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Donald Trump
Donald Trump
Informations biographiques
Naissance

Donald John Trump
14 juin 1946
New York (États-Unis)

Décès

-

Nationalité

Américaine

Parti politique

Parti démocrate (?-1987)
Parti républicain (1987-1999)
Parti réformiste (1999–2001)
Parti démocrate (2001–2009)
Parti républicain (2012-...)

Conjoint(e)

Ivana Zelníčková (1977-1991)
Marla Maples (1993-1999)
Melania Knauss (2005-...)

Enfants

Donald
Ivanka
Eric
Tiffany
Barron

Diplôme

Université de Pennsylvanie

Profession

Homme d'affaires
Présentateur de télévision

Religion

Presbytérianisme

Résidence

Manhattan, New York
Palm Beach, Floride


Donald Trump (né le 14 juin 1946) est un homme d'affaires et homme d'État américain. Il est le 45e président des États-Unis depuis le 20 janvier 2017.

Donald Trump appartient à une famille millionnaire ayant fait fortune dans le secteur de l’immobilier. Il rejoint l’entreprise familiale en 1968 et en prend la tête en 1971. Il devient une personnalité familière du grand public américain à partir des années 1980 et plus encore dans les années 2000 en animant l’émission The Apprentice qui en fait une vedette populaire. Ses affaires se font dans des secteurs variés tels que les hôtels, les casinos, les terrains de golf, les concours de beauté et divers produits à son nom. Sa fortune est évaluée à 4,5 milliards d'euros, ce qui en fait la 324e personne la plus riche au monde et la 113e aux États-Unis. Au cours de sa carrière, il a surmonté la ruine à deux reprises. 

Après une première tentative infructueuse en 2000, Donald Trump annonce sa candidature à l’élection présidentielle américaine de 2016 le 17 juin 2015. Il se hisse rapidement à la première place dans les sondages de la primaire républicaine et se maintient invariablement en tête tout au long de la campagne. Il remporte 27 États et 1 447 délégués, lui permettant d’être investi candidat du Parti républicain à la convention de Cleveland le 19 juillet 2016. L’élection générale l’oppose à la démocrate Hillary Clinton, donnée favorite par une écrasante majorité de sondages. A la surprise générale, Donald Trump remporte nettement le scrutin du 8 novembre et devient le 45e président des États-Unis. Il est le président le plus riche et le plus âgé de l'histoire du pays.

La campagne qu’il a menée est un phénomène unique dans l’Histoire politique américaine et un cas singulier de la vie politique en général. Il a défendu des thèses protectionnistes et isolationnistes en favorisant des thèmes tels que l’immigration ou le terrorisme islamique, tout en se proclamant adversaire du politiquement correct. De ce fait, il se trouve éloigné du socle idéologique du Parti républicain et se situe en rupture avec la politique établie aux États-Unis depuis la fin de la guerre froide. Son indépendance financière et son parcours altant, jalonné de fortes polémiques et d’accusations de racisme et de misogynie, ont suscité un grand intérêt national et international. Sa victoire est considérée comme un élément majeur du mouvement populiste qui caractérise les démocraties occidentales dans les années 2010.

Les raisons et les caractéristiques de son parcours, de sa campagne, de ses idées et de sa victoire sont sujets à des interprétations nombreuses et variées, âprement débattues, autant que sa personnalité atypique[1][2][3][4].

Jeunes années (1946-1968) Modifier

Famille Modifier

Donald John Trump est né le 14 juin 1946 dans le Queens, un des cinq quartiers de la ville de New York.

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La famille Trump tient des origines allemandes du grand-père de Donald, Friedrich Trumpf, qui a immigré aux États-Unis en 1885 et a changé son nom en Frederick Trump. C’est lui qui a fait affaire dans les hôtels et les restaurants, grâce à la ruée vers l’or, avant que sa femme Elizabeth et leur fils Fred reprennent les affaires dans la « Elizabeth Trump & Son » après sa mort. Fred Trump (1905-1999), père de Donald, a rencontré Mary Anne MacLeod (1912-2000), d’origine écossaise, lorsque cette dernière a voyagé aux États-Unis à 18 ans en 1930, puis tous deux se sont mariés en 1936 et se sont installés dans le Queens. Si c’est le grand-père de Donald qui a commencé l’entreprise familiale, c’est son père qui en a fait un géant de l’immobilier new-yorkais et a donc accumulé la fortune familiale transmise à son fils. Le couple de Fred et de Mary a eu cinq enfants dont Donald est le quatrième : Maryanne en 1937, Fred Junior en 1938, Elizabeth en 1942, Donald en 1946 et Robert en 1948. Fred Junior est mort d'alcoolisme en 1981.

Donald Trump n’a pas toujours su qu’il avait des origines allemandes et a cru qu’elles étaient suédoises, apparemment parce que son père l’a dissimulé en raison de l’ascension du nazisme en Allemagne qui donnait une mauvaise image des Allemands.

Donald Trump semble aussi avoir des origines françaises. Sur la soixantaine de personnes ayant porté le nom Trump en France depuis les années 1890, un certain Robert Trump, habitant de Mayenne âgé de 67 ans en 2016, découvre par des recherches généalogiques que le milliardaire américain est l’arrière-arrière petit cousin de son arrière-grand-père. Donald Trump avait contacté le père de Robert pour sa recherche de ses ancêtres[5].

Obama buvant dans une noix de coco

Éducation Modifier

La famille vit dans une maison néo-Tudor dans le Queens. Donald Trump est d’abord élève à The Kew-Forest School, où il participe à un conseil exécutif, mais des problèmes liés à son comportement le font quitter l’endroit à 13 ans et son père l’inscrit à l’académie militaire de New York afin de canaliser son énergie. Décrit par son père comme « un camarade assez dure lorsqu’il était petit », il termine huitième gradé et atteint le garde de capitaine dans sa dernière année. Ce passage à l’académie militaire a eu une influence certaine sur lui.

Il intègre ensuite l’université de Fordham pendant deux ans puis celle de Pennsylvanie lorsque le département d’affaire de cette dernière offre de rares études d’immobilier et en ressort diplômé en 1968 avec baccalauréat en économie. Dans le même temps que ses études, il a travaillé dans l’entreprise familiale qui s’appelle encore la Elizabeth Trump & Son.

Dispense de service militaire Modifier

Né en 1946, son nom aurait dû figurer dans la loterie de 1969 qui choisit les hommes nés entre 1944 et 1950 devant partir pour la guerre du Vietnam mais, alors qu’il fut jugé apte au service en 1966, il a reçu une dispense médicale en même temps que son diplôme en 1968, un an avant la loterie. Il a attribué cette dispense à une épine cananéenne à ses deux pieds dans une biographie en 2015, avant de dire à des journalistes la même année qu’il ne se souvenait plus de quel pied il s’agissait pour finalement dire qu’il s’agissait des deux le même jour.

Vie privée Modifier

Marié trois fois et divorcé deux fois, Donald Trump a fait l'objet d'une intense couverture médiatique de la part des tabloïd sur sa vie privée.

De son premier mariage avec le modèle tchèque Ivana Zelníčková, naturalisée en 1988, il a eu trois enfants, travaillant tous dans la Trump Organization, et par extension huit petits-enfants. Ce mariage commencé en 1977 se conclut sur un divorce en 1991 à cause des révélations de la relation Donald Trump avec l'actrice Marla Mapples dans la presse à scandale. Il a remporté une procédure judiciaire contre son ancienne épouse sur une clause du contrat de mariage, ce qui n'a pas nuit à leurs bonnes relations ensuite. C'est elle qui l'a appelé « le Donald »(« the Donald »), nom populaire par lequel il est parfois appelé et connu en public.

Il se marie à Marla Mapples en 1993 mais ils se séparent en 1997 et divorcent en 1999. Un enfant est né de cette union en 1993. Il a ensuite une liaison avec le modèle Afro-américain Kara Young[6].

En 1998, il a entamé une relation avec le modèle slovène Melania Knauss, avant de se lier à elle en 2004 et de se marier en 2005. En 2006, en même temps qu'elle est naturalisée Américaine cette année, Melania donne naissance à un enfant[7].

  • Marié à Ivana Zelníčková : Donald, Jr. né en 1977 (Kai Madison, Donald John III, Tristan Milos, Spencer Frederick, Chloe Sophia), Ivanka née en 1981 (Arabella Rose, Joseph Frederick, Theodore James) et Eric né en 1984 ;
  • Marié à Marla Maples : Tiffany né en 1993 ;
  • Marié à Melania Knauss : Barron William né en 2006.

Donald Trump n'a jamais bu, fumé ou consommé de drogue. Il s'est aussi fait remarquer pour ses tendances mysophobes, craignant la contamination par les contact humains comme les mains.

Croyances religieuses Modifier

Presbytérien, Donald Trump est baptisé et confirmé à la First Presbyterian Church, église de Queens (New York). Il fréquente la Reformed Church in America pendant cinquante ans et s'y marrie religieusement. Le pasteur Norman Vincent Pealese qui y officie est un soutien républicain se basant sur « l’Évangile de la Prospérité », laquelle défend la réussite et l'optimisme et l'estime de soi. Au cour de sa campagne de 2016, Donald Trump recueille les soutiens de prédicateurs de la prospérité comme Mark Burns et Darrell Scott[8].

Santé Modifier

La prise de finastéride expliquerait son taux anormalement bas de PSA (antigène prostatique spécifique), alors que ce taux avait fait suspecter à certains médecins un cancer de la prostate cachée chez Donald Trump. Son médecin assure qu'il ne souffre que de cholestérol et de rosacée, une maladie de peau qui provoque des rougeurs et des bouffées de chaleur désagréables. Il prend également une aspirine tous les jours pour réduire le risque d'une crise cardiaque[9].

En plus de son médecin personnel, le Dr. Harold N. Bornstein, Donald Trump conserve le docteur ayant travaillé à la Maison-Blanche sous Barack Obama, Ronny Jackson[10].

Carrière dans les affaires Modifier

Les premières opérations (1968-1975) Modifier

Donald Trump affirme posséder une fortune de 200 000 dollars lorsqu’il obtient son diplôme en 1968 (l’équivalent de 1 021 000 dollars actuellement). Il subit un échec à 23 ans lorsqu’il tente une incursion dans l’industrie du spectacle en investissant 70 000 dollars pour devenir le coproducteur de la comédie « Paris Is Out ! » à Broadway en 1970. Sa carrière dans l’immobilier commence dans l’entreprise familiale, Elizabeth Trump & Son, spécialisée dans le logement de location des classes moyennes pour les quartiers de New York (Brooklyn, Queens, Staten Island). Il avait pour projet, lorsqu’il était étudiant, de revitaliser le complexe forclos de Swifton Village qu’avait acheté son père à Cincinnati (Ohio) en 1962 pour 5,7 millions de dollars. Le père et le fils parviennent à augmenter de 34% à 100% le taux d’occupation de ce complexe de 1 200 unités grâce à un investissement de 500 000 dollars. Le Swifton Village est vendu pour 6,75 millions de dollars par la Trump Organization en 1972.

En 1971, Donald Trump déménage à Manhattan pour s’investir dans de plus grands projets de construction et utilise un design architectural attractif pour obtenir la reconnaissance du public. Son premier accès à la notoriété date de 1973 quand le département de la Justice l’accuse d’avoir violé le Fair Housing Act sur 39 bâtiments. Des contre-poursuites sont engagées par l’avocat Roy Cohn mais sans succès, alors Donald Trump rembourse les charges en 1975 mais refuse de se reconnaître coupable pour autant, se disant satisfait que l’accord ne « contraigne pas la Trump Organization à accepter les personnes sur la base de leur confort de locataires à moins qu’ils ne soient autant qualifiés que n’importe quel autre locataire ». Des années plus tard, l’entreprise se trouve a nouveaux au tribunal pour la violation de la même loi mais Donald Trump nie les accusations et rien n’indique qu’il ait été déclaré coupable[11].

Les changements à Manhattan (1975-1988) Modifier

Donald Trump a une option pour acheter et développer la compagnie de chemins de fer Penn Central alors en banqueroute, incluant le rail de la 60th Street sur le fleuve Hudson et le terrain autour la gare Grand Central Terminal, qu’il achète pour 60 millions de dollars. Ensuite, grâce à un taux d’abattement sur 40% obtenu du gouvernement new-yorkais, il reconstruit et modernise le Commodore Hotel en faillite pour en faire l’actuel Grand Hyatt et transforme alors la Elizabeth Trump & Son en The Trump Organization.

La ville de New York accepte sa proposition de faire de la gare Penn Central située 30th Street à Manhattan un site pour accueillir le futur centre de conférence Jacob K. Javits. En revanche, elle déboute sa proposition de compléter le projet de 110 millions de dollars et lui offre les frais de courtier pour la vente de la propriété.

En 1986, alors que traînent les réparations de la patinoire Wollman Rink dans Central Park, commencées en 1980 par un maître d’œuvre sans lien avec Donald Trump pour une durée attendue de deux ans et demi, le promoteur immobilier reprend en main le chantier sans que la ville n’ait a payer quoi que ce soit et termine les travaux en trois mois pour la somme de 1,95 millions de dollars, une somme inférieure de 750 000 dollars au budget initial[12].

Atlantic City : ruine et résurgence (1988-1999) Modifier

En 1988, il fait l’acquisition du casino Taj Mahal d’Atlantic City (New Jersey) grâce à une transaction faite avec l’animateur Merv Griffin et Resorts International. Mais il est incapable de rembourser les prêts conséquents qu’il a contractés et qui sont l’essentiel de l’achat, ce qui le conduit à réaliser de nouveaux prêts et à repousser les paiements d’intérêt, ce qui a pour conséquence d’augmenter la dette du casino et de le conduire à la banqueroute en 1991. Les banques et les détenteurs d’obligation, qui craignent des pertes potentielles de centaines de millions de dollars, choisissent de restructurer la dette. Le Taj Mahal sort de sa faillite le 5 octobre 1991 après que Donald Trump ait cédé la moitié de ses droits de propriété aux détenteurs d’obligations qui ont conssentis à baisser les intérêts et à étendre le délai de paiement de la dette. Il doit aussi vendre son avion Trump Shuttle et son méga-yatch le Trump Princess. Il se sort de cette mauvaise passe à la fin des années 1990, surtout lorsqu’il touche la part d’héritage de son père mort en 1999, lequel a divisé sa fortune estimée à 250-300 millions de dollars entre ses quatre enfants.

En 2014, Donald Trump ne possède que 10% de la Trump Intertainments Resorts, laquelle possède le casino Taj Mahal et le Trump Plaza Hotel and Casino situés tous les deux à Atlantic City. Cette-même année, la Resorts entre dans les règles du chapitre 11 sur la loi des faillites aux États-Unis et doit vendre le Trump Plaza indéfiniment. Le milliardaire Carl Icahn rachète la compagnie et donc le casino mais il laisse le nom de Trump sur les édifices même si le promoteur immobilier ne les possède plus[13].

Situation récente (1999-2015) Modifier

En 2001, Donald Trump achève la Trump Wrold Tower, tour résidentielle de 72 étages située en face du quartier des Nations Unies. Il commence aussi la construction de la Trump Place, grand complexe de plusieurs tours et bâtiments le long du fleuve Hudson. Il possède par ailleurs un espace commercial avec la Trump International Hotel and Tower, tour de 44 étages aux usages multiples (hôtels, condominium) à Colombus Circle, et des parts de bâtiments importants à Manhattan.

Lors d’une conférence de presse en juillet 2015, son directeur de campagne affirme que les revenus de Donald Trump pour l’année 2014 s’élèvent à 362 millions de dollars, « ce qui n’inclut pas les dividendes, les intérêts, les gains du capital, les rentes et les royalties ». Pourtant, des documents pour l’année 2015 révèlent un surplus de 611 millions. Le magazine Fortune estime que la somme avancée par le directeur de campagne n’est pas celle du revenu mais du revenu net, qui ne prend pas en compte les salaires, les paiements d’intérêt sur la dette extérieure et les dépenses liées à d’autres affaires. Il estime aussi que le vrai revenu serait plutôt le tiers du chiffre avancé. Des données publiques établissent qu’il a bénéficié d’un rabattement d’impôt de 302 dollars en 2013 et pour deux autres années ayant suivies, un système qui s’applique aux couples gagnant moins de 500 000 euros par an. Le directeur de campagne parle d’une « erreur » et Donald Trump refuse de publier ses fiches d’impôt avant la fin d’un contrôle fiscal en cours.

Une analyse des prouesses de Donald Trump par The Economist en 2016 parle de performances médiocres, faîtes de réussites et d’échec, pour un bilan global difficile à compter dans la mesure où toutes les données ne sont pas publiques. L’étude ne commence qu’en 1985 car les actions précédentes ont pu bénéficier de l’héritage du père. The Washington Post parle d’ « un mélange de fanfaronnades, d’échec en affaire et de vrais succès »[14].

Commercialisation de son nom Modifier

Donald Trump a fait bénéficier de son nom et de son image à de nombreux projets immobilier pour qu’ils se développent. Ces propriétés ne lui appartiennent pas pour autant. Cela inclut deux projets en Floride actuellement saisis. Le propriétaire turc des Trump Towers à Istanbul, qui paye Donald Trump pour l’usage de son nom, a fait savoir qu’il explorait des voies légales pour dissocier la propriété du nom après l’appel du candidat présidentiel à la fermeture des Etats-Unis aux musulmans.

Donald Trump a aussi licencié son nom pour la Trump Bay Street, un projet de luxe dans Jersey City que possède son beau-fils Jared Kushner. Ce projet de 200 millions de dollars en compte 50 venus de personnalités chinoises qui peuvent espérer obtenir un droit de résidence permanente pour eux et leurs familles aux États-Unis au bout de deux ans. Un porte-parole a clarifié la situation en expliquant que le partenariat avec Donald Trump ne concerne que la licence du nom et pas le financement des bâtiments[15].

Démêlés judiciaires Modifier

En trente ans, depuis les années 1980 jusqu'aux années 2010, Donald Trump et sa société ont essuyé quelques 3 500 plaintes de la part d'employés, de fournisseurs ou d'associés, qu'ils soient plombiers, peintres, serveurs, barmen, avocats ou autres, pour des refus de paiements, ce que Donald Trump justifiera par l'insatisfaction de leur travail, mais le journal USA Today, qui a enquêté sur ces démêlés judiciaires, y voit plutôt une tactique visant à ruiner ces associés pour les empêcher de rétorquer[16].

Carrière dans le divertissement Modifier

The Apprentice (2003-2015) Modifier

En 2003, Donald Trump devient le producteur exécutif et l’animateur de The Apprentice, émission de téléréalité de NBC lors de laquelle plusieurs candidats sont en compétition pour obtenir un poste de management dans une des entreprises commerciales du milliardaire. Les concurrents sont successivement éliminés et l’apprennent lorsque Donald Trump leur signifie « Vous êtes virés » (« You’re fired »), une phrase-choc devenue si populaire qu’il l’a déposée en 2004.

D’abord payé 50 000 dollars par épisode la première année, soit près de 700 000 dollars pour la première saison, le succès rencontré lui permet d’être ensuite payé un million de dollars par épisode. Sans que la chaine ne l’aie confirmé, le directeur de campagne affirme que les quatorze saisons lui ont permit de gagner 213 606 575 dollars. Sa contribution à l’émission lui a aussi permit de recevoir une étoile à son nom sur l’Avenue des Célébrités de Hollywood en 2007.

En 2007-2008, la formule de l’émission est revisitée avec l’aide du producteur britannique Mark Burnett et devient The Celebrity Apprentice. Des personnalités publiques connues sont en compétition pour remporter de l’argent à des organismes de charité. Donald Trump en est autant le coproducteur (avec Burnett) que l’animateur principal.

Le 16 février 2015, NBC annonce le renouvellement de l’émission puis Donald Trump fait savoir onze jours plus tard qu’il ne s’est pas encore décidé à signer en raison d’une possible candidature présidentielle. Le 29 juillet, après les polémiques suscitées par sa campagne débutée le mois dernier, la chaine fait savoir par communiqué qu’elle cesse de travailler avec lui « En raison des propos négatifs récents émis par Donald Trump à l’égard des immigrés, NBC Universal met un terme à sa collaboration avec M. Trump »[17].

Catch (1991-2013) Modifier

Donald Trump est réputé amateur de la World Wrestling Entertainment et est proche de son propriétaire, Vince McMahon. Il a accueillit deux événements de WrestleMania au Trump Plaza et a participé à plusieurs de ses spectacles. En 1991, son casino d’Atlantic City a accueillit la compétition de WBF, filiale de la WWE.

Lors du WrestleMania 23, consacré à « l’affrontement des milliardaire », il participe en s’opposant à Vince McMahon. Le joueur du premier est Bobby Lashley et celui du second est Umaga. Lashley l’emportant, Vince McMahon doit se prêter à la punition prévue pour le perdant et se laisser raser le crâne par Donald Trump et Bobby Lashley.

Le 15 juin 2009, cherchant à dissimuler leur accord secret, Vince McMahon annonce qu’il a revendu le jeu à Donald Trump. Une semaine après, McMahon le rachète le double de son prix.

En 2013, il est intronisé au WWE Hall of Fame à Madison Square Garden pour sa contribution à la promotion du jeu[18].

Mannequinat (1999-2015) Modifier

En 1999, Donald Trump fonde une boîte de modèles, la Trump Model Management, active dans le quartier SoHO de New York. Cette compagnie et la Trump Management Group LLC ont attiré aux États-Unis 250 modèles étrangers depuis 2000. Sa réputation est estimée. En 2014, la présidente de la Trump Model Management, Corrine Nicolas, est poursuivie avec d’autres managers de l’entreprise par un ancien modèle, Alexia Palmer, qui les accuse de racket, violation de contrat, fraude par mail et d’atteinte aux lois portant sur les salaires des immigrés mais la plainte est rejetée par la cour fédérale en mars 2016[19].

Carrière dans la politique avant 2015 Modifier

Engagement politique Modifier

L'appartenance politique de Donald Trump avant l'année 1987 est inconnue. On ignore s'il s'est engagé et, si oui, au profit de quel camp. Il s'inscrit sur les listes républicaines à partir de 1987 et soutient ouvertement Ronald Reagan. Puis il s'engage dans le Parti réformiste à partir de 1999 et mène une campagne exploratoire en 2000 pour son compte et se trouve crédité de 7% d'intentions de vote mais il ne gagne que deux États aux primaires (Californie et Michigan) et se retire rapidement, expliquant ne pas pouvoir accepté de côtoyer des personnalités telles que David Duke, Pat Buchanan et Lenora Fulani, et rejoint alors les démocrates en 2001. Cette implication cesse en 2009 lorsqu'il se retire purement et simplement de la politique. C'est en avril 2012 qu'il revient chez les républicains. En 2013, il prend la parole devant la célèbre Conservative Political Action Conference (CPAC).

Ses soutiens dans la vie politique récente des États-Unis sont variés sans être contradictoires. Il estime ainsi que Bill Clinton fut un grand président et affirme en 2008 que son épouse pourrait en être une également. Cet intime du couple a fait don de 100 000 à 250 000 dollars à leur fondation tandis qu'ils ont assisté à son mariage avec Melania en 2005. A son retour côté républicain en 2012, il se prononce en faveur du candidat Mitt Romney à la demande de celui-ci indiquera t'il plus tard.

