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Manuel Valls
Manuel Valls
Informations biographiques
Naissance

Manuel Carlos Valls Galfetti
13 août 1962
Barcelone (Espagne)

Décès

-

Nationalité

Espagnole (1962-1982)
Française (1982-...)

Parti politique

Parti socialiste

Conjoint(e)

Nathalie Soulié
Anne Gravoin

Enfants

4 enfants

Diplôme

Université Panthéon-Sorbonne

Profession

Conseiller en communication

Religion
Résidence


Manuel Valls (13 août 1962 - ...) est un homme politique français.

Fils d'immigrés espagnols, Manuel Valls s'engage au Parti socialiste en 1980 et obtient la nationalité française deux ans plus tard. Il travaille comme conseiller à Matignon auprès de Michel Rocard puis de Lionel Jospin. Élu maire d'Évry en 2001 et député de l'Essonne en 2002, il est réélu respectivement en 2008 et en 2007, avant de démissionner de ses deux mandats en 2012. En 2011, candidat à la primaire socialiste, il se classe cinquième avec 5,65% des voix. Il est nommé ministre de l'Intérieur après la victoire à l'élection présidentielle puis succède à Jean-Marc Ayrault à la primature ministérielle en 2014. Il démissionne en 2016 et se présente à la primaire socialiste de 2017 mais échoue au second tour face à Benoît Hamon.

Idéologiquement, Manuel Valls incarne l'aile social-démocrate du Parti socialiste et puise ses références politiques chez Tony Blair ou Bill Clinton. Premier ministre, il affiche sa proximité avec Matteo Renzi. Il se déclare « pro-business » et soutient la loi Travail après avoir défendu l'abrogation de la loi des 35 heures ou de l'impôt sur la fortune. Il est partisan de la déchéance de nationalité pour les binationaux lorsqu'ils sont condamnés pour terrorisme. La République et ses valeurs sont un point essentiel de son discours politique.

Jeunes années Modifier

Famille, jeunesse et études Modifier

Vie privée Modifier

Carrière politique Modifier

Premier engagement Modifier

Implantation en Essonne Modifier

Au Parti socialiste Modifier

Ministre de l'Intérieur Modifier

Premier ministre Modifier

Primaire présidentielle socialiste de 2017 Modifier

D'abord hostile à la tenue d'une primaire à gauche, Manuel Valls se range derrière cette idée une fois qu'elle est actée par le Parti socialiste. Ses déclarations vont dans le sens d'un soutien au président sortant, mais la publication du livre de confessions en octobre 2016 jette un froid suffisamment fort dans les rangs socialistes pour que sa propre candidature soit évoquée, notamment par le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, pourtant acquit au président. Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, suggère ouvertement qu'il se présente contre François Hollande à la primaire le 26 novembre 2016. L'intéressé réagit dans une interview au Journal du dimanche en expliquant vouloir « casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite » depuis que « le contexte a changé » du fait de la parution du livre. « Comme chef de la majorité, ma responsabilité est donc de tenir compte de ce climat », dit-il encore[1]. Après un déjeuner entre les deux hommes quelques jours plus tard, le président annonce officiellement son retrait le 1er décembre. Le 5 décembre, Manuel Valls se rend à Évry pour annoncer sa candidature à la primaire du Parti socialiste de 2017 en vue de l'élection présidentielle et démissionne de Matignon le lendemain

Sa campagne est jugé alambiquée en raison de ses revirements politiques. Sa nouvelle plateforme, assumée à gauche, tranche avec son passé politique. Il prône notamment des mesures sociales et assure que l'usage du 49.3 lui a été imposé. Alors qu'un sondage l'annonce battu de peu par Arnaud Montebourg, François Hollande se montre sceptique d'après son entourage : « Il observe que Valls n’a pas de projet, qu’il tourne en rond. “Son projet, c’était de me virer”, c’est ce qu’il dit ». A deux reprises, il est la cible d'attaques physiques : au marché de Noël de Strasbourg le 22 décembre où il est enfariné et en Bretagne le 17 janvier par un jeune qui lui assène une gifle en lui serrant la main. Le second est condamné le lendemain à trois mois de prison avec sursis et à verser un euro de dommage et intérêt[2][3][4][5].

Manuel Valls arrive en deuxième position au premier tour avec 31,90%, devancé par Benoît Hamon (36,51%) et distançant Arnaud Montebourg (17,75%) qui apporte son soutien au député des Yvelines. Le 29 janvier, Manuel Valls s'incline nettement avec un score de 41,29%. Il avait annoncé que, s'il venait à échouer, il apporterait son soutien à Benoît Hamon sans contribuer à sa campagne. De l'avis général des commentateurs, les divergences entre les deux hommes sont profondes et nombreux seraient les soutiens de l'ancien Premier ministre a refuser de rallier le vainqueur pour lui préférer Emmanuel Macron. Manuel Valls n'assiste pas à l'investiture de Benoît Hamon comme candidat socialiste la semaine suivante[6][7].

Positionnement politique Modifier

Manuel Valls est souvent décrit comme un représentant de l'aile droite du Parti socialiste, qualifiée de réformiste, de social-démocrate et de social-libéral. De ce point de vue-là, il propose une "maison commune" avec le centre incarné par François Bayrou. Il se veut libéral sur le plan économique et progressiste sur le plan sociétal. Conçernant la sécurité et l'immigration, le ministre de l'Intérieur qu'il est est jugé peu à gauche dans son camp, notamment par la ministre écologiste Cécile Duflot qui le juge aux limites des valeurs républicaines lorsqu'il déclare que les Roms "ont vocation à retourner chez eux". Il est alors critiqué de se rapprocher de l'UMP et du FN, et fait alors de la lutte contre l'extrême-droite un de ses thèmes de prédilection, notamment lors des campagnes départementales de 2015. Notons aussi que Manuel Valls est favorable aux statistiques ethniques et a déposé une proposition de loi en étant soutenu par le CRAN[8].

Il s'est prononcé pour sa suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) en 2010 puis pour son maintien en 2016 après que son rival Emmanuel Macron ait demandé sa fin[9].

Il est un adepte des formules chocs, parlant de situation d'"apartheid" ethnique et social dans certains quartiers français, d'"islamo-fascisme" face au terrorisme islamique, ou bien de la "revendication" de la "stigmatisation de Marine Le Pen" et d'une France qui "se fracasse contre le Front national"[10].

Carrière politique Modifier

Anecdotes Modifier

En juin 2015, Manuel Valls fait un déplacement à Berlin en voyageant dans le Falcon qui lui est attribué par la République pour assister à un matche de football dont l'une des équipes est le FC Barcelone qu'il soutient. Ses deux enfants voyagent avec lui. Ce déplacement privé avec des moyens publics crée la polémique, une première pour un spéicaliste de la communication, mécontentant jusqu'à François Hollande. 77% des Français se déclarent choqués. Cependant, la loi permet au président et au Premier ministre de recourir à ces moyens. Il s'agissait, aux dires de Manuel Valls, de rencontrer le président de l'UEFA Michel Platini en vue de la préparation de l'Euro 2016 en France, ce que confirme Platini. Il rembourse ensuite 2 500 euros pour les places de ses enfants[11][12][13][14][15].

Références Modifier

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