FANDOM


Trump Pence à la Maison-Blanche 22 janvier 2017
Présidence de Donald Trump
Type

Présidence des États-Unis

Résidence officielle

Maison Blanche, Washington D.C.

Élection

Élection présidentielle américaine de 2016

Début

20 janvier 2017

Fin

Prévue le 20 janvier 2021

Parlement

Chambre haute : 51/100
Chambre basse : 235/435

Parti

Parti républicain


La présidence de Donald Trump a commencé le 20 janvier 2017.

Pour la première fois depuis 2008, le Parti républicain retourne à la Maison Blanche avec l'élection de Donald Trump le 8 novembre 2016. Il conserve la majorité à la Chambre des représentants avec 235 sièges sur 435, pour une majorité de 218 élus, et au Sénat avec 51 sièges sur 100. Il n'a perdu que sept représentants et un sénateur. Cette situation leur permet de choisir le remplaçant du juge Antonin Scalia à la Cour suprême, décédé le 13 février 2016, ce qui pourra changer la donne puisqu'un équilibre parfait règne entre quatre juges progressistes et quatre autres conservateurs. Cette maîtrise des quatre corps exécutifs, législatifs et judiciaires par le Parti républicain n'était plus arrivé depuis les années 1930[1].

Un consensus existe chez les politologues pour reconnaître que cette présidence ouvre un nouveau chapitre de l'histoire américaine tant la personnalité et la campagne du nouvel élu ont défié les conventions établies. La sphère médiatique parle régulièrement de saut dans l'inconnu à ce sujet. Président le plus âgé (70 ans) et le plus riche (10 milliard de dollars) de l'histoire américaine, Donald Trump est aussi le premier - et donc le seul - à n'avoir aucune expérience politique ou militaire.

Prélude Modifier

Élection présidentielle de 2016 Modifier

Transition présidentielle Modifier

http://www.lefigaro.fr/international/2017/01/23/01003-20170123ARTFIG00363-donald-trump-contraint-d-utiliser-air-force-one.php

http://www.liberation.fr/planete/2017/01/24/pourquoi-trump-a-t-il-une-administration-quasiment-vide_1542905

Le cabinet qu'il présente se compose de 17 hommes blancs, d'un Afro-américain et de quatre femmes, ce qui fait de lui le moins diversifié depuis l'ère Reagan-Bush (1981-1993) et tranche singulièrement avec l'administration Obama (23% contre 64%). Aucun représentant issu de la communauté latino-américaine (20% de la population) n'y participe avant la nomination d'Alexander Acosta au Travail le 16 février 2017 en remplacement d'Andrew Puzder[2][3].

Les sénateurs démocrates ralentissent ouvertement le rythme de validation des ministres proposés de façon à priver Donald Trump de marges de manoeuvre et à le contraindre de recourir aux décrets. Seuls deux ont été accepté au 20 janvier et les autres suivent au compte-goûte. Des raisons administratives l'expliquent aussi, comme le retard dans la fourniture des demandes d’antécédents du FBI ou les déclarations financières des candidats pour passer les procédures d’éthique, nécessitant des semaines voire des mois alors que la procédure n'a commencé qu'en novembre voire décembre pour certains d'entre eux[4].

Inauguration du 20 janvier Modifier

A son arrivée la Maison-Blanche, Donald Trump place le portrait d'Andrew Jackson, septième président, en face de celui de Thomas Jefferson (Trump se recueille sur sa tombe le 15 mars dans le Tennessee)[5].

Politique intérieure Modifier

Économie Modifier

Le 23 janvier 2017, il rencontre la National Association of Manufacturers, syndicat des entrepreneurs, et une douzaine de patrons dont Marillyn Hewson, patronne de Lockheed Martin (aéronautique et défense), auxquels il promet de « réduire les réglementations fédérales de 75%, peut-être davantage » et de baisser « massivement » les impôts. La NAM dénonce 297 696 réglementations entravant le développement des entreprises, en particulier les plus petites. Deux jours plus tard, le Dow Jones franchit le cap des 20 000 points pour la première fois depuis sa création en 1896, dopé qu'il est par les promesses de relance budgétaire et de baisse d'impôt, faisant donc peu de cas des menaces protectionnistes et du retrait du partenariat transpacifique[6][7].

Critiqué pour avoir annoncé la délocalisation d'une usine du Mississippi au Mexique, le Japonais Toyota fait savoir, le 26 janvier 2017, qu'il a l'intention d'investir 10 milliards de dollars dans les dix ans à venir et, dans l'immédiat, de créer 400 emploi supplémentaires et d'investir 600 millions de dollars à Princeton dans l'Indiana, État de Mike Pence. Softbank, pour la télécommunication japonaise, a lui promit 50 milliards d'investissement et 50 000 nouveaux emplois. D'autres entreprises asiatiques cherchent à être dans les bonnes grâces du président américain qui promet des rétorsions protectionnistes à l'entrée d'un marché vital[8].

Le 30 janvier 2017, il signe un décret imposant la suppression de deux réglementations antérieures pour toute création d'une nouvelle, excluant cependant la Défense, la Sécurité intérieure et la diplomatie (mais pas l'environnement). Aucune nouvelle règle ne doit avoir d'impact sur le budget de l'année 2017[9].

La semaine du 9 février 2017 voit les bourses nord-américaines clôturer sur des records jamais atteints, dopées qu'elles sont par les annonces fiscales à venir du président : l'indice Dow Jones a progressé de 96,97 points à 20 269,37 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 18,95 points à 5734,13 points. L'indice élargi S&P 500 a gagné 8,23 points, soit 0,36%, à 2316,10 points[10].

Hopper, une start-up canadienne, compare les réservations d'avion en provenance de l'étranger aux États-Unis pendant la trois dernières semaines d'Obama et la première de Trump et conclut sur une chute de 17% avec une baisse dans 94 pays sur 122 testés, avec l'exception notable de la Russie où elles ont bondit de 88%. La société observe aussi une baisse de 33% dans les sept pays concernés par le décret n°13769 bien qu'il soit paraphé précisément une semaine après l'inauguration. Ces chiffres sont donc à prendre avec précaution, d'autant qu'ils ont été calculés sur des laps de temps inégaux[11].

Le G20 de Baden-Baden des 17 et 18 mars 2017 marque une rupture depuis 2005 lorsque les États-Unis font retirer du communiqué final, contre l'avis des dix-neufs autres pays, la volonté des participants de lutter contre « toute forme de protectionnisme » et contre le réchauffement climatique. Ils ne s'engagent plus qu'à « renforcer la contribution du commerce pour nos économies » et ne mentionnent guère l'accord de Paris sur le climat. Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor qui représentait les États-Unis, fait savoir que son pays compte renégocier les accords de l'OMC, dont certaines parties ne sont pas appliquées selon lui et nuisent aux intérêts des travailleurs américains. En revanche, il ne peut faire inscrire dans le communiqué un engagement en faveur du « commerce juste », perçu par les Chinois comme un protectionnisme déguisé, et tous répètent leur volonté commune de lutter contre le financement du terrorisme, la régulation financière et les dévaluations compétitives[12].

L'embauche aux États-Unis aux mois de janvier et février dépasse les 200 000 emplois à la faveur de la météo. Elle retombe à 48 000 en mars, le plus faible taux depuis dix mois, bien que le chômage reste au plus bas depuis dix ans (4,5%)[13].

Santé Modifier

Obamacare Modifier

Son premier geste politique de président est de signer un décret en début de soirée du 20 janvier 2017 demandant à son administration, pas encore investie par le congrès, de recourir à toutes les marges de manœuvre possible pour contourner l'Obamacare avant qu'elle ne soit abrogée par le congrès. Cette réforme engagée en 2010 par son prédécesseur avait suscité l'ire du Parti républicain pour son coût et sa complexité et Donald Trump avait annoncé vouloir la supprimer pour la remplacer par quelque chose de mieux[14].

