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Fidel Castro
Informations biographiques
Naissance

Fidel Alejandro Castro Ruz
13 août 1926
Birán, Provincia de Oriente (Cuba)

Décès

25 novembre 2016 (à 90 ans)
La Havane (Cuba)

Nationalité

Cubaine

Parti politique

Parti communiste cubain

Conjoint(e)

Mirta Diaz-Balart (1948–1955)
Dalia Soto del Valle (depuis 1980)

Enfants

Fidel Ángel Castro Diaz-Balart
Alina Fernández-Revuelta
Alexis Castro-Soto
Alejandro Castro-Soto
Antonio Castro-Soto
Angel Castro-Soto
Alex Castro-Soto
Jorge Angel Castro Laborde
Francisca Pupo

Diplôme

Université de La Havane

Profession

Avocat

Religion

Agnosticisme

Résidence

La Havane, Cuba


Fidel Castro (13 août 1926 - 25 novembre 2016) est un homme d’État cubain. Il est Premier ministre du 16 février 1959 au 2 décembre 1976 et Président du Conseil d’État de Cuba du 2 décembre 1976 au 24 février 2008.

Fils illégitime d’un riche fermier, Fidel Castro adopte une politique anti-impérialiste de gauche tandis qu’il étudie le droit à l’université de La Havane. Après avoir participé à des rébellions contre des gouvernements de droite en République dominicaine et en Colombie, il planifie le renversement de la junte militaire soutenue par les États-Unis du président cubain Fulgencio Batista, et passe l’année 1953 en prison suite à une attaque échouée sur la caserne de Moncada. Il voyage au Mexique après sa libération et y fonde un groupe révolutionnaire avec son frère Raúl et son ami Che Guevara, le Mouvement du 26 juillet. De retour à Cuba, Fidel Castro mène la révolution cubaine qui renverse Batista en 1959, et installe sa conception du pouvoir politique et militaire. Alarmé par ses attributions révolutionnaires et ses relations amicales avec l’Union soviétique, les gouvernements américains de Dwight D. Eisenhower et de John F. Kennedy tentent sans succès de l’écarter par blocus économique, assassinat et contre-révolution, notamment l’invasion de la Baie des cochons en 1961. Fidel Castro forme avec les soviétiques une alliance économique et militaire pour contrer ces menaces, et leurs permet d’installer des missiles nucléaires dans l’île, suscitant la fameuse crise des missiles de Cuba de 1962.

De tendance marxiste-léniniste, Fidel Castro proclame en 1961 la nature socialiste de son gouvernement, faisant de Cuba une République socialiste à parti unique sous la loi du Parti communiste, le premier de ce type dans l’hémisphère occidental. L’industrie et les affaires sont nationalisées. Des réformes socialistes instaurent une planification économique centrale et étendent l’accès aux soins et à l’éducation, accompagnées du contrôle de la presse par l’Etat et de la suppression des oppositions internes. A l’étranger, Fidel Castro soutient les groupes révolutionnaires étrangers dans l’espoir de renverser le capitalisme mondial, en envoyant des troupes cubaines combattre dans la guerre de Kippour, la guerre de l’Ogaden et la guerre civile angolaise. A la suite de l’explosion de l’URSS en 1991, Fidel Castro mène Cuba dans sa « période spéciale » économique, avant de forger des alliances avec les gouvernements de gauche de l’Amérique latine – comme avec le Venezuela d’Hugo Chávez – et de rejoindre l’Alternative bolivarienne pour les Amériques en 2006. Sa santé déclinante lui fait transférer en 2006 ses responsabilités au vice-président Raúl Castro, qui assume la présidence à partir de 2008.

Fidel Castro est une des figures les plus controversées au monde, louée par ses sympathisants pour être un des chantres du socialisme, de l’anti-impérialisme, de l’humanitaire et de l’environnementalisme, mais considéré par ses détracteurs comme un dictateur responsable de multiples abus aux droits de l’Homme, d’un exode de millions de Cubains et d’un appauvrissement de l’économie du pays. Il a à travers ses actions et ses écrits influencé significativement la politique de diverses personnes et formations dans le monde entier.

