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Laurent Wauquiez
Laurent Wauquiez
Informations biographiques
Naissance

12 avril 1975
Lyon (France)

Décès

-

Nationalité

Française

Parti politique

UMP (2004-2015)
LR (2015-...)

Conjoint(e)

Charlotte Wauquiez

Enfants

Baptiste
Louise

Diplôme

ENS Ulm
IEP de Paris
ÉNA

Profession

Maître des requêtes au Conseil d'État

Religion

Catholicisme

Résidence

Paris (France)
Haute-Loire (France)


Laurent Wauquiez (12 avril 1975 - ...) est un homme politique français.

Laurent Wauquiez compte parmi les hommes politiques les plus diplômés : après le collège Victor-Duruy et les lycées Louis-le-Grand et Henri-IV, il est sorti diplômé Science-Po Paris et major de l'École normale supérieure et de l'ÉNA. Il travaille dans la fonction d'État et se met au service de Jacques Barrot, auquel il succède à l'Assemblée nationale en 2004, devenant le benjamin du parlement à 29 ans, puis il se met au service de Nicolas Sarkozy à partir de 2005. Il connait une ascension gouvernementale rapide en étant porte-parole, secrétaire d'État puis ministre sans interruption sous sa présidence.

Ramené dans l'opposition en 2012, il s'impose au niveau national avec un revirement idéologique à droite, après avoir affiché une sensibilité initialement centriste, tout en fortifiant son ancrage local puisqu'il redevient député de Haute-Loire en 2012, est reconduit à la mairie du Puy-en-Velay en 2014 et remporte avec une nette victoire la région Auvergne-Rhône-Alpes en 2015. Il n'a encore jamais perdu une élection. 

Jeunes années Modifier

Né à Lyon le 12 avril 1975, il est le fils d'une conservatrice de musée que son mari à quitté alors que le jeune Laurent Wauquiez avait un an.

Il a travaillé au Caire avec sœur Emmanuel.

Il est diplômé de l'ENS, et de l'IEP de Paris, puis ressort major de l'agrégation d'Histoire de l'ÉNA[1].

Carrière politique Modifier

Parcours fulgurant d'un jeune loup (2002-2012) Modifier

Laurent Wauquiez commence la politique au côté du centriste europhile Jacques Barrot. Au début des années 2000, il est considéré comme l'un des meilleurs de sa génération. Il est élu député en 2004 à 29 ans, devenant le benjamin de l'Assemblée nationale[2].

Repéré par Nicolas Sarkozy, il est nommé secrétaire d'État en 2007 puis promu ministre en 2010 à seulement 34 ans. Il a un bref accrochage avec le président en 2012, lorsqu'il délaisse un conseil des ministres pour tirer bénéfice sur le terrain du rachat de l'entreprise Lejaby par une entreprise auvergnate[3].

Ascension dans l'opposition (2012-...) Modifier

Après la défaite de Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez livre son bilan acerbe du quinquennat dans une interview du Point en 2013. Pourtant, il revient vers l'ancien président l'année suivante, lorsque celui-ci reprend l'UMP, après s'être détourné de François Fillon qu'il avait soutenu en 2012 mais qui l'a déçu. En échange de son soutien, Nicolas Sarkozy le nomme secrétaire général de l'UMP, donc numéro trois, et équilibre en nommant Nathalie Kosciusko-Morizet vice-présidente, plus centriste. Laurent Wauquiez s'est en effet affirmé sur un certain nombre de sujets, comme le mariage homosexuel qu'il refuse ou l'assistanat qu'il combat, et peut-être plus encore sur l'Union européenne qu'il juge impotente dans un livre surprise publié lors des élections européennes de 2014. Ce positionnement droitier lui vaut un certain nombre d'inimité au sein du parti, notamment avec la vice-présidente[4].

Dans le même temps, il est réélu maire du Puy-en-Velay dès le premier tour des élections municipales de 2014 avec 69,78 %. Notons également que la Haute-Loire est le seul département en France où le Front national à régressé depuis 2012. Sa jeunesse, son professionnalisme, et son lien avec les militants comptent parmi les atouts qui permettent son ascension[5].