Conformément à sa promesse de campagne, Donald Trump fait déposer à la chambre des représentants un projet de loi visant à remplacer l'Obamacare le 6 mars 2017. Toutefois, il se retrouve confronté aux divisions internes de sa majorité, entre une aile droite rigoriste regroupée au sein du Freedom Caucus et les modérés constituant le reste de l'assemblée. Les négociations ne parviennent pas à aboutir à un consensus car toute concession à l'aile droite annihile les modérés. Des sondages font apparaître que la réforme et peu soutenue dans l'opinion. Paul Ryan admet devant la presse que « passer d'un parti d'opposition à un parti de gouvernement peut donner lieu à une crise de croissance ». Prenant l'acte de l'impossibilité de mener la réforme à bien, Donald Trump abandonne le projet le 24 mars et l'annonce à la télévision. « Cela s'est joué à très peu de chose » dit-il, assurant avoir « beaucoup appris », notamment en matière de « déloyauté ». Cet échec est sévèrement critiqué par la presse américaine et mondiale qui y voit son incapacité à appliquer son programme et doute de l'efficacité de ses méthodes de négoce qu'il a vanté. Il se dit convaincu que l'Obamacare succombera des coûts qu'il induit mais renonce à reprendre le chantier tant que les élus démocrates ne négocieront pas une réforme avec lui. Il déclare finalement vouloir se consacrer désormais à la réforme fiscale[15][16][17].

Avortement Modifier

L'élection de Donald Trump permet à des militants anti-avortement d'obtenir des mesures restrictives dans plusieurs États américains comme l'Ohio. Par son décret sur l'Obamacare, le président permet de contourner les dix-huit méthodes de contraceptions gratuites. Par un autre décret, signé le 23 janvier 2017, il interdit le versement de fonds fédéraux aux ONG étrangères pratiquant l'avortement et militant pour sa légalisation. Il s'agit d'une resucée d'une loi rétablie par George W. Bush sur laquelle Barack Obama était revenu. Le lendemain, le gouvernement néerlandais lance officiellement un site de collecte de dons auquel il verse lui-même 10 millions d'euros afin de compenser une perte estimée à 600 millions. Il dit avoir reçu des milliers de réponses de 150 pays différents. Donald Trump apporte son soutien à une « marche pour la vie » lors de laquelle Mike Pence prend la parole, ce qui n'était jamais arrivé auparavant de la part d'un vice-président[18][19].

Le 13 avril, Donald Trump paraphe un projet de loi voté le 30 mars avec 52 voix par le congrès qui autorise les États à refuser les fonds fédéraux alloués aux cliniques du Planning familial. Celles-ci, en effet, sont nombreuses à pratiquer l'avortement et à recevoir des remboursements pour la pratique du dépistage et due la contraception. Il abroge ainsi une loi signée par son prédécesseur le 18 décembre 2016 et entré en vigueur le 18 janvier[20][21].

Politique spatiale Modifier

Le 21 mars, en présence d'astronaute et des sénateurs Ted Cruz et Marco Rubio, Donald Trump paraphe un décret fixant l'exploitation humaine de Mars comme une priorité de la NASA, à laquelle il propose au congrès une enveloppe supplémentaire de 19,10 milliards de dollars. La loi demande également à l'agence de développer les vols habités vers l'espace en vue de cet objectif[22].

Politique sociétale Modifier

Un décret exécutif du 28 janvier 2017 vient encadrer la pratique politique afin d'éviter les conflits d'intérêts[23].

Il promet de supprimer l'amendement Johnson de 1954 qui interdit aux organisations non-fiscalisées comme l'Église de participer à la vie politique, prêtant voix à une demande répétée des chrétiens conservateurs et évangélistes qui l'estiment contraire aux libertés d'expression et de culte garanties par le premier article de la constitution[24].

Politique culturelle Modifier

Donald Trump songerait, selon une source proche anonyme, à supprimer les financements publics dédiés aux arts et sciences humaines, soit 445,5 millions de dollars, dont la moitié est au service de l'audiovisuel, ce qui concerne les deux chaînes publiques PBS et NPR, défendues pour la qualité de leurs programmes[25].

Énergie et environnement Modifier

Le 24 janvier 2017, Donald Trump signe deux décrets autorisant la reprise de deux grands projets d'oléoducs bloqués par son prédécesseur pour des motifs écologistes. Le premier, baptisé Keystone XL, doit transporter le pétrole canadien de l'Alberta au Nebraska, d'où il serait acheminé jusqu'aux raffineries du golfe du Mexique. Le second, Dakota Access, qui avait été abandonné en décembre sous pression des écologistes et des Amérindiens, doit être construit dans le Dakota du Nord pour la société Energy Transfer Partners[26].

Scott Pruitt, climatosceptique à la tête de l'Agence pour l'environnement américaine, est le premier haut responsable de l'administration a a prendre position pour une sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. La Maison-Blanche est divisée entre les partisans du retrait (Steve Bannon) et ceux du maintien (Jared Kushner, Ivanka Trump, Rex Tillerson). Le secrétaire à l'Énergie Rick Perry défend un maintien dans l'accord après sa renégociation. Plusieurs grands groupes mondiaux soutiennent également le maintien (BP, Shell, DuPont, Google, Intel, Microsoft, Walmart,...)[27][28].

Le 1er juin 2017, il annonce en ces termes le retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat : « Je me bat tous les jours pour le grand peuple de ce pays. En conséquence, afin d'assurer mon devoir solennel de protection de l'Amérique et de ses citoyens, les États-Unis se retireront de l'accord de Paris sur le climat mais commenceront des négociations pour revenir, soit dans l'accord de Paris soit dans un autre traité entièrement nouveau comportant des termes plus justes pour les États-Unis, ses entreprises, ses travailleurs, son peuple, ses contribuables. Donc nous sortons, mais nous commencerons des négociations pour voir si nous pouvons obtenir un accord juste. Et si nous pouvons, c'est très bien ; si nous ne pouvons pas, tant pis. En tant que président, je n'ai pas d'autres considérations que le bien-être des citoyens américains. L'accord de Paris est le dernier exemple des accords internationaux que signe Washington alors qu'ils désavantagent les États-Unis au bénéfice exclusif d'autres pays, obligeant les ouvriers et les contribuables à en absorber le prix par des pertes d'emplois, des fermetures d'usines ou une vaste réduction de la production industrielle ». Cette décision provoque des critiques et des réprobations de la part des autres dirigeants mondiaux et des grandes entreprises américaines. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker y voit une opportunité pour les Chinois de prendre le leadership mondial sur la question environnementale tandis qu'Angela Merkel déclare que l'Union européenne pourrait s'en charger. Le président français Emmanuel Macron déclare en anglais : « We all share the same responsabilities : make our planet great again ». Certains pays comme l'Inde et la Russie maintiennent leurs participations, même si Vladimir Poutine se montre conciliant en disant vouloir « travailler en commun » avec Donald Trump. Plusieurs personnes y voient une perte de leadership mondial pour les États-Unis. David Gergen, ancien conseiller auprès de multiples présidents américains, considère qu'« aujourd'hui nous nous retirons du reste du monde et c'est un des actes les plus honteux de notre histoire des États-Unis. Ce sera largement vu dans le monde comme un recul terrible »[29][30][31].

Sécurité Modifier

Pour son deuxième jour, il se rend au siège de la CIA afin d'effacer ses piques à l'encontre des renseignements parce qu'ils s'interrogeaient sur une possible interférence russe en sa faveur pendant l'élection. Il met ce conflit sur le dos de la presse et assure que « personne n’est aussi attaché à la communauté du renseignement et à la CIA que Donald Trump »[32].

Le 12 janvier, le Washington Post révèle que plusieurs conversations téléphoniques a eu lieu entre le futur conseiller à la Sécurité nationale Michael Flynn et l'ambassadeur russe Sergeï Kislyak au mois de décembre. Tout l'enjeux est de savoir s'il a promis à l'ambassadeur la fin des sanctions anti-russes, chose prohibée par le Lagon Act qui interdit à un citoyen américain de négocier avec une puissance ennemie. Deux jours plus tard, Donald Trump minimise l'affaire à la télévision. Pourtant, le 26 janvier, la ministre de la Justice par intérim Sally Yates prévient la Maison-Blanche que Flynn ment au sujet de ces conversations. Flynn lui-même nie clairement les soupçons le 8 février auprès du Washington Post. Le 10, Donald Trump se dit étranger à ces conversations et sa conseillère Kellyanne Conway assure le lendemain sur MSNBC que le président garde confiance en son con conseiller. Le même jour, soit le 13 février, le Post révèle que l'ancienne ministre de la Justice par intérim avait averti la Maison-Blanche que Flynn mentait. L'intéressé démissionne quelques heures plus tard en expliquant avoir mal rendu-compte de ses conversations avec l'ambassadeur russe au Vice-Président élu Mike Pence. L'affaire est considérée comme le premier scandale de l'administration Trump. Les conversations se sont faîtes par ligne non-sécurisées, donc enregistrées par le FBI, mais la mention des sanctions demeure inconnue. Le président américain se plaint lui des fuites occasionnées par des membres de sa propre administration qui ne sont pas une première (le Conseil de Sécurité nationale avait déjà ébruité des conversations inappropriées entre Trump et des chefs d'États). En conférence de presse le 16 février, il conteste à nouveau tout lien avec la Russie et fait savoir qu'il a demandé une enquête sur ces "fuites criminelles au département de la Justice[33][34][35][36].