Donald Trump n'a jamais rencontré Barack Obama avant son élection en 2016. Lorsque celui-ci avait été élu en 2008, l'homme d'affaires avait salué un « champion ». Au bout des cents premiers jours d'Obama, il lui était reconnaissant d'avoir su gérer la crise économique mondiale de 2008 et d'avoir raffermi les relations avec les autres pays. C'est en 2010 qu'il commence à se montrer critique à son encontre, en critiquant notamment l'Obamacare, mais surtout en devenant la figure de proue du mouvement des « birthers », ceux qui contestent la légalité de l'élection de Barack Obama en considérant qu'il est né à l'étranger. Il exigera à plusieurs reprises son la divulgation de son acte de naissance, ce que fera le président. Cette polémique lui vaudra d'être interpellé publiquement par Barack Obama dans un dîner-réception à la Maison-Blanche. Au cours de la campagne électorale de 2015-2016, il Donald Trump parle du « plus mauvais président des États-Unis » qu'il accuse d'avoir créé l'État islamique[20]. Ses dons aux campagnes politiques ont été variées dans les deux camps puisqu'un classement de ses dix plus grandes donations établit en 2011 comporte six démocrates et quatre républicains. Après cette date, ses dons sont surtout tournés vers le Parti républicain. Mis en cause pour cette versatilité financière pendant la campagne de 2015-2016, utilisée comme argument par ses adversaires républicains de la primaire, il se défend en affirmant avoir agit en tant qu'homme d'affaire guidé par des intérêts.

Tentatives de candidatures Modifier

Plusieurs rumeurs ont circulé sur des tentatives de candidatures qui lui ont été prêtées, souvent propagées et entretenues par lui-même, à partir de 1987. Ainsi aurait-il cherché à être candidat aux élections présidentielles de 1988, 2004 et 2012. Les sondages testés en 2012 lui donnèrent aux alentours de 17% d'intentions de vote dans les primaires républicaines. Le gouvernorat de l'État de New York l'aurait intéressé en 2006 et en 2014. L'idée de partager un ticket avec George H. W. Bush en 1988 aurait sérieusement envisagé avant que le choix du vice-président ne se porte sur Dan Quayle.

Prises de position Modifier

Sur le fond, sans expliciter sa pensée, il s'est exprimé sur plusieurs sujets, dénonçant la pensée dominante des médias et la véracité du changement climatique.

C'est lui qui est à l'origine d'une importante controverse autour de la citoyenneté et donc de l'éligibilité de Barack Obama, une rumeur persistante bien que démentie. Il a visé la légitimité de son élection en mettant en doute sa naissance sur le sol américain. Il clôt la polémique en septembre 2016 en disant croire qu'il est né aux États-Unis[21][22].

Candidature présidentielle de 2016 Modifier

Une campagne atypique Modifier

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Donald Trump Presidential Announcement Full Speech 6 16 15 Donald J. Trump For President

Annonce de sa candidature à l'élection présidentielle

C'est dans sa Trump Tower de la cinquième avenue de New York, le 15 juin 2015, que Donald Trump annonce en meeting sa candidature à l'élection présidentielle de 2016. Précédé d'une réputation de conservateur aux opinions tranchés et au langage cru, il prononce un discours alarmiste quant à l'état du pays, en proie à de nombreux problèmes et dirigé par une classe politique vendue aux intérêts particuliers via le système de financement des campagnes. Il met en avant sa fortune personnelle et donc son intégrité, avec une fortune qu'il chiffre ce jour-là à dix milliards de dollars. Considérant que "le rêve américain est mort", il s'engage à "rendre sa grandeur à l'Amérique" et cible deux problèmes fondamentaux selon lui : l'immigration mexicaine et l'émergence économique de la Chine. C'est dans ce discours que naît la première polémique de la campagne, lorsqu'il assimile les immigrés mexicains à des criminels, des dealers et des violeurs. Il promet donc la construction d'un grand mur, au sens physique du terme, à la frontière sud du pays, qui permettra de bloquer l'immigration illégale. Il fait aussi de la lutte contre le chômage un de ses sujets phare, promettant d'être "le plus grand président pourvoyeur d'emplois que Dieu ait jamais créé"[23].

Lorsqu'il démarre cette campagne, les observateurs politiques ne lui prêtent que très peu de chance de réussir. Pourtant, dès le mois de juillet, il commence à grimper rapidement dans les sondages jusqu'à prendre la tête des intentions de vote pour la primaire du Parti républicain, se stabilisant à la première place sans jamais déchoir. Les observateurs parient alors sur un succès court et attribuent cette envolée au langage du milliardaire, considéré comme un exutoire, mais ne lui accordent aucune crédibilité pour une stature d'État. Il est au cœur de polémiques récurrentes dans la campagne, sur des sujets souvent sensibles tels que l'immigration, le progressisme, le conspirationnisme et l'honneur. Par exemple, il dénie la qualité de héros de guerre qui a jusque-là toujours été attribuée à John McCain, car ce dernier a été fait prisonnier dans la guerre du Vietnam. Il crée alors un phénomène nouveau aux États-Unis, du moins par son ampleur, qu'est le populisme, jusqu'ici connu en Europe[24][25].

Sa candidature est évaluée à quatre milliards de dollar par Forbes, un sujet sur lequel Donald Trump se sent très libre puisque sa richesse lui évite d'avoir recours à des donateurs et donc de se présenter comme incorruptible face à une classe politique qu'il juge discréditée. Il est le candidat le moins dépensier de la campagne, la mise en valeur de ses polémiques récurrentes l'ayant rendu omniprésent dans cette campagne, mais il se lance tout de même dans de coûteuses publicités au mois de décembre 2015. Le financement de sa campagne provient à 66% de sa fortune personnelle, à 25% de petites contributions individuelles et à 8% de grosses contributions individuelles[26][27][28][29][30][31].

Méfiant à l'égard des journalistes, il fait huer les caméras dans ses meetings. Ni lui ni son équipe ne sont accessibles aux journalistes. Pour les dissuader de venir, il annonce ses dates de déplacement à la dernière minute. Les journalistes sont parfois interdits ou bien refoulés en fond de salle. Il est en revanche très populaire sur les réseaux sociaux avec 6,6 millions de groupies sur Twitter (5,6 millions pour Hillary Clinton) et 6 millions sur Facebook (2,5 millions pour Hillary Clinton). Son slogan de campagne "Make America Great Again" génère 214 résultats de recherche sur Google et seulement 156 pour celui de son adversaire démocrate. Il parvient ainsi a organiser ce suivi de façon parcimonieuse puisqu'il dépense bien moins que l'ancienne Première dame. Il n'est que le sixième candidat en terme de dotations et le huitième pour les dépenses publicitaires, donc derrière les autres candidats au succès pourtant moindre[32][33][34].

Un phénomène politique Modifier

Lors du débat organisé sur Fox News le 6 août, il n'écarte pas l'idée d'une candidature indépendante s'il n'obtient pas l'investiture républicaine, puis provoque une vive polémique par ses déclarations au sujet de son sexisme face à la journaliste Megyn Kelly, qu'il accuse d'avoir posé des questions musclées au motif qu'elle devait avoir ses règles, et monopolise l'attention dans les jours suivants sans qu'il n'en subisse de conséquence dans les sondages. Il s'est d'ailleurs attribué les bonnes audiences du débat, 24 millions de téléspectateurs, soit huit fois plus qu'au dernier débat républicain pour la présidentielle de 2012, et le meilleur score de l'Histoire du câble aux États-Unis, événements sportifs mis à part, battant ainsi le dernier record de 11,8 millions de téléspectateurs pour la réélection de Barack Obama[35][36][37]. Il n'est pas atteint par la polémique dans les sondages et affiche même un score plus élevé encore qu'avant[38]. Le deuxième débat, le 16 septembre, est un record d'audience pour CNN avec 22,9 millions de téléspectateurs, battant les 16,3 millions obtenus en 1993. L'effet Trump n'est pas considéré comme étranger à cette prouesse[39].

Trump Mississipi

Sa candidature, commencée à 4% en juin 2015, est d'abord perçue comme une farce. Il prend pourtant la tête des sondages dès le mois suivant avec 15% puis 24% d'intentions de vote. Il poursuit cette ascension. Les sondages le donnent continuellement vainqueur des élections primaires républicaines, aux alentours de 30%, et plus encore après les attaques de Paris et de San Bernardino en fin d'année 2015, puisqu'il caracole à près de 40%, loin devant Ted Cruz à une quinzaine à point, tandis que Jeb Bush a sérieusement décliné à 3%. Ses 39% d'intentions de vote en cette fin d'année sont supérieurs aux trois autres meilleurs scores combinés : 18% pour Ted Cruz, 10% chacuns pour Ben Carson et Marco Rubio. Sa candidature ne s'est donc pas essoufflée comme ce fut si souvent annoncé bien que (ou peut-être parce que) ses polémiques aient reçu une attention nationale et internationale. Après ses succès du Super Tuesday le 1er mars 2016, le Parti républicain s'interroge sérieusement sur les moyens de le bloquer, alors que plusieurs figures du parti l'on critiqué comme George W. Bush, Barbara Bush, Paul Ryan, John McCain et Mitt Romney, et surtout cherche une alternative pour éviter une défaite pratiquement assurée face à Hillary Clinton. Des PAC sont mis en place pour mener des campagnes anti-Trump[40].

Sa femme, Melania, prend sa place dans la campagne en 2016 après une discrétion totale depuis le début. Après que des soutiens de Ted Cruz ont diffusé des photographies d'elle nue, il en publie une en retour peu avantageuse de l'épouse de Ted Cruz, puis annonce qu'il ne soutiendra pas forcément le vainqueur de la primaire si ce n'est pas lui après avoir déjà créé des remous à ce sujet plus tôt dans la campagne[41][42][43].

Le 12 avril 2016, l'association anti-extrémisme SPLC rend un rapport sans valeur scientifique basée sur 5 000 participations évaluant l'impact de sa campagne sur les enfants et constate une hausse du harcèlement et de l'agressivité de leurs part sur leurs confrères des minorités mais aussi qu'ils sont eux-mêmes cibles pour avoir voulu faire savoir leur soutien au milliardaire[44].

Protestations contre la campagne Modifier

Les polémiques successives l'ont discrédité auprès de 50% des Américains qui disent qu'ils auraient honte si Donald Trump était leur président. 63,70% des Américains ont une opinion négative de lui et 30,30% en ont une opinion positive en avril 2016 (55% de négative et 38,70% de positive pour Hilalry Clinton). Selon un sondage de mai 2016, 28 % des Américains seraient « enclins » à considérer un déménagement dans un autre pays s'il était élu. L'expression « Dump Trump », jeux de mot que l'on pourrait traduire en « Dégagez Trump », devient assez populaire chez ses adversaires. Il est sous le feu des critiques de nombreux Américains d'origines hispaniques et de confession musulmane, du Parti démocrate et de l'appareil du Parti républicain, du monde des affaires, mais aussi à l'international de la part de dirigeants politiques, pas même jusqu'au pape François qui remet en cause sa foi chrétienne. Plusieurs entreprises s'opposent à lui comme Facebook, Google et Tesla, ce qui n'est pas surprenant dans une Silicon Valley traditionnellement démocrate et qui s'inquiète du renvoie chez eux des sans-papiers pouvant parfois être des étudiants. Certaines subissent la pression d'associations pour qu'elles ne financent pas la convention républicaine comme elles le font habituellement et choisissent de réduire drastiquement leurs dons, faisant craindre des problèmes d'organisations au GOP. Dans le monde du divertissement, il essuie les critiques des Rolling Stone, de George Clooney, d'Adele, de Miley Cyrus, de Jennifer Lawrence, de J.K. Rowling ou d'Angelina Jolie. Robert de Niro, dans une allocution violente, s'emporte : « un minable, un chien, un porc, un escroc, un artiste de merde, un clébard qui ne sait pas de quoi il parle, qui ne fait pas son travail, qui n'en a rien à faire »[45][46][47][48][49][50][51][52][53][54][55][56][57][58][59][60][61].

L'impact des médias dans l'ascension rapide et quasiment inéluctable de Donald Trump est souvent interrogé au cours de la campagne. Ceux-là ne l'ont d'abord pas prit au sérieux et ne lui ont accordé que peu de crédit, considérant sa candidature comme une farce, impression renforcée par les polémiques, même lorsqu'il prend la tête des sondages. Le mépris général qu'ils affichent à son égard a pu renforcer les convictions de ses électeurs qui ont pu se sentir également visés, comme l'affirme une journaliste de The New York Time. L'homme est réputé fin connaisseur des médias. Il parvient ainsi à monopoliser leur attention et a devenir le centre de gravité de la campagne, à détenir le record des invitations télévisuelles et à ne pouvoir faire exister les autres candidats qu'à travers lui (ex : les journalistes les interrogent sur ses déclarations). L'ensemble de sa campagne est donc intensément suivie et reprise au point de s'attirer les critiques de Barack Obama lui-même. Cette attitude est jugée mauvaise à posteriori par les journalistes eux-mêmes qui engagent en 2016 une offensive contre lui par la vérification des faits pour démonter ses propos, mais elle s'interroge à plusieurs reprises sur la manière de traiter cette candidature, notamment dans ses aspects pouvant être qualifiés de racistes. En avril, Boston Globe publie une Une-type qu'il pourrait faire sous une présidence Trump en titrant "La déportation commence"[62][63][64].

Si la critique des médias est un fait récurrent dans les campagnes électorales, notamment de la part des candidats républicains qui dénoncent une presse mainstream acquise aux démocrates, ce thème est porté par Donald Trump comme un pilier de son discours. La presse, pour sa part, se montre assez peu objective à son égard et s'adonne à la vérification des faits, ce qu'elle ne fait pas pour Hillary Clinton (c'est notamment le cas de CNN qui est renommée Clinton News Network par les sympathisants trumpistes). Plusieurs journaux, parfois historiquement républicains, appellent à soutenir Hillary Clinton, du moins à ne pas voter pour Donald Trump (Dallas Morning News, Arizona Republic, USA Today, Chicago Tribune). D'une manière générale, la presse souvient Hilalry Clinton à 80% (244 titres) et Donald Trump à 1,97% (6 titres), alors que 11,48% reste neutre (35 titres)[65][66].

Trump en meeting

Le 11 mars 2016, il doit reporter le meeting qu'il devait tenir le soir-même à Chicago (Illinois) après que de violents incidents aient éclatés dans la salle. Des individus étaient venus protester contre le candidat, certains étant des soutiens de Bernie Sanders, et quatre personnes aient été blessées (deux manifestants et deux policiers). C'est l'incident le plus notable mais de nombreuses violences verbales et physiques ont été remarquées dans ses meetings, opposant ses sympathisants à des manifestants entrés pour protester. Son directeur de campagne, Corey Lewandowski, est inculpé pour avoir mollesté une journaliste. Dans ces situations, Donald Trump n'a jamais condamné les attitudes mais plutôt encouragé les sorties musclées et même promit qu'il paierait les frais d'avocat de ceux qui frapperaient. Une enquête de police a cependant considéré que ses propos dans ses meetings n'étaient pas la cause de ce recours à la violence. Des manifestations hostiles à lui débordent également, parfois violemment, comme en Californie le 29 avril 2016 ou bien dans le Nouveau Mexique le 25 mai, lorsque des manifestants brandissant le drapeau mexicain et scandant des slogans en espagnol obligent la police à riposter avec des gaz lacrymogènes et que certains entrent dans la salle de meeting[67][68][69][70].

Soutiens et électorat Modifier

Isolé dans l'élite, il ne reçoit que peu de soutiens en politique (5 sénateurs, 11 représentants, 3 gouverneurs, l'ancien vice-président Dick Cheney), dans le monde des affaires (une trentaine de personnes à le soutenir officiellement). Internationalement, il a la reconnaissance des nationalistes européens (Jean-Marie Le Pen, Matteo Salvini, Vojislav Šešelj, Geert Wilders, Jimmie Åkesson). Nigel Farage, figure de proue de la victoire du Brexit au Royaume-Uni que cite parfois Donald Trump en référence, assistera à la convention républicaine et inaugurera un meeting du candidat à Jackson (Mississipi) le 25 août 2016. Parmi les quelques personnalités qui le soutiennent se trouvent l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, les polémistes Ann Coulter et Pat Buchanan, les acteurs Stephen Baldwin et Jon Voight, les sportifs Dennis Rodman et Mike Tyson. En dehors de rares exceptions comme Clint Eastwood, ses supporters occupent une faible importance dans leur domaine, traduisant son faible impact dans le sommet de l'élite du pays. Il reçoit un soutien de poids peu avant le caucus de l'Iowa en la personne de Sarah Palin, égérie du Tea Party et personnalité influente de la droite conservatrice. Quelques jours avant le Super Tuesday, c'est Chris Christie, le gouverneur du New Jersey et ancien candidat pourtant réputé modéré, qui se prononce en sa faveur, mais il se trouve aussi au cœur de la polémique en recevant le support de l'ancien chef du Ku Kux Klan, David Duke, qu'il refuse de condamner, et en ayant approuvé sur Twitter une citation historique du chef de file des fascistes, Benito Mussolini, bien qu'elle ne soit pas controversée en soi et qu'il s'agisse en fait d'un piège tendu par un journaliste opposé à lui. Le 11 mars, c'est un autre candidat retiré, Ben Carson, qui se joint à lui[71][72][73][74][75].

Les études réalisées dressent le portrait d'un électeur blanc appartenant à la classe moyenne et aux milieux salariés et ouvriers, sans diplôme et dont le revenu annuel s'élève à moins de 50 000 dollars. Les espaces ruraux et l'Amérique profonde, celle des milieux oubliés et appauvris sont concernés, comme ceux qui ont subit les effets sociaux de la crise économique mondiale de 2008 et ne s'en sont pas remis. L'agriculture, le bâtiment, la manufacture et le commerce sont les principaux milieux professionnels réceptifs. Notons également un soutien apparent dans la communauté LGBT. L'aspect identitaire est primordial puisque les Blancs seront minoritaires à l'horizon 2030. Géographiquement, une étude place la Virginie-Occidentale en tête des États sensibles à son discours, suivie de l'État de New York puis de sept États du sud. Au 17 mai 2016, son score le plus élevé dans le primaire est enregistré dans le comté de Buchanan en Virginie (69,70%). Les universités de Chicago, du Minnesota et du Massachusetts ont listé les motivations du vote : la trahison des élites, le discrédit des experts, le nationalisme, l'autorité, la crainte du terrorisme, le refus de la protection des minorités, la possibilité de suspendre l'habeas corpus pour autoriser la détention indéfinie des terroristes présumés. Un sondage réalisé en mars 2016 révèle qu'il est le candidat pour lequel les militaires ont le plus d'attrait, devant Bernie Sanders et Ted Cruz mais aussi Marco Rubio qui a pourtant fait de la sécurité nationale un thème majeur de sa campagne[76][77].

Entourage Modifier

L'équipe qui entoure Donald Trump est plutôt réduite et très hétéroclite[78] :

  • Corey Lewandowski, 42 ans, est directeur de campagne. Discret lobbyiste qui a seulement travaillé dans une campagne électorale en 2002 pour essayer de faire élire au Sénat sans le succès le républicain Bob Smith. Donald Trump lui reconnaît ses premiers succès mais d'autres personnes plus expérimentées rejoignent ensuite la campagne. Il est écarté au cours des primaires en 2016 et définitivement débarqué le 20 juin[79].
  • Paul Manafort, 67 ans, est un avocat et lobbyiste plié aux règles de la vie politique qui se distingue pour sa longue expérience passée puisqu'il a défendu d'anciens vainqueurs aux conventions républicaines comme Gerald Ford, Ronald Reagan et George H. W. Bush. Il a été choisit par Donald Trump en début d'année 2016 pour s'assurer le vote des délégués et l'extension de sa base électorale dans un moment critique.
  • Michael Glassner est l'adjoint du chef de la campagne. Il a conseillé Bod Dole pour l'élection présidentielle de 1996 et a été le directeur de campagne de Sarah Palin pour l'élection de 2008.
  • Hope Hicks, 26 ans, est l'attachée de presse du candidat. Elle est entrée dans l'entourage de Donald Trump en 2014 pour gérer la communication de la ligne de vêtement de sa fille Ivanka Trump[80].
  • Katrina Pierson, 39 ans, est porte-parole nationale. Cette Texane a voté pour Barack Obama en 2008 puis sa déception l'a détourné vers le Tea Party et vers Ted Cruz. Elle se fait remarquer en décembre 2015 en manifestant son soutien au lobby des armes par le port d'un collier de balles au cours d'une interview. Elle est aussi anti-avortement et ouvertement anti-musulmans.
  • Dan Scavino est en charge de la communication sur les réseaux sociaux. Cet homme sans expérience politique était DJ pour une radio et s'est fait remarqué par Donald Trump à 16 ans lorsqu'il était son caddie pour une partie de golf.
  • Chris Christie, 53 ans, se rallie à Donald Trump après son échec aux primaires et se voit promettre la charge de la transition des dossiers de la Maison-Blanche en cas de victoire.

Son équipe le conseillant pour les affaires étrangères demeure floue avant qu'il n'avance quelques noms en mars 2016 : Walid Phares, présenté comme un conseiller auprès de la Chambre des représentants et expert en antiterrorisme, aussi comme un chercheur d'origine libanaise lié à la faction chrétienne de la guerre civile au Liban selon les médias, Carter Page et George Papadopoulos, spécialisés dans l'énergie et dans le pétrole qui conseillaient l'ancien candidat Ben Carson, Joe Schmitz, ancien inspecteur général au ministère de la Défense sous George W. Bush, et le général Keith Kellogg, un officier retraité lié à la guerre d'Irak. S'agissant de la sécurité nationale et de la défense, il embauche l'ancien directeur de la CIA James Woolsey (1993-1995) le 13 septembre 2016[81][82].

Un retentissement international Modifier

Bien qu'il reste lui-même assez indifférent envers les médias étrangers, sa candidature suscite l'intérêt de la presse internationale. Ses propos dégradent son image dans le monde, à tel point qu'une pétition recueille suffisamment de signatures au Royaume-Uni pour que les parlementaires débattent de son interdiction d'accès au territoire britannique. Il doit aussi annuler une visite en Israël et une rencontre avec son Premier ministre Benyamin Netanyahu car des voix d'élus s'élevaient contre. Ce dernier, le Britannique David Cameron et le Français Manuel Valls ont publiquement critiqué ses propos sur les musulmans. Des répercutions négatives sur ses affaires se font sentir pendant la campagne : l'idée de débaptiser les tours, golfs et hôtels à son nom est évoquée à Vancouver, Toronto, Istanbul, Dubaï et en Écosse. Plusieurs compétitions et événements sont annulés dans les clubs de golf. Priceonomics, site américain spécialisé dans les statistiques économiques, établit que les réservations dans ses hôtels se sont effondrés de 59,30% en une année, dépassant même les 70% à New York et à Las Vegas, tout en admettant que ces statistiques ne sont pas formelles puisqu'elles concernent des populations jeunes et urbaines, majoritairement réfractaires à Donald Trump[83][84][85][86][87][88].

