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Louis Ier de France
Louis Ier de France
Règne
Dates

28 janvier 814 – 20 juin 840

Couronnement

5 octobre 816
Cathédrale de Reims

Chefs de gouvernement

-

Prédécesseur

Charlemagne

Successeur

Francie orientale : Louis II
Francie médiane : Lothaire Ier
Francie occidentale : Charles II
Royaume d'Aquitaine : Pépin Ier

Informations biographiques
Naissance

778
Cassinogilum (France)

Décès

20 juin 840 (à 62 ans)
Ingelheim, Mayence (Allemagne)

Sépulture

Abbaye Saint-Arnoul (840-1552)
Couvent dominicain des Prêcheurs (1552-1792)
Metz (depuis la Révolution)

Dynastie

Carolingiens

Père

Charlemagne

Mère

Hildegarde de Vintzgau

Conjoint(e)

Ermengarde de Hesbaye
Judith de Bavière

Enfant(s)

Lothaire Ier de Lotharingie (avec Ermengarde)
Pépin Ier d'Aquitaine (avec Ermengarde)
Hildegarde (avec Ermengarde)
Louis II d'Italie (avec Ermengarde)
Rotrude (avec Ermengarde)
Gisèle (avec Judith)
Charles II de France (avec Judith)

Entourage
Religion

Catholicisme

Résidence

Doué
Anjac
Chasseneuil
Ébreuil


Louis Ier de France (778 - 20 juin 840) est un monarque franc. Il est roi des Francs et empereur d'Occident du 28 janvier 814 à sa mort.

Duc d’Aquitaine Modifier

Hormis son expédition militaire, Louis a mené une vie de grand seigneur au milieu d’une cour, s’occupant par des activités telles que la chasse.

Roi des Francs Modifier

Début du règne Modifier

Louis a déjà quarante-six ans lorsqu’il apprend, dans son palais de Doué-la-Fontaine, la disparition de son père Charlemagne, mort d’une pleurésie au matin du 28 janvier 814. Il devient Louis Ier, « par ordre de la Providence divine, Empereur et Auguste », datant les documents de « l’An I de notre règne ». Après la mort du pape Léon III en 816, Étienne IV couronne l’empereur et son épouse à Reims. C’est la première fois que la ville accueille ce type de cérémonie.

Louis commence son règne par une série de réforme qui visent à remettre de l’ordre et à asseoir son autorité. Il renvoie par exemple les prostituées du palais d’Aix-la-Chapelle qui avaient pu y entrer à la fin du règne de Charlemagne, une période de délitement, et envoie ses sœurs et les conseillers de son père se retirer dans des domaines religieux. Il installe ainsi ses conseillers à lui qu’il couvre de prébende, nommant son gendre Bégon comte de Paris, distribuant des abbayes à Hélisachar.

Politique religieuse Modifier

Louis s’entoure de conseillers comme son gendre, le comte Bégon de Paris, son chancelier Hélisachar, mais aussi Benoît d’Aniane, déjà membre de la cour sous Charlemagne. Les relations entre le roi et ses conseillers ont souvent été questionnées. Sa dévotion l’aurait rendu prisonnier de leur influence.

Sous l’influence de Benoît d’Aniane, il poursuit l’œuvre des conciles qui se sont réunis à Aix-la-Chapelle entre 813 et 818. Ils reprennent les règles de Chrodegang pour les chanoines, prévoient un statut pour les chanoinesses, garantissent les biens ecclésiastiques.

Politique institutionnelle Modifier

Louis cherche à améliorer et à rationaliser le fonctionnement des institutions. Il crée des fonctions de magistri pour certains domaines comme les huissiers ou les marchands, et précise les circonscription dans lesquelles agissent les missi dominici. Aussi, il ordonne le rassemblement des capitulaires par Anségise, l’abbé de Saint-Wandrille

Lutte contre les invasions Modifier

Dès le début de son règne, on assiste à une formation de tribus slaves, de fédérations derrière des chefs, comme c’est le cas des Croates, des Slovènes, des Bulgares, des Boraves. D’autres tentent de pénétrer en Saxe.

Au sujet des Scandinaves, comme les Danois, il espère les vassaliser par la conversion comme pour leur chef Harald en 826. Il complète ces missions par la création de plusieurs évêchés.

Les Vikings pillent les terres tout au long du règne, comme en Frise ou le port de Duurstede. On assiste aussi dans le sud à une progression des pirates Sarrasins, aux Baléares et en Italie du sud.