Le 15 février 2017, le congrès revient sur une loi Obama qui avait rendue obligatoire la vérification du passé des personnes atteintes de maladies mentales pour l'achat d'armes à feu[37].

Le 21 mars, les autorités américaines annoncent publiquement l'interdiction des appareils électroniques en cabine d'avion et leur placement obligatoire en soute à partir du 25 mars pour les compagnies en provenance de huit pays du monde arabe : Jordanie, l'Égypte, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Maroc, tous alliés des États-Unis. Ces pays ont été informé en amont. Les officiels le justifient par une série d'attaques ou de tentatives dans les années récentes (ex : attaque d'un Airbus A321 par des affiliés à Al-Qaïda en juillet 2016). La chaîne CNN, citant une source officielle, évoque des menaces du groupe Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA). Le Royaume-Uni prend une mesure similaire et le Canada songe à la copier[38][39].

Immigration Modifier

Son objectif est de diviser par deux le nombre de réfugiés à accueillir sur le sol américain (50 000 au lieu de 100 000)[40].

Mesures du 25 janvier Modifier

Cinq jours après son investiture, il se rend au département de la Sécurité intérieure pour se pencher sur l'immigration. Il signe un décret lançant la construction promise d'un mur physique à la frontière avec le Mexique, malgré les dénégations féroces des représentants mexicains de ne pas la financer comme il l'exige. Plusieurs « Angel Moms », nom donné aux parents d'Américains tués par des migrants illégaux, sont présents. Le décret ne prévoit encore ni calendrier, ni budget, ni étude préparatoire. Une batterie de mesures suit : sanctions financières contre les 200 « villes sanctuaires » ne coopérant pas avec la police fédérale pour la recherche des immigrés illégaux, fin des libérations des sans-papiers sans délit au compteur, recrutement de 5 000 agents au service d'immigration et des douanes, fin d'octroi de visas aux pays refusant de reprendre leur ressortissants. Toutefois, il ne prévoit pas de revenir sur l'interdiction d'expulser des mineurs illégaux décidée en 2012. La ville sanctuaire de San Francisco, qui reçoit 1,7 milliard de dollars pour les 30 000 sans papiers qu'elle abrite, porte plainte contre une mesure jugée inconstitutionnelle par elle[41][42].

Dans la semaine du 6 au 12 février, plusieurs centaines d'immigrés illégaux sont arrêtés et expulsés par l'ICE, notamment dans des villes comme New York, Chicago ou Austin. A Los Angeles, 160 personnes ont été prises dont 75% ont fait l'objet de condamnations lourdes. 37 clandestins sont renvoyés au Mexique le 10 février. Alors que les démocrates en rendent Donald Trump responsable, les services de police rappellent que de telles opérations sont routinières et s'inscrivent dans la continuité d'autres commises sous Barack Obama. Toutefois, les critères ont été durcis par Donald Trump qui ne différencie plus délit et crime et qui ordonne l'expulsion de ceux faisant l'objet de procédure judiciaires sans attendre le verdict. Certains cas sont fortement médiatisés[43].

Décret présidentiel 13769 Modifier

Vendredi 27 janvier 2017, il signe un décret censé « protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis » qui interdit l'accès au territoire américain aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane jugés dangereux pour 90 jours, le temps de revoir les conditions d'admission des réfugiés : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. Michael Flynn, conseiller à la Sécurité intérieure, indique que l'Iran y figure à cause de tirs de missiles balistiques contre des alliés des États-Unis dans la région. Il concerne également les binationaux et les étrangers détenteurs d'une carte verte qui leur garantie un statut de résidents permanents. Les autorités annoncent que ces derniers seront traités au cas par cas par leurs ambassades pour débloquer leur situation. Le processus d'admission des réfugiés est bloqué pour 120 jours et jusqu'à nouvel ordre pour les Syriens mais la priorité est donnée à la prise en charge des persécutés à la religion minoritaire comme les chrétiens d'Orient qu'évoque publiquement le président Trump. Plusieurs pays obtiennent ensuite des exceptions (Canada, Royaume-Uni, Australie, France, Suisse, Danemark,...). Les personnes en possession d'un visa diplomatique ou embauchées dans une institution internationale sont exceptées. Sean Spicer, porte-parole, explique qu'aucune annonce préalable n'a été faite pour éviter une ruée de venues avant l'application, et justifie le décret : « nous ne voulons pas laisser s’infiltrer quelqu’un qui cherche à nous nuire. C’est tout. Je sais que dans certains cas cela va causer des inconvénients ». Interrogé par ABC sur les conséquences de sa décision, il répond : « Il y a déjà plein de colère. Comment pourrait-il y en avoir plus ? Le monde est un foutoir [...] Le monde est en colère ». A noter qu'une décision similaire avait été prise par Barack Obama à l'encontre de l'Irak en 2011 pour se prémunir d'une menace terroriste après que deux terroristes irakiens aient été découverts dans le Kentucky[44][45][46][47][48][49][50][51].

Le décret suscite de nombreuses critiques dans le monde. L'Iran riposte par l'application de la même mesure en signe de rétorsion. Le régime iranien y voit « un affront au monde musulman [et] un énorme cadeau fait aux extrémistes ». Le Soudan exprime des regrets et le gouvernement non-reconnue du Yémen qualifie le décret d'« illégal et illégitime ». Aucune réaction officielle n'émane cependant de Somalie, de Syrie, de Libye et d'Irak bien que des parlementaires irakiens ait suggéré de copier l'Iran. La Ligue arabe, par la voix de son chef Ahmed Aboul Gheit, se dit « très préoccupée » par ces « restrictions injustifiées », comme l'Indonésie, premier pays musulman dans le monde. En Europe, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Irlande, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse et la Suède dénoncent publiquement la décision. La chancelière allemande Angela Merkel évoque avec Donald Trump les obligations relatives aux réfugiés de la convention de Genève et le président français François Hollande appelle l'Union européenne à «  engager avec fermeté  » un dialogue avec le président américain au sujet des réfugiés. L'Union européenne, justement, répond que « dans l’UE nous ne faisons pas de discrimination fondée sur la nationalité, la race ou la religion, non seulement en matière d’asile mais dans n’importe laquelle de nos politiques ». Le Vatican se dit lui préoccupé, comme l'ONU qui demande son retrait. Le Canada et l'Écosse affichent eux leurs qualité d'accueil. Aux États-Unis, des manifestations protestataires, à l'appel d'associations, se déroulent dans les grandes villes et aéroports du pays. Plusieurs secteurs réagissent comme la presse qui parle de cruauté de la part du président, le réalisateur iranien Asghar Farhadi et l'actrice iranienne Taraneh Alidousti qui boycottent la cérémonie des Oscars ou des entreprises de la Silicon Valley qui prennent position (Twitter, Facebook, Google, Apple, Netflix, Microsoft, Goldman Sachs, AirBnb ou Tesla). Le transporteur Lyft fait une promesse de don d’un million de dollars à l’ACLU et les cafés Starbucks déclarent vouloir embaucher dix mille réfugiés sur cinq ans (et s'effondre en bourse). Aux diplomates qui protestent auprès du département d'État, Sean Spicer répond que « soit ils acceptent le programme, soit ils s’en vont ». Réponse tout aussi tranchée du président aux parlementaires républicains qui s'opposent à lui (ex : John McCain, Lindsey Graham). Chez les démocrates, Hillary Clinton, Madeleine Albright et Bernie Sanders expriment leur désapprobation. Sally Yates, ministre intérimaire de la justice nommée par Barack Obama, est renvoyée et remplacée le 30 janvier après qu'elle ait diffusé une note interne pour se dire « pas convaincue que la défense du décret présidentiel soit cohérente » avec la légalité et la moralité et demander de ne pas appliquer le décret « sauf si je finis par être convaincue qu’il est approprié de le faire ». Donald Trump attribut la confusion de la situation à une défaillance informatique, la couverture médiatique, les manifestations hostiles et l'attitude de certains élus du congrès. Le 30 janvier, Barack Obama s'exprime pour la première fois depuis son départ pour dire son « désaccord fondamental avec le principe de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion » et se féliciter « du niveau de mobilisation » qui « correspond exactement à ce que nous voulons voir lorsque les valeurs américaines sont en jeu ». Au contraire, des réactions positives sont enregistrées sur les réseaux sociaux et de la part de l'Israélien Benjamin Netanyahu. En Europe, le texte a le soutien des pays de l'Est en proie à l'afflux de migrants (Hongrie, Pologne, Slovaquie, République tchèque) et de partis populistes (FN, LN, PVV, AfD, etc.). Une enquête d'opinion menée par un institut britannique dans dix pays européens avant le décret fait apparaître qu'une majorité d'Européens (55%) seraient favorables à l'interdiction de venues de pays musulmans. Les Émirats arabes unis, pays musulman, reconnaissent eux une « décision souveraine » et qu'il est « faux de dire [qu'elle est] dirigée contre une religion en particulier ». Alors que le texte est assimilé par ses adversaires à une politique islamophobe visant spécifiquement les musulmans, Donald Trump rappelle que « cela n’a rien à voir avec la religion, cela concerne le terrorisme et la protection de notre pays » et qu'« il y a une quarantaine de pays dans le monde qui sont en majorité musulmans et qui ne sont pas concernés par ce décret ». Le décret est soutenu par 49% des Américains et pourfendu par 41% autres, les 10% restants étant sans opinion (sondage Ipsos-Reuters). 66% sont favorables à une restriction de l'accueil des migrants et 31% disent se sentir plus en sécurité depuis le décret[52][53][54][55][56][57][58][59][60][61][62][63][64][65][66][67][68][69][70].