Jeunes années Modifier

Enfance: 1926–1947 Modifier

Rébellion et marxisme: 1947–1950 Modifier

Avocat et débuts en politique: 1950–1952 Modifier

Révolution cubaine Modifier

Le Mouvement et l'attaque de Moncada: 1952–1953 Modifier

Détention et Mouvement du 26 juillet: 1953–1955 Modifier

Guerre de guérilla: 1956–1959 Modifier

Gouvernement provisoire: 1959 Modifier

Premier ministre Modifier

Consolidation du pouvoir: 1959–1960 Modifier

Invasion de la Baie des Cochons et le "Cuba socialiste": 1961–1962 Modifier

Crise des missiles et poursuite du socialisme: 1962–1968 Modifier

Stagnation économique et Tiers-monde: 1969–1974 Modifier

Présidence Modifier

Guerres étrangères et présidence du MNA: 1975–1979 Modifier

Reagan et Gorbachev: 1980–1989 Modifier

Période spéciale: 1990–2000 Modifier

Marée rose: 2000–2006 Modifier

Démission: 2006–2008 Modifier

Fidel Castro quitte le pouvoir âgé de 81 ans. Son règne long de quarante-neuf ans et de sept jours, primature et présidence confondues, est le record absolu de longévité au pouvoir dans l'Histoire du monde pour un dirigeant non-royal.

Fin de vie Modifier

Retraite: 2008–2016 Modifier

L'influence de Fidel Castro sur la politique cubaine est un sujet de spéculation. Fin 2011, Ricardo Alarcon, président du Parlement cubain et figure historique de la Révolution, assure que « Fidel est consulté sur toutes les décisions importantes »[1].

A partir de 2010, "El Commandante" n'apparaît plus que dans une seule tenue : survêtement de jogging, chemise à carreaux, veste et basket de running. Les marques qu'il privilégie sont les allemandes Adidas et Puma, voire l'Italien Fila, mais jamais Nike, symbole de l'impérialisme états-unien. Désireux de continuer à exister, il s'adonne au commentaire de l'actualité mondiale par des éditoriaux publiés dans le journal officiel Granma sous le nom de Réflexions du camarade Fidel. Malgré tout, son emprise se déserre, en particulier pour la jeunesse cubaine qui n'a pas connu ses heures de gloire et l'appelle "le fou". « Ils ont la tête tournée vers l'avenir, pour beaucoup Fidel n'est plus qu'un glorieux souvenir » considère un diplomate occidental en poste à Cuba[2][3][4].

Fidel Castro 2015.JPG

Le silence de Fidel Castro au moment du rapprochement entre Cuba et les États-Unis en fin d'année 2014 relancent les rumeurs sur son état de santé. Il y met un terme en publiant une tribune dans Granma puis en publiant un communiqué qu'il a signé. Il se déclare favorable au rapprochement mais ne quitte pas sa méfiance vis-à-vis des États-Unis. Le 27 mars 2016, il publit une lettre très critique à l'encontre du président Barack Obama en visite dans l'île quelques jours plus tôt, conspuant son discours « mielleux » et affirmant « Nous n'avons pas besoin que l'empire nous fasse de cadeau »[5].

Ses apparitions en public se font rares et suscitent donc des articles dans la presse internationales. Ce sont le plus souvent des photographies, comme lorsqu'il rencontre un étudiant le 2 février 2015 ou bien les trois otages cubains libérés par les États-Unis grâce au rapprochement le 28 février 2015. Il reçoit des visiteurs internationaux comme le président français François Hollande le 11 mai 2015, premier dirigeant occidental à mettre les pieds dans l'île depuis 1986, et le pape François le 21 septembre 2015. Ses dernières apparitions réelles remontent à juillet 2015 pour rencontrer des agents civils des Forces armées révolutionnaires et du ministère de l'Intérieur et au 7 avril 2016 dans une école portant le nom de sa belle-sœur et héroïne de la révolution cubaine Vilma Espin dont c'est le 86e anniversaire de la naissance[6][7][8][9][10].

Le 19 avril 2016, Fidel Castro fait sa dernière apparition publique à la clôture du congrès du Parti communiste cubain, acclamé par le millier de délégués présents, au cours duquel il évoque sa disparition possiblement proche et affirme aussi : « Bientôt j'en aurai fini comme tous les autres. Notre tour viendra à tous, mais les idées des communistes cubains resteront comme preuve que sur cette planète, si on travaille avec ferveur et dignité, on peut produire les biens matériels et culturels dont les hommes ont besoin, et nous devons lutter sans trêve pour les obtenir »[11][12].

