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Les Républicains
Les Républicains
Fondation

17 novembre 2002

Président

Laurent Wauquiez

Personnages clés

Jacques Chirac
Alain Juppé
Nicolas Sarkozy

Positionnement

Centre-droit

Idéologie

Libéralisme
Europhilie
Conservatisme
Démocratie chrétienne
Gaullisme

Adhérents

143 000 adhérents


Les Républicains (LR), nommés l’Union pour un mouvement populaire (UMP) jusqu’en 2015, sont un parti politique français fondé en 2002 et classé au centre-droit.

Créé dans le contexte de l’élection présidentielle de 2002 afin de fédérer autour de son candidat Jacques Chirac, l’UMP se conçoit comme l’union entre la droite et le centre, conformément à une pratique politique d’union des deux forces depuis les débuts de la Cinquième République, bien que l’Union pour la démocratie française (UDF), devenue le Mouvement démocrate (MoDem) en 2007, n’ai pas rejoint l’union sur volonté de son président François Bayrou. Cette union s’est peu ou prou maintenue jusqu’à la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017, lors de laquelle l’aile centriste s’est éloignée pour rejoindre la nouvelle majorité ou former un groupe parlementaire autonome (Les Constructifs).

L’UMP a fourni deux présidents de la République – Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy – ainsi que trois Premiers ministres – Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et François Fillon. Elle a participé à quatre élections présidentielles et accédé à trois seconds tours, remportant les deux premiers (2002, 2007) et perdant au troisième (2012), tandis qu’elle est éliminée au premier tour à la quatrième (2017), première fois que le parti gaulliste est absent d’un second tour présidentiel depuis la fondation de la Cinquième République. Jusqu’alors, elle formait l’un des deux pôles de la vie politique française avec le Parti socialiste.

Conformément aux autres partis de centre-droit européens, auxquels ils sont alliés au sein du Parti populaire européen (PPE), Les Républicains défendent les valeurs du libéralisme, de l’europhilie et de la démocratie-chrétienne. Un débat existe sur la persistance du gaullisme depuis l’union avec le centre et l’acceptation de l’Union européenne. Ce positionnement de centre-droit est contesté suite à la défaite présidentielle de 2012, après laquelle le parti entre dans l’opposition après dix ans de pouvoir. Se situant en concurrence avec le Front national à droite de l’échiquier politique, il s’affirme à droite à travers l’importance accordée aux sujets migratoires, sécuritaires et identitaires, confirmés par l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti en 2017. L’UMP a été renommée Les Républicains en 2015.

Actuellement, Les Républicains se situent dans l’opposition dont ils sont la principale force au parlement français. Le parti dispose du plus important maillage d’élus territoriaux en France dans les conseils régionaux, départementaux et municipaux, ainsi que de la plus importante délégation française au Parlement européen.

Histoire Modifier

Fondation pour l'union de la droite et du centre Modifier

L'Union pour une majorité présidentielle est créée par Jacques Chirac, Alain Juppé et Jérôme Monod.

Échecs locaux sous Jacques Chirac (2002-2004) Modifier

L'appareil de Nicolas Sarkozy (2004-2012) Modifier

Entrée dans l'opposition (2012-2016) Modifier

Direction collégiale UMP

Nicolas Sarkozy donne un nouvel organigramme à l'UMP. La nomination de Madeleine Bazin de Jessey est remarquée, la jeune femme de 25 ans étant issue de la droite catholique et de Sens commun, organisme interne à l'UMP qui fait pression pour l'abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel.

Le 1er février 2015, une élection partielle dans la 4e circonscription du Doubs voit l'élimination dès le premier tour du candidat UMP derrière ceux du FN et du PS, une première depuis l'élection de François Hollande car l'UMP a remporté les douze autres partielles. Au terme d'un débat houleux entre partisan d'un appel à voter PS et d'un refus du Front républicain, l'UMP fait savoir deux jours plus tard qu'elle appelle à voter blanc ou à l'abstention à une courte majorité au bureau politique (22 contre 19). Nicolas Sarkozy aurait été favorable à un barrage au FN[1][2].

Dans sa campagne de 2014 pour reprendre la tête du parti, Nicolas Sarkozy annonce sa volonté de changer l'UMP "de fond en comble", d'en changer le nom et de lui influer une culture plus militante à travers une plus grande participation des adhérents. Les noms et logos imaginés sont publiés à l'avance par Le Journal du dimanche. Il s'agirait de le rebaptiser Les Républicains. Le nom est fortement critiqué car il est perçu comme une appropriation de la République, ou bien comme un clin d'œil au Parti républicain des États-Unis. Cependant, une action en justice, portée par des associations et des partis de gauche, est déboutée, permettant à l'UMP de se rebaptiser après un vote électronique des militants le 29 mai 2015, dans lequel 83,28% des 45,74% de votants approuvent le changement de nom. Le lendemain, la création du parti est consacrée lors d'un congrès à la Porte de la Villette, à Paris[3][4].

Primaire et élimination au premier tour (2016-2017) Modifier

Les Républicains tiennent la primaire ouverte de la droite et du centre les 20 et 28 novembre 2016 afin de désigner leur candidat à l'élection présidentielle de 2017. Les candidats en lisse sont Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy. Les trois débats organisés en octobre et novembre sur TF1, sur BFM TV et I-télé et sur France 2 rassemblent des audiences élevées témoignant de l'intérêt suscité par le scrutin. Les commentateurs l'expliquent par la qualité du personnel politique en jeu (un ancien président, deux anciens Premiers ministres, trois anciens ministres et un chef de parti) et par les chances réelles du candidat désigné de l'emporter le 7 mai. François Fillon (44,10%) et Alain Juppé (28,60%) se qualifient pour le second tour en déjoue ainsi les sondages qui faisaient d'Alain Juppé le favori du scrutin et l'opposant de Nicolas Sarkozy. Ce dernier est éliminé avec 20,60% et apporte son soutien à son ancien Premier ministre. Ce dernier l'emporte largement avec 66,50%.