Dès le jour de signature du document, les aéroports étrangers cessent de faire embarquer les ressortissants de ces pays pour éviter les déplacements inutiles. Le 28 janvier, 109 personnes sont contraintes à subir des procédures renforcées et 81 d'entre elles sont autorisées à entrer. Plusieurs médias font état de situations pénibles pour des personnes concernées (interdictions d'embarquer, renvois dans les pays d'origines, situations chaotiques dans les aéroports). La compagnie Emirates modifie la composition de ses équipages pour les vols en direction des États-Unis afin de se conformer aux nouvelles règles. Plusieurs associations de défense des droits civiques déposent des recours, dont la puissante ACLU contre le président et le département de la sécurité intérieure au tribunal de Brooklyn au nom de deux Irakiens arrêtés à l'aéroport JFK le 27 janvier avec l'espoir de faire annuler la mesure. Le 28, des juges fédéraux de New York et de Virginie imposent la libération des personnes arrêtées si elles disposent de papiers garantissant leur droit d'entrée. Dans sa plainte, le CAIR (Conseil des relations américano-islamiques), assure qu'il s'agit d'« un ordre d’expulsion des musulmans ». L'État de Washington annonce, le 30 janvier, qu'il a l'intention de saisir lui-aussi les instances fédérales. Le 6 février, c'est au tour de 97 entreprises de la Silicon Valley, dont Facebook, Google, Microsoft et Twitter, de le faire, en dénonçant les dommages infligés à leurs commerces et bénéfices[71][72][73][74][75][76].

Le 4 février, James Robart, un juge fédéral de Seattle (État de Washington), suspend à titre conservatoire le décret à échelle nationale. Selon lui, le décret était porteur d'un risque « immédiat et irréparable » en citant la discrimination en fonction de la nationalité et de la religion, bien que d'autres jugements aient été différents. Environ 60 000 personnes auront été empe^chées d'entrer. Donald Trump réplique en pourfendant d'une « opinion ridicule d'un soi-disant juge » et le département de la Justice dépose une injonction d'urgence pour faire appliquer le décret. Toutefois, le département d'État recommence à émettre des visas pour les sept pays et une cour d'appel fédérale rejette le recours de suspension de la décision de l'administration Trump le 5 février dans l'attente du jugement définitif. Entendue par la cour d'appel de San Francisco, l'administration s'appuie sur un article de loi de 1952 autorisant le président à suspendre l'entrée de catégories d'étrangers s'il estime qu'elle « serait néfaste aux intérêts des États-Unis ». Celle-ci refuse, dans un document de 29 pages signé par les trois juges le 9 février, de revenir sur la suspension, provoquant l'ire du président qui assure que le combat judiciaire se poursuivrait. Le département de la Justice demande l'abandon de la procédure le 16 février puisqu'il prévoit d'écrire une nouvelle version[77][78][79][80][81].

Décret présidentiel 13780 Modifier

Trump 2e décret 6 mars 2017

Le 6 mars, Donald Trump paraphe une nouvelle version de son décret, excluant l'Irak, et prononçant des exceptions pour les visas et cartes vertes (résidents permanents). Ce décret est suspendu par un juge fédéral de Hawaï, Derrick Watson, au niveau national quelques heures avant son entrée en vigueur pour éviter un « préjudice irréparable ». Ce juge invoque le contexte général et les propos tenus par Donald Trump pendant sa campagne, disant vouloir interdire l'accès aux États-Unis « aux musulmans », ce qu'il assimile à une discrimination (bien que le décret ne cible pas la religion). Reprenant l'argument du « préjudice irréparable », un juge fédéral de Seattle (État de Washington) a accepté une demande de « suspension provisoire de 14 jours » par les États de Washington et de l’Oregon[82].

Accord de Canberra Modifier

L'accord de Canberra, signé cinq jours après son élection par Barack Obama, est maintenu par Donald Trump, comme il l'assure au Premier ministre australien Malcolm Turnbull au téléphone le 29 janvier 2017. Les États-Unis s'étaient engagés à accueillir des immigrés clandestins rejetés par l'Australie dans les centres de Manus et Nauru, en décidant du nombre (jusqu'à 1 600 personnes) et du calendrier, sans égard aux origines des personnes puisqu'une clause du décret anti-immigration de Donald Trump prévoit le respect des accords pré-existants[83].

Politique extérieure Modifier

Traités commerciaux Modifier

Partenariat transpacifique Modifier

Signature décret retrait Transpacific Partnership

Le 23 janvier 2017, conformément à sa promesse de campagne, il signe un décret prononçant le retrait de son pays du traité de libre-échange transpacifique. Il commente : « Chacun comprend ce que cela signifie, oui ? Nous en parlions depuis longtemps. Une bonne chose pour les travailleurs américains ». Cet accord, qui avait été signé mais pas encore ratifié, avait été âprement négocié par l'administration précédente avec douze pays d'Asie et d'Amérique afin de contrebalancer le poids de la Chine, mise en touche de cet accord, et concernait 40% du commerce mondial. Il s'agissait du Japon, de Singapour, du Vietnam, de la Malaisie, du Brunei, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Canada, du Mexique, du Pérou et du Chili. Des pays comme l'Australie souhaite poursuivre en remplaçant les États-Unis par la Chine mais le Japon trouve préférable de geler l'accord jusqu'à une prochaine administration américaine[84][85][86].

Accord nord-américain Modifier

Donald Trump, déplorant le déficit commercial et les délocalisations entraînées par l'ALÉNA, avait annoncé son intention de renégocier l'accord. « L'ALÉNA a été une catastrophe pour notre pays, assène-t'il. Je m'en fiche de savoir si c'est une révision de l'ALÉNA ou un tout nouvel ALÉNA mais nous devons le rendre juste car il est très injuste pour le travailleur américain et très, très injuste pour les entreprises ». Il a suggérer une taxe de 35% à la frontière pour atteindre l'avantage commercial mexicain. L'échec des pourparlers dans les 180 jours de renégociations prévues par le traité entraînerait sa disparition, ce qui pourrait entraîner la récession au Mexique avec une rétraction de 1 à 3% du PIB selon les organismes. Le gouvernement mexicain accepte cependant l'idée d'une renégociation à compter de mai[87][88].

Lancé en 1992 et activé en 1994, l'ALÉNA a permit au Mexique d'acquérir un excédent commercial de 60 milliards de dollars sur son voisin quand il était déficitaire de 1,6 milliards en 1994. L'effet pour les Américains est particulièrement douloureux dans l'automobile où le déficit commercial a triplé, passant de 24 à 64 milliards, et où la part de marché mexicaine a doublé. Le Mexique tire de cet accord un tiers de son PIB et 80% de ses exportations d'une valeur de 296 milliards de dollars, à comparer avec les États-Unis qui en tirent 1,5% de son PIB pour une valeur de 236 milliards. La part d'investissement est aussi favorable au voisin : 209,8 milliards venus des États-Unis au Mexique contre 16,6 milliards en sens inverse. Ainsi, 52% des investissements au Mexique viennent de l'autre côté de la frontière et la moitié d'entre eux dans le secteur automobile (49%). En terme d'emplois, Economic Policy Institute estime que 800 000 emplois américains ont été aspirés par cet accord. Le Monde s'appui sur « de nombreuses études » pour contredire cette donnée, la perte d'emplois globale étant attribuée à l'automatisation de la production dans cette période, tout en admettant que « cet accord a contribué à la disparition d’un certain nombre d’emplois bien payés, , notamment dans l’industrie, qui constituait le socle de la classe moyenne américaine, contribuant ainsi à l’appauvrissement de certaines régions, comme le Midwest ». Le journal affirme, sans détailler, que l'ALÉNA « a dopé le PIB et le salaire moyen américains » et souligne l'accroissement des échanges, multipliés par plus de six (de 85 à 532 milliards de dollars)[89].