Son 90e anniversaire donne lieu à des festivités nationales. Un fabriquant de l'île réalise un cigare long de 90 mètres, un travail ayant nécessité une douzaine d'heures chaque jour depuis le 2 août qui pourrait constituer un des records. Le président russe Vladimir Poutine lui fête publiquement son anniversaire, estimant qu'« il est difficile de surestimer votre contribution personnelle au développement de l'amitié et de la coopération entre nos pays »[13][14][15]

Décès et funérailles: 2016 Modifier

Fidel Castro décède chez lui le 25 novembre 2016 à 22h29, trois mois après son 90e anniversaire (samedi 26 à 05h29 heure de Paris). Son frère Raul l'annonce à la télévision dans une brève allocution solennelle et le conseil d'État proclame neuf jours de deuil national au cours duquel divers hommages sont rendus et les activités festives suspendues. Après la crémation du corps le samedi matin, les cendres sont exposés au mémorial José-Martí, place de la Révolution à La Havane, les 28 et 29 novembre, pour permettre aux Cubains de se recueillir. Un ultime hommage a lieu le soir avant une procession de quatre jours sur un millier de kilomètres vers Santiago de Cuba, berceau de la révolution au sud-est de l'île, où se tiennent les obsèques le 4 décembre à 07h00 (12H00 GMT). Vingt-et-un coups de canons sont tirés pour signifier le début de la cérémonie. Les cendres de Fidel Castro sont enterrés en toute intimité dans le cimetière de Santa Ifigenia à côté du mausolée de José Martí et d'autres héros nationaux. La cérémonie n'a pas été retransmise à la télévision d'État, qui a toutefois pu filmer la scène, tandis que les médias étrangers ont été tenus à distance[16][17].

A Cuba, sans que l'annonce ne soit une surprise compte-tenu de sa santé, les réactions sont attristées. Les moments festifs s'arrêtent et les rues se vident, laissant place à la stupéfaction et au recueillement chez les Cubains[18][19].

La communauté cubaine des États-Unis se réjouit ouvertement de la disparition du dirigeant. Des scènes de liesse et de joie éclatent ainsi à Miami. Chants, musiques, tambours et selfies réunissent des milliers de personnes au cri de « Cuba libre ». La presse américaine est unanime pour dénoncer le dictateur et la menace nucléaire qu'il a fait peser, rappelant qu'il a résisté à onze présidents sans faillir. Le président-élu Donald Trump se contente d'une phrase laconique et interprétable, « Fidel Castro est mort ! », avant de compléter dans une réaction plus étoffée qu'il a été « un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple ». La Maison-Blanche tarde à réagir. Finalement, Barack Obama estime que « l'Histoire jugera de l'impact énorme » qu'à eu Fidel Castro sur le peuple cubain et, bien que « la relation entre les États-Unis et Cuba ait été marquée par la discorde et de profonds désaccords politiques » pendant six décennies, il rappelle que « nous avons travaillé dur pour aller de l'avant et bâtir un avenir dans lequel la relation entre nos deux pays ne soit pas définie par nos différences mais par tout ce que nous partageons en tant que voisins et amis ». Aucun ancien président ne réagit non plus, pas plus que d'autres figures politiques de premier plan comme Hillary Clinton ou Bernie Sanders[20].

En Amérique latine, où le souvenir et la symbolique du Cubain demeurent prégnants, les hommages se multiplient comme au VénézuelaNicolás Maduro, successeur de Hugo Chávez, appelle « tous les révolutionnaires du monde à poursuivre son héritage sous la bannière de l'indépendance, du socialisme et de la patrie humaine »[21].

La Russie, par la voix de son président, se remémore « un ami sincère et fiable ». Vladimir Poutine considère que « cet homme d'État émérite est à juste titre considéré comme le symbole d'une époque de l'Histoire moderne du monde ». L'ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, cité par l'agence Interfax, estime lui que « Fidel a résisté et a fortifié son pays au cours du blocus américain le plus dur, quand il y avait une pression monumentale sur lui et il a pu [...] mener son pays sur la voie du développement indépendant ». Pour le président chinois Xi Jimping, « le camarade Castro vivra éternellement »[22][23].