Il apparaît que son image est très négative dans les opinions publiques occidentales, peut-être en raison de la couverture médiatique très engagée contre lui au cours des primaires. La première étude internationale coordonnée est menée par Yougov et publiée le 26 mai 2016. Elle démontre que l'homme est détesté par 90% des Mexicains, 75% des Allemands, 73% des Japonais et 71% des Français. Ses positions sont jugées dangereuses à 83% au Mexique, à 79% au Royaume-Uni et à 75% en France. Cette même semaine, Barack Obama explique en marge du G7 au Japon que les dirigeants mondiaux qui y participent sont inquiets de lui tandis que le centre de recherche Economics Intelligence Unit classe sa possible élection parmi les dix menaces pour l'économie mondiale. Ses notices Wikipédia de plusieurs langues dans le monde sont protégées au cours de la campagne pour prévenir le vandalisme. En France, 59% ont une image négative de lui, 11% une positive et 30% sans avis. Elle est négative à 77% au PS-EELV, à 55% au LR et à 26% au FN, tandis qu'elle est positive à 4% au PS-EELV, 12% à LR et à 29% au FN, mais il reste 20% au PS-EELV, 33% à LR et 45% au FN pour ne pas se prononcer. A l'exception de l'extrême-droite, les eurodéputés du Parlement européen sont unanimes pour exprimer leur soutien à Hillary Clinton. En revanche, la Russie et la Chine semblent trouver un intérêt à ce qu'il soit élu car, outre leur détestation commune d'une Hillary Clinton interventionniste et idéologue pour l'international, ils apprécient sa volonté de désengagement en Ukraine et en mer de Chine au nom de la priorité à l'Amérique[89][90][91][92][93][94][95][96][97][98][99][100][101].

Trump Valeurs actuelles

Les presses française et américaine le comparent quelques fois à Marine Le Pen mais la présidente du Front national rejette le parallèle et n'approuve pas la demande d'interdiction d'accès des musulmans aux États-Unis. Donald Trump répond simplement : "Je ne sais pas mais elle a remporté une grande victoire". Plusieurs médias (The Washington Post, Libération) constatent qu'il est situé plus à droite qu'elle et The Daily Beast le compare plus volontiers à Jean-Marie Le Pen. Ce dernier est d'ailleurs relayé par Donald Trump Junior lorsqu'il annonce son soutien au candidat. Son conseiller Guido Lombardi lui a proposé de rencontrer Marine Le Pen mais il a décliné l'offre, n'y voyant aucun gain électoral. La présidente du FN lui apportera finalement son soutien en juin 2015 dans un entretien à Valeurs actuelles, seul média européen a avoir obtenu une interview de Donald Trump, les autres se montrant globalement très opposés à cette candidature[102][103][104][105][106][107][108][109][110].

Course des caucus et des primaires Modifier

Lorsqu'arrivent les élections par État, Donald Trump se retrouve en deuxième position dans l'Iowa avec 24%, talonné par Marco Rubio à 23% et devancé par Ted Cruz à 27,60%, dans un État où la religiosité fervente des habitants lui a semble-t'il fait défaut, avant de reprendre la tête du scrutin dans le New Hampshire avec 34% des voix, reléguant près de vingt point derrière son autre concurrent, John Kasich, puis en Caroline du Sud avec 32,80%, dix point devant Ted Cruz et Marco Rubio. La semaine suivante, il enchaîne dans le Nevada avec près de 46%, soit plus que ses deux adversaires réunis.

Le 1er mars, jour du Super Tuesday, il arrive en tête dans sept États sur onze : le Massachusetts à 49,10%, l'Alabama à 43,40%, le Tennessee à 38,90%, la Géorgie à 38,80%, la Virginia à 34,70%, l'Arkansas à 32,70% et le Vermont à 32,70%. Dans chacun de ces États, il est arrivé nettement en tête devant ses concurrents aux exceptions de l'Arkansas et du Vermont. Il arrive en deuxième position dans l'Alaska à 33,60%, l'Oklahoma à 28,30% et le Texas à 26,80%, et enfin troisième dans le Minnesota avec 21,20%. Face à lui, Ted Cruz a remporté trois États et Marco Rubio un.

Le 5 mars, où quatre votent, il gagne dans la Louisiane (41,40%), le Kentucky (35,90%), le Maine (32,60%) et échoue seulement dans le Kansas où Ted Cruz s'impose par 48,20% tandis qu'il obtient 23,30% des votes. Le lendemain, c'est Marco Rubio qui rafle Puerto Rico avec plus de 73% tandis que Donald Trump termine deuxième avec 13,60%. Il engrange ensuite avec trois victoires sur quatre le 8 mars, avec 42,40% dans Hawaï, 36,50% dans le Michingan et 47,30% dans le Mississippi tandis que Ted Cruz l'emporte par 45,40% contre 28,10% pour lui dans l'Idaho. A ce moment de la course, alors que sept candidats républicains se sont retirés et qu'il n'en reste plus que quatre, il parait évident que seul Ted Cruz est en mesure de le concurrencer alors que Marco Rubio, qui a émergé comme le jeune espoir de l'establishment républicain contre le milliardaire dans cette campagne, se retrouve souvent à la troisième voire la dernière place.

Trois jours avant le mini Super Tuesday, et alors que de nombreuses violences dans ses meetings ont été mises en exergue dans les médias, Donald Trump échoue dans le district de Columbia et le Wyoming où il termine troisième, avec respectivement 13,80% et 7,20% des voix. Mais le 15 mars, il remporte d'écrasantes victoires en arrivant premier avec 45,80% en Floride, 38,80% dans l'Illinois, 40,80% dans le Missouri, 40,20% en Caroline du Nord, 72,80% dans les îles Mariannes du Nord, manquant la première place seulement dans l'Ohio où il récolte 35,70% derrière le candidat-gouverneur de l'État John Kasich à 46,80%, et rafle ainsi la quasi totalité des délégués grâce au système du "Winner-takes-all" soit 178 d'entre eux, rendant sa victoire d'autant plus probable que Marco Rubio abandonne le soir même et qu'ils ne sont plus que trois désormais. Le Parti républicain réfléchit depuis des plusieurs semaines au moyen de le bloquer, pensant à un scénario improbable lorsque se tiendra la convention ou plus sérieusement à une candidature indépendante pour diviser les voix, tout en sachant que chaque scénario serait dramatique pour le Parti car il risque de s'aliéner les électeurs ou d'exploser entre ses factions[111].

Il embraye le 22 mars en raflant les 85 délégués de l'Arizona où il est arrivé largement en tête avec 47,10%, rendant sa défaite dans l'Utah le même jour peu conséquente (troisième et dernier avec 14,00%), mais il essuie un vrai revers dans le Wisconsin le 5 avril après une semaine mauvaise pour lui médiatiquement et politiquement, distancé à 35,10% par Ted Cruz à 48,30%. Il rebondit dans son État natal de New York, en raflant 89 délégués sur 95 par une très large victoire de 60,50%, loin devant John Kasich à 25,10% et Ted Cruz à 14,50%. Une semaine plus tard, le 26 avril, malgré l'union annoncée entre ses deux adversaires pour lui faire barrage, il remporte tous les États votants avec des scores supérieurs à 50%, à savoir 63,80% dans le Rhode Island, 60,80% dans le Delaware, 57,70% dans le Connecticut, 56,70% dans la Pennsylvanie, 54,40% dans le Maryland, reléguant loin derrière ses deux adversaires dont les scores sont toujours inférieurs à 30% et raflant encore la quasi-totalité des délégués. Le 3 mai, il franchit une étape importante avec sa victoire décisive dans l'Indiana, récupérant la totalité des 51 délégués grâce à sa victoire par 53,30%, face à Ted Cruz qui, de dépit, abandonne la course après un score de 36,60%, suivit dans la soirée de John Kasich (7,60%), laissant Donald Trump sans aucun rival, alors qu'il dépasse désormais les 1 000 délégués. Cette situation enterre l'idée d'une convention contestée, lors de laquelle les délégués auraient pu voter selon leur choix et aurait probablement défait Donald Trump. D'ailleurs, le Parti républicain, après des mois de tentatives infructueuses pour arrêter le milliardaire, se résigne à accepter la candidature, par la voix de son président Reince Priebus qui appelle le parti à s'unir derrière le "candidat présumé". Pourtant, des figures majeures du parti s'y refusent comme la famille Bush, Lindsey Graham ou bien Reince Priebus lui-même[112][113].

Sans plus d'adversaire, il termine la course en remportant 70 délégués le 10 mai par ses victoires dans le Nebraska (61,40%) et dans la Virginie-Occidentale (76,90%), 17 délégués le 17 mai dans l'Oregon (66,60 %), 27 délégués le 25 mai à Washington (76,20%), et 303 délégués le 7 juin dans la Californie (75,30 %), dans le Montana (73,70 %), dans le New Jersey (80,40 %), dans le New Mexico (70,70 %) et dans le Dakota du Sud (67,10 %), les autres points revenants à ses deux concurrents retirés donc sans valeur.

Au cours de ces primaires, il a a acquit le record historique de voix pour un candidat républicain : 14 millions. Il est parvenu à mettre en échec seize candidats, souvent des poids lourds du Parti républicain, ou bien des personnes bénéficiant d'importants soutiens financiers et médiatiques, a devenir le centre de l'intérêt national et international de la campagne, et a déjouer tous les pronostics, nombreux et quasi-unanimes, annonçant son échec[114][115][116][117][118] :

  • il n'aurait pas le courage de se présenter ;
  • il ne réunirait qu'un très faible score ;
  • son ascension spectaculaire dans les sondages se dégonflerait sous la pression des polémiques ;
  • cette ascension ne se retrouverait pas dans les résultats lors des votes de la primaire ;
  • l'élimination progressive de ses adversaires créerait un réflexe de report des voix sur les quelques candidats restants face à lui ;
  • le vote du Michingan rendrait quasiment impossible pour lui d'obtenir le nombre de délégués requis ;
  • l'élite du Parti républicain choisirait un troisième candidat indépendant pour le mettre en échec.

Il obtient le nombre de délégués suivants : 7 dans l'Iowa, 11 dans le New Hampshire, 50 dans la Caroline du Sud, 14 dans le Nevada, 36 dans l'Alabama, 11 dans l'Alaska, 16 dans l'Arkansas, 42 dans la Géorgie, 22 dans le Massachusetts, 8 dans le Minnesota, 13 dans l'Oklahoma, 33 dans le Tennessee, 48 dans le Texas, 8 dans le Vermont, 17 dans la Virginie, 9 dans le Kansas, 17 dans le Kentucky, 25 dans la Louisiane, 9 dans le Maine, 0 dans Porto Rico, 11 dans Hawaï, 12 dans l'Idaho, 25 dans le Michigan, 1 dans les Virgin Islands, 1 dans le Wyoming, 24 dans le Mississippi, 0 dans le district de Columbia, 99 en Floride, 54 en Illinois, 37 dans le Missouri, 29 en Caroline du Nord, 9 dans les îles Mariannes du Nord, 0 dans l'Ohio, 58 dans l'Arizona, 0 dans l'Utah, 6 dans le Wisconsin, 89 dans le New York, 12 dans le Rhode Island, 16 dans le Delaware, 28 dans le Connecticut, 17 dans la Pennsylvanie, 38 dans le Maryland, 57 dans l'Indiana, 36 dans le Nebraska, 30 dans la Virginie-Occidentale, 17 dans l'Oregon, 27 à Washington, 172 dans la Californie (75,30 %), 27 dans le Montana (73,70 %), 51 dans le New Jersey (80,40 %), 24 dans le New Mexico (70,70 %) et 29 dans le Dakota du Sud. Avec trente-sept victoires sur cinquante-deux depuis le début, il est le candidat républicain ayant obtenu le plus de délégués, au nombre de 1 447, dépassant donc les 1 237 pour obtenir l'investiture. Le 26 mai 2016, Associated Press annonce qu'il a obtenu le socle des 1 237 délégués en ayant aussi interrogé les délégués "libres" de leurs choix qui ont assuré qu'ils voteront pour lui[119][120].

Vainqueur des primaires avant la convention Modifier

A partir du mois de mai, lorsqu'il devient évident qu'il sera le candidat républicain, il enregistre de nouveaux soutiens, comme celui de l'ancien vice-président Dick Cheney, Paul Ryan, Rand Paul, Newt Gingrich, Scott Walker ou du puissant lobby pro-armes de la NRA. A l'international, après le président russe Vladimir Poutine, le chef suprême de la Corée du Nord Kim Jong-un, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le président tchèque Miloš Zeman, le Premier ministre cambodgien Hun Sen et l'ancien Premier ministre australien Tony Abbott expriment leurs sympathies. Sans qu'il ne devienne un soutien, Henry Kissinger le rencontre à Manhattan le 19 mai, après qu'il ait déjà rencontré James Baker, pour échanger sur la politique internationale. La méfiance à son égard diminue chez les électeurs américains à mesure qu'il s'efforce d'adopter un style plus présidentiel et plus rassembleur, modérant ses propos sans changer ses idées. Les sondages démontrent qu'il réduit l'écart qui le sépare de celle qu'il appelle désormais « Crooked Hillary » (ce que l'on peut approximativement traduire par « Hillary tordue »). Cette dernière était crédité d'une avance de plus de dix points jusqu'en avril mais la nomination évidente de Donald Trump à partir de mai crée un phénomène de rassemblement des opposants autour de lui et l'écart se réduit à deux points en mai. Certaines études le donnent même vainqueur : 46%-44% selon une pour The Washington Post-ABC et 45%-42% dans une pour Fox News. La course est extrêmement serrée entre eux dans les trois États les plus cruciaux : Floride, Ohio et Pennsylvanie. Plusieurs personnes du Parti républicain ont cependant affirmé qu'elles ne le soutiendraient pas comme la famille Bush ou Mitt Romney[121][122][123][124][125][126][127][128][129][130].

En réaction à la fusillade d'Orlando du 12 juin 2012, commise par un Américain d'origine afghane ayant prêté allégeance à l'État islamique, qui a coûté la vie à 50 personnes et en a blessé 53 autres, Donald Trump exprime sa tristesse et son soutien aux victimes, mais crée à nouveau la polémique en remerciant ses sympathisants qui le félicitent sur les réseaux sociaux d'avoir dénoncé le terrorisme islamique. Il se voit reprocher d'instrumentaliser le drame à des fins politiciennes. Le lendemain, dans une interview téléphonique à CNN, il reproche à la communauté musulmane de ne pas coopérer avec les services américains. Il promet ensuite de suspendre l'immigration en provenance de pays fertiles pour le terrorisme anti-occidental. Des sondages indiquent qu'il réduit l'écart avec Hillary Clinton. La semaine précédente, il avait déjà provoqué une controverse nationale en estimant que les origines mexicaines du juge instruisant le dossier de l'université Trump, qui parasite sa campagne, le rendent partial et qu'il devrait se retirer. Le 20 juin, un Britannique illégal de 19 ans ayant voulu s'emparer de l'arme d'un policier pour tenter d'assassiner Donald Trump à son meeting de Las Vegas est arrêté. Par ailleurs, des hackers russes ont piraté les données du comité national démocrate et diffusés un dossier de 200 pages sur les angles d'attaque contre Donald Trump, tournant autour d'un « mauvais businessman », d'un « misogyne en chef », d'une « campagne de divisions et offensive » ou de « politiques dangereuses et irresponsables ». De surcroît, le 20 juin, le New York Times révèle qu'il ne lui reste que 1,3 millions de dollars de fonds pour sa campagne, à comparer aux 42 millions restants pour Hillary Clinton, d'autant que les fonds récoltés par le Parti républicain sont moins élevés qu'à l'accoutumée. En tout, il a perdu 5 à 8 points dans les sondages au cours des trois dernières semaines[131][132][133][134][135][136].

Il se réorganise à partir du 21 juin, limogeant avec fracas son directeur de campagne qui considérait que les polémiques lui étaient utiles. Apparemment sur les conseils de ses enfants, il choisit un style plus sobre et plus présidentiel. Le 22 juin, il prononce un discours offensif contre Hillary Clinton dans lequel il oppose la représentante des élites au représentant du peuple et appelle à l'indépendance. Il vitupère la supposée corruption et incompétence de son adversaire, citant sa politique étrangère les liens de sa fondation avec des pays étrangers. En Écosse le 24 juin pour inaugurer un terrain de golf, il salut le vote de la veille au référendum britannique qui fait sortir la Grande-Bretagne de l'Union européenne à près de 52%, vantant le choix de l'auto-détermination et de la souveraineté, promettant aussi qu'une administration Trump renforcerait ses liens avec son partenaire et formant le vœu que l'Amérique suive la même voit d'indépendance. « La livre descend mais l’activité va revenir, on verra vraiment les conséquences dans cinq ans. Mais l’essentiel est de toute façon de récupérer son indépendance »[137][138][139].

Sacre de la convention de Cleveland Modifier

L'organisation de la convention de Cleveland est compliquée par la personnalité repoussante du candidat pour un certain nombre d'entreprises du numérique. Si Google et Facebook apportent un soutien financier et matériel, Microsof se limite au matériel et Apple refuse complètement. A noter que Donald Trump avait appelé au boycott de cette entreprise après qu'elle ait refusé de permettre au FBI de lire les portables des terroristes. L'absence des ténors est aussi remarquée : aucun Bush, ni Mitt Romney, ni John McCain, ni le gouverneur de l'Ohio John Kasich. Par crainte du risque terroriste et de contre-manifestations d'opposants politiques, la sécurité est fortement ré-haussée : barrières métalliques de 2,5 mètres étalées sur plusieurs kilomètres, blocs de béton et camions chasse-neige en guise de barrages, surveillance aérienne par de nombreux hélicoptères, présence de milliers de policiers, mobilisation des services anti-terroristes du FBI, restrictions dans les agissements des habitants[140][141][142].

Le choix de son vice-président s'étend aussi sur plusieurs semaines pour aboutir à une liste assez maigre : la sénatrice de l’Iowa Joni Ernst, le sénateur du Tennessee Bob Corker, le gouverneur du New Jersey Chris Christie, l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich et le gouverneur de l’Indiana Mike Pence. C'est ce dernier, réputé pour sa personnalité calme et ses convictions conservatrices, qui est annoncé le 15 juillet, notamment parce qu'il fut parlementaire pendant douze ans et compte parmi les proches de Paul Ryan, palliant ainsi les défauts de Donald Trump. C'est la fille du candidat, Ivanka, qui qui a pesé dans ce choix, confirmant l'importance prépondérante qu'elle détient en coulisse[143][144].

Trump Convention Cleveland 21 juillet 2016

La convention ouvre le 18 juillet et Donald Trump est officiellement désigné candidat du Parti républicain à la présidence des États-Unis le lendemain, mettant fin aux spéculations sur une possible rébellion des délégués. Si Mike Pence fait bonne impression, Ted Cruz est hué allègrement pour son refus de soutenir Donald Trump. L'attention médiatique se concentre sur le discours prononcé par Melania Trump, plagié à son insu sur celui de Michelle Obama en 2008, suscitant ce commentaire du candidat : « Les médias passent plus de temps à faire une analyse méticuleuse du discours de Melania que le FBI sur les e-mails de Hillary ». Le 21 juillet, conformément à la tradition, Donald Trump prononce le discours de clôture de la convention républicaine et déclare accepter la nomination, devenant ainsi, à 70 ans, le 28e candidat du Parti républicain à la présidence. Il s'ouvre à certaines minorités (Afro-Américains, Latinos, LGBT) et promet d'être la voix des invisibles, faisant au passage un appel du pied aux soutiens de Bernie Sanders, sans oublier de se livrer à une critique sans concession du bilan de Barack Obama et de Hillary Clinton. Il brosse un portrait noir de l'état de l'Amérique en insistant sur le crime, l'immigration, l'économie et les affaires étrangères. Long d'une heure, ce discours d'inspiration nixonienne compte parmi les records de durée mais n'en est pas moins suivit par 35 millions de personnes conquises[145][146][147][148][149][150].

L'impact de la convention semble être positif dans l'opinion puisque les quatre premiers sondages conduits après le donnent vainqueur de Hillary Clinton, inversant la tendance dominante de l'élection. Son image en ressort améliorée dans toutes les composantes : sympathie reconnue par 46% de sondés, honnêteté par 43% et proximité par 46%. Aussi, ayant rassuré délégués et militants, il a permit l'unité du parti pour 44% des sondés qui n'étaient que 16% à le penser avant. Paul Ryan admet que « le Parti républicain est un paquebot qui vogue lentement vers le populisme » tandis qu'un éditorialiste proclame : « C'est le parti de Trump maintenant ». « Nous allons devenir le parti des classes moyennes qui travaillent, explique un conseiller du candidat. Le parti façon Country club de la famille Bush, c'est terminé ».

Les cents derniers jours Modifier

Pourtant, dès la semaine suivante, une série de polémiques affaiblissent à nouveau Donald Trump : sa critique d'un couple musulman dont le fils soldat est mort en Irak en 2004 qui l'avait fortement critiqué à la convention démocrate, des photographies de sa femme nue datant de plusieurs années dans la presse, une réflexion étonnante au sujet d'un bébé en pleur dans un de ses meetings, des propos alambiqués sur le deuxième amendement et Hillary Clinton interprétés par les médias comme un appel au meurtre contre la candidate, et surtout l'hypothèse que la Russie espionne le camp démocrate en sa faveur, laissant planer la crainte qu'une puissance étrangère ennemie intervienne dans le processus électoral américain. Il est alors délaissé par plusieurs pontes du Parti républicain, certains appelant à voter pour Hillary Clinton, tandis qu'il accuse une sérieuse baisse d'intention de vote au plan national et dans les États-pivots, alors que la presse et plusieurs politiques spéculent ouvertement sur sa santé mentale en pointant son narcissisme et sa volatilité (au point que la CIA craint de devoir lui révéler des secrets de sécurité nationale dans un briefing établit par la loi pour les candidats présidentiels)[151][152][153][154].

Prié de changer de stratégie, le candidat s'y refuse et conteste la transparence du scrutin. L'hypothèse de sa défaite paraît si évidente qu'il l'évoque lui-même s'imaginant « de très longues et belles vacances » ensuite. Du côté du Parti républicain, nombre d'élus invitent le parti à réinvestir l'argent de la campagne dans les élections à venir pour rentabiliser, d'autres demandent un changement de candidat. Il se rattrape à partir du 20 août en exprimant ses regrets sur certaines de ses expressions, arguant qu'il n'est pas facile de choisir les bons termes dans la fureur du débat politique, et semble esquisser une stratégie de rapprochement vers les Afro-américains (12% de l'électorat), demandant en meeting « Vous vivez dans la pauvreté, vos écoles sont mauvaises, vous n'avez pas de travail, 58% de votre jeunesse est au chômage. Mais qu'est-ce que vous avez à perdre ? », alors qu'il accuse son adversaire démocrate de les menacer en favorisant une immigration dévoreuse d'emplois. Pourtant, dans le même temps, il prend pour nouveau directeur général de campagne le directeur du site d'informations conservateur Breitbart, vitrine de l'alt-right, Stephen Bannon. Le 30 août 2016, après avoir rencontré le président Enrique Peña Nieto au Mexique sur invitation du président, marquant sa première visite à d'un leader mondial, il prononce prononce un discours attendu sur l'immigration très attendu dans lequel il clarifie ses positions en maintenant celles déjà martelées avant. Le 3 septembre, il s'exprime dans à la Great Faith International Church de Detroit (Michigan) à l'invitation du révérend Wayne Jackson, en réponse aux critiques de ceux qui l'accusent de s'adresser à une communauté qu'il connaîtrait mal[155][156][157][158].