Amérique du Nord Modifier

Canada Modifier

Trump Ivanka Trudeau 13 février 2017

Donald Trump rencontre Justin Trudeau à Washington D.C. en février. Le Premier ministre canadien est critiqué dans son pays pour n'avoir pas voulu critiquer publiquement le président américain sur sa politique migratoire.

Mexique Modifier

Le 25 janvier 2017, les ministres mexicains des Affaires étrangères et de l'Économie, Luis Videgaray et Ildefonso Guajardo, se rendent à Washington pour préparer la venue du président Peña Nieto le 31. Mais ce dernier, mis sous pression politique dans son pays, annule sa visite le lendemain après la signature d'un décret par le président américain annonçant la construction du mur. Il exige le respect de son pays et laisse entendre qu'il pourrait quitter l'ALENA, bien qu'une telle décision serait lourde de conséquence pour un pays où les États-Unis représentent 80% des importations. Pour le forcer à financer la construction, Donald Trump a suggéré de taxer les envoie de fond que les immigrés mexicains aux États-Unis envoient à leurs familles restées au pays. Un taxe de 20%, évoquée lors d'une discussion avec des élus du congrès le 23, permettrait, selon l'équipe de Trump, d'engranger 10 milliards chaque année. De plus, le retour de 5,7 millions de Mexicains illégaux devrait être absorbé par ce pays pauvre. Pour sortir de ce que l’économiste José Luis Crespola considère comme la « plus grave crise diplomatique avec [les États-Unis] depuis la nationalisation du pétrole en 1938 par le président Lazaro Cardenas », les deux hommes ont un entretien téléphonique d’une heure le lendemain pendant lequel ils conviennent de ne plus évoquer la question du mur en public[90][91][92][93].

Amérique du Sud Modifier

La tension se ravive avec Caracas lorsque les États-Unis décident des sanctions à l'encontre du vice-président vénézuélien accusé de trafic de drogue. Nicolas Maduro met en garde Trump contre toute tentative d'agression. Celui-ci enjoint le Venezuela à libérer un de ses plus célèbres opposants politiques, Leopoldo Lopez, après avoir rencontré son épouse à Washington en présence de Mike Pence et de Marco Rubio. Caracas réplique en confirmant la peine de 14 ans de prison du détenu[94][95].

Asie Modifier

Corée du Nord Modifier

En 2016, la Corée du Nord a lancé ses quatrième et cinquième essais nucléaires. En même temps qu'une visite du Premier ministre japonais à Washington, la Corée du Nord tire un missile balistique en mer du Japon le dimanche 12 février 2017, sans doute pour tester la nouvelle administration américaine. Les deux dirigeants condamnent l'acte et Donald Trump rappelle le lien fort qui unit les deux pays. Rex Tillerson, dans une déclaration commune avec ses homologues japonais et sud-coréen, se dit prêt à fournir l'arsenal nucléaire suffisant à ses deux partenaires pour se prémunir. Plus tard, il affirme que la « patience stratégique » a été épuisée et que l'« option militaire » fait partie des pistes envisagées[96][97].

Le 9 avril, le Pentagone annonce l'envoi par prudence d'un groupe aéronaval composé du porte-avions USS Carl-Vinson, son escadron aérien, deux destroyers lanceurs de missiles et un croiseur lanceur de missiles dans la péninsule coréenne. Quatre jours plus tôt, la Corée du Nord avait tiré un missile en mer du Japon en signal à Donald Trump qui rencontrait le président chinois Xi Jimping pour la première fois le lendemain. Rex Tillerson assure alors qu'aucun changement de régime ou assassinat du dirigeant nord-coréen n'est prévu. Donald Trump aurait demandé au président Xi de faire pression sur son voisin pour que celui-ci cesse son programme nucléaire. Au président américain qui assurait pouvoir « traiter » par lui-même le « problème » nord-coréen si la Chine ne coopérait pas, Pyongyang répond le 15 avril, Jour du Soleil en Corée, en se disant « prêts à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire de notre façon ». Choe Ryong-Hae promet que son pays est « prêts à répondre à une guerre totale par une guerre totale ». 38 North, site internet réputé s’intéressant à la Corée, s'appuie sur des images satellites récentes pour dire que le site d'essais nucléaires de Punggye-ri est « amorcé et prêt » à servir. La veille, la Chine rappelle qu'un « conflit peut éclater à tout moment » : celui qui en sera à l'origine « devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix » pour Wang Yi, d'après qui « le dialogue est la seule issue ». La Russie, « très inquiète », appelle les deux États à la « retenue » pour éviter « toute action qui pourrait être interprétée comme une provocation ». Quelques jours plus tard, il est révélé qu'il s'agissait d'un bluff et que l'armada n'était pas dirigée vers la Corée mais vers l'Australie pour effectuer des manœuvres dans l'océan indien avec la marine australienne prévues de longue date[98][99][100].

Japon Modifier

Dans une conversation téléphonique du 28 janvier 2017, Donald Trump assure le Premier ministre Shinzo Abe de l'engagement américain dans la défense du Japon. Premier dirigeant étranger à avoir été reçu en novembre après l'élection, Abe est invité à Washington pour le 10 février[101].

Quelques jours plus tard, alors que le yen a perdu 7,4% de sa valeur depuis le 8 novembre et que le déficit commercial américain avec le Japon est de 62 milliards de dollars, il accuse Tokyo de jouer avec les dévaluations de monnaie pour doper ses exportations, ce que conteste Abe et le vice-ministre des Finances Masatsugu Asakawa qui rappelle que « les taux de change sont régis par les marchés »[102].

Chine Modifier

Donald Trump s'entretient pour la première fois avec Xi Jimping le 9 février 2017. Il assure respecter le principe de la Chine unique après sa conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan pendant la transition.

Océanie Modifier

Une conversation téléphonique avec le Premier ministre Malcolm Turnbull le 29 janvier 2017 tourne court quand Donald Trump semble apprendre les modalités d'un accord conclut par l'administration précédente faisant prendre en charge aux tats-Unis 1 250 immigrés illégaux rejetés par l'Australie sur les îles de Nauru et Manus. Le dirigeant américain aurait parlé du « pire accord jamais conclu » menaçant de lui envoyer « les futurs artificiers de Boston » (référence à l'attentat de 2013) et qui risque de « l’assassiner politiquement ». La conversation aurait été suffisamment houleuse pour qu'il raccroche au bout de vingt-cinq minutes[103][104].

Moyen-Orient Modifier

Israël Modifier

Les déclarations farouchement pro-israéliennes du candidat Trump avait permises au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'afficher une mine réjouie après sa victoire et de saluer l'« ami » d'Israël.

Son premier contact avec un dirigeant étranger est une conversation téléphonique avec Benjamin Netanyahu le 22 janvier 2017 portant sur la Palestine, la guerre civile syrienne et l'accord sur le nucléaire iranien. Le second avait aussi gelé les permis de construire de 566 logements en Cisjordanie en attendant l'investiture de Donald Trump. Mais le président américain explique, dans un entretien à la presse israélienne, que la colonisation n'aide pas au processus de paix[105][106].

Courant mai 017, il étudie les conséquences qu'aurait un déplacement de l'ambassade américaine à Jérusalem sur le processus de paix[107].

Égypte Modifier

Le 23 janvier, s'entretenant avec le président égyptien al-Sissi de la même manière, il confirme l'enveloppe financière américaine à l'Égypte (1,3 milliards par an) et le partenariat stratégique rétablis en mars et août 2015[108].