François Fillon se retrouve propulsé en tête des intentions de vote avant de régresser en deuxième position derrière Marine Le Pen (FN). Les révélations de plusieurs scandales financiers le concernant fin janvier le démet du second tour et le relèguent en troisième place, dépassé par Emmanuel Macron (EM). Le candidat est confronté à une intense pression médiatique, à une enquête judiciaire expéditive, une fronde interne et à l'incapacité de mener une campagne sereine sur le terrain. Tandis que 65% des Français désapprouvent le maintien de sa candidature, 70% des sympathisants LR la soutiennent[5].

François Fillon termine troisième de l'élection présidentielle avec 20,10%. Il s'agit du plus mauvais score de la droite à ce scrutin et de la première fois qu'elle ne se hisse pas au second tour. Dans son discours, le candidat dit porter la responsabilité de la défaite et appelle à soutenir Emmanuel Macron, qualifié face à Marine Le Pen.

Continuation dans l'opposition (2017-...) Modifier

Après la défaite de François Fillon, Le Monde commente : « Privée de leaders légitimes, la droite avance comme un canard sans tête. A grand renfort de Tweet, de communiqués et d’interviews, tout le monde donne son avis sur le second tour de l’élection présidentielle [...]. Sans concertation ni coordination »[6].

Positionnement politique Modifier

Tendances internes Modifier

  • Centristes/humanistes :...
     

Jean-Pierre Raffarin, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Baroin, Bruno Le Maire, Alain Juppé,...

  • Gaullistes/souverainistes :...
     

Henri Guaino, Christian Estrosi, Rachida Dati,...

Relations avec le centre Modifier

L'UMP alliant la droite et le centre, les relations entre ces partis sont généralement amicales. En outre, pendant les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, plusieurs figures centristes ont participé aux gouvernements, comme Alain Madelin, François Bayrou, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Louis Borloo, Rama Yade ou bien Hervé Morin. Aussi, une partie de l'UMP est considérée comme centriste, comme Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet[7][8]. Cependant, Nicolas Sarkozy est accusé de se "droitiser" au cours de sa présidence, notamment à partir de 2010 avec le débat sur l'identité nationale ou bien le discours de Grenoble, ce qui pousse une fraction du parti à créer son propre mouvement, l'Union des démocrates et indépendants (UDI). Les deux formations sont toutefois alliées dans plusieurs scrutins (municipales de 2014, départementales de 2015).

Les relations avec le MoDem de François Bayrou sont plus complexes et aucun membre de cette formation n'a participé aux gouvernements depuis la création de l'UMP. Partisan d'un centre indépendant, il n'a pas soutenu de candidat au second tour en 2007 mais a finalement fait savoir qu'il voterait personnellement pour François Hollande en 2012, car il jugeait néfaste la ligne suivie par Nicolas Sarkozy dans cette campagne, qu'il juge excessivement à droite[9]. Par la suite, Nicolas Sarkozy refuse de faire alliance avec lui, assurant qu'il n'a pas de difficultés avec le parti mais son président, lequel ne souhaitait pas voter la motion de censure de l'UMP contre le gouvernement socialiste en 2015[10] . Alain Juppé a évoqué à deux reprise une alliance possible avec le MoDem en 2014, ce qui lui a valu d'être sifflé par les militants[11]. Alain Juppé et François Bayrou entretiennent de bons rapports et acceptent l'idée d'alliance dans leur région d'Aquitaine[12].

Relations avec le Front national Modifier

Si la gauche, et en particulier le Parti socialiste, s'est toujours opposé à l'élection d'un candidat FN, la droite est elle prise en tenaille entre ses intérêts électoraux et le respect de ce Front républicain. Le RPR avait conclu des alliances locales avec le FN, et Alain Juppé avait même mis en congé Alain Carignon qui avait voté socialiste face au candidat FN. La ligne du Front républicain est celle observée par la droite entre 1998 et 2011. A partir de cette date, Nicolas Sarkozy choisit un intermédiaire avec le ni-ni, qui est donc le refus de soutenir un candidat PS ou FN si cette configuration se produit. On note une désobéissance à Arles, quand le candidat UMP vote FN face au candidat socialiste. En 2015, cette ligne semble évoluer à nouveau, lors d'une législative partielle dans le Doubs qui divise l'UMP. Le choix final, contraire à ce qu'aurait souhaité Nicolas Sarkozy, reste le ni-ni mais avec un appel à l'abstention ou au vote blanc[13].

Organisation interne Modifier

Liste des dirigeants Modifier

Liste des congrès Modifier

Organigramme Modifier

Financement Modifier

L'UMP paye chaque année quatre millions d'euros d'amende pour ne pas respecter la parité aux élections.

Communication politique Modifier

Communication numérique Modifier

Symboles et manifestations Modifier

Résultats électoraux Modifier

Élections présidentielles Modifier

Élections sénatoriales Modifier

Élections législatives Modifier

Élections européennes Modifier

Élections régionales Modifier

Élections départementales Modifier

Élections municipales Modifier

Autre Modifier

Références Modifier