Traitement de la question de la succession Modifier

Louis est marié depuis 794 avec Irmingarde, fille du comte Ingramm de Hesbaye, avec laquelle il a eu trois fils : Lothaire en 795, Pépin en 797 et Louis en 806. Trois ans après le commencement du règne, en 817, il prépare sa succession pour des raisons encore inconnues, peut-être par crainte d’une mort prématurée, mais qui doit permettre d’éviter une dislocation de l’empire dont l’unité lui tient à cœur. Elle prend la forme d’un Ordinatio imperii. Lothaire est ainsi associé au trône et couronné par son père. Pépin est fait roi d’Aquitaine et Louis de Bavière, et tous deux dépendant de leur frère. Il est prévu que leurs fils héritent s’ils décèdent, mais que Lothaire hérite s’ils n’ont pas de fils. Louis initie un droit d’ainesse alors nouveau, en rupture avec la tradition du partage entre héritiers. Les opposants à l’ordonnancement de l’empire se regroupent autour du neveu de Louis, Bernard d’Italie, en raison du jeune âge de Pépin et Louis, alors Louis Ier le fait arrêter, juger et condamner à mort, mais l’épargne en choisissant de l’aveugler. Cependant, il meurt deux jours après. Alors, pour éviter une révolte des bâtards de Charlemagne, il décide de les écarter. Louis organise une pénitence générale à Attigny en 822 lors de laquelle il confesse son péché à l’égard de Bernard, donnant ainsi l’image d’un empereur sous la coupe des religieux.

Arrivée de Judith et de Charles Modifier

Veuf en 818, Louis Ier se fait présenter les plus belles héritières de l’empire. Il épouse Judith, issue d’une riche et puissante famille, plus jeune que lui et reconnue pour son intelligence, qui exerce sur lui une grande influence. Elle obtient ainsi des avantages pour ses proches et tisse une toile familiale à travers des mariages. En 823, elle donne naissance à un enfant, prénommé Charles comme son grand-père.

Ce nouveau venu cause un trouble chez Lothaire, envoyé par son père en Italie, qui se distingue dans sa gestion des affaires, a remis la papauté sous l’autorité des Carolingiens, et qui se fait couronner empereur par le pape Pascal Ier. Il réunit autour de lui des membres de grandes familles et des religieux. Judith recueille quelques soutiens comme le marquis Bernard de Septimanie, qui se distingue à Barcelone en 826 face aux Sarrasins. A l’assemblée de Worms en août 829, Charles reçoit l’Alémanie et Bernard est promu chambellan, tandis que Lothaire est renvoyé en Italie. C’est l’événement déclencheur d’une première crise.

Première crise Modifier

Le cousin de Charlemagne, Wala, réunis autour de lui les partisans de l’unité de l’Empire. Ils lancent une véritable campagne de diffamation à l’égard de Judith et de Bernard d’Italie, accusés d’adultère, de magie et d’assassinat. Ils jettent ainsi la suspicion et le doute dans le palais. La crise éclate en avril 830, alors que Louis Ier est en expédition contre les Bretons. Le but est de le soustraire à l’influence de Judith. Cette dernière fuit au monastère de Laon avant d’être enfermée dans l’un d’eux en Aquitaine, Bernard se réfugie en Italie, tandis que le jeune Charles est confié à des moines. Lothaire rentre d’Italie, annule les dispositions de Worms et règne au nom de son père. Louis Ier s’allie à des membres du clergé germanique à qui il promet une augmentation de territoire, retrouvant ainsi sa liberté. Lothaire est pardonné puis repart en Italie. Un nouveau partage est organisé entre Pépin, Louis de Bavière et Charles le Chauve.

Deuxième crise Modifier

Cependant, les partisans de l’unité de l’empire demeurent et poursuivent la lutte. Bernard de Septimanie pousse Pépin à se révolter, alors Louis Ier lui confisque l’Aquitaine et l’ajoute au territoire promit à Charles. Avec Louis de Bavière qui est enfermé dans un monastère après s’être lui-aussi révolté, Judith espère partager l’empire entre son fils et Lothaire, mais ce dernier forme une coalition avec ses deux frères Louis et Pépin, soutenue par le pape Grégoire IV et les clercs. Louis Ier entre en conflit avec son fils Lothaire qu’il rencontre en Alsace, dans un lieu qui s’appellera ensuite « le champ du mensonges », mais l’empereur y perd tous ses soutiens, tandis que sa femme suit le pape en Italie et son fils Charles est enfermé dans le monastère de Prüm. Le sort de Louis Ier est désormais scellé : Lothaire réunis une assemblée à Soissons et au monastère de Saint-Ménard en octobre 833 lors de laquelle Louis Ier s’humilie en reconnaissant ses pêchers, s’attribuant de nombreux torts, évoquant ses erreurs, etc. Au terme de l’assemblée, Louis Ier, qui a renoncé à la dignité impériale, est dégradé. Alors que la situation se détériore en raison des conflits d’intérêts d’aristocrates, la guerre civile éclate, entre d’un côté Lothaire et ses soutiens, et de l’autre Pépin d’Aquitaine, Bernard de Septimanie, Louis Ier et Louis de Bavière. L’échec de Lothaire permet à Louis de retrouver ses soutiens. L’empereur retrouve ses armes à Saint-Denis, sa femme Judith à Aix-la-Chapelle, et enfin sa couronne des mains de son demi-frère à Metz.