A la fin du mois d'août, si Hillary Clinton reste en tête des intentions de votes, l'écart de dix points qu'elle avait acquit après sa convention s'est réduit pour revenir à la situation antérieure. Un sondage CNN du 6 septembre le donne même vainqueur de deux point. Les causes sont sans doute à trouver dans un rebondissement de l'affaire de ses e-mails et sur les doutes entourant sa santé et la Fondation Clinton, que Donald Trump a rappelé, lui qui a poursuivit sa campagne tout au long du mois quand la candidate démocrate était absente. La Fondation Clinton réclame discrètement 100 millions d'euros à ses sponsors pour la campagne. De surcroît, elle provoque un torrent polémique en déclarant dans un gala LGBT : « Pour généraliser grossièrement, il y a la moitié des soutiens de Trump que vous pouvez mettre dans ce que j'appelle le panier des pitoyables. N'est-ce pas ?! Les racistes, les sexistes, les xénophobes, les homophobes, les islamophobes,.... Car malheureusement il y a des gens comme ça ». De son côté, Donald Trump poursuit son chemin en proposant un congé maternité payé de six semaine pour les nouvelles mères puis en rencontrant le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi le 20 septembre[159][160][161][162][163][164].

Le premier débat entre les deux candidats, très attendu, a lieu le 26 septembre à l'université Hofstra de New York et fédère 84 millions de téléspectateurs, un record pour un événement politique, plus que les 80 millions devant le débat Carter-Reagan de 1980. De cet affrontement d'une heure et demi, on retient surtout quelques passes d'armes comme les reproches de Clinton à Trump sur ses déclarations d'impôts non communiquées ou de Trump à Clinton sur sa santé fragile. Plusieurs sondages réalisés auprès de l'audience concluent globalement sur un avantage pour Donald Trump, sauf un de CNN accordant 62% de crédit à Hillary Clinton et qui figure dans la presse le lendemain[165][166].

Après l'ouverture d'une enquête concernant sa fondation pour soupçons d'irrégularités par le procureur général de New York le 13 septembre 2016, la justice de l'État new-yorkais ordonne à la fondation, le 3 septembre, de ne plus recevoir de dons pour la campagne, puisqu'elle ne s'est jamais enregistrée au bureau des œuvres caritatives de l'État et n'a jamais communiqué ses activités financières obligatoires. Le 8 octobre, à deux jours du prochain débat, The Washington Post exhume une vidéo d'enregistrement amateur datant de 2005 dans laquelle Donald Trump évoque une ancienne tentative de séduction en des termes goujats proches de l'assaut sexuel en faisant des références implicites aux parties intimes de la femme en question. Elle devient le centre de l'actualité et suscite un tollé unanime jusque dans son camp. Lui-même reconnait que les propos étaient malvenus et présente ses excuses mais rappelle qu'une différence sépare ses propos et les actes de Bill Clinton, protégés par Hillary Clinton. Cette dernière a fait part de son horreur. Un peu plus d'une heure avant le deuxième débat, il tient une conférence de presse retransmise sur sa page Facebook en compagnie de quatre femmes accusant Bill Clinton d'agression sexuelle contre elles ou Hillary Clinton d'intimidations[167][168].

Le 9 octobre 2016, le deuxième débat se tient à l'université Washington de St Louis, dans le Missouri, et se découpe en deux parties : une première faîte de réponses aux questions des modérateurs et la deuxième d'échanges avec des électeurs. Devant 66 millions de téléspectateurs, Donald Trump se fait remarquer en promettant l'ouverture d'une enquête spéciale sur sa rivale en cas d'élection, afin de tirer au clair l'affaire des e-mails. Selon lui, des personnes moins connues et moins puissantes ont eu leur vie détruites « pour 1/5 de ce qu'elle a fait ». Hillary Clinton se dit alors soulagée que la loi ne soit pas aux mains de Donald Trump, ce à quoi le candidat répond aussitôt : « Parce que vous seriez en prison ». CNN l'accuse aussi de « roder maladroitement » derrière Hillary Clinton en se basant sur quelques secondes d'images où il semble la suivre dans son déplacement sur scène ; l'article qui est amplement diffusé. Les premières études d'opinion donnent à nouveau Hillary Clinton vainqueur mais dans une moindre proportion et accordent à Donald Trump d'avoir mieux réussit ce deuxième débat. Celui-ci se plaint ensuite sur Twitter : « Hillary Clinton obtient les questions avant un débat et personne ne se plaint. Imaginez si c'était moi qui les avait eu »[169].

Le 10 octobre, d'autres vidéos datées de propos déplacés de Donald Trump pendant les montages de The Apprentice refont surface dans la presse. Le même jour, Bill Ô Reilly, éditorialiste phare de Fox News, affirme avoir la preuve que trois grands médias cherchent véritablement à cibler le candidat républicain. Le PDG de NDC a demandé de réécouter toutes les cassettes de Donald Trump pendant les montages de son émission mais la société de production s'y est opposée. La perte du soutien de Paul Ryan signifie potentiellement la perte du soutien du congrès. D'autres révélations sur ses obsessions et frasques sexuelles suivent, compromettant plus encore sa campagne et fragmentant ses soutiens, alors qu'il régresse dans les sondages et que la direction qu'il prend est jugée négative par la presse. En tout, dix femmes l'accusent de harcèlement sexuel. De son côté, Donald Trump accuse l'élection d'être truquée. Le climat se tend avec l'explosion d'un cocktail Molotov dans une permanence du Parti républicain à Charlotte en Caroline du Nord. Alors que Donald Trump accuse la presse de faire campagne contre lui, les journalistes de CNN et de NBC engagent des gardes du corps pour se protéger dans ses meetings. Les éditorialistes lui demandent de cesser sa rhétorique anti-médias et ses soupçons d'élection truquée et redoutent qu'il prépare un après-coup en cas de défaite sur le fil. Il demande d'ailleurs à ses sympathisants d'agir en observateurs dans les bureaux de vote le jour du scrutin[170][171][172][173][174].

Le troisième et dernier débat se déroule à l'université du Nevada le 19 octobre. Les deux candidats refusent de se serrer la main mais la tenue du débat est respectable que les deux précédentes fois. A une question du modérateur, Donald Trump refuse de dire qu'il reconnaîtra les résultats en cas de défaite modeste. Les médias soulignent la violence et la bassesse de l'émission. Un nouveau sondage donne encore l'avantage à Hillary Clinton.

Le 22 octobre, à 17 jours du scrutin, il prononce son plan d'action dans un discours à Gettysburg (Pennsylvanie), ville célèbre pour sa victoire dans la guerre de sécession, et rappelle ses mesures phares, au moment où les sondages font constater un décrochage quasi-irréparable pour lui. La mine grave et le ton contenu, visiblement sonné, il énumère : limitation des mandats au Congrès, gel des embauches dans l'administration (sauf l'armée, la police et les services de santé), réduction des réglementations fédérales, durcissement des conditions de passage du public au privé et tout particulièrement du lobbying des puissances étrangères, révision de l'ALENA et retrait du NAFTA, chasser les abus dans les échanges commerciaux internationaux, lever les restrictions à l'exploitation des réserves énergétiques, sortie de l'accord sur le climat, nomination d'un juge au fauteuil vacant de la Cour suprême, suppression des fonds fédéraux aux villes refusant le contrôle des immigrants illégaux, expulsions de 2 millions de clandestins coupables de crimes, instauration d'un « contrôle extrême » pour tout visiteur[175][176].

Le 29 octobre, le directeur du FBI, James Comey, provoque la stupeur du camp démocrate en annonçant la ré-ouverture de l'enquête des e-mails à l'encontre de Hillary Clinton suite à la découverte de nouveaux messages électronique. En meeting, Donald Trump parle « du pire scandale depuis le Watergate ». Dans les sondages, il reste distancé mais remonte quelque peu, notamment dans les États-clés, au point que la victoire de Hillary Clinton se situe dans la marge d'erreur. Un sondage pour ABC News et pour The Washington Post publié le 1er novembre lui accorde la victoire par 46% contre 45%. Sa côte auprès des parieurs remonte également. A quelques jours du scrutin, les deux candidats recourent à des publicités agressives de dénigrement de l'adversaire, alors que 82% des Américains sortent écœurés de la campagne. En revanche, ses meetings attirent des foules bien supérieures à ceux de son adversaire (jusqu'à 13 000 personnes). Pour s'assurer qu'il n'y ait pas de dérapage, son équipe lui interdit de recourir à Twitter dans les derniers jours, alors qu'il en a fait son instrument de communication privilégié et efficace de sa campagne grâce au suivi intense dont il fait l'objet. Son dernier tweet, daté du samedi 5 novembre : « MAKE AMERICA GREAT AGAIN ! ». Le soir du 5 novembre, il est brièvement exfiltré de scène par le service de sécurité lors d'un meeting à Reno (Nevada) après qu'un homme, ensuite interpellé, ait crié "Arme" au milieu d' un mouvement de foule. L'homme en question portait une pancarte "Les Républicains contre Trump". Le 7 novembre, le FBI annonce refermer l'enquête ouverte neuf jours plus tôt. Des voix s'étonnent qu'un temps moindre ait permis de vérifier un nombre d'e-mails bien plus conséquents que la fois précédente. Le même jour, Donald Trump conclut sa campagne par un meeting géant dans le Michigan, comme sa rivale[177][178][179][180][181][182][183][184][185][186].

Le 8 novembre, il twitte : « TODAY WE MAKE AMERICA GREAT AGAIN! ». Votant à New York, il est hué à son arrivée vers 17h00 (heure française). Sur les réseaux sociaux, il publie deux vidéos dans lesquelles il appelle ses sympathisants à aller voter[187][188][189][190][191].

Victoire du 8 novembre Modifier

Les résultats définitifs accordent 46,20% des voix à Donald Trump (62 686 votes) et 48,10% à Hillary Clinton (65 250 267 votes), soit un écart de deux millions de voix, pour un taux de participation de 54,20% se situant dans la moyenne des élections depuis les années 1980. Cependant, la répartition des votes selon les États démontre un net avantage au républicain qui emporte 306 grands électeurs pour 29 États, loin devant les 232 dans 20 États pour la démocrate (les résultats dans le Michigan et le New Hampshire ne sont pas encore connus). Il l'emporte dans le centre et le sud de l'Amérique, échouant surtout sur les côtes Est et Ouest du pays[192]. Il fait aussi carton dans les États de la Rust Belt, région industrielle sinistrée, en s'imposant largement dans l'Ohio, en faisant mentir les sondages prédisant sa défaite dans le Michigan, en l'emportant de peu en Pennsylvanie et enfin en faisant tomber l'Indiana[193]. En comparaison avec l'élection de 2012, Donald Trump ne perd que 1,5 millions de voix par rapport à Mitt Romney quand le différentiel s'élève à 5 millions entre Hillary Clinton et Barack Obama. Le Parti républicain conserve la majorité au Sénat. Il s'agit du cinquième cas d'un président élu malgré une minorité de votes après John Quincy Adams (1824), Rutherford B. Hayes (1876), Benjamin Harrison (1888) et George W. Bush (2000)[194][195].

Les États qu'ils remporte cités ci-après sont classés dans l'ordre des scores : Wyoming (70,10% contre 22,50%), Virginie occidentale (68,70% contre 26,50%), Oklahoma (65,30% contre 28,90%), Dakota du Nord (64,10% contre 27,80%), Alabama (62,90% contre 34,60%), Kentucky (62,50% contre 32,70%), Dakota du Sud (61,50% contre 31,70%), Tennessee (61,10% contre 34,90%), Arkansas (60,40% contre 33,80%), Nebraska (60,30% contre 34,00%), l'Idaho (59,00% contre 27,70%), Mississippi (58,30% contre 39,80%), Louisiane (58,10% contre 38,40%), Montana (57,30% contre 35,40%), Kansas (57,20% contre 36,10%), Indiana (57,20% contre 37,90%), Missouri (57,10% contre 38,00%), Caroline du Sud (55,60% contre 39,90%), Alaska (53,00% contre 37,60%), Texas (52,60% contre 43,40%), Ohio (52,10% contre 43,50%), Iowa (51,70% contre 42,25%), Géorgie (51,30% contre 45,60%), Caroline du Nord (50,50% contre 46,70%), Arizona (49,70% contre 45,40%), Floride (49,10% contre 47,80%), Pennsylvanie (48,80% contre 47,70%), l'Utah (45,90% contre 28,30%) et Wisconsin (47,80% contre 46,90%)[196].

Les États qu'il a perdu cités ci-après cités dans l'ordre des défaites : District de Columbia (04,10% pour 92,90%), Hawaï (30,01% pour 62,30%), Vermont (32,60% pour 61,10%), Californie (33,30% pour 61,50%), Massachusetts (33,50% pour 60,80%), Maryland (35,30% pour 60,50%), État de New York (37,40% pour 58,90%), Washington (37,8% pour 56,3%), Illinois (39,4% pour 55,40%), Nouveau Mexique (40,00% pour 48,30%), Rhodes Island (40,30% pour 54,90%), Oregon (41,10% pour 51,80%), Connecticut (41,60% pour 53,00%), New Jersey (41,90% pour 54,80%), Delaware (41,90% pour 53,40%), Colorado (44,80% pour 46,90%), Virginie (45,00% pour 49,80%), Maine (45% pour 48,10%), Minnesota (45,40% pour 46,80%), Nevada (45,50% pour 47,90%)[197].

Pour la première fois depuis 2008, le Parti républicain retourne à la Maison Blanche avec l'élection de Donald Trump le 8 novembre 2016. Il conserve la majorité à la Chambre des représentants avec 235 sièges sur 435, pour une majorité de 218 élus, et au Sénat avec 51 sièges sur 100. Il n'a perdu que sept représentants et un sénateur. Cette situation leur permet de choisir le remplaçant du juge Antonin Scalia à la Cour suprême, décédé le 13 février 2016, ce qui pourra changer la donne puisqu'un équilibre parfait règne entre quatre juges progressistes et quatre autres conservateurs. Cette maîtrise des quatre corps exécutifs, législatifs et judiciaires par le Parti républicain n'était plus arrivé depuis les années 1930[198].

Réactions nationales et internationales Modifier

Le soir-même, plusieurs milliers d'Américains démocrates manifestent pour protester dans une dizaine de grandes villes comme New York, Baltimore, Philadelphie, Seattle, Chicago, Miami, ou Washington D.C.. Un des slogans utilisé proclame : « Not my president ». A Los Angeles, où un grand axe routier a été envahi et une effigie du nouveau président brûlée, plusieurs interpellations ont lieu. A Oakland (Californie), plusieurs fonctionnaires de police sont blessés par des tirs de pétards et deux de leurs voitures sont incendiées. Plusieurs actes de vandalisme violent sont aussi constatés. A Portland, dans l'Oregon démocrate, les manifestations dégénèrent avec des vitrines brisées, des magasins saccagés et des attaques de policiers, ainsi que des actes criminels. Un drapeau est aussi brûlé à Atlanta. Cependant, la majorité des rassemblements se déroulent pacifiquement et se poursuivent dans les jours qui suivent. L'intéressé parle de « manifestants professionnels incités par les médias ». A New York, sa résidence Trump Tower fait l'objet d'une protection telle que CNN la compare à une forteresse : la tour de 58 étages est protégée au sol par une présence accrue de policiers et des barrières de ciment, tandis que des hélicoptères protègent les étages dans les airs, alors qu'elle devient un centre de rassemblements protestataires. Son nom est retiré de certains de ses immeubles pour éviter des représailles[199][200][201][202][203][204].

La Silicon Valley, démocrate à une écrasante majorité dans un État invariablement démocrate, ayant parfois financé la campagne de Hillary Clinton, adresse des félicitations contraintes au président élu : Jeff Bezos d'Amazon, Satya Nadella de Microsoft, Tim Cook d'Apple et Mark Zuckerberg de Facebook[205].

L'agence SP Global Ratings confirme la note « AA+ » accordée à la dette américaine, estimant que les institutions du pays sont suffisamment solides pour compenser « le manque d'expérience » et les « incertitudes » du président[206].

Le Mexique et le Canada se disent ouverts à des discussions pour renégocier l'accord de libre-échange nord-américain. Le président du Mexique, Enrique Pena Nieto dit avoir eu une « conversation cordiale, aimable et respectueuse » avec le nouvel élu. Pourtant, la réaction est froide dans un pays qui vend 80% de ses exportations à son voisin et qui a 12 millions des siens de l'autre côté de la frontière, dont plus de la moitié sans papiers. Le peso chute de 11%le mardi 8 novembre, après avoir déjà été déprécié de 12% depuis le début de la campagne. Carlos de Icaza, le secrétaire d’État chargé des relations extérieures, se veut rassurant : « Le Mexique est armé pour résister à ce défi inédit ». Le gouvernement a affirmé avoir préparé un plan d'urgence pour protéger l'économie mexicaine en cas de victoire républicaine, sans en donner les détails, mais une diversification des débouchés semble compliquée[207][208][209].

Les dirigeants européens peinent à dissimuler leur déceptions. La nature profonde des relations euro-atlantique avait été un moteur politico-économique fort entre les deux candidats et les déclarations du candidats comme son soutien au Brexit sont de nature à remettre en cause ces relations. Il en est ainsi pour Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, qui, après une lettre de félicitations formelle, exprime publiquement son opinion le 11 novembre lors d'un débat avec des jeunes sur l'avenir de l'UE : outre le fait que le peuple et la classe politiques américains connaissent peu l'Europe, il affirme qu'« il faudra [apprendre] au président désigné ce en quoi consiste l'Europe et quels sont les principes de fonctionnement de l'Europe ». Il critique ouvertement sa position sur la crise des migrants et l'OTAN, avant de considérer que « nous aurons deux années de temps perdu jusqu'à ce que M. Trump ait fait le tour du monde qu'il ne connaît pas »[210]. Dans une brève allocution, la chancelière allemande Angela Merkel met en garde : « Celui qui dirige ce grand pays [...] a une responsabilité vis-à-vis du reste du monde ». Elle insiste sur le respect de certaines valeurs (« la démocratie, la liberté, le respect du droit et de la dignité humaine, quels que soient l’origine, la couleur de peau, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle ou les opinions politiques ») et propose une coopération étroite sur ces bases[211]. La réaction de la France tarde jusqu'à la fin du conseil des ministres du mercredi matin : le président François Hollande tient une allocution dépitée et sonnée dans laquelle il craint « une période d'incertitude » et sous-entend qu'une reprise de la construction européenne et nécessaire pour se détacher des États-Unis. Leur premier contact par téléphone, le vendredi 11, dure moins de dix minutes et François Hollande n'est pas convié par Donald Trump comme d'autres dirigeants[212]. C'est en revanche le cas de Theresa May, au pouvoir depuis le vote du Brexit au Royaume-Uni, qui a évoqué le « lien particulier » avec l’Amérique et qui promet de rester des « partenaires solides et proches »[213]. Seul le Hongrois Viktor Orban se satisfait du résultat : « Cela donne au reste du monde occidental l’opportunité de se libérer de la captivité des idéologies, du politiquement correct et des modes de pensée et d’expression qui sont éloignés de la réalité. [...] Nous devons servir [les gens] avec nos politiques ». Sa victoire est saluée par les dirigeants des partis nationalistes européens comme Marine Le Pen (FN français), Nigel Farage (UKIP britannique), ou Geert Wilders (PVV néerlandais)[214]. Gilbert Collard parle du « plus beau coup de pied au cul de toute l'histoire politique donnée aux donneurs de leçons »[215].

Le président russe Vladimir Poutine, dont la réaction est scrutée compte-tenu des amitiés échangées entre les deux hommes pendant la campagne, « exprime l'espoir que [soit mené] un travail mutuel pour sortir les relations entre la Russie et les États-Unis de leur situation critique » et se dit « certain qu'un dialogue constructif sera établi entre Moscou et Washington ».

L'Iran, pour sa part, s'inquiète des répercussions d'une telle élection. Le candidat républicain avait assuré de pas vouloir entériner l'accord sur son programme nucléaire et faire tirer sur les bateaux iraniens s'attaquant à ceux des Etats-Unis dans le golfe persique. Le général Mohammad Hossein Bagheri, chef d'état-major des forces armées iraniennes, réagit en parlant d'une blague[216].

Le journal français Le Monde consacre un article aux milieux élitistes de pays africains ayant eu une préférence pour le milliardaire qu'ils gardait secrète. Ce dernier, homme d'affaires, pourrait être disposé à mettre fin aux pressions américaines sur eux et désengager les États-Unis de cette région. Le Premier dirigeant du continent à réagit est l'Égyptien al-Sissi : il est espère que la nouvelle présidence apportera « un nouveau souffle aux relations égypto-américaines ». Également enthousiaste, le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, félicite Donald Trump pour « sa brillante élection » et souhaite « un affermissement des relations d'amitié et de coopération qui existent ». Un autre est le Burundais Pierre Nkurunziza, qui fait l'objet de sanctions et qui tenait Hillary Clinton en mépris pour son soutien au Rwandais Paul Kagamé. Le Gabonais Ali Bongo, le Sénégalais Macky Sall, l'Ougandais Yoweri Museveni le congratulent pour son élection et forment le vœu que la coopération entre leurs pays et les États-Unis se poursuivent. Les réactions sont plus appréciables du côté de Paul Biya pour le Cameron, de Mahamadou Issoufou pour le Niger. Au Congo, Sassou Nguesso ne dissimule pas être dans l'expectative[217][218].

Transition présidentielle Modifier

Âgé de 70 ans, il est le président américain le plus âgé à son entrée en fonction. Le précédent record était détenu par Ronald Reagan : 69 ans en 1980. Il faut remonter à Dwight D. Eisenhower en 1953 pour trouver un président qui accède à la Maison-Blanche sans avoir eu de carrière politique avant. Il est également le plus riche chef d'État de l'Histoire du pays.

Peu après son élection, le communiqué relatif à l'interdiction des musulmans disparaît de son site de campagne, ce qui n'échappe pas aux médias, mais revient ensuite après un problème technique, selon les affirmations de son équipe de campagne. Il est question d'interdire l'accès selon les régions dangereuses du monde (Syrie, Libye,...). L'Arabie saoudite s'était félicitée du retrait[219].

Le 9 novembre, Donald Trump est reçu à 11h00 par le président Obama à la Maison-Blanche. Pendant plus d'une heure, ils discutent de la fonctionnement de la demeure, de politique intérieure et de diplomatie. Les deux hommes tiennent ensuite une conférence de presse commune pendant laquelle ils s'efforcent d'apaiser les tensions exacerbées par la campagne. Donald Trump rencontre ensuite le président de la Chambre des représentant Paul Ryan. Le même jour, Melania Trump s'entretient avec Michelle Obama et Mike Pence avec Joe Biden[220].