Les alliés des États-Unis pendant la guerre froide cherchent globalement la voie de l'hommage, comme le président du conseil espagnol Mariano Rajoy qui rappelle sa « stature historique » ou le Premier ministre belge Charles Michel pour qui « une page importante de l'histoire politique mondiale se tourne » alors que cette mort met « un terme définitif à la Guerre froide ». Le Premier ministre canadien Justin Trudeau évoque une « figure controversée » mais « un leader remarquable », tout en rappelant l'amitié qui liait el Commandante à son père Pierre Elliott Trudeau, premier dirigeant d'un pays de l'OTAN à s'être rendu sur l'île en janvier 1976[24].

En France, la gauche modérée se convulse en déclarations alambiquées pour rester balancée entre hommages au libérateur et critiques de l'oppresseur. Le président François Hollande rappelle la condamnation française autant des abus castristes que de l'embargo américain, tout en reconnaissant en lui « une figure du XXe siècle » qui « avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu'elle avait suscités puis dans les désillusions qu'elle avait provoquées ». Jean-Marie Le Pen, fer de lance de l'anticommunisme en France, fait observer que « Fidel Castro est mort, invaincu et les Cubains sont toujours sous la botte du communisme ». Seul le Parti communiste s'exprime clairement en faveur d'« un des dirigeants du mouvement d'émancipation humaine » qui « restera dans l'Histoire » pour avoir « tenu tête à l'impérialisme américain ». Se fendant d'une réaction poétique, Jean-Luc Mélenchon appelle ensuite à un rassemblement au pied de la statue de Bolivar à Paris qui réunie deux-cents personnes. La ministre de l'Écologie Ségolène Royal, représentante française aux funérailles de l'ancien dirigeant, provoque un tollé national en minimisant les abus de la dictature : « Bien sûr que c'est la place de la France. D'abord, ici, la révolution s'est inspirée de la Révolution française, et donc c'est le même message que nous avons porté et c'est le même message de cette histoire qui a secoué le joug d'une occupation extérieure qui ne correspondait pas aux valeurs de Cuba. [...] Grâce à Fidel Castro, les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie, leur destin ». Elle évoque notamment l'impossibilité et donc l'inexistence implicite de toute liste de prisonniers politiques. Face aux réactions unanimement hostiles (sauf celle de Jean-Luc Mélenchon), elle estime que la polémique est « déplacée »[25][26][27][28].

Le pape François indique prier pour le repos de Fidel Castro dont la mort est vécue comme « une triste nouvelle »[29].

Politique Modifier

Politique sportive Modifier

Avant qu'il ne prenne le pouvoir, le sport était une activité réservée aux hautes sphères de la société. Il entend donc démocratiser l'activité qu'il associe volontiers au travail, à l'effort, à la persévérance ou à la solidarité, autant de valeurs qu'il assimile aux démunis. Ainsi, il signe le décret 83A en 1962 qui prohibe le sport professionnel, dans une démarche socialiste visant à confisquer ce qui était jusqu'alors le privilège d'une minorité. Les jeux de paris et de hasard, également interdits, persistent illégalement. Néanmoins, cette politique a pour effet de provoquer une fuite des talents vers l'étranger alors que le monde s'organise en compétitions mondiales. Le pouvoir réagit par des blocages d'accès au territoire cubain ou à l'équipe nationale sans grand succès[30].

Dans le cadre des compétitions internationales, l'île se distingue dans cinq éditions différentes des Jeux olympiques en décrochant plus de vingt médailles à chacune. Le meilleur résultat est obtenu en 1992 avec trente-et-un podiums. C'est le fruit d'une politique de formation et de détection bien répandue dans les régimes autoritaires soucieux de leur rayonnement international. Ainsi, en 1999, après la victoire de l'équipe nationale cubaine face aux Orioles de Baltimore, il célèbre « le triomphe du sport cubain, des athlètes venus des usines, fruit du développement des écoles de sports créées par la Révolution »[31].

Personnellement, Fidel Castro est attiré par le basket-bal qu'il pratique avec assiduité pendant sa scolarité et après jusqu'à une fracture à l'orteil en 1956[32].