Alors que Barack Obama avait refusé de recevoir le général al-Sissi à la Maison-Blanche, Donald Trump le fait le 3 avril. Les deux hommes s'affichent devant la presse dans le bureau ovale où ils s'échangent publiquement des amabilités -l'un louant son travail fantastique, l'autre faisant part de son admiration pour le premier - mais évitent de tenir une conférence de presse. La lutte contre l'islamisme justifie ce rapprochement assumé que Barack Obama avait déjà entamé en reprenant la coopération militaire qu'il avait annulé suite au coup d'État de 2013. L'absence des droits de l'Homme dans les discussions est justifiée par la préférence pour une action discrète. Donald Trump avait également projeté d'inscrire les Frères musulmans sur la lutte américaine des organisations terroristes mais semble y avoir renoncé[109].

Irak Modifier

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi est en visite à la Maison-Blanche le 21 mars 2017. Il souligne la volonté accrue de l'administration Trump dans la lutte contre le terrorisme. Donald Trump a salué les progrès de l'armée irakienne sur le terrain et regretté le départ des troupes américaines de l'Irak en 2011[110].

Syrie Modifier

Pendant la campagne présidentielle, Donald Trump avait dénoncé un « sale type » en Bachar el-Assad, embourbé dans la guerre civile de son pays, mais avait fait savoir qu'il n'était pas friand des changements de régime comme ont pu le faire des administrations précédentes. Depuis le début de sa présidence, la nouvelle administration semblait agir en ce sens. Le 30 mars, Rex Tillerson, en voyage en Turquie, avait indiqué que « le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien ». A l'ONU, Nikki Haley estimait qu'il fallait « choisir ses batailles » et avait fait comprendre que le départ du président syrien n'était plus « une priorité »[111].

La diplomatie américaine semble prendre un tournant au soir du 6 avril quand elle procède aux tirs de cinquante-neuf missiles Tomahawks contre une base aérienne militaire du régime syrien dont seraient partis les avions qui ont lancé une attaque chimique avec du gaz neurotoxique de type sarin contre un village aux mains des rebelles près de Homs deux jours plus tôt. Damas déplore six morts. Les images de dizaines de morts et de blessés de Khan Cheikhoun avaient fait le tour du monde et indigné les pays occidentaux. En conférence de presse, Donald Trump a affirmé que l'attaque avait eu « un grand impact sur [lui] » et que son opinion sur le régime d'Assad avait changé. Selon lui, plusieurs lignes rouges infranchissables ont été dépassé par cet « affront contre l'humanité ». Dans un communiqué, il a déploré l'inaction de l'ère Obama. Rex Tillerson avait promis « une réponse appropriée à cette attaque aux armes chimiques qui viole toutes les résolutions précédentes des Nations unies [et] les normes internationales ». Cette réponse - unilatérale et hors de tout cadre international - ravi les faucons américains mais déplaît à Moscou qui considère qu'il s'agit d'une « agression contre un État souverain ». Tout en ayant été averti au préalable par Washington, les Russes suspendant l'accord de partage de l'espace aérien qui permettait la déconfliction avec les Américains. Les analystes y voient un revirement de la nouvelle administration après des déclarations allant dans le sens d'un désengagement des États-Unis dans la région, désormais appuyés par la France, le Royaume-Uni, la Turquie, l’Arabie saoudite. Néanmoins, le secrétaire d'État fait comprendre qu'il ne s'agit pas d'une entrée en guerre plus vaste mais plutôt d'un message envoyé au régime de Damas[112][113][114][115].

Arabie saoudite Modifier

Un échange téléphonique avec le roi saoudien Salmane permet d'assurer de la bonne continuité des relations entre les deux pays et d'une politique commune pour l'instauration de zones de sécurité non-détaillées au Yémen et en Syrie. Ils s'accordent pour maintenir une attitude implacable envers l'Iran, que l'Arabie saoudite craint comme rivale et que les États-Unis veulent empêcher d'acquérir l'arme nucléaire grâce à la signature d'un accord sous Barack Obama que Donald Trump ne semble plus vouloir dénoncer[116].

Yémen Modifier

Il lance sa première action militaire dès janvier 2017 en ordonnant un raid commando dans la province de Baida (Yémen) contre Al-Qaida dans la péninsule arabique, une branche d'Al-Qaida, afin de recueillir des renseignements sur elle, notamment en saisissant le matériel informatique. Son bilan humain varie selon les sources. Le Pentagone présente quatorze morts dont des femmes combattantes adverses et un soldat d'élite américain, Al-Qaida parle de trente décès dont des femmes et des enfants, et un responsable yéménite de quarante-et-un membres présumés d'Al-Qaida dont des chefs ainsi que huit femmes et huit enfants. Dans un rapport, l'organisation indépendante ICG compte parmi les victimes « de nombreux civils, dont au moins 10 femmes et enfants », ainsi que des hommes de tribus locales. Les civils auraient sucombés à des tirs aériens d'appareils venus en aide à des forces terrestres. Six soldats américains sont également blessés. La Maison-Blanche reconnaît des bévues mais affirme qu'une grande quantité de renseignements ont été saisis[117].

Russie Modifier

Porte-parole, Sean Spicer laisse entendre qu'une alliance russo-américaine contre l'État islamique en Syrie est envisageable : « S'il y a une possibilité de combattre l'État islamique avec n'importe quel pays, que ce soit la Russie ou un autre, et que nous partageons un intérêt national sur la question, (alors) bien sûr, nous sommes preneurs »[118].

S'entretenant par téléphone pour la première fois depuis l'investiture le 28 janvier, Donald Trump et Vladimir Poutine s'entendent pour « travailler activement en commun pour stabiliser et développer la coopération russo-américaine sur une base constructive, d’égal à égal et mutuellement avantageuse », en se concentrant notamment sur le terrorisme, allant jusqu'à envisager une véritable coordination contre l'État islamique en Syrie. Début février, il prend sa défense au désespoir des élus républicains (mais pas de l'électorat) et assure qu'il « le respecte » mais que « ça ne veut pas dire que je vais m'entendre avec lui ». « C'est un leader dans son pays, et je pense qu'il vaut mieux s'entendre avec la Russie que l'inverse »[119][120].

Europe Modifier

Royaume-Uni Modifier

Donald Trump choisit de resserrer le lien avec le Royaume-Uni après la victoire du Brexit qu'il avait appuyé à plusieurs reprises. Le buste de Winston Churchill, offert par Tony Blair à George W. Bush après les attentats de 2001, est de nouveau exposé dans le bureau ovale après avoir été remplacé un autre de Martin Luther King par Barack Obama. Theresa May est le premier dirigeant étranger reçu à Washington le 27 janvier 2017 afin de signer rapidement un traité commercial entre les deux pays[121].

Pour contrer l'hostilité manifeste de députés et de manifestants, la visite de Donald Trump est prévue pour août ou septembre, lorsque le parlement est en congé et la Reine en repos à Balmoral en Écosse, d'où le président américain tire des origines familiales, afin d'éviter un discours devant le Parlement et de se tenir éloigné de Londres, alors qu'une pétition s'opposant à cette venue a recueilli près de 2 millions de voix[122].

Allemagne Modifier

Après avoir publiquement critiqué la chancelière allemande pour sa politique migratoire, Donald Trump s'accorde avec elle, pendant sa série d'entretiens téléphoniques du 28 janvier, sur l'importance fondamentale de l'OTAN[123].

Trump Merkel 17 mars 2017

Angela Merkel fait le déplacement outre-atlantique le 17 mars. Cette visite, très attendue en Europe, confirme le froid qui s'est installé entre les deux continents. Après avoir évité de serrer une poignée de main avec la chancelière dans le Bureau ovale, Donald Trump a pris ses distances avec elle sur le libre-échange et sur l'immigration, qui est « 'un privilège, pas un droit ». Angela Merkel, pour sa part, a rappelé que l'Allemagne travaillait ses accords de libre-échange en partenariat avec l'Union européenne et exprimé son souhait de voir confirmer le traité transatlantique. Elle affirme également qu'il est préférable « de parler l’un à l’autre, plutôt que l’un sur l’autre ». Le président américain a exhorté les pays européens a augmenter leurs dépenses militaires afin de soulager le fardeau américain et dit « reconnaître le droit des peuples libres de gérer leur propre destin » en référence à l'Union européenne dont il a souhaité publiquement l'affaiblissement. Donald Trump remet une facture à Angela Merkel d'un montant de 350 milliards d'euros correspondant aux sommes injectées depuis 2002 par les États-Unis dans la défense allemande qui y consacre 1,2% au lieu des 2% prévus par l'OTAN, intérêts compris[124][125].