Trois jours après son élection, Donald Trump accélère le mouvement en annonçant son équipe de transition confiée à Mike Pence. Ce dernier remplace Chris Christie, affaiblit par la condamnation de deux de ses proches, qui devient donc le vice-président de l'équipe qui contient l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, les parlementaires Newt Gingrich et Jeff Sessions, le chef des républicains Reince Priebus ainsi que trois enfants de Donald Trump, Eric, Donald Jr. et Ivanka, ainsi que l'époux de celle-ci , sans oublier Steve Bannon[221].

Le poste de directeur de cabinet à la Maison-Blanche échoie à Reince Priebus, président du comité national républicain, et celui de procureur général des États-Unis à Jeff Sessions, sénateur de l'Alabama[222].

Le 21 novembre, il publie une vidéo sur ses réseaux sociaux afin d'expliciter sa politique des cents premiers jours. Il rappelle sa volonté de préserver les emplois américains et fait savoir qu'il refusera le traité de libre-échange trans-pacifique et supprimera les restrictions sur l'énergie. Aussi, pour toute nouvelle régulation, il en fera supprimer deux autres anciennes. Il a demandé un plan de protection contre les cyberattaques au département de Défense. Enfin, il veut ouvrir une enquête sur les abus de visas en matière d'immigration et imposer une interdiction de travail à tout officiel reconverti dans le lobbying de cinq ans si c'est au niveau national et à vie si c'est pour des intérêts étrangers. En revanche, son administration ne poursuivra pas Hillary Clinton dans son affaire des e-mails[223][224].

En répondant à l'appel téléphonique de la présidente de Taïwan Tsai Ing-wen le 2 décembre, Donald Trump s'attire la foudre des critiques pour avoir rompu quarante ans de traditions diplomatiques américaines. Jamais un tel entretien n'avait eu lieu depuis Jimmy Carter en 1979. La Chine elle-même « proteste solennellement » en rappelant le principe de Chine unique et se dit « gravement préoccupée ». Cependant, il s'agirait plutôt d'une stratégie volontaire visant à tester les limites du voisin méridional. The New York Time révèle que l'homme d'affaires Robert Dole a vendu ses services à l'équipe de Trump entre mai et octobre 2016 pour 140 000 dollars en organisant des rencontres avec des officiels taïwanais. Ayant d'abord cru l'inexpérience de l'élu, la Chine réagit en capturant un drone sous-marin américain le 15 décembre dans les eaux internationales, au nord-ouest de la baie de Subic, au large des Philippines, en violation des lois internationales, ce à quoi le président élu répond : « Qu'ils le gardent ! ». Donald Trump accuse la Chine de dévaluer sa monnaie pour pouvoir construire un « vaste complexe militaire en mer de Chine du sud ». Par ailleurs, les États-Unis ont vendu 46 milliards de dollar d'armement à l'île depuis 1990. Des semaines plus tard, le 17 janvier, le président chinois Xi Jimping met en garde le président américain au forum de Davos : « Nous devons rester attachés au développement du libre-échange [...] et dire non au protectionnisme. Que cela vous plaise ou non, l'économie mondiale est le grand océan auquel on ne peut échapper. [...] Toute tentative de stopper les échanges de capitaux, technologies et produits [...] est impossible et à rebours de l'histoire »[225][226][227][228][229].

Héritant d’une croissance soutenue (3%) et d’un taux de chômage bas (4,5%), Donald Trump convainc les marchés financiers par ses annonces de baisses drastiques de l’imposition et d’ambitieuse relance budgétaires, au point de faire atteindre des sommets au Dow Jones (frôlant le cap historique des 20 000 points avec un bond de 9%) et au Nasdaq (+0,49%) en fin d’année 2016. Le redressement des taux d’intérêts par la FED est ainsi perçu favorablement[230][231].

Donald Trump effectue une tournée de victoire dans les Etats-pivots ayant favorisé sa victoire au mois de décembre (Michigan, Pennsylvanie, Floride,...). Il est désigné personnalité de l'année par le Time le 7 décembre et par le Financial Times le 13 décembre. Forbes le classe deuxième, après Vladimir Poutine et devant Angela Merkel. Le premier l'a présenté comme le « président des États-Divisés d'Amérique ». S'il dit mesurer l'honneur qui lui est fait, il rejette l'accusation car, n'étant pas encore président, il ne saurait être responsable des difficultés[232][233][234].

Son élection est confirmée par le vote du collège électoral le 19 décembre et certifiée le 6 janvier par le congrès malgré des pressions d'électeurs et la défection de deux délégués. Entretemps, le président-élu a passé ses vacances de Noël en Floride[235][236].

Au cours de la transition, Barack Obama agit de façon à bloquer la future présidence Trump. Par exemple, il signe par décret l'interdiction de forage de gaz et de pétrole en Arctique et l'empêchement pour un État de supprimer les subventions au Planning familial. Il fait aussi supprimer le système national d'enregistrement des ressortissants instauré par l'administration Bush pendant la guerre contre la terreur qui était utilisé pour suivre les musulmans suspects. A l'international, il prend le contre-pied de Donald Trump en laissant passer un texte condamnant la colonisation israélienne aux Nations Unies. Il accélère aussi le transfert de dix-huit des cinquante-neufs prisonniers restants à Guantanamo. Quelques heures seulement avant l'investiture du milliardaire, il débloque un fonds de 221 millions de dollars pour l'Autorité palestinienne, ce que la majorité républicaine au congrès ne lui permettait pas de faire. De son côté, Donald Trump commente publiquement les décisions et annonce ses positions, entretenant l'effet d'une double présidence américaine. Il répète ne pas croire à une cyber-ingérence russe dans l'élection et a publiquement félicité Vladimir Poutine de ne pas riposter à la décision de Barack Obama d'expulser trente-deux diplomates russes. Aussi demande t'il, le 23 décembre, aux ambassadeurs américains dans le monde de démissionner avant le 20 janvier, fait unique dans l'histoire américaine, alors qu'il n'a encore nommé de représentants en Israël (David Friedman) et en Chine (Terry Branstad)[237][238][239][240][241].

La conférence qu'il avait organisé le mercredi 11 janvier est parasitée par des rumeurs apparues plus tôt dans la journée. Le média Buzzfeed publie un rapport de 35 pages faisant état de moyens de pression dont disposerait la Russie contre lui, notamment une sex tape d'ébats du milliardaire avec des prostituées dans une chambre d'hôtel à Moscou lors d'un voyage en 2013 pour le concours de Miss Univers. Le rapport aurait été concocté pendant un an par Christopher Steele, ancien du MI6. Ces révélations, non-prouvées et non-sourcées, sont reprise par l'ensemble de la presse américaine et mondiale, y compris par les canaux dits sérieux comme CNN et The New York Time, bien que la Russie ait opposée une négation catégorique des faits. A sa conférence, Donald Trump condamne des accusations qu'il juge fausses et insultantes et affirme pour la première fois qu'il a pu y avoir une ingérence russe dans l'élection. Après une altercation avec un journaliste de CNN, vilipendée par le président-élu, il annonce qu'il transfert l'intégralité de la direction de ses affaires à ses deux fils, Eric et Donald Jr., puis conclut par sa célèbre réplique : « You're fired ». Il semblerait que ce rapport ait été demandé par son rival d'alors, Jeb Bush, et financé par le Parti démocrate. John McCain, autre ennemi de Donald Trump, a eu vent de ce dossier et a averti le FBI, qui a accepté la demande de rencontre de Christopher Steele. De juillet à octobre 2016, Steele a été en contact avec un agent du FBI. Les médias en avaient connaissance depuis des mois. La Russie réagit en accusant Londres de chercher à miner les futures relations russo-américaines, car il ne peut y avoir d'ex espion à ses yeux[242][243].

Présidence des États-Unis Modifier

Investiture Modifier

L'investiture de Donald Trump s'étend sur trois jours : les 19, 20 et 21 janvier 2017. Le 20, il prête serment sur la Bible à 12h00 et devient officiellement le 45e président des États-Unis. Les anciens présidents Jimmy Carter, George W. Bush et Bill Clinton, ainsi que son épouse Hillary Clinton, assistent à la cérémonie. Raccompagnés par le nouveau couple présidentiel, Barack et Michelle Obama quittent le capitole en hélicoptère peu après. Le lendemain, les protestations anti-Trump redoublent d'intensité avec le succès de la marche des femmes qui rassemblent 2 millions de personnes. Plus de 600 rassemblements similaires sont organisés dans le monde. Donald Trump parvient à dissiper l'intérêt autour de ces manifestations en bataillant avec la presse sur les chiffres exacts de l'affluence au capitole pour son investiture[244][245].

Sa côte de popularité à son entrée en fonction est de 42%, le plus bas score dans l'historie présidentielle américaine, bien que son ancienne opposante Hillary Clinton ne jouisse pas d'une sympathie populaire supérieure. Cette élection présidentielle a opposé les deux candidats les plus rejetés qui soient connus. Barack Obama affichait une popularité doublement élevée[246][247].

Cents premiers jours Modifier

En l'absence de ministres confirmés par le Sénat, Donald Trump agit par décrets présidentiels dans les premiers jours. Il en signe sept en onze jours, soit presque autant que George W. Bush pour ses cents premiers jours. Fait inédit depuis Bill Clinton, il en signe un dès le premier jour qui consiste à encourager son administration à user des voies légales disponibles pour contourner l'Obamacare avant son abrogation. Le 23 janvier, il signe trois mémorandums : retrait des États-Unis du partenariat transpacifique, gel des embauches de fonctionnaires par l'État (exception faîte à la Défense) et fin des versements de fonds fédéraux aux ONG étrangères pratiquant et promouvant l'avortement. Il relance les constructions de deux projets d'oléoducs dont le fer et l'acier doivent provenir le plus possible des États-Unis. Le 26 janvier, il durcit les conditions d'immigration et signe un décret lançant la construction du mur, provoquant une prise de bec avec le président mexicain qui annule sa visite à Washington. Le 28, il signe un décret interdisant l'accès au sol américain aux ressortissants de sept pays musulmans (Syrie, Yémen, Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan) pour 190 jours, le temps de revoir les règles d'admission des réfugiés, et suspendant le programme d'accueil des réfugiés pour les Syriens jusqu'à une durée indéterminée. Ce décret, bien que soutenu par 57% des Américains, provoque une levée de bouclier de la part des associations, de juristes, de l'opposition démocrate, de la presse et de dirigeants étrangers. Le 28, il en signe un autre encadrant la pratique politique pour éviter les conflits d'intérêts. Le onzième signé le dixième jour impose la suppression de deux réglementations antérieures pour toute réglementation nouvelle[248][249][250].

Le 18 février, presque un mois après son investiture, il tient un meeting en Floride financé et organisé par son comité de soutien pour 2022 afin de rassurer ses soutiens et défendre ses premiers actes[251].

Dopé par les promesses de relance budgétaire et de baisses massives d'impôt, le Dow Jones franchit les 20 000 points pour la première fois depuis sa création en 1896[252].

Positionnement politique Modifier

Références et comparaisons Modifier

Ses modèles sont Dwight D. Eisenhower, Ronald Reagan, Douglas MacArhtur et George Patton. Pendant la campagne, une analogie est faite, parfois contestée, entre lui et Ronald Reagan, puisque les deux ont plusieurs points communs : leurs divorces avant les élections, leur manque d'expérience, leur appartenance passée au camp démocrate, leur libertarisme, leur déconsidération pour leurs carrières dans le divertissement, leur rejet par les élites, leur maigres chances d'être élus ou bien leur dénonciation commune du déclin des États-Unis. La politologue française Nicole Bacharan objecte cependant que Ronald Reagan avait un passé politique notable à la tête de la Californie, une stature d'homme d'État respectable et une vision géostratégique dans le cadre de la guerre froide[253][254][255][256][257][258].

La nouveauté du phénomène rend difficile pour les commentateurs de lui trouver une comparaison même s'ils en voient une avec George Wallace aux États-Unis, tandis qu'il est assimilé à des figures politiques étrangères comme Silvio Berlusconi (qui soutient Hillary Clinton) ou Marine Le Pen (qui a pris ses distances avec ses propositions sur le bannissement des musulmans). Dans une interview avec le Hollywood Reporter, Donald Trump a affirmé qu'il n'y avait « pas de terrain commun à explorer avec les partis d'extrême-droite en Europe » et qu'il ne cherchait pas à « construire d'alliance avec l'autre rive de l'Atlantique ». Au sujet d'une rencontre avec Matteo Salvini, il a dit ne pas le connaître et ne pas avoir cherché à le rencontrer voir. Seul Nigel Farage, ancien brexiter du parti souverainiste UKIP, trouve grâce à ses yeux. Ses liens avec la drotie radicale européenne sont entretenus par son voisin, Guido Lombardi, homme d'affaire habitant dans la Trump Tower[259].

Il a reçu le soutien du Ku Klux Klan[260].

Analyse du phénomène Modifier

Le chroniqueur de The Financial Times Gideon Rachman liste les cinq thèmes qui ont servit de pilier à la campagne de Donald Trump : le rejet de la mondialisation et du libre-échange, le nationalisme, le choc des civilisations entre l’Occident et l’islam, la critique des élites (Washington, Wall Street, les universités) et la défiance à l'égard des médias traditionnels. Ces sujets se trouvaient à la marge du débat politique aux États-Unis avant Donald Trump mais peuvent selon lui devenir incontournables ensuite. Il se fonde sur la comparaison qu'il établit avec la percée de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle française de 2002 qui a vu le candidat anti-système perdre mais imposer durablement ses thèmes dans la vie politique française. Pew constate que sa campagne a fait drastiquement chuter le nombre de sympathisants républicains adeptes du libre-échange, passé de 55% à 24%[261][262].

S'agissant de sa communication, le politologue Martin Cohen note : « Il sait parfaitement ce qui va retenir l’attention des gens, ce qui les fait réagir. Après lui, ce sera un défi pour les politiciens de revenir à une communication plus classique et de faire en sorte que les élections futures ne se jouent pas selon ces règles imposées par Donald Trump. Une fois que les choses changent, c’est difficile de revenir en arrière ! »[263].

Marwane Ben Yahmed de Jeune Afrique écrit que « s’il ne faut jamais sous-estimer la formidable capacité de ce pays à se régénérer et à nous surprendre, la vague Trump, qui a ébranlé tant de certitudes, laissera des traces, qu’il soit élu ou non. Le populisme, qui se nourrit de la crise et de la défiance grandissante des électeurs pour leurs élites, a de beaux jours devant lui... »[264].

Immigration Modifier

Meeting Trump Dallas 14 septembre 2015

Il tient le Mexique pour responsable des difficultés migratoires des États-Unis et notamment le coût qu'elles représentent. Il s'oppose donc au droit du sol et propose l'expulsion de tous les clandestins, sans pour autant séparer les familles, et a promis d'ériger un mur aux frais du Mexique (qu'il forcerait par des rétorsions économiques). Il a aussi affirmé que les États-Unis risquaient de rejoindre la voie du tiers-monde s'ils ne réagissaient pas[265]. Cette attitude aurait pu être néfaste sur un plan purement stratégique pour les républicains dans la mesure où la communauté hispanique pèse dans les élections en raison de son poids, mais son score final dans cette catégorie n'est pas mauvais[266]. Un sondage de septembre 2015 avait pourtant indiqué qu'ils étaient 82% à ne pas l'apprécier[267].

Après l'attentat terroriste islamiste de Paris du 15 novembre 2015 qui a fait 120 morts, Donald Trump fait la Une de la presse en affirmant « demander une fermeture d'accès totale des États-Unis aux musulmans jusqu'à ce que nos dirigeants se rendent compte de ce qui est en train de se passer ». Après son élection, il est de nouveau interrogé sur cette proposition suite à l'attentat islamiste de Berlin du 19 décembre 2016 et parle d'un « attentat contre l'humanité » qui prouve qu'il « a raison à 100% »[268]

S'agissant de son mur, il a d'abord voulu l'ériger tout au long de la frontière méxico-américaine, soit 3 200 km, avant d'estimer qu'une moitié suffirait dans la mesure où le relief peut faire office de barrière naturelle. La hauteur du mur a varié dans ses déclarations, annonçant 35 pieds (10,5 m), 40 pieds (12 m), 55 pieds (16,5 m), voire 90 pieds (27 m). « Le mur vient de prendre trois mètres de plus ! » assène t'il dès qu'un officiel mexicain affirme que son pays ne paiera pas. Pour l'édifier avec des panneaux de béton préfabriqué, renforcés par des tiges d’acier, comme il l'affirme, il faudrait construire des routes pour permettre l’accès des engins de transport, créer de nombreux sites de coulage du béton et embaucher des légions d’ouvriers sur plusieurs années. Il faudrait aussi qu'il soit fait à distance du Rio Grande, rendu juridiquement inconstructible par les deux pays, et s'engager dans une longue bataille juridique de procédures d'expropriation en raison des nombreuses propriétés privées situées à la frontière. L'expert Todd Sternfeld estime à 26 milliards s de dollars le coût de la construction d'un mur de 12 mètres enfoncé à 3 mètres dans le sol. Mais les Chinois ayant réussis à bâtir la muraille de Chine « sans grues ni tractopelles », il dit ne pas comprendre pourquoi lui ne pourrait pas construire son mur Trump[269].

Économie Modifier

Bien qu'étant un homme d'affaires au Parti républicain, Donald Trump ne défend pas véritablement le libre-échange. Il se prononce même pour des mesures protectionnistes à l'encontre de pays importateurs comme le Mexique et la Chine dans un pays à la balance commerciale fortement déficitaire donc largement dépendant de ses importations, mais il tient la délocalisation pour cause de chômage. Il a évalué à 20% le taux de protectionnisme nécessaire. Si ce type de mesure, et d'autres comme l'augmentation de l'imposition des plus aisés, séduit une part non-négligeable de l'électorat, y compris celui de droite, elle n'est pas du goût de la bourse de Wall Street qui finance d'autres candidats comme Jeb Bush ou Hillary Clinton. Il entend dénoncer les accords de libre-échange (ALENA, TPP, TAFTA) et envisage la sortie de l'Organisation mondiale du commerce si nécessaire[270][271].

La presse constate l'absence de programme clair et définit chez Donald Trump. Quelques mesures peuvent cependant être retenues comme la taxation des plus riches (dans un parti aux idées opposées), la suppression des impôts sur les sociétés et les successions, une baisse massive de la fiscalité, l'allègement des contraintes sur les entreprises et le refus de l'augmentation du salaire minimum. Le New York Times affirme que de telles mesures augmenteraient de 27% les revenus du 1% d'Américains les plus riches. Enfin, il défend une assurance santé universelle[272][273].

Au cours de sa campagne, il critique fortement l'attitude de grandes multinationales américaines comme Apple ou Amazon. Il a accusé le PDG de cette dernière d'utiliser la presse qu'il possède à des fins politiques (The Washington Post) et de bénéficier d'exemptions d'impôts injustifiées. A ses yeux, « nous sommes passés d'une politique d'Américanisme à une politique de Globalisme, qui est en train de détruire la classe moyenne ». Il défend l'industrie manufacturière qu'il estime être un poumon de l'Amérique[274][275].

Thèmes de société Modifier

Les positions officielles de Donald Trump sur les thématiques sociétales ont évoluées, passant du progressisme dans le passé à un vrai conservatisme pendant sa campagne. A titre d'exemple, alors qu'il était favorable à l'avortement, il déclare pendant la campagne qu'une femme ayant recours à cette pratique devrait connaître « une forme de punition », sans préciser laquelle puisqu'il indique y réfléchir, et déclenche ainsi une énième tempête politique qui unit droite et gauche contre lui. Il publie ensuite un communiqué dans lequel il explique c'est le médecin le pratiquant qui devrait en payer le prix. Mais pour l'ensemble des commentateurs, son nouveau positionnement conservateur ne s'explique que par la campagne et la lutte contre l'évangéliste Ted Cruz. Beaucoup pensent que Donald Trump reste le milliardaire libertaire issu d'une des villes les plus progressistes des États-Unis[276].

Sécurité Modifier

Il défend la peine de mort et l'amendement II de la constitution des États-Unis sur le droit au port d'arme. Il s'est pourtant prononcé pour le contrôle des armes en 2000[277][278][279].

Face à l'État islamique, il propose de fermer les mosquées aux États-Unis en octobre 2015, bien que la mesure ne corresponde pas à la liberté religieuse octroyée par la constitution[280]. Il a déclaré qu'il rétablirait « absolument" la simulation de noyade (waterboarding) comme méthode d'interrogatoire lors de l'émission dominicale This Week sur la chaîne ABC. « Je pense que la simulation de noyade, c'est de la gnognotte par rapport à ce qu'ils nous font subir » dit-t'il en citant l'exemple d'un journaliste américain décapité par l'État islamique. Cette pratique étant assimilée à de la torture, elle avait été interdite en 2006 par l'administration Bush après des abus. Donald Trump assume face aux critiques et dit vouloir modifier la loi pour la légaliser à nouveau, bien qu'il ne forcera pas les soldats à obéir. « Quand l'État islamique fait des choses que personne n'a faites depuis le Moyen Age, est-ce que je peux m'opposer à la simulation de noyade ? Il faut combattre le feu par le feu » défend-t'il. Il réveille ainsi l'hostilité ancienne du républicain John McCain à la torture. Élu président, il répète à plusieurs reprises croire en l’efficacité des « méthodes d’interrogatoires poussées » mais qu’il laissera la décision à James Mattis, son secrétaire à la Sécurité intérieure, puisqu’il en a reçu le pouvoir[281][282][283].

Au cours de sa campagne, et surtout après les attentats de Paris et de San Bernardino en novembre 2015, il cible spécifiquement les musulmans en annonçant qu'il a l'intention de ficher et de surveiller ceux qui vivent aux États-Unis, puis crée une polémique nationale en annonçant qu'il interdira le sol américain aux musulmans de façon temporaire, « jusqu'à ce que nos élus se rendent compte de ce qui se passe ». Il fait savoir qu'il y aura des exceptions comme pour le nouveau maire de Londres, Sadiq Khan, élu en mai 2016 dont il salut la réussite. Il a par ailleurs affirmé que des musulmans américains avaient célébré les attentats de 11 septembre 2001, allégations contestées par ses adversaires, et affirme que l'islam hait structurellement l'Amérique[284].

Environnement Modifier

Comme d'autres personnalités de la droite américaine, Donald Trump peut être qualifié de « climatosceptique » dans le sens où il s'est engagé à annuler toutes les décisions prises par l'administration de Barack Obama pour combattre le réchauffement climatique et à refuser de ratifier tous les accords internationaux déjà signés sur le sujet[285].

A la télévision le 22 novembre, le président-élu reconnaît un lien entre l'activité humaine et et le réchauffement climatique mais s'inquiète du coût économique des mesures environnementales. « Il y a quelque chose, mais tout dépend dans quelle mesure » dit'il[286].