Réception et héritage Modifier

Héritage politique Modifier

Cuba, comme la Chine ou la Corée du Nord, est un des rares États communistes à avoir résisté à la chute du mur et à la fin de la guerre froide. Le régime communiste est toujours en vigueur actuellement[33].

Le 4 décembre 2016, jour de ses funérailles, son frère Raul Castro jure de « défendre la patrie et le socialisme ». Il indique aussi qu'aucun lieu ni monument ne portera son nom car il aurait refusé toute culte de la personnalité de son vivant[34].

Héritage économique Modifier

Alors que son frère est encore en vie, Raul Castro s'engage dans des mesures d'assouplissement économique comme en avril 2011 par le congrès du PCC. Pourtant, ces mesures en sont pas capable d'enrailler la croissance atone et chancelante de l'économie cubaine face à la faillite de son premier partenaire commercial, le Venezuela. Avec un salaire mensuel moyen de 584 pesos cubanos (21 euros) et un apport de trois milliards de dollars par les familles exilées, les Cubains ne peuvent soutenir une consommation en berne. En 2015, pour la première fois depuis cinq ans, les cuentapropistas, les petits patrons privés qui sont les réceptacles de la nouvelle politique, reculent en nombre[35].

D'un point de vue occidental, c'est l'absence de capitaux et la centralisation des décisions qui empêchent toute évolution structurelle. De fait, le pays n'attire que 1,3 milliard de dollars d'investissements étrangers dans les deux ans qui suivent le dégel alors qu'il en espérait au moins 2,5 milliards. La longueur des procédures administratives et la crainte d'expulsions immédiates d'entreprises sont suffisantes pour décourager cet investissement. Cuba n'hésite pas à bloquer l'octroi de licences face à des entreprises américaines cherchant à pénétrer le marché privé de l'île pour y insuffler un esprit capitaliste[36].

Idéologie politique Modifier

Carrière politique Modifier

Vie privée et publique Modifier

Famille et amis Modifier

Maîtresse Modifier

Il a dans les années 1950 une relation coupable avec Natalia "Naty" Revuelta, considérée comme la plus belle femme de Cuba, avec qui il a son unique fille en 1956, Alina, surnommée "la fille rebelle" pour son caractère en acier trempé. En 1993, elle s'exile à Miami (États-Unis) via l'Espagne et y dénonce les violations des droits de l'Homme dans l'île, sans pour autant perdre sa flamme pour "el Commandante". Elle revient ensuite plusieurs fois à Cuba grâce à Raul Castro pour y voir sa mère diminuée après un accident cardio-vasculaire, puis décède en 2015 à 89 ans[37].

Image publique Modifier

Tentatives d'assassinat Modifier

Le site officiel cubain Cubadebate affirme que Fidel Castro a été victime de 638 tentatives d'assassinat entre 1959 et 2008, la plupart émanant d'organisations américaines en tête desquelles la CIA, par de l'empoisonnement au sniper en passant par des explosifs. Le chiffre est aussi celui donné le général Fabian Escalante, ancien chef des services secrets cubains. Ce chiffre est reprit par le Livre Guinness des records qui présente ainsi Fidel Castro comme le détenteur du record de tentatives en la matière[38][39].

« Pourvu que nous mourions tous de mort naturelle, nous ne voulons pas que l'heure de la mort s'avance d'une seule seconde », déclarait Fidel Castro, qui se séparait rarement de son pistolet Browning[40].

Castro et la France Modifier

  • Connaissance de la Révolution française
  • Soutiens des intellectuels (Sarte, Beauvoir,...)
  • Liens avec la gauche française (Marchais, Mitterrand)
  • Rapport à de Gaulle
  • Visites en France sous Mitterrand
  • Rencontre avec Hollande en 2015

Anecdotes Modifier

  • Fidel Castro a fait dix fois la couverture du Time : le 26 janvier 1959, le 3 octobre 1960, le 8 octobre 1965, le 13 juin 1969, le 17 septembre 1979, le 6 décembre 1993, le 5 septembre 1994, le 20 février 1995, le 26 janvier 1998 et 12 décembre 2016[41].

Citations Modifier

Condamnez-moi, peu m'importe, l'histoire m'absoudra.

- Déclaration à son procès après l'assaut de la caserne de Moncada en octobre 1953[42].


La patrie ou la mort!.