France Modifier

Donald Trump a un premier entretien téléphonique avec François Hollande le 28 janvier 2017, comme il en a avec Angela Merkel et Vladimir Poutine. Ils évoquent ensembles les sujets les opposants comme l'Union européenne, l'OTAN et l'accord de Paris sur le climat. Selon le communiqué de l'Élysée, le président français a mis en garde son homologue sur son protectionnisme économique et son « repli sur soi » politique. Le Figaro en déduit que la conversation fut sans doute froide entre eux[126].

Sa première rencontre avec un chef d'État français se fait avec Emmanuel Macron le mai 2017 à l'ambassade américaine de Belgique pendant en marge d'un sommet de l'OTAN. Le président français décrit ensuite « un long échange à la fois direct et franc ». « Pragmatisme » et « constructif » sont aussi employés par lui pour décrire leur discussion. Donald Trump a aussi assuré à Emmanuel Macron qu'il était son candidat favori à l'élection présidentielle après des doutes sur ses propos à l'égard de Marine Le Pen. Il a également demandé à échanger leurs numéros de téléphones pour procéder à des contacts plus directs. La presse retient surtout l'énergique poignée de mains des deux présidents devant la presse. Emmanuel Macron explique l'avoir soutenue volontairement pour « montrer qu'il ne laissera passer aucune concession, même symbolique »[127][128].

Institutions internationales Modifier

Organisation des Nations unies Modifier

Le New York Times publie, le 26 janvier 2017, le projet de deux décrets relatifs à la réduction des financements américains aux organisations internationales que préparerait la Maison-Blanche. Le premier vise une baisse d'au moins 40% des dépenses américaines en invoquant des critères : promotion de l'avortement, soutien à l'Iran ou à la Corée du Nord, reconnaissance de l'Autorité palestinienne, financement par des États violant les droits de l'Homme ou aidant le terrorisme perdrait ses fonds américains,... L'ONU pourrait être concernée alors que les États-Unis en sont le premier contributeur à hauteur de 22% et à 28% pour les opérations de maintien de la paix. Le second concerne les accords multilatéraux en cours et en attente de ratification, sécurité nationale et commerce international exclus, ce qui peut inclure l'accord de Paris sur le climat[129].

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations Unies, déclare pour son premier jour : « Tout ce qui marche, nous allons l'améliorer. Tout ce qui ne marche pas, nous allons essayer d'y remédier. Tout ce qui semble être obsolète et inutile, nous allons nous en débarrasser »[130].

OTAN Modifier

Après les critiques énoncées par le candidat Trump contre l'OTAN, décrite comme « obsolète » et onéreuse pour les États-Unis, plusieurs dirigeants européens insistent sur l'importance de l'Alliance transatlantique dans les conversations qu'ils ont avec lui, dont Angela Merkel et François Hollande. Theresa May, après son premier entretien avec lui, assure que le président américain était « à 100% derrière l'OTAN ». James Mattis a, pour sa part, assuré de l'engagement inébranlable de Washington dans l'organisation[131][132][133].

Le 11 avril 2017, il signe le document ouvrant à l'entrée du Monténégro dans l'OTAN[134].

Union européenne Modifier

Par missive privée, le président du Conseil européen Donald Tusk estime que « le changement à Washington met l’Union européenne dans une situation difficile », constatant notamment qu'il « semble mettre en cause les soixante-dix dernières années de politique étrangère américaine ». Il propose aux dirigeants européens de prendre des mesures « affirmées et spectaculaires » pour approfondir l'intégration européenne[135].

Le Financial Times publie une interview le 3 avril 2017 dans laquelle il estime que le Brexit est « une bonne chose » pour le Royaume-Uni et l'UE. « J'aurais pensé que d'autres pays suivraient le Royaume-Uni, mais je crois vraiment que l'Union européenne arrive désormais à se rassembler » explique t'il, car les Européens « ont un esprit différent qui leur permet de se rassembler ». Il dit avoir changé d'avis car il croyait encore que l'UE se désagrégerait au moment de son élection[136].

Sommets du G7 Modifier

Fin mai 2017, Donald Trump achève sa première tournée internationale par le sommet du G7 en Sicile. Il s'y fait remarquer par son arrivée en hélicoptère sur un héliport construit pour l'occasion, quand les autres dirigeants affluent en bus, après avoir déjà indigné par sa bousculade du président du Monténégro au sommet de l'OTAN pour se placer au premier rang. Il en ressort en vantant « de grands liens avec les autres pays » qu'il dit « avoir renforcé ». Sa position sur l'accord de Paris n'est pas présentée et suscite des réactions variées, entre Angela Merkel qui trouve les discussions « pas du tout satisfaisantes » et Emmanuel Macron qui salue des « progrès » dans la capacité d'écoute du président américain. Donald Trump annonce par Twitter qu'il fera savoir sa réponse la semaine prochaine. La chancelière Merkel en ressort en déclarant que « le temps où l'on pouvait compter les uns sur les autres est révolue »[137][138].

Fonctionnement de la présidence Modifier

Nominations judiciaires Modifier

Pour remplacer le défunt Antonin Scalia au neuvième siège de la Cour suprême, Donald Trump annonce, le 31 janvier, avoir choisit Neil Gorsuch, 49 ans, un juge conservateur comme il l'avait promit dans sa campagne. La Cour garde donc son équilibre précédent entre quatre conservateurs et quatre progressiste ainsi qu'un juge pivot (Antonin Kennedy nommé par Ronald Reagan). Donald Trump avait avancé de deux jours son annonce pour s'éloigner des critiques vocales et des plaintes déposées de ses adversaires au sujet de son décret anti-immigration. Il conseiller à Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, d'utiliser la nuclear option qui empêcherait aux démocrates de demander une procédure filibuster (vote à une majorité de 60 voix pour accepter la nomination). C'est chose faîte le 6 avril[139][140][141][142].

Relations avec le personnel fédéral Modifier

Six cadres de la diplomatie américaine quittent le département d'État à la demande de la Maison-Blanche, parmi lesquels Patrick Kennedy, le numéro 3 du ministère, des responsables des ambassades et des consulats, et plusieurs autres dirigeants. David Wade, chef de cabinet de l’ancien secrétaire John Kerry, parle de « jamais vu, des personnes très difficiles à remplacer »[143].

La nouvelle équipe présidentielle a fait état de son opposition à l'« État administratif » de Washington, un « État profond » soupçonné de ne pas avoir digéré le résultat de l'élection et de chercher à saboter le travail de l'administration (ex : fuites d'informations à la presse). Fort de 2,8 millions d'employés dirigés par 4 000 dirigeants, ils ont été jugés trop nombreux par Donald Trump qui a exigé des réductions d'effectifs et une rationalisation des missions. Il explique avoir volontairement refusé de pourvoir 2 000 postes de la haute-fonction publique à cette fin, bien qu'il lui en reste encore 1 000 à nommer fin mars 2017. Des directeurs se sont vus refuser leurs nominations à cause de leurs critiques du candidat. Il s'agit de contrôler l'administration en la réduisant et en nommant aux postes restants des lobbyistes et consultants acquis à sa cause. On trouve ainsi des défenseurs du lobby pharmaceutique à la Santé ou des partisans du charbon et du pétrole à l'Énergie. Des climatosceptiques comme Ryan Jackson, Byron Brown et Andrew Wheeler dominent l'Agence de protection de l’environnement (EPA), amputée d'un tiers de son budget par le plan de 2017. Plusieurs employés fédéraux dénoncent ou déplorent anonymement un climat de suspicion et d'espionnage[144].

Fin janvier 2017, la présidence annonce avoir nommé 520 « têtes de ponts » comme assistants auprès des ministres. Leur nombre exact est plutôt estimé à 600. Le rôle de ces personnes inconnues du grand publiques et sans confirmations du Sénat est de surveiller les personnels du ministère pour s'assurer de leur loyauté à l'égard du président et de ses idées. Ils disposent d'une autorité réelle pour donner des ordres au personnel. Ce sont des aides de la campagne présidentielle, des assistants parlementaires, des membres de Breitbart News, des analystes de la Heritage Foundation ou des analystes de lobbys. Certains ont été renvoyés après que la presse ait raconté leur profil comme un jeune lycéen au département du Travail récompensé pour avoir coordonné des meetings de campagne ou un masseur au départements de l'Énergie pour avoir milité en faveur de Donald Trump. Des « commissaires politiques » redevables uniquement à la Maison-Blanche ont été nommés pour une mission similaire[145].