Politique étrangère Modifier

Il estime que les États-Unis économiseraient des millions de dollars en réduisant la présence militaire américaine en Europe. Il n'estime pas le Vieux Continent menacé par la Russie de Vladimir Poutine, homme avec lequel il dit pouvoir s'entendre et échange plusieurs amabilités pendant la campagne. Il juge notamment les sanctions économiques mauvaises pour Moscou et pense qu'une bonne entente permettrait de réduire l'arsenal nucléaire. Après sa victoire, ses équipes demandent à des représentants de l'UE quel sera le prochain pays à quitter le bloc après le Brexit. L'ambassadeur américain auprès de l'UE y voit l'influence de Nigel Farage, qui répète que l'UE est un projet condamné[287]. Dans une interview commune accordée au Time et au Bild le 16 janvier 2016, il constate que « quand vous jetez un coup d'œil à l'Europe, vous voyez en réalité l'Allemagne. [L'UE] est en réalité un instrument au service de l'Allemagne. C'est pourquoi je pense que le Royaume-Uni a bien fait d'en sortir ». Il fait savoir sa volonté de rencontrer au plus tôt Theresa May afin de conclure rapidement un traité commercial avec son pays. Il s'exprime aussi sur l'a crise migratoire européenne : « Les peuples, les pays veulent conserver leur identité. Le Royaume-Uni veut sa propre identité. Mais je crois que si on ne l'avait pas forcé à accepter tout ces réfugiés avec tous les problèmes qui vont avec... Je pense qu'il n'y aurait jamais eu de “Brexit” [...] Je pense que d'autres pays vont quitter l'UE à leur tour ». Il juge catastrophique l'ouverture des frontières opérée par la chancelière allemande. Ces déclarations lui valent des retours par des voie de presse de dirigeants d'Europe (Angela Merkel, François Hollande, Pierre Moscovici,...) et de John Kerry[288].

S'agissant du Moyen-Orient, qu'il connaît et évoque peu, il cite l'Égypte d'al-Sissi en exemple, car luttant contre le terrorisme islamique et acceptant l'existence d'Israël, tandis qu'il déplore l'intervention occidentale en Libye pour la déstabilisation régionale qu'elle a entraîné. Il est conseillé sur ce sujet par Walid Phares, Américain chrétien né au Liban travaillant comme politologue et officiant comme commentateur sur Fox News[289].

Concernant l'Asie, il préconise des traités d'alliance approfondis avec le Japon et la Corée du Sud, deux alliés des États-Unis. Face à la Corée du Nord, il préconise de doter le Japon de l'arme nucléaire, de façon à pouvoir alléger le poids financier que représente sa protection pour les États-Unis, mais un conseiller de la Maison-Blanche rappelle aussitôt la position officielle de son pays. Il affirme aussi qu'il n'aurait "aucun problème" à rouvrir le dialogue entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Il cible en revanche la Chine pour son dumping économique et social. Il dénonce également sa puissance[290][291].

Il estime que son pays ne devrait pas se mêler de la lutte contre l'État islamique et laisser la besogne à Vladimir Poutine et au président syrien Bachar el-Assad, reprochant à son pays de ne pas avoir suivit une bonne stratégie. Il considère en effet que l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein « était un mauvais type, vraiment mauvais » mais qu'il avait le mérite de « tuer les terroristes et de le faire bien », c'est-à-dire qu'« on ne leur disait pas leurs droits car ils étaient des terroristes donc c'était finit », déplorant que l'Irak soit devenu ensuite le « Harvard du terrorisme ». Selon lui, il faudrait en venir à bout en mettant la main sur le pétrole syrien et irakien pour couper les ressources financières de l'EI, utiliser la torture contre les djihadistes et perpétuer le camp de Guantanamo. Il promet de renégocier l'accord sur le nucléaire iranien conclut en 2015[292][293][294].

Plus isolationniste que les derniers présidents américains, inquiétant les néoconservateurs du Parti républicain, il ne veut plus voir son pays financer de vastes opérations étrangères et s'oppose au nation building. Sans vouloir quitter l'OTAN, il lui reproche de leur coûter cher et de bénéficier d'abord à des pays tels que l'Allemagne, l'Arabie saoudite, le Japon et la Corée du Sud (« Ils sont seulement cinq à payer correctement. Cinq sur vingt-deux ce n'est pas beaucoup. Je pense que c'est très injuste pour les État-Unis »). Il lui reproche de ne pas avoir su s'adapter à la menace islamiste. Il est favorable à la levée de l'embargo américain sur Cuba et affirme que l'usage de l'arme nucléaire contre l'Europe ou le Moyen-Orient n'est pas à exclure en cas d'extrême nécessité[295][296][297][298].

Déclarations et faits marquants Modifier

Avant sa candidature de 2016 Modifier

  • 1999 : candidat à l'élection de 2000, il affirme « La différence entre moi et les autres candidats, c'est que je suis plus honnête et que mes femmes sont plus belles".
  • 6 novembre 2012 : il twitte « Le réchauffement climatique a été inventé par et pour les Chinois, afin de rendre l’industrie américaine moins compétitive »[299].
  • 6 avril 2015 : il twitte « Arianna Huffington est une chienne »[300].
  • 28 avril 2015 : il twitte « Notre président afro-américain si génial n’a pas eu un impact si positif que ça sur les voyous qui détruisent allègrement et ouvertement Baltimore »[301].
  • 16 avril 2015 : il twitte « Si Hillary Clinton ne peut pas satisfaire son mari, qu'est-ce qui lui fait penser qu'elle saura satisfaire l'Amérique? »[302].

Candidature présidentielle de 2016 Modifier

  • 16 juin 2015 : « Les migrants mexicains ont beaucoup de problèmes. Ils amènent de la drogue, de la criminalité, ce sont des violeurs » (lancement de sa campagne à New York)[303].
  • 16 juin 2015 : « Je suis vraiment très riche. Je possède, et avec l'augmentation cela va dépasser les 10 milliards, un total de 8 milliards de dollars. Net, hors actifs et passifs. Et je ne dis pas ça pour me vanter. Vous savez pourquoi? Je n'ai pas besoin de me vanter, je n'en ai pas besoin » (lancement de sa campagne à New York)[304].
  • Début juillet 2015 : « Voilà la bonne nouvelle : je suis très riche" (sur CNN)
  • 4 juillet 2015 : « Jeb Bush ne peut qu'aimer les clandestins mexicains à cause de sa femme » dit t'il à propos de Columba Bush, née au Mexique[305].
  • 18 juillet 2015 : il affirme « John McCain n'est pas un héros de guerre. On dit qu'il est un héros de guerre parce qu'il a été capturé. J'aime les gens qui n'ont pas été capturés, OK? » à Ames, Iowa[306].
  • 21 juillet 2015 : il déclare à Bluffton en Caroline du Sud « Rick Perry met des lunettes pour que les gens croient que c'est un homme intelligent... mais les gens savent voir à travers les lunettes »[307].
  • 8 août 2015 : il réagit sur CNN, à propos de la journaliste de Fox News qui l'avait interviewé la veille, en affirmant « On pouvait voir sortir du sang de ses yeux, du sang sortir de son... où que ce soit »[308].
  • 9 août 2015 : « Evidemment, c'est très difficile pour eux de m'attaquer sur le physique, parce que je suis tellement beau » dit-il sur NBC[309].
  • 9 août 2015 : il twitte « Je viens de réaliser que si on écoute Carly Fiorina pendant plus de dix minutes d'affilée, on souffre rapidement d'un énorme mal de tête. Elle n'a pas une chance! »[310].
  • 20 août 2015 : au Time Magazine, il dit que « notre vrai taux de chomage est de 42%", en comptant absolument tous les inactifs (femmes aux foyer, étudiants, lycéens, retraités,...)
  • Septembre 2015 : il commente le visage de Carly Fiorina dans le magazine Rolling Stone en disant « Regardez ce visage ! Qui voterait pour ça? »[311].
  • 24 septembre 2015 : il dit en interview sur CNN que « le réchauffmeent climaqtique est un canular. C'est juste la météo".
  • 19 octobre 2015 : il twitte « Il fait vraiment froid dehors. On aurait bien besoin d'un dose de réchauffement climatique »[312].
  • 25 octobre 2015 : il affirme en meeting « La burqa est très pratique. Vous n'avez même pas besoin de vous maquiller".
  • 19 novembre 2015 : « Je mettrais certainement cela en place. Très certainement » affirme t'il au sujet d'un fichage des musulmans américains sur Yahoo Politics après les attentats de Paris du 13 novembre 2015[313].
  • 22 novembre 2015 : il commente le meurtre d'un manifestant noir par un policier en déclarant sur ABC News « Peut-être qu'il l'avait mérité. Parce que c'était absolument dégoûtant ce qu'il était en train de faire »[314].
  • 24 novembre 2015 : il se moque d'un journaliste handicapé sur CNN[315].
  • 3 décembre 2015 : il prononce un discours devant Coalition juive républicaine dans lequel il souligne son soutien à Israël mais multiplie les traits d'humour avec les caricatures sur les Juifs, comme leur supposée attirance pour l'argent, qui passent pour de l'antisémitisme aux yeux de la presse[316].
  • 8 décembre 2015 : « Donald J. Trump appelle à l'arrêt complet et total de l'entrée des musulmans aux États-Unis jusqu'à ce que les élus de notre pays comprennent ce qu'il se passe »[317].
  • 15 décembre 2015 : interrogé sur le terrorisme au cinquième débat des républicains, il affirme notamment « Il faut se débarrasser des familles des terroristes"
  • 21 décembre 2015 : en meeting dans le Michingan, il commente un récent débat démocrate lors duquel Hillary Clinton est revenu en retard sur le plateau après une coupure de publicité « Je regarde le débat et elle disparaît, où est-elle allée?! Je sais où elle est allée, c'est dégoûtant, je ne veux pas en parler. Non, c'est trop dégoûtant. Ne le dites pas, c'est dégoûtant, n'en parlons pas », puis il déclare ensuite à propos de sa défaite aux primaires de 2008 face à Barack Obama « Elle allait le battre, elle était la favorite mais elle s'est fait mettre, elle a perdu »[318].
  • 9 janvier 2016 : ces propos tenus en meeting dans l'Iowa sont perçus comme une éloge à Kim Jong-un : « Regardez la Corée du Nord : ce gars est un maniaque mais il faut lui accorder du crédit. Combien de jeunes hommes - il devait avoir 25 ou 26 ans quand son père est mort - peuvent s'imposer devant des généraux ? C'est assez impressionnant quand on y réfléchit. Comment s'y prend t'il ? Même si c'est dans la culture, que c'est culturel, il y est allé et il s'est installé, c'est lui le patron. C'est incroyable. Il a liquidé l'oncle et quelques autres. Bref, il joue mais nous, nous ne pouvons pas jouer avec lui car il a vraiment des missiles et des bombes »[319].
  • 13 janvier 2016 : trois fillettes revêtues des couleurs américaines interprètent un hymne techno-patriotique vantant Donald Trump et les États-Unis dans un meeting en Floride[320].
  • 23 janvier 2016 : il déclare à l'occasion d'un meeting dans le Sioux Center de l'Iowa : « Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les sondages : mes électeurs sont les plus fidèles. Je pourrais me poser au milieu de la Cinquième avenue et tirer sur quelqu'un, je ne perdrais pas d'électeurs. C'est incroyable »[321].
  • 10 février 2016 : « Je demanderai à la Chine de se débarrasser de Kim Jong-un. c'est un sale type" (interview sur CBS).
  • 26 mai 2016 : interrogé en conférence de presse sur la sénatrice Elizabeth Warren, figure de la gauche qui s'attaque souvent à lui sur les réseaux sociaux, il affirme dans sa réponse « Pocahontas ? Elle dit qu'elle a des origines indiennes mais n'a pas été capable de le prouver. [...] Je pense qu'elle a autant d'origines indiennes que moi. [...] Cette dame n'a pas été très efficace et c’est une grande gueule »[322].
  • 3 juin 2016 : il affirme dans un meeting « Il y a eu un problème concernant un de mes sympathisants Afro-américain. Un bon partisan, un bon gars. Alors j'ai voulu savoir quel était le problème. Regardez mon Afro-américain [il pointe quelqu'un dans le public] ! Regardez-le ! Êtes-vous le plus grand ... ? Vous voyez de quoi je parle ? Il y avait un Afro-américain à l'un de mes rassemblement au ours duquel des opposants sont venus défiler habillés avec des costumes du Ku Klux Klan. Ils étaient hués et l'Afro-américain, un militaire de longue carrière me semble t'il, les a repoussé. On a fait croire que cet homme était un de mes opposants. Nous avons énormément de soutiens chez les Afro-américains car nous allons faire revenir des emplois. Nous allons faire revenir des emplois. Mais tous ces gens malhonnêtes (les journalistes] ne montrent jamais la foule alors on a l'impression qu'il n'y a que des Blancs. L'Afro-américain a dit qu'il en avait assez »[323].
  • 3 juin 2016 : il revient sur les accusations autour de l'université Trump qui empoisonnent sa campagne dans une interview à CNN et met en cause le juge pour ses origines en expliquant « J'ai été traité injustement. Avant ce juge, s'il n'avait pas été là, cette affaire aurait été réglée il y a deux ans. [...] Disons les choses : ce juge est d'origine mexicaine. Je vais construire un mur, ok ? Je vais construire un mur ! [...) Il est membre d'une organisation très pro-mexicaine. C'est bien mais je pense qu'il devrait se récuser lui-même. [...] Il est d'origine mexicaine et il en est fier. [...] Cette affaire aurait due être réglée depuis longtemps. Il y a des milliers de personnes pour dire que l'université Trump est fantastique. Le plaintif s'est même retiré ! Alors pourquoi cette affaire est t-elle toujours ouverte ? »[324].
  • 2 juillet 2016 : il poste sur son compte Twitter une photo de Hillary Clinton sur un fond de billets de dollars pour dénoncer sa supposée corruption avec un slogan écrit dans une étoile que ses opposants interprètent comme une étoile de David. Il s'avère que la même photo avait été postée sur un site néonazi. L'image est retirée du compte de Donald Trump et remplacée par une identique avec cette fois un rond à la place de l'étoile[325].
  • 9 août 2016 : en meeting à Wilmington, en Caroline du Nord, il tient des propos interprétés par les médias américains comme un appel au meurtre contre son adversaire démocrate, expliquant « D'une certaine manière, Hillary veut abolir le deuxième amendement. D'ailleurs, si elle parvient à choisir elle-même les juges qu'elle nommera à la Cour suprême, il n'y a rien que vous ne puissiez faire, chers amis. Encore qu'il y ait un moyen avec le deuxième amendement, je ne sais pas. Mais ce serait un triste jour car nous n'en pouvons plus quand nous voyons ce qui se produit ». Il provoque à nouveau des remarques acides, notamment de la part du camps démocrate, obligeant son équipe à publier un communiqué pour démentir les rumeurs, accusant les médias d'être malhonnêtes dans le traitement de cette information. Il s'agissait, selon le texte, d'appeler à l'unité des défenseurs du port d'arme[326].
  • 10 août 2016 : « Obama est le fondateur de Daech".
  • 8 septembre 2016 : il affirme dans une interview qu'à la différence de Barack Obama, Vladimir Poutine est un dirigeant fort pour son pays. Hillary Clinton lui reproche alors son penchant pour les dictateurs[327].
  • 12 septembre 2016 : « Hillary Clinton est censée combattre tout un tas de problème mais n'arrive pas à faire cinq minutes jusqu'à sa voiture. Non mais franchement" (référence à son évanouissement de la veille lors des commémorations du 11-septembre).
  • 15 septembre 2016 : « C'est l'équipe Clinton qui, en 2008, a lancé la polémique sur le certificat de naissance d'Obama. Moi, j'y ai mis un point final". 
  • 5 octobre 2016 : « Personne ne respecte plus les femmes que moi"
  • 15 octobre 2016 : « Je pense qu'[Hillary Clinton] est dopée. Vous voulez connaître la vérité : je pense qu'elle se drogue. On devrait faire un test de dépistage avant le débat. Parce que je ne sais pas ce qui lui arrive : au début du dernier débat, elle était toute remontée, et à la fin elle pouvait à peine rejoindre sa voiture »[328].
  • 19 octobre 2016 : en évoquant l'avortement pendant le troisième débat, il affirme : « si on suit Hillary, dans neuf mois, vous pourrez prendre le bébé et le sortir du ventre de la mère juste avant sa naissance".
  • 26 octobre 2016 : il répond à Joe Biden, le vice-président, qui a affirmé vouloir se confronter physiquement à lui : « Oh mais je rêve de me faire Joe Biden derrière la salle de gym. Gros dur !'"'[329].

Attitude à l'égard des femmes Modifier

La campagne présidentielle met en exergue un aspect méconnu de la personnalité de Donald Trump qui est sa considération limitée pour les femmes. La polémique débute lors d'un débat télévisé, celui du 6 août 2015 sur Fox News, lorsque la journaliste Megyn Kelly l'interroge sur des déclarations passées assimilant les femmes à de "grosses truies", des "chiennes" ou à des "animaux dégoûtants". Donald Trump se défend vaguement (« Seulement Rosie O’Donnell », « Je n'ai pas le temps d'être politiquement correct ») et enfonce le clou le lendemain en sous-entendant que cette question était motivée par ses règles. En dépit de cette polémique relayée nationalement et internationalement, le milliardaire ne subit aucun effet dans ses intentions de votes alors que Megyn Kelly connait une notoriété soudaine qui profite à ses audiences. Les relations entre eux sont pourtant rompues, au point que lui refuse de participer à un débat en sa présence avant le caucus de l'Iowa, avant de se retrouver pour une émission commune le 17 mai 2016 qui marque leur réconciliation et celle de Donald Trump avec la chaîne Fox News[330].

Dans ce même mois de mai, une enquête du New York Time interroge des femmes qui ont connu Donald Trump dans le passé et révèle une obsession de la part du personnage pour le corps humain des femmes qui se manifeste par des remarques grossières et inopportunes dans des circonstances parfois peu appropriées comme dans le travail. Ainsi s'exclame t'il « C'est qu'elle prend soin de son cul ! » à une architecte entrant dans son bureau de la Trump Tower. Son traitement des candidates à Miss Univers semble montrer également une perversité décomplexée qui le fait passer les jeunes femmes en revu et les observer de haut en bas les unes après les autres, les commenter selon ses goûts en des termes grivois et les faire pleurer à son départ. L'une d'elle témoigne avoir été embrassée sur la bouche sans manière. En septembre, Miss Univers 1995, la Vénézuélienne Alicia Machado, rejoint la camapgne de Hillary Clinton qui utilise son cas pour l'élection : Donald Trump l'avait surnommé "Miss Piggy" et lui avait demandé de faire de l'exercice physique devant les caméras en même temps qu'il expliquait que « c'était une machine à manger ». Pour l'intéressé : « elles savent dans quoi elles s’engagent, c’est un concours de beauté ». Puis, en octobre, le Washington Post exhume une vidéo de 2005 dans laquelle Donald Trump tient des propos vulgaires à l'égard des femmes, expliquant notamment ses tactiques pour les séduire. Il se défend dans une vidéo publiée sur Facebook : « J’ai dit des choses bêtes mais il existe une grande différence entre les mots et les actes d’autres gens. Bill Clinton a réellement maltraité des femmes, et Hillary a harcelé, attaqué, humilié et intimidé ses victimes. Nous en parlerons dans les prochains jours »[331][332][333][334].

S'il se garde de tout commentaire déshonorant à l'égard de Hillary Clinton, Donald Trump n'a pas hésité a rappelé pendant la campagne les frasques sexuelles de son mari dont tente de s'éloigner le couple. Il a aussi reproché à la candidate démocrate de jouer excessivement la carte des femmes et assuré que « les femmes ne l'aiment pas », ce que semblent confirmer quelques sondages.

Par ailleurs, Donald Trump a affirmé dans les années 1980 avoir eu une relation avec la chanteuse française Carla Bruni. Alors que l'ancienne Première dame de France n'a fait aucun commentaire, Donald Trump reconnaît qu'il a inventé l'histoire. La raison serait l'aptitude de Donald Trump a mentir pour son image dans les années 1980[335].

Coiffure Modifier

Donald Trump devient aussi atypique par sa coiffure, variant du jaune canari au fauve orangé afin d'obtenir des reflets dorés rappelant le lion, au point d'être devenu reconnaissable par sa simple apparition. C'est ainsi que The Economist l'a représentée seule au-dessus de la Maison-Blanche pendant la campagne de 2016. Ses cheveux ont certes toujours été longs, mais ils ont évolués dans le sens où sa longue mèche se positionnait vers la gauche dans les années 1970, avant d'être ensuite orientée vers la droite, mais toujours d'un côté uniquement à chaque fois, dans le but de la faire apparaître la plus épaisse possible et couvrir sa raie le plus possible, expliquant ainsi sa raie si basse. L'origine proviendrait d'une réduction de tonsure par un chirurgien recommandé par sa femme qu'il a jugé raté, il se serait donc fait poser des implants depuis. Son médecin personnel, qui le suit depuis les années 1980, le dément en expliquant qu'il prend une pillule particulière, des pilules de finastéride, de façon à lutter efficacement contre la calvitie. De la même manière, il utilise du spray pour garder un volume satisfaisant[336].

Fortune Modifier

Déclarations personnelles Modifier

Trump visage

En mai 2016, il déclare plus de 557 millions de dollars de revenus et un patrimoine net de plus de 10 milliards de dollars dans sa déclaration financière personnelle déposée auprès de la commission électorale financière (FEC), démarche obligatoire pour les candidats. Ses propres déclarations de patrimoine listent ainsi[337][338][339] :

  • 550 millions de dollars au moins rapportés par les golfs.
  • 214 millions de dollars par saison de The Apprentice (plus de 15 millions par épisode), faisant de lui l'entrepreneur le mieux payé de la télévision.
  • 100 millions de dollars rapportés par les hôtels.
  • 58 millions de dollars rapportés par les avions.
  • 6 millions de dollars rapportés par les vignes.
  • S'ajoutent 515 fonctions différentes, des royalties et des dividendes aux montants incertains ou non publiés
  • 23 biens déclarés valant chacun au moins 50 millions de dollars (terrains de golf, hôtels, appartements).
  • Il occupe 515 fonctions différentes et dispose de 168 sources de revenus et actifs.
  • Les droits de plusieurs marques : Miss USA, Miss Univers et Central Park.

Imposition fiscale Modifier

Lorsqu'il a demandé une autorisation pour un casino dans le New Jersey en 1981, il a déclaré un revenu déficitaire de 3,8 millions pour la période 1978-1979, ce qui lui a permit de ne pas payer d'impôts fédéraux[340].

En mai 2016, il attire l'attention en refusant de divulguer le montant de ses impôts, ce qui est contraire à la tradition présidentielle établie depuis 2016, laissant penser qu'il ne paye que peu ou pas d'impôt en bénéficiant des lacunes de la législation fiscale américaine et des rabattements de l'immobilier. Lui-même explique : « Je me bats très dur pour payer le moins d'impôts possible [...] car ce pays gaspille notre argent ». En conséquence, le montant qu'il donne aux associations caritatives, geste important aux États-Unis, reste inconnu[341].