Fin de règne Modifier

Louis Ier est poussé par Judith a agrandir le territoire qu’il léguera à Charles. Il lui attribue la vallée de la Meuse à l’assemblée d’Aix-la-Chapelle en 837 puis l’Aquitaine après la mort de Pépin au grand dam de l’aristocratie aquitaine et de Louis de Bavière, dont les révoltes restent toutefois vaines. Le 30 mai 839, à l’instigation de Judith, Charles et Lothaire se réconcilient lors d’une assemblée à Worms et conviennent d’un nouveau partage : Charles obtient les terres à l’ouest de la Meuse et Lothaire celles à l’est, à l’exception de la Bavière qui revient à Louis. A cette occasion, Lothaire se réconcilie avec son père Louis Ier.

Le 20 juin 840, Louis Ier meurt à Ingelheim, près de Mayence, à soixante-deux ans, alors qu’il s’apprêtait à réprimer une nouvelle révolte de son fils Louis de Bavière. Son beau-frère Drogon le fait enterre à l’abbaye de Saint-Arnoul à Metz.

Héritage Modifier

Le règne de Louis Ier de France n’est pas aussi glorieux que celui de son prédécesseur Charlemagne. En dépit d’un début prometteur, empreint de nouveauté, c’est un roi faible qui apparaît, pris en étaux par des conseillers religieux devant lesquels il s’abaisse, par sa femme Judith qui n’a de cesse de défendre les intérêts de son fils, par ses fils qui multiplient les révoltes. Finalement, son règne aura été grandement occupé par les affaires de succession, vingt-deux ans sur vingt-six années de règne. Louis est déposé de son trône et réinstallé dessus à plusieurs reprises. Aussi n’a-t-il jamais mené de guerre d’expansion.

Description Modifier

Louis est reconnu comme un roi très pieu, d’où son surnom. Ses biographes de l’époque évoquent un roi cultivé, intelligent et énergique.

Références Modifier

  • Source de référence générale : Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe, Hachette, Paris, 1997.
~ Monarques de France ~
Mérovingiens:
Clovis Ier | Clotaire Ier | Caribert Ier | Gontran | Chilpéric Ier | Sigebert Ier | Clotaire II | Dagobert Ier | Sigebert III | Clovis II | Clotaire III | Thierry III | Clovis III | Childebert III | Dagobert III | Chilpéric II | Clotaire IV | Thierry IV | Childéric III
Carolingiens:
Pépin III | Carloman Ier de France | Charles Ier de France | Louis Ier de France | Charles II de France | Louis II de France | Louis III de France | Carloman II de France | Charles III le Gros
Robertiens:
Eudes de France
Carolingiens:
Charles III de France
Robertiens:
Robert Ier de France | Raoul de France
Carolingiens:
Louis IV de France | Lothaire de France | Louis V de France
Capétiens directs:
Hugues Capet | Robert II de France | Henri Ier de France | Philippe Ier de France | Louis VI de France | Louis VII de France | Philippe II de France | Louis VIII de France | Louis IX de France | Philippe III de France | Philippe IV de France | Louis X de France | Jean Ier de France | Philippe V de France | Charles IV de France
Capétiens valois:
Philippe VI de France | Jean II de France | Charles V de France | Charles VI de France | Charles VII de France | Louis XI de France | Charles VIII de France | Louis XII de France | François Ier de France | Henri II de France | François II de France | Charles IX de France | Henri III de France
Capétiens Bourbons:
Henri IV de France | Louis XIII de France | Louis XIV de France | Louis XV de France | Louis XVI de France
Bonaparte:
Napoléon Ier
Capétiens Bourbons directs:
Louis XVIII de France | Charles X de France | Louis XIX de France | Henri V de France
Capétiens Orléans:
Louis-Philippe Ier
Bonaparte:
Napoléon III

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