Pour les élections régionales de décembre 2015, il est préféré au centriste Michel Barnier pour conduire la liste Les Républicains dans la nouvelle région assemblée Rhône-Alpes-Auvergne. Il parvient, après difficultés, à s'allier aux partis du centre, l'UDI et le MoDem. Comme les autres candidats de son mouvement, il est également soutenu par le CPNT et le Parti chrétien-démocrate. Sa campagne est surtout accès sur sur l'aide aux entreprises et sur la baisse de la fiscalité. Les sondages prédisent une victoire de l'Auvergnat face au président sortant du Rhône-Alpes, le socialiste Jean-Jack Queyranne, avant que les attentats de novembre 2015 à Paris ne vienne resserrer l'écart entre eux, au profit du candidat frontiste Christophe Boudot. Après les attaques, il suggère d'interner les 4 000 personnes fichées S en France. Il arrive en tête du premier tour avec 31,73%, devant le FN à 25,52% et le PS à 23,93%, puis l'emporte nettement la semaine suivante avec 40,61% tandis que Jean-Jack Queyranne récolte 36,84% et Christophe Boudot 22,55%. Cette victoire n'est pas seulement régional mais aussi nationale car il s'agit aussi du plébiscite de sa nouvelle ligne politique. Trois jours plus tard, Nicolas Sarkozy voulant renforcer sa maîtrise du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet est évincée de son poste de vice-présidence des Républicains et remplacée par Laurent Wauquiez, qui passe de troisième à deuxième homme du parti à 40 ans. Quelques mois plus tard, en août 2016, Nicolas Sarkozy quitte la présidence des Républicains pour se présenter à la primaire et désigne personnellement son fidèle lieutenant pour lui succéder, semblant ainsi contourner les statuts qui évoquaient plutôt une direction collégiale avec le secrétaire général Éric Woerth[6][7][8][9].

Président du conseil régional de Rhône-Alpes-Auvergne Modifier

Il est élu président du conseil régional le 4 janvier 2016. Les voix de la droite et du centre lui donnent une majorité de 113 voix sur 204 inscrits face à trois autres candidats. Dès le lendemain, il visite un centre de formation de l'Ain et rencontre un à un les membres du personnel de l'hôtel des Régions de Clermont-Ferrand pour les rassurer sur son avenir et s'entretient avec son prédécesseur René Souchon. Il conservera ce centre pour faciliter l'accès aux demandes des Auvergnats. Il chiffre à 19 millions d'euros les économies qu'il souhaite réaliser par la baisse du train de vie des élus (portables professionnels, parkings, réceptions, indemnités, nominations,...)[10][11] [12]

Ses priorités sont un programme zéro charge pour la première embauche , une préférence régionale dans les marchés publics , la priorité aux produits de la région dans les cantines, un système régional de bourse aux étudiants méritants et le renforcement de la sécurité dans les trains TER et les établissements scolaires[13].

Un an après l'élection, Christophe Boudot, chef de l'opposition frontiste au conseil régional, dresse un bilan positif : "Il met en œuvre 90% d'un programme que j'ai défendu pendant la campagne des régionales : baisses des dépenses de fonctionnement, baisse des indemnités des élus, sécurisation des gares et lycées, soutien à la ruralité, préférence régionale dans les cantines,... Et le jour du budget, il inaugure une crèche mettant en valeur nos racines chrétiennes enracinées! Il est prêt à rejoindre le Front national et à quitter au plus vite les NKM, Lagarde et Bertrand qui manifestement n'ont pas les mêmes convictions politiques que lui"[14].

Le 9 février 2017, son conseil régional vote une clause imposant l'usage du français sur les chantiers de la région afin de lutter contre l'emploi de travailleurs détachés européens[15].

Positionnement politique Modifier

Alors qu'il commence auprès du centriste Jacques Barrot, européiste et libéral, Laurent Wauquiez devient, à partir des années 2010, le tenant d'une ligne de droite, opposée à l'assistanat mais appelant au protectionnisme vis-à-vis de la concurrence étrangère déloyale, et opposée à la "mollesse"[16]. Aux funérailles de Jacques Barrot, conformément aux volontés du défunt, personne ne prend la parole, mais il s'agissait surtout d'empêcher Laurent Wauquiez de parler[17]. Ce revirement est source de division au sein de son parti lorsqu'il annonce vouloir briguer la présidence de la région Rhône-Alpes-Auvergne, également convoitée par le centriste Michel Barnier. L'UDI fait savoir qu'elle ne s'alliera pas à l'UMP si Laurent Wauquiez est désigné candidat, bien qu'il soit légèrement mieux placé dans les sondages que Michel Barnier[18].

Classes moyennes Modifier

Union européenne Modifier

Mariage homosexuel Modifier

Affaires judiciaires Modifier

Laurent Wauquiez est condamné le 30 mai 2015 à 500 euros d'amende et 4 500 euros de frais d'avocat et intérêts par la cour d'appel de Versailles, après qu'il ait traité de "crapule" le maire socialiste de Clamart Philippe Kaltenbach[19].

Il doit être jugé le 11 septembre 2015 pour corruption passive pour une accusation d'attribution d'un logement social en échange d'un pot-de-vin[20].

Liens externes Modifier

Références Modifier

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