Impact de sa candidature Modifier

Donald Trump s'est vanté d'avoir fournit la plus longue déclaration de l'Histoire à la commission électorale. The Washington Post a comparé ses deux dépositions remises en juillet 2015 et mai 2016. L'étude démontre que les revenus du milliardaire ont augmenté pendant sa campagne malgré la publicité négative générée. Ils auraient augmentés de 190 millions de dollars grâce au golf et aux produits de marque. L'activité de Mar-a-Lago, son club de 118 chambres en Floride, a doublé, passant de 16 millions de dollars en 2014-début 2015 à 30 millions en mai 2016, la commercialisation de sa marque de bouteilles d'eau Trump Ice d'un montant de 280 0000 dollars en 2015 s'établissent à 413 000 dollars en 2016 et les ventes de son livre L'Amérique paralysée ont généré des royalties d'un à cinq millions de dollars. Les terrains de golf demeurent son plus haut revenu : passé de 12 à 18 millions de dollars à Jupiter (Floride), de 16 à 21 millions de dollars à Bedminster (New Jersey) et surtout de 50 à 132 millions de dollars à Miami (Floride). S'ajoutent 49,3 millions de bénéfices de la vente de Miss Universe en septembre 2015, 168 584 dollars d'une pension des prix Screen Actor Guild et les gains de quelques 564 fonctions exécutives au seins de petites entreprises liées à ses affaires. S'agissant de la commercialisation de son nom, les ruptures de contrats décidées en réaction à sa campagne n'auraient eu qu'un faible écho sur ses affaires, citant même l'exemple de ses matelas Trump un à cinq millions de dollars dans ce domaine. Par ailleurs, il ne s'est pas privé d'investir dans des entreprises qu'il a critiqué au cours de sa campagne. Il a tiré des bénéfices de l'ordre de 20 000 dollars dans Carrier (conditionnement d'air) et dans Oreo (gâteaux), de plus de 10 000 dollars dans Apple, entre 50 000 et 100 000 dollars dans Amazon.

D'autres secteurs pâtissent toutefois de la campagne. C'est le cas de sa ligne de vêtements pour homme, anciennement évaluée entre un et cinq millions, désormais entre 100 000 dollars et un million, et de son agence de modèle, en perte de 300 000 dollars. La ligne de soins de son épouse s'effondre d'un million à seulement 50 000 dollars.

Le document évoque quelques activités enclenchées pendant sa campagne : un prêt de 170 millions de dollars contracté auprès de la Deutsche Bank pour son projet de construction d'un hôtel de luxe dans la rue de la Maison-Blanche et l'ouverture de sociétés à l'étranger (conseil, licence et gestion) comme à Djeddah (Arabie Saoudite) ou Kolkata (Inde).

En tout, ses revenus auraient augmenté de 362 millions de dollars (année 2014 et janvier-juillet 2015) à 557 millions (juillet 2015-mai 2016). Cependant, ces déclarations ne comprennent pas les dépenses occasionnées par la gestion de son entreprise, le paiement des salaires des employés et les paiements d'intérêt pour son endettement, potentiellement important puisqu'il a contracté au moins cinq prêts de cinq millions de dollars chacun. Le Washington Post y voit « un des aspects les plus étonnants de la candidature de Trump : le potentiel des bénéfices financiers d'une candidature présidentielle pour un homme d'affaire du privé, ce dernier ayant tenu des propos anti-migrants et anti-musulmans susceptibles de ternir son image de marque même s'ils ont renforcé sa campagne »[342][343].

Évaluations par les médias américains Modifier

Plusieurs enquêtes sont menées pendant sa campagne présidentielle pour vérifier ses dires. Plusieurs concluent à des résultats inférieurs. Ainsi, pour 557 millions de dollars de revenus déclarés, Fortune abaisse le chiffre entre 143 et 180 millions et le Wall Street Journal à 160 millions. S'agissant des dettes, The New Yorker relève un système opaque autour de ses agissements et une dépendance de son empire envers des banques telles que Banks of China ou Goldman Sachs, double volontiers le montant déclaré de ses dettes pour le monter à 650 millions de dollars et considère que deux milliards de dettes sont liées à sa fortune personnelle, mettant ainsi en doute ses affirmations selon lesquelles ses entreprises ne sont pas tellement sujettes à l'endettement. Sa fortune globale, évaluée à 10 milliards par ses soins, est chiffrée à 2,9 milliards par Bloomberg et à 4,5 milliards par Forbes. Le magazine le classe ainsi 327e fortune mondiale. Néanmoins, Associated Press reconnaît que sa fortune a été multipliée par quatre entre 1988 et 2015. Il est ainsi le plus riche candidat de l'ère moderne à la présidence[344][345].

Soupçons de conflits d'intérêts à la Maison-Blanche Modifier

Quelques jours avant son investiture, Donald Trump annonce, au cours d'une conférence de presse, qu'il cède la direction de sa société à ses deux fils et à un associé de longue date Allen Weisselberg. Ce dernier gère également un trust dans lequel le président-élu a placé ses participations sans les céder. Cette situation est considérée comme suspecte par l'ONU anti-corruption de gauche CREW (Citizens for Responsibility and Ethics in Washington) qui dépose une plainte au tribunal fédéral de Manhattan le 23 janvier 2017. Il lui est reproché de ne pas respecter la section 9 de l'article 1 de la constitution selon laquelle le président ne peut recevoir « de l'argent et des faveurs de gouvernements étrangers, de clients de ses hôtels, de baux immobiliers et de transactions immobilières à l'étranger ». L'ONG cite la Chine, l'Indonésie, l'Inde et les Philippines. Il est avéré que certains produits de sa marque comme les costumes sont fabriqués dans les deux premiers. Donald Trump a immédiatement jugé la plainte « dénuée de tout mérite »[346][347][348].

Pendant sa présidence Modifier

Le classement de Forbes en 2017 le place 544e personne la plus riche de la planète avec un patrimoine de 3,5 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros), soit une perte de 200 millions en un an, accusant une perte de 220 places. Cette baisse s'explique essentiellement la baisse de la valeur de son patrimoine new-yorkais qui représente 48% de sa fortune, d'autant plus qu'il a vendu la totalité de son porte-feuille (38 millions), ne profitant pas de l'envolée boursière depuis qu'il a été élu (16% en plus pour les autre). Aussi, il a dépensé 66 millions de dollars pour sa campagne et a versé 25 millions aux plaintes du scandale de la Trump University pour mettre fin à l'enquête. Sa fortune profite en revanche de la publicité que lui a offerte sa campagne présidentielle puisque la valorisation de ses actif à grimper de 25 millions à Mar-a-Lago (Floride) et de 97 millions pour les golfs et hôtels[349].

Anecdotes Modifier

Sur sa personne Modifier

  • Il porte une arme sur lui en permanence pour se défendre[350]

Impact de sa candidature Modifier

  • Pendant la campagne présidentielle, son étoile sur la Voie de la Célébrité à Hollywood est vandalisée à plusieurs reprises au point que la Chambre de Commerce de Hollywood songe à la retirer[351][352][353].
  • Sous le coup de sa campagne, la Trump Tower située sur la cinquième avenue à New York, près de Central Park, devient une attraction touristique auprès d'Américains, d'Italiens, de Chinois, de Français et de plein d'autres touristes étrangers[354].
  • Pour Halloween 2015, une entreprise mexicaine fabrique des masques à son effigie, dans un pays où il est devenu très détesté pour ses remarques pendant la campagne présidentielle[355]. Aux États-Unis, 774 000 masques sont vendus et des déguisements lui ressemblants sont portés[356][357]. Une usine de Shenzen en Chine indique en janvier 2017 en avoir vendu 200 000, notamment au Japon et aux États-Unis. D'ailleurs, 126 demandes de dépôts de marques au nom de "Trump" ont été déposées en Chine, dont 34 abouties avant l'inauguration[358].
  • Trois semaines avant l'issue du scrutin, le réalisateur Michael Moore sort en salles de cinéma un film intitulé Michael Moore in TrumpLand. Il y raconte les difficultés qu'il a eu à jouer un spectacle dans un théâtre de l'Ohio, État favorable à Donald Trump à en croire les sondages, au point qu'il en avait fait un argument publicitaire (« Venez voir le film que les républicains de l'Ohio ont essayé d'empêcher »). Il est à préciser que Michael Moore est publiquement opposé au candidat républicain, après un long passé d'engagements très à gauches, mais fut un des rares à pronostiquer sa victoire en comparant la Rush Belt aux couches populaires britanniques qui ont permises la victoire du Brexit[359].
  • Son discours anti-immigration a fait bondir de 130% le nombre de passage à la frontière mexicaine pendant la primaire[360].
  • En 2016, des artistes de Vilnius, en Lituanie, peignent une représentation de Donald Trump et du président russe Vladimir Poutine s'embrassant, représentation devenant vite très populaire et diffusée mondialement[361].
  • Il est le personnage central d'un jeu vidéo pour téléphone disponible sur iOS et Androïd à partir de septembre 2016 consistant à construire des murs pour lui permettre d'envahir l'univers[362].
  • Pendant la campagne, des comptes sur les réseaux sociaux "Babes for Trump" invite des femmes bimbos à poser quasiment nues pour soutenir le candidat et remporte un certain succès[363].
  • Son article du Wikipédia anglophone est la plus consultée de l'année 2016 avec quelques près de 76 millions de vue, loin devant celui consacré aux décès de l'année qui a attiré moins de 36 millions de personnes[364]
  • Entre son élection et son investiture, 47 000 exemplaires de 1984 de George Orwell en version papier sont commandés sur Amazon, ce qui en fait un best-seller et oblige la maison d'édition à en réimprimer 75 000. L'élection du président en serait la cause car les médias lui reprochent souvent de s'arranger avec la réalité[365].

Notoriété présidentielle Modifier

  • Sa statue de cire est installée au musée de Madame Tussauds de Londres le 18 janvier 2017 sous sécurité renforcée par crainte d'une action de Femens aux seins nus comme c'est arrivé e,n Espagne. Elle est placée entre Angela Merkel, le dalaï-lama et le Mahatma Gandhi. La confection de ses cheveux en poils de yack s'est avérée particulièrement ardue. Elle a nécessité 150 000 livres et cinq mois de travail[366][367].
  • Un chercheur canadien a nommé d'après lui un papillon de nuit de 9 millimètres qu'il a découvert en Californie en raison du duvet jaune et blanc qui recouvre la tête de la mite : Neopalpa Donaldtrumpi. Il s'agit aussi d'attirer l'attention médiatique sur la défense de l'habitat fragile d'espèces encore inconnues[368].

Rapport à la France Modifier

  • Il a déclaré en novembre 1999 que la France « était le pire partenaire que [les États-Unis aient] jamais eu » et qu’elle « vendrait une arme nucléaire à quiconque capable de lui donner 10 centimes de plus que l’autre mec ». Il a critiqué à plusieurs reprises le président Mitterrand d'être prêt à vendre l'arme nucléaire française au plus offrant dans les années 1980 et 1990[369].
  • Miss France 2015 Camille Cerf à eu l'occasion de le croiser à trois reprises lors du concours de Miss Univers de la même année. Une première fois pour une photo, une deuxième pour lui demander comment été Miami et une troisième fois aux répétitions où il lui a dit « Bon travail ». Évoquant les attentats de janvier 2015 en France, il a défendu la libre circulation des armes et lui a dit « Je suis Charlie »[370].
  • Réaction de Jean-Marie Le Pen après la révélation de la vidéo des propos machistes de Donald Trump en octobre 2016 : « Le trahison de TRUMP par les caciques du Parti Républicain pour des propos privés tenus il y a 11 ans est une abjection ! Vas-y, Don ! » (compte Twitter)[371].

Avenir politique Modifier

  • Il a laissé entendre qu'il pourrait se représenter en 2020 et qu'il a déjà trouvé son slogan, Keep America Great, qu'il a fait déposer au Bureau américain de la propriété intellectuelle deux jours avant son inauguration[372][373].

Citations ... Modifier

... de Donald Trump Modifier

"Notre pays traverse une passe difficile. Nous n'obtenons plus de victoires comme c'était le cas auparavant. Depuis combien de temps ne sommes nous plus sortis vainqueurs d'un accord commercial avec la Chine ? Ils nous écrasent alors que je les bat à chaque fois. A chaque fois !"

- Donald Trump pendant sa campagne aux primaires républicaines de 2015[374].

"Quand le Mexique nous envoie ses gens, il n’envoie pas les meilleurs […] Drogués, dealers, violeurs."

- Donald Trump pendant sa campagne aux primaires républicaines de 2015[375].

"Je serais le président qui créera le plus d'emplois que Dieu ait jamais fait. Je ramènerais nos emplois de la Chine, du Mexique, du Japon et d'ailleurs. Je ramènerai nos emplois et notre argent."

- Donald Trump pendant sa campagne aux primaires républicaines de 2015[376].

"Des Noirs qui comptent mon argent ? Je déteste ça. Les seules personnes que je veux voir compter mon argent sont des petits gars qui portent la kippa tous les jours."

- Donald Trump pendant sa campagne aux primaires républicaines de 2015[377].

"Je pense que la différence qui me sépare des autres candidats, c’est que je suis plus honnête et que mes femmes sont plus belles."

- Donald Trump pendant sa campagne aux primaires républicaines de 2015[378].

"Il a dit que j'étais brillant. Cela prouve chez lui une certaine lucidité."

- Au sujet de Vladimir Poutine dans un entretien à Valeurs actuelles publié en février 2016[379].

"Ma femme me dit en permanence : "Chéri, soit plus présidentiel… !" Un jour, je serai tellement présidentiel, que vous allez vous ennuyer, au point que dans mes meetings, vous ne serez pas 10 000, mais 150"

- Donald Trump en 2016[380].

... sur Donald Trump Modifier

"[Il est] sans aucune capacité d’attention, comme un élève de maternelle qui ne peut pas rester assis en classe. Il est incapable de se concentrer sur un sujet plus de deux minutes, à l’exception notable de ce qui touche à sa propre image. S’il devait un jour être briefé sur une situation dans la salle de crise de la Maison-Blanche, il est impossible de l’imaginer réussir à se concentrer pendant une longue période."

- Tony Schwartz, nègre de The Art of the Deal (1987), interviewé en juillet 2016 pour le New Yorker[381].

"Le monde, au mieux attentif, au pire ébahi et inquiet, s’interroge sur les ressorts idéologiques, politiques, doctrinaux et psychologiques du président de la plus vieille démocratie du monde. Certains ont cru voir dans ses coups de menton une réminiscence du fascisme mussolinien. D’autres ont parié sur l’avènement d’une kleptocratie doublée de népotisme. Les experts américains qui décortiquent depuis des semaines les mots de M. Trump et ses faits et gestes y voient un mélange inédit de populisme de droite, voire d’extrême droite, de nationalisme, d’autoritarisme, aggravé de poussées anti­démocratiques et de navigation à vue. Un cocktail dont beaucoup jugent les effets potentiellement ravageurs sur la cohésion nationale et les valeurs de la démocratie américaine."

- La journaliste Stéphanie Le Bars dans Le Monde, le 24 avril 2017[382].

Publications... Modifier

... de Donald Trump Modifier

  • Trump: The Art of the Deal (1987), co-écrit avec Tony Schwartz
  • Trump: Surviving at the Top (1990)
  • Trump: The Art of Survival (1991)
  • Trump: The Art of the Comeback (1997)
  • The America We Deserve (2000), avec Dave Shiflett
  • Trump: How to Get Rich (2004)
  • The Way to the Top: The Best Business Advice I Ever Received (2004)
  • Trump: Think Like a Billionaire: Everything You Need to Know About Success, Real Estate, and Life (2004)
  • Trump: The Best Golf Advice I Ever Received (2005)
  • Why We Want You to be Rich: Two Men – One Message (2006), co-écrit avec Robert Kiyosaki
  • Think Big and Kick Ass in Business and Life (2007), co-écrit avec Bill Zanker
  • Trump: The Best Real Estate Advice I Ever Received: 100 Top Experts Share Their Strategies (2007)
  • Trump 101: The Way to Success (2007)
  • Trump Never Give Up: How I Turned My Biggest Challenges into Success (2008)
  • Think Like a Champion: An Informal Education in Business and Life (2009)
  • Midas Touch: Why Some Entrepreneurs Get Rich—and Why Most Don't (2011), co-écrit avec Robert T. Kiyosaki
  • Time to Get Tough: Making America No. 1 Again (2011)
  • Crippled America : How to Make America Great Again (2015)
Cribbled America

... traduites en français Modifier

  • Survivre au sommet (1991)
  • Comment devenir riche (2005)
  • Penser comme un champion : Guide d'éducation informelle sur l'art de mener sa vie et ses affaires (2009)
  • L'Amérique paralysée (2016)

... sur Donald Trump en français Modifier

  • Jean-Eric Branaa et François Durpaire, Qui veut la peau du parti républicain ?... l'incroyable Donald Trump (27 février 2016)
  • Nicolas Bonnal, Donald Trump, le candidat du chaos (20 avril 2016)
  • Desire Kraffa, Donald Trump - une Nouvelle Approche du Politique (6 mai 2016)
  • George Beahm, Donald Trump : La vérité crue (11 mai 2016)
  • Guy Millière et Judith Millière, Après Obama, Trump ? (25 mai 2016)
  • Marie-Cécile Naves, Donald Trump (23 août 2016)
  • Collectif, Donald Trump, une histoire américaine (1er septembre 2016)