- Déclaration aux funérailles des victimes de l'explosion du navire français La Coubre, qui apportait des armes au régime, dans le port de La Havane. Slogan reprit ensuite par le régime[43].


Jamais je ne me retirerai de la politique, de la Révolution. Le pouvoir est un esclavage et je suis son esclave.

- Déclaration en 1992[44].


Je suis sûr que le peuple [cubain] est un peuple révolutionnaire pour de vrai et qu'il a fait de grand sacrifices. Ce n'est pas à moi de le prouver, c'est l'Histoire qui l'a prouvé : cinquante ans de blocus et ils n'ont rien pu contre nous et ils ne pourront pas.

- Fidel Castro, lors des élections législatives cubaines de 2013[45].


Références Modifier

  1. uba: après la mort de Fidel Castro, direction "l'après-Raul"
  2. Fidel Castro : un look qui ne varie pas
  3. Castro, fidèle aux survêtements sauf aux américains
  4. Cuba: après la mort de Fidel Castro, direction "l'après-Raul"
  5. Fidel Castro ironise sur le "discours mielleux" de Barack Obama
  6. Fidel Castro réapparaît en photo après six mois d'absence
  7. Fidel Castro affaibli, rencontre des agents cubains récemment libérés
  8. Cuba: malgré son retrait de la vie politique, Fidel Castro garde un œil sur son pays
  9. Fidel Castro voterait Donald Trump
  10. Cuba : première apparition publique de Fidel Castro depuis neuf mois
  11. Fidel Castro évoque sa future disparition au congrès du PC cubain
  12. Les mots de Fidel Castro, un tribun emblématique
  13. Cuba fête les 90 ans de Fidel Castro
  14. Cuba: un cigare de 90 mètres pour les 90 ans de Fidel Castro
  15. Poutine souhaite un joyeux anniversaire à son "cher ami" Fidel Castro
  16. EN DIRECT - Fidel Castro est mort, neuf jours de deuil à Cuba
  17. Cuba a enterré Fidel Castro et ouvre un nouveau chapitre de son histoire
  18. Fidel Castro est mort, une page de l'histoire du XXe siècle se tourne
  19. EN DIRECT - Fidel Castro est mort, neuf jours de deuil à Cuba
  20. EN DIRECT - Fidel Castro est mort, neuf jours de deuil à Cuba
  21. EN DIRECT - Fidel Castro est mort, neuf jours de deuil à Cuba
  22. EN DIRECT - Fidel Castro est mort, neuf jours de deuil à Cuba
  23. Fidel Castro est mort, une page de l'histoire du XXe siècle se tourne
  24. EN DIRECT - Fidel Castro est mort, neuf jours de deuil à Cuba
  25. EN DIRECT - Fidel Castro est mort, neuf jours de deuil à Cuba
  26. Fidel Castro est mort, invaincu et les Cubains sont toujours sous la botte du communisme.
  27. MÉLENCHON - HOMMAGE À FIDEL CASTRO
  28. Royal: "Grâce à Fidel Castro, les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie"
  29. EN DIRECT - Fidel Castro est mort, neuf jours de deuil à Cuba
  30. Comment Fidel Castro fit du sport un enjeu politique
  31. Comment Fidel Castro fit du sport un enjeu politique
  32. Comment Fidel Castro fit du sport un enjeu politique
  33. Fidel Castro voterait Donald Trump
  34. Cuba a enterré Fidel Castro et ouvre un nouveau chapitre de son histoire
  35. Depuis 10 ans, Cuba a engagé un processus de «défidélisation»
  36. Depuis 10 ans, Cuba a engagé un processus de «défidélisation»
  37. "Naty" Revuelta, l'ex-maîtresse de Fidel Castro, est morte à 89 ans
  38. Avec 638 tentatives d'assassinat, Fidel Castro bat les records
  39. Fidel Castro, un miraculé
  40. Fidel Castro: 90 ans et 600 tentatives d'assassinat plus tard
  41. See Every Fidel Castro Appearance on the Cover of TIME
  42. Les mots de Fidel Castro, un tribun emblématique
  43. Les mots de Fidel Castro, un tribun emblématique
  44. Les mots de Fidel Castro, un tribun emblématique
  45. Cuba: malgré son retrait de la vie politique, Fidel Castro garde un œil sur son pays

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