démission à la reine Élisabeth II. Theresa May lui succède quelques heures après.

Représentation culturelle Modifier

Carrière politique Modifier

Décorations Modifier

  • 2015 : l'influente fondation new-yorkaise The Appeal of Conscience lui décerne le lauréat de son prix "Homme d'État mondial"[14]

Anecdotes Modifier

  • David Cameron est le cinquième chef d'État le mieux payé au monde, avec un salaire équivalant à 201 600 euros annuel selon CNN et Datawrapper[15].
  • David Cameron, qui a eu une enfance privilégiée et a fréquenté le prestigieux internat d'Eton, est réputé pour être trop "snob", trop défenseur des intérêts de la classe dirigeante britannique, une image que le Premier ministre traîne indéfectiblement et que son parti tente de combattre. Cependant, David Cameron est fortement moqué pendant la campagne législative de 2015, lorsqu'il mange un hot dog avec un couteau et une fourchette lors d'un barbecue électoral, une séquence qui rappelle ses origines sociales dans un scrutin qui lui est difficile[16].

Citations Modifier

"L'échec de la politique économique des Travaillistes vient, en grande partie, de l'interventionnisme bureaucratique excessif des décennies passées, du trop d'impôts, du trop de régulation."

- Discours à la City de Londres, le 28 mars 2008.

Références Modifier

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