Références Modifier

  1. Steele : «Trump a un instinct phénoménal de ce que les gens veulent entendre»
  2. Trump peut-il gagner ?
  3. Trump, l'avalanche qui emporte le parti républicain
  4. Présidentielle américaine : Trump a-t-il définitivement bouleversé la vie politique aux Etats-Unis ?
  5. Un parent de Donald Trump retrouvé en Mayenne
  6. PHOTOS – Décou­vrez Kara Young, la maîtresse oubliée de Donald Trump
  7. Melania Trump, la First Lady en Chanel et en Dior qui "ne pète pas" !
  8. Les convictions religieuses de Donald Trump
  9. Donald Trump prend une pilule pour faire pousser sa chevelure dorée
  10. Donald Trump prend une pilule pour faire pousser sa chevelure dorée
  11. Donald Trump - Wikipedia, the free encyclopedia
  12. Donald Trump - Wikipedia, the free encyclopedia
  13. Donald Trump - Wikipedia, the free encyclopedia
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  15. Donald Trump - Wikipedia, the free encyclopedia
  16. Donald Trump accusé de n'avoir pas payé des dizaines d'employés et de fournisseurs
  17. Donald Trump - Wikipedia, the free encyclopedia
  18. Donald Trump - Wikipedia, the free encyclopedia
  19. Donald Trump - Wikipedia, the free encyclopedia
  20. VIDEO. Trump-Obama, du clash à la raison
  21. Etats-Unis: 54% des républicains croient que Barack Obama est musulman
  22. Trump se range à la raison
  23. Donald Trump candidat à la présidence américaine
  24. Pourquoi les journalistes se sont plantés sur Donald Trump
  25. Beyond Schadenfreude, the Spectacular Pundit Failure on Trump Is Worth Remembering
  26. 5 chiffres qui résument la toute-puissance financière de Donald Trump
  27. Transgressif, Donald Trump demeure en tête des sondages
  28. Course à la Maison-Blanche : la gaffe de trop pour Donald Trump ?
  29. Présidentielle américaine: champion des sondages, Donald Trump fait le show à Dallas
  30. Primaires américaines : Trump lance une grande offensive de spots télévisés
  31. Candidate Summary, 2016 Cycle
  32. Donald Trump, l'homme qui fascine et fait peur
  33. Enquête Exclusive Donald Trump : le milliardaire qui voulait être président - 28/02/2016 (à 20min00)
  34. Comment Donald Trump triomphe sur Twitter, Facebook et Instagram
  35. 5 chiffres qui résument la toute-puissance financière de Donald Trump
  36. Transgressif, Donald Trump demeure en tête des sondages
  37. Course à la Maison-Blanche : la gaffe de trop pour Donald Trump ?
  38. Etats-Unis: Donald Trump monte, Hillary Clinton peine
  39. Audiences records pour le débat politique de CNN avec Donald Trump
  40. Le « tout sauf Trump » s’organise chez les républicains
  41. Melania Trump: l'atout charme du Donald?
  42. Dans la famille Trump, on s'intéresse désormais à l'épouse
  43. S'il n'est pas investi, Donald Trump ne soutiendra aucun autre candidat républicain
  44. L’effet Trump sur les enfants américains : « Les préjugés ont augmenté »
  45. Ces Américains qui pensent s’exiler au Canada si Donald Trump l’emporte
  46. Primaires américaines : le Donald Trump « nouveau » arrive
  47. George Clooney : «Donald Trump est un fasciste xénophobe»
  48. Adele interdit à Donald Trump l'utilisation de ses chansons
  49. Miley Cyrus menace de quitter les États-Unis si Donald Trump est élu
  50. Trump fait fuir certains sponsors de la convention républicaine
  51. Donald Trump "dégoûté" par l'idée d'Hillary Clinton aux WC
  52. Trump dominates poll heading into 2016
  53. How Donald Trump proved critics wrong in 2015
  54. Donald Trump creuse l’écart chez les républicains
  55. Trump le "voyou" et le "démagogue" en Une de Time
  56. Ces chanteurs qui refusent de voir Donald Trump utiliser leur musique
  57. Pourquoi Apple, Google, Facebook et Tesla veulent la peau de Trump
  58. Jennifer Lawrence fait un doigt d'honneur à Donald Trump en direct
  59. Angelina Jolie défend les réfugiés et dénonce la politique de Donald Trump
  60. J.K Rowling : «Trump est offensant et sectaire»
  61. Robert de Niro regrette de "ne plus pouvoir frapper" Donald Trump
  62. Donald Trump, phénomène médiatique
  63. Diaboliser Donald Trump ? Les médias américains hésitent
  64. Donald Trump : le phénomène médiatique s'essouffle
  65. Trump: les médias américains le traitent de "menteur"
  66. Trump ou Clinton : quel candidat la presse américaine soutient-elle ?
  67. VIDÉO - Le directeur de campagne de Trump inculpé pour coups et blessures
  68. Donald Trump échappe aux poursuites pour incitation à la violence
  69. Californie: violentes protestations devant un rassemblement de Trump
  70. Etats-Unis: heurts en marge d'un meeting de Trump, qui qualifie les manifestants de "criminels"
  71. New York : Rudy Giuliani soutient Trump
  72. List of Donald Trump presidential campaign endorsements, 2016
  73. [http://www.bfmtv.com/international/usa-trump-refuse-de-prendre-ses-distances-avec-un-ancien-dirigeant-du-kkk-955180.html USA: Trump refuse de prendre ses distances avec un ancien dirigeant du KKK]
  74. Nigel Farage, l'ex-leader de Ukip, et Donald Trump se couvrent de compliments dans le Mississippi
  75. Ben Carson appelle à voter Donald Trump aux primaires républicaines
  76. Présidentielle américaine : du «tout sauf Trump» au «tout sauf Clinton» ?
  77. Primaires américaines : les militaires séduits par Donald Trump
  78. La garde rapprochée de Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche
  79. Donald Trump se sépare de son directeur de campagne
  80. Donald Trump : la femme derrière sa communication n'a pas 30 ans
  81. Donald Trump lève le voile sur sa politique étrangère
  82. Qui est James Woolsey, le nouveau conseiller de Donald Trump ?
  83. Le maire de Vancouver veut débaptiser sa Trump Tower
  84. Donald Trump bientôt interdit de séjour au Royaume-Uni ?
  85. Comment Manuel Valls utilise Donald Trump pour s'en prendre implicitement au FN
  86. L'envoyé spécial du Petit Journal - C à vous
  87. Remous en Israël avant la visite de Donald Trump
  88. Primaires américaines : les réservations des hôtels de Donald Trump s’effondrent de 59%
  89. Capture d'écran Wikipédia
  90. Capture d'écran Wikipédia français
  91. Capture d'écran Wikipédia espagnol
  92. Capture d'écran Wikipédia anglais
  93. Wiki trump allemand
  94. Trump ne passe pas chez nous
  95. Trump wiki pré résultat.JPG
  96. Trump wiki hongrois protégé.JPG
  97. Trump wiki italien protégé.JPG
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  99. Hors des Etats-Unis, Trump fait l'unanimité contre lui
  100. Au Parlement européen, «on espère tous la défaite de Trump»
  101. MONDOVISION. Entre Trump et Clinton, Pékin et Moscou ont choisi
  102. La presse américaine compare Donald Trump à Marine Le Pen
  103. Doanld Trump is to the right of Marine Le Pen
  104. Donald Trump Is Our Jean-Marie Le Pen
  105. Donald Trump, là où on ne l’attend pas
  106. Le Pen comparée à Trump: "Je ne suis pas américaine, je ne suis pas Nicolas Sarkozy"
  107. Comparé à Marine Le Pen, Donald Trump répond - ZAPPING ACTU DU 17/12/2015
  108. Le syndrome anti-Trump de la presse française, Guy Milliere
  109. Jean-Marie Le Pen endorses Trump days after ex-KKK leader urges support
  110. Enquête Exclusive Donald Trump : le milliardaire qui voulait être président - 28/02/2016 (à 20min00)
  111. Trump, l'avalanche qui emporte le parti républicain
  112. Donald Trump will be presumptive GOP nominee, we all need to unite and focus on defeating Hillary Clinton
  113. M. Kasich laisse M. Trump seul en course pour être le candidat républicain
  114. Trump will get more GOP primary votes than anyone in history (because more people are voting)
  115. Trump passes Romney’s popular vote total, likely to break GOP record
  116. [http://www.thegatewaypundit.com/2016/05/trump-one-step-closer-nomination-hillary-one-step-forward-two-steps-back/ IT’S OFFICIAL: DONALD TRUMP Breaks Bush Record With Most Votes Ever for Republican Primary Candidate]
  117. Trump To Get More Primary Votes Than Anyone In History
  118. Trump peut-il gagner ?
  119. 2016 Delegate Count and Primary Results
  120. C’est fait: Donald Trump décroche l’investiture pour la Maison Blanche
  121. La NRA se range derrière Donald Trump
  122. Présidentielle américaine: un sondage donne Trump gagnant face à Clinton
  123. Trump et Clinton au coude-à-coude dans des Etats cruciaux
  124. REUTERS NATIONAL POLL: HILLARY CLINTON 41%, DONALD TRUMP 40%
  125. Présidentielle américaine : Trump réduit l'écart avec Clinton
  126. Rattrapée dans les sondages, Clinton se démarque de Trump
  127. [Rattrapée dans les sondages, Clinton se démarque de Trump Présidentielle USA 2016. Trump se dédiabolise à grande vitesse]
  128. Donald Trump rencontre Henry Kissinger à New York (presse)
  129. Présidentielle américaine : du «tout sauf Trump» au «tout sauf Clinton» ?
  130. Hungary PM becomes first EU leader to endorse Trump
  131. La réaction de Donald Trump après la tuerie d'Orlando fait polémique aux États-Unis
  132. Orlando: Trump cible encore la communauté musulmane
  133. M. Trump veut « suspendre l'immigration » de pays où est implanté le terrorisme
  134. La liste compilée par les Démocrates des critiques sur Trump fait 200 pages
  135. Etats-Unis: un homme inculpé pour avoir voulu tuer Donald Trump
  136. Trump, le milliardaire sur la paille ?
  137. Trump fustige le système corrompu qui serait incarné par Hillary Clinton
  138. DONALD J. TRUMP STATEMENT REGARDING BRITISH REFERENDUM ON E.U. MEMBERSHIP
  139. « Brexit » : Trump assure que « les gens veulent voir des frontières »
  140. Apple refuse d'aider Donald Trump et le Parti républicain
  141. Sécurité maximum pour la "convention Trump" à Cleveland
  142. États-Unis: le centre-ville de Cleveland sous haute sécurité avant la convention républicaine
  143. La liste des candidats au poste de vice-président de Donald Trump se réduit
  144. États-Unis: Trump choisit Mike Spence comme colistier
  145. Donald Trump officiellement désigné candidat républicain à la Maison Blanche
  146. Donald Trump accepts Republican nomination
  147. Trump, officiellement candidat des républicains, veut être « la voix » des oubliés
  148. INSTANT POLL: Trump's speech was a hit with voters
  149. 35 million TV viewers watch Donald Trump's acceptance speech at GOP convention
  150. Hillary Clinton face au redoutable défi posé par Donald Trump avec son discours à l'investiture
  151. Trump rattrape Clinton dans deux sondages
  152. Trump double Clinton dans les sondages
  153. Etats-Unis : sonnés, les rivaux de Trump préparent déjà 2020
  154. Nationwide opinion polling for the United States presidential election, 2016
  155. La candidature Trump menacée d'implosion
  156. Donald Trump aux Noirs-Américains : "Qu'avez vous à perdre ?"
  157. Présidentielle américaine: «Alt-right», la face cachée de Donald Trump
  158. Donald Trump's full speech at Detroit church
  159. Et Trump repasse devant,... mais...
  160. La Fondation Clinton demande 100 M USD à ses sponsors pour lutter contre Trump
  161. Electeurs de Trump «pitoyables»: la gaffe qui pourrait coûter cher à Clinton
  162. Clinton ‘Basket of Deplorables’ Remark Draws Fire
  163. Donald Trump pour un congé maternité payé
  164. Trump et Clinton rencontrent le président égyptien
  165. Audiences : 84 millions de téléspectateurs devant le premier débat entre Clinton et Trump
  166. Présidentielle US : le top 5 des attaques entre Hillary Clinton et Donald Trump
  167. Donald Trump Caught On Tape: I Grab Women "By The Pu**y”
  168. La justice de New York ordonne à la fondation Trump d'arrêter de recueillir des dons
  169. Trump threatens to prosecute Clinton
  170. Press Tensions at Trump Rallies
  171. Breaking bombe artisanale contre une permanence republicaine a Charlotte.... Analyse lh:Climat de plus en plus tendu entre les 2 Ameriques
  172. Journalistes américains de plus en plus inquiets sur le 9 novembre. Multiples sources disant que Trump contestera des résultats....p1
  173. P2 presse américaine politique pense que trump prépare " une révolution du 9 novembre" pour refuser les résultats . Grande inquiétude.
  174. Présidentielle américaine : comment Donald Trump pourrit l'atmosphère de fin de campagne
  175. FULL Donald Trump Delivers MAJOR Policy Speech In Gettysburg PA 10/22/16 FIRST 100 DAYS IN OFFICE SP
  176. Les 100 premiers jours de Donald Trump : un programme en forme de testament
  177. L'écart se resserre entre Clinton et Trump
  178. USA : un sondage donne Trump devant Clinton
  179. Présidentielle aux États-Unis : Donald Trump a la cote chez les parieurs
  180. Clinton "la menteuse", Trump "le grossier": les candidats s'écharpent dans de nouvelles pubs
  181. Clinton et Trump dans leur sprint final
  182. Donald Trump évacué en plein meeting dans le Nevada, un homme interpellé
  183. Donald Trump privé de Twitter par son équipe de campagne
  184. Donald Trump évacué en plein meeting dans le Nevada, un homme interpellé
  185. Affaire des emails : le FBI maintient sa position de ne pas poursuivre Hillary Clinton
  186. Today we are going to win the great state of MICHIGAN and we are going to WIN back the White House! Thank you MI!
  187. TODAY WE MAKE AMERICA GREAT AGAIN!
  188. VOTE TODAY! Go to http://vote.gop to find your polling location. We are going to Make America Great Again!
  189. We need your vote. Go to the POLLS! Let's continue this MOVEMENT! Find your poll location
  190. #ElectionDay
  191. http://www.lemonde.fr/elections-americaines/live/2016/11/08/election-americaine-en-direct-ouverture-des-premiers-bureaux-de-vote-sur-la-cote-est_5027375_829254.html
  192. CARTE INTERACTIVE - Les résultats État par État
  193. Trump fait carton plein dans la «rust belt», épicentre de la colère blanche
  194. Trump élu quarante-cinquième président des Etats-Unis : nos réponses à vos questions
  195. « Donald Trump a su capter la colère des déclassés du rêve américain »
  196. CARTE INTERACTIVE - Les résultats État par État
  197. CARTE INTERACTIVE - Les résultats État par État
  198. Chambre des représentants, Sénat et Cour suprême : le strike républicain
  199. Donald Trump se dit «impatient de travailler» avec Barack Obama
  200. Manifestation anti-Trump: des casseurs saccagent des magasins à Portland
  201. Selon Donald Trump, les manifestants sont « incités par les médias » à défiler contre lui
  202. Over 100 NYPD officers now protecting Trump Tower
  203. Nouvelles manifestations aux Etats-Unis après l'élection de Donald Trump
  204. Le nom de Trump disparaît de la façade de trois immeubles new-yorkais
  205. La Silicon Valley tente de faire bonne figure après la victoire de Trump
  206. Trump président : des milliers de manifestants dans plusieurs villes
  207. Aléna: Canada et Mexique prêts à renégocier avec Trump le traité
  208. APPEL "AIMABLE" ENTRE TRUMP ET LE PRÉSIDENT DU MEXIQUE
  209. Au Mexique, la victoire de Donald Trump reçue comme une douche froide
  210. Le président de la Commission européenne étrille Donald Trump
  211. La mise en garde d’Angela Merkel à Donald Trump
  212. Non, rencontrer François Hollande n'est pas une priorité pour Donald Trump
  213. Au Royaume-Uni, Theresa May compte sur Trump pour faciliter le Brexit
  214. Election de Donald Trump : les réactions des dirigeants européens
  215. Gilbert Collard : "Trump, le plus beau coup de pied au cul des donneurs de leçons" (LCI, 09/11/16)
  216. L'Iran inquiète après l'élection de Donald Trump
  217. Cette Afrique qui vote Trump en secret
  218. L'élection de Donald Trump vue d'Afrique
  219. Le communiqué anti-immigration qui avait disparu du site de Donald Trump est de nouveau en ligne
  220. Donald Trump se dit «impatient de travailler» avec Barack Obama
  221. Etats-Unis: Mike Pence prend en main la transition vers une administration Trump
  222. Trump président: Qui est Reince Priebus, futur secrétaire général de la Maison Blanche?
  223. update and policy plans for the first 100 days.
  224. Le gouvernement Trump ne demandera pas la poursuite de l’enquête sur les e-mails de Clinton
  225. Coup de fil de Donald Trump à Taïwan : une bourde qui n’en serait pas une ?
  226. Polémique Trump-Chine : Taïwan avait préparé son coup depuis des mois
  227. La presse chinoise ménage Trump mais menace Taïwan
  228. La marine chinoise confisque un drone sous-marin américain
  229. Xi Jinping prévient Donald Trump : "Toute tentative de stopper les échanges est à rebours de l'histoire"
  230. Un mois après l'élection de Donald Trump, Wall Street vole de record en record
  231. Nouveau record à Wall Street, le Dow Jones flirte avec les 20.000 points
  232. Donald Trump nommé personnalité de l'année 2016 par le magazine Time
  233. The World's Most Powerful People 2016
  234. FT Person of the Year: Donald Trump
  235. Trump confirmé 45e président des États-Unis
  236. Élection de Trump certifiée par le Congrès
  237. Ces mesures qu'Obama fait passer avant l'arrivée de Trump
  238. Obama : un cadeau de départ à hauteur de 221 millions de dollars pour la Palestine
  239. Un conseiller de Trump s'interroge sur les sanctions anti-russes
  240. Trump salue l'"intelligence" de Poutine après les représailles américaines
  241. Trump demande aux ambassadeurs nommés par Obama de démissionner avant son investiture
  242. Donald Trump dément tout chantage de la part de la Russie
  243. Dossier sur Trump : l'ex-espion du MI6 craint pour sa vie
  244. Marches des femmes: comment Trump a fait diversion en s'en prenant aux médias
  245. Trump, le maître de la diversion
  246. Trump: Favorable/Unfavorable
  247. Americans’ Distaste For Both Trump And Clinton Is Record-Breaking
  248. Les premières mesures de Donald Trump à la Maison-Blanche
  249. Executive Order: ETHICS COMMITMENTS BY EXECUTIVE BRANCH APPOINTEES
  250. Donald Trump a signé sept décrets en onze jours
  251. Après un mois chaotique à la Maison Blanche, Trump se rassure en Floride
  252. Le Dow Jones franchit pour la première fois les 20.000 points
  253. Donald Trump Blasts Obama’s Military Weakness; ‘Bring Back Patton’
  254. Donald trump on Twitter
  255. ‘I Like Ike’: Donald Trump Channels Dwight Eisenhower, Touts His Deportation Plan
  256. Trump likens himself to Reagan as a truly conservative candidate
  257. Ces troublantes ressemblances entre Donald Trump et Ronald Reagan
  258. C DANS L'AIR du 11-05-2016- QUI A PEUR DE DONALD TRUMP
  259. Donald Trump’s European fixer … is his neighbor
  260. Le Ku Klux Klan fait l'éloge de Donald Trump
  261. Ce n’est pas Donald Trump, mais Jean-Marie Le Pen, qui a changé le monde
  262. La grande cassure US de 2016: comment Trump a fait du protectionnisme une valeur républicaine, selon Pew
  263. Présidentielle américaine : Trump a-t-il définitivement bouleversé la vie politique aux Etats-Unis ?
  264. Donald Trump et le déclin de l’empire américain
  265. Etats-Unis: Trump pour l'expulsion de tous les immigrés clandestins
  266. Donald Trump et la fin des tabous sur l'immigration
  267. Le chanteur Julio Iglesias boycotte les établissements du "clown" Donald Trump
  268. Donald Trump: l'attentat de Berlin "prouve que j'ai raison" de vouloir interdire l'entrée des musulmans aux Etats-Unis
  269. La construction du «mur Trump» coûterait plus de 26 milliards de dollars
  270. Le discours protectionniste de Donald Trump inquiète outre-Atlantique
  271. Etats-Unis : sonnés, les rivaux de Trump préparent déjà 2020
  272. Sanders, l’anti-Trump (ou presque)
  273. Elections américaines : les positions des candidats sur 44 questions
  274. Donald Trump attaque la fiscalité d’Amazon et l’influence de Jeff Bezos
  275. Trump fustige le système corrompu qui serait incarné par Hillary Clinton
  276. INFOGRAPHIE ANIMEE. Donald Trump, la gaffe de trop ?
  277. Trump: "Je me sens beaucoup mieux quand je suis armé"
  278. Elections américaines : les positions des candidats sur 44 questions
  279. Trump avec la NRA, Clinton gênée... Une semaine de primaires américaines
  280. Présidentielle américaine: Donald Trump se verrait bien fermer les mosquées
  281. USA: Donald Trump pour le retour de la simulation de noyade
  282. Le rétropédalage de Trump sur la torture des terroristes n'en était pas vraiment un
  283. Rétablissement de la torture: Donald Trump laissera son secrétaire à la Défense décider
  284. Entrée des musulmans aux Etats-Unis: Trump fera une "exception" pour le maire de Londres
  285. Donald Trump et Ted Cruz ignorent une étude inquiétante de la revue « Nature »
  286. Donald Trump a rencontré Al Gore, figure de la lutte contre le réchauffement climatique
  287. Les équipes de Trump ne croient pas à la survie de l’UE
  288. Les provocations de Donald Trump agacent les Européens
  289. Maghreb : qui murmure à l'oreille de Trump ?
  290. Pour Donald Trump, le Japon doit se doter de l'arme nucléaire
  291. Donald Trump n'aurait "aucun problème" à rouvrir le dialogue avec la Corée du Nord
  292. 10 idées dingues de Trump en politique étrangère
  293. A quoi ressemblerait l'Amérique de Donald Trump?
  294. Donald Trump praises Saddam Hussein in North Carolina (July 5, 2016)
  295. A l’international, Donald Trump inquiète les néoconservateurs
  296. Elections américaines : les positions des candidats sur 44 questions
  297. Donald Trump n’exclut pas une attaque nucléaire sur l’Europe
  298. Les provocations de Donald Trump agacent les Européens
  299. En bonus: les Chinois et le réchauffement climatique
  300. Une chienne
  301. Les voyous qui détruisent Baltimore
  302. Hillary, Bill et l'Amérique
  303. Les Mexicains et les problèmes
  304. Il est riche
  305. L'amour de Jeb Bush pour le Mexique
  306. Héros de guerre ou non
  307. Voir à travers les lunettes
  308. Du sang
  309. Si beau...
  310. Maux de tête
  311. Le visage de Carly Fiorina
  312. Face à l'arrivée du froid, Trump réclame "une bonne dose de réchauffement climatique"
  313. Créer un fichier pour surveiller les musulmans américains?
  314. Quand un manifestant noir est battu par la police
  315. Se moquer d'un journaliste handicapé
  316. Devant une assemblée juive, Donald Trump flirte avec l'antisémitisme
  317. "Donald Trump appelle à l'arrêt total et complet de l'entrée des musulmans aux Etats-Unis"
  318. Donald Trump "dégoûté" par l'idée d'Hillary Clinton aux WC
  319. Donald Trump: Kim Jong-Un Deserves Credit for Consolidating His Power
  320. L'hymne de campagne de Donald Trump techno-patriotique
  321. Etats-Unis : Trump pourrait «tirer sur quelqu'un sans perdre d'électeurs»
  322. Présidentielle américaine, J-164 : Trump accepte de débattre avec Sanders sous condition
  323. Donald Trump: 'Look at my African-American over here...
  324. Donald Trump doubles down on Clinton and judge (Full CNN Interview)
  325. Donald Trump a-t-il tweeté une image antisémite d'Hillary Clinton?
  326. Donald Trump accusé de lancer un appel à la violence voilé contre Hillary Clinton
  327. Pour Trump, Poutine a "été un leader", "bien plus" qu'Obama
  328. Trump: "Je pense que Clinton se drogue"
  329. PHOTOS — LE PIRE DE TRUMP : QUAND IL COMPARE SON ÉLECTION AU BREXIT
  330. L’ENTREPRISE DE DÉMOLITION TRUMP
  331. Le New York Times recense les actes machistes de Donald
  332. Trump et les femmes : l'enquête accablante du "New York Times"
  333. Humiliée par Trump, l'ancienne Miss Univers devient un atout pour Clinton
  334. Donald Trump étrillé par son propre camp après la révélation de nouveaux propos sexistes
  335. DONALD TRUMP S'EST INVENTÉ UNE RELATION AVEC CARLA BRUNI !
  336. "Queue de loutre" et "épi de maïs": des coiffeurs jugent la chevelure de Donald Trump
  337. 5 chiffres qui résument la toute-puissance financière de Donald Trump
  338. Comment Donald Trump est devenu l'heureux propriétaire de Central Park
  339. Présidentielle américaine : Donald Trump est riche, mais à quel point ?
  340. Les impôts de Trump, la question à 100 000 $
  341. Les impôts de Trump, la question à 100 000 $
  342. Trump’s business booms as he runs for president, financial disclosures show
  343. L’empire économique de Trump profite de sa candidature
  344. Présidentielle américaine : Donald Trump est riche, mais à quel point ?
  345. Les sociétés de Trump auraient des dettes gigantesques
  346. Etats-Unis: une ONG affirme qu'elle assignera Trump en justice
  347. http://www.lefigaro.fr/societes/2017/01/23/20005-20170123ARTFIG00301-les-produits-de-la-marque-donald-trump-fabriques-a-l-etranger.php
  348. [http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/23/libre-echange-trump-signe-l-acte-de-retrait-des-etats-unis-du-partenariat-transpacifique_5067840_3222.html Libre-échange : Trump signe l’acte de retrait des Etats-Unis du Partenariat transpacifique]
  349. Donald Trump dégringole au classement des milliardaires
  350. Donald Trump : « Si j’avais été au Bataclan, je peux vous dire que j’aurais ouvert le feu »
  351. Trop vandalisée, l'étoile de Donald Trump pourrait disparaître du "Hollywood Walk of Fame"
  352. L'étoile de Donald Trump vandalisée
  353. Un homme s'attaque à l'étoile de Trump sur Hollywood boulevard à Los Angeles
  354. La Trump Tower : nouvelle attraction touristique à New York
  355. Donald Trump star d'Halloween au Mexique
  356. Donald Trump fait rire (ou pleurer) tout le monde pour Halloween (et c'est bon pour lui)
  357. Voici comment on fabrique un Trump… ou plutôt son masque
  358. Quand Donald Trump fait le succès des usines chinoises
  359. Donald Trump, l’affiche du nouveau brulôt de Michael Moore
  360. Discours anti-immigration de Trump : les tentatives de passage bondissent de 130 %
  361. Lituanie: ils peignent Trump et Poutine… en train de s'embrasser
  362. Donald Trump, héros d’un nouveau jeu pour mobile
  363. Qui sont ces “babes” qui font campagne pour Trump ?
  364. Trump, Prince, and Queen Elizabeth: 2016’s most-read Wikipedia articles
  365. Trump fait bondir les ventes du livre 1984 de George Orwell sur Amazon
  366. Trump à Madame Tussauds: sa chevelure en poils de yack a été un casse-tête
  367. Sécurité renforcée pour la statue de cire de Trump chez Madame Tussaud à Londres
  368. Une mite nommée Trump pour sa coiffure singulière
  369. La liste compilée par les Démocrates des critiques sur Trump fait 200 pages
  370. Miss Univers - Camille Cerf : Donald Trump m’a dit « Beau travail »
  371. Le trahison de TRUMP par les caciques du Parti Républicain pour des propos privés tenus il y a 11 ans est une abjection ! Vas-y, Don !
  372. Pas encore investi, Trump a déjà son slogan pour 2020
  373. Trump dépose son slogan pour l'élection 2020: "Conserver sa grandeur à l'Amérique!"
  374. Donald Trump Presidential Announcement Full Speech 6/16/15
  375. Au pays de Walt Disney, faudrait pas prendre Donald Trump pour un Mickey !
  376. Donald Trump Presidential Announcement Full Speech 6/16/15
  377. Au pays de Walt Disney, faudrait pas prendre Donald Trump pour un Mickey !
  378. Au pays de Walt Disney, faudrait pas prendre Donald Trump pour un Mickey !
  379. Donald Trump : « Si j’avais été au Bataclan, je peux vous dire que j’aurais ouvert le feu »
  380. Primaires aux Etats-Unis: Donald Trump va-t-il changer de ton?
  381. Primaires aux Etats-Unis: Donald Trump va-t-il changer de ton?
  382. De quoi donc le trumpisme est-il le nom ?