La Maison-Blanche n'échappe pas à ce climat puisqu'une rivalité est existerait entre Steve Bannon, Jared Kushner et Reince Priebus, les trois conseillers du président. L'ancien patron du Parti républicain cherche donc à assurer son contrôle au bureau ovale en assistant à chacune des réunions sans en compte maîtriser les orientations[146].

Communication Modifier

Compte Twitter Modifier

Donald Trump est inscrit sur Twitter depuis mars 2009 et en a fait grand usage pendant la campagne présidentielle. Ce comportement ne s'est pas démenti après l'élection puisqu'il poursuit sa communication durant toute la transition et après son investiture. Il a d'ailleurs pu reprendre la main sur son compte une fois élu après s'en être vu privé par son équipe en fin de campagne pour éviter les saillies coutumières du candidat. Hyper-actif, avec plus de 1 800 tweets entre la convention républicaine de Cleveland et son investiture, dont le record journalier de 88 messages le 20 octobre 2016 après un débat, il utilise essentiellement le réseau social pour commenter l'actualité, exprimer ses opinions et faire des annonces. Une série de tweets vitupérant la diplomatie et le commerce de la Chine pendant la transition a eu pour effet d'échauder Pékin. @RealDonaldTrump est alimenté par deux portables : l'Android est celui du candidat-président et celui qui est le plus utilisé, principalement auteur des commentaires, parfois directs et chargés d'humeur, tandis que l'iPhone est celui de son équipe, utilisé pour les faits et la communication traditionnelle comme l'annonce du calendrier[147].

Après son entrée à la Maison-Blanche, il bénéficie d'un deuxième compte, celui de la présidence des États-Unis, appelée POTUS en forme d'acronyme de la version originale du nom, qui est dès lors gérée par Dan Cavino, son assistant et responsable des réseaux sociaux. Le compte est utilisé en parallèle de @RealDonaldTrump tandis que les messages de l'ère Obama sont archivés dans un autre compte, POTUS44[148].

Relations avec les médias traditionnels Modifier

L'investiture de Donald Trump n'a nullement modifié ses relations avec les médias. Dès le lendemain, lors de sa visite au siège de la CIA, il explique qu'il est « en guerre contre les médias. Ils font partie des êtres humains les plus malhonnêtes de la planète ». The Washington Post admet que les journalistes « s'opposent à Trump, le détestent même et ne le lâcheront pas ». D'une manière générale, la profession appelle à renouveler ses méthodes de travail pour se détourner des déclarations officielles pour chercher les réponses elle-même. L'une des premières initiatives vient de CNN : la chaîne décide de ne pas retransmettre en direct la première conférence de presse du porte-parole Sean Spicer. Le Post était sorti irrité de cette conférence - lors de laquelle Spicer avait morigéné les journalistes présents en les accusant de travestir les faits - et déclarait qu'il n'était plus possible de considérer ces moments comme de l'actualité. Le président et son porte-parole ont contesté les chiffres de l'affluence à l'investiture répandus par les médias (250 000 personnes). Kellyanne Conway, conseillère de Donald Trump, appelle cela des « faits alternatifs ». S'affirmant « presse libre », le Post et le New York Time augmentent leurs personnels et moyens d'investigation après la hausse du nombre de leurs abonnements, respectivement de 75% et de 45,90%. « Democracy Dies in Darkness » devient la devise du Post qui n'en avait pas jusqu'à présent. Joshua Mitchell, professeur de théorie politique à l'université de Georgetown, estime que la presse libérale « agit comme une force partisane [et] se comporte comme le bras armé du Parti démocrate »[149][150][151][152][153].

Dans cette même conférence du 23 janvier, Sean Spicer annonce l'installation de quatre Skype pour répondre aux questions de journalistes se trouvant à quatre kilomètres au moins de la Maison Blanche[154]

En conférence de presse avec des dirigeants étrangers, Donald Trump ne sollicite de questions que de la part de médias acquis à la droite (Fox News, New York Post) ignore les médias qu'il estime engagés contre lui (CNN, New York Time, Wshington Post). Ces derniers y voient une façon d'éviter des questions gênantes comme ses accointances suspectées avec la Russie. Pour sa première conférence en solo le 16 février 2017, Donald Trump s'en prend aux médias en général et à CNN en particulier[155][156].

Campagne de réélection pour 2020 Modifier

Le 18 février, presque un mois après son investiture, il tient un meeting en Floride financé et organisé par son comité de soutien pour 2022 afin de rassurer ses soutiens et défendre ses premiers actes[157].

Perception publique Modifier

Taux d'approbation Modifier

Sa côte de popularité à son entrée en fonction est de 42%, le plus bas score dans l'historie présidentielle américaine, bien que son ancienne opposante Hillary Clinton ne jouisse pas d'une sympathie populaire supérieure. Cette élection présidentielle a opposé les deux candidats les plus rejetés qui soient connus[158][159].

Une semaine après son inauguration, 36% approuvent son action de président et 44% la désapprouvent (Quinnipiac). CNN écrit : « Oubliez les cents premiers jours. Il n’aura pas fallu plus d’une semaine à Donald Trump pour réinventer la présidence. Par un torrent mêlant action, perturbation et manifestation, les décisions du nouveau président en matières commerciale, migratoire et diplomatique ont honoré ses promesses de campagne et dramatiquement refondé le rôle de Washington dans les affaires nationales et internationales »[160].

Un mois après son élection, son taux d'approbation se situe à 39% et il bénéficie du soutien de 84% de son électorat[161].

Points de vue Modifier

  • Article de Politico du 10 février 2017 : « Les alliés du nouveau président disent qu'il a été surpris de constater que le gouvernement ne pouvait pas être dirigé comme son entreprise »[162].
  • Article de Politico du 10 février 2017 : « Son humeur a oscillé entre la surprise et la colère alors qu’il s’est trouvé confronté aux réalités prévisibles de la direction d’un pays. Les premiers jours mouvementés de la nouvelle administration ont été un revers pour un président qui, en tant que businessman milliardaire, s’est vendu à ses votants comme étant le seul qualifié pour réparer ce qui rendait le pays malade »[163].
  • Article de Politico du 10 février 2017 : « Trump pose souvent des questions simples à propos de politique, de projets et du personnel. Et quand les discussions s’embourbent dans des détails, le président est connu pour changer rapidement de sujet, pour paraître 'en contrôle tout le temps', ou pour renvoyer les questions de détails à son stratège en chef, Steve Bannon, son beau-fils Jared Kushner ou au président de la Chambre des représentants, Paul Ryan »[164].
  • Article de Politico du 10 février 2017 : « En privé, Trump a exprimé ses doutes quant à la capacité de juges, de bureaucrates ou de législateurs de l’empêcher momentanément ou complètement d’attribuer des postes ou de mettre des politiques en pratique »[165].
  • Michael Caputo, un de ses assistants de campagne, dans un article de Politico du 10 février 2017 : « Je ne suis pas déçu par le travail du président jusqu’à présent; il agit comme de nombreux bons PDG que je connais et j’espère qu’il continuera à gouverner le pays d’une manière diamétralement opposée à celle qu’on a pu voir par le passé »[166].
  • Christopher Ruddy, un de ses amis, dans un article de Politico du 10 février 2017 : « Diriger le gouvernement fédéral est quelque chose de nouveau pour lui, c'est certain. Je pense que s'il a démontré quelque chose au cours de sa vie, c'est qu'il apprend très vite et s'adapte rapidement. Il ne faut pas sous-estimer cet homme »[167].

Anecdotes Modifier

Premier président à posséder son propre avion, Donald Trump est cependant contraint d'utiliser l'Air Force One capable de résister aux tirs de missiles et aux fumées nucléaires. Le coût que représenterait la sécurisation du T-Bird et le transfert des technologie aurait été trop onéreux[168].

Un article du New York Time, paru dans la première semaine de sa présidence, rapporte que Donald Trump continuerait à utiliser son smartphone Android non-sécurisé malgré les conseils de son entourage et la fourniture d'un appareil sécurisé et chiffré approuvé par les services secrets. Des experts s'inquiètent d'une menace pour la sécurité nationale car il s'expose à un risque de géolocalisation ou à des intrusions dans ses SMS, ses e-mails et son compte Twitter. En mars 2017, il change son Samsung contre un iPhone Apple[169][170].

Plusieurs comptes alternatifs d'agences gouvernementales scientifiques (environnement, agriculture, NASA) fleurissent sur Twitter, animés par des employés de ces agences, afin de protester contre une censure qui serait exercée par l'administration. En cause : ses opinions globalement climatosceptiques et la disparition de tweets hostiles au président sur le compte Twitter de l'agence de protection des parcs naturels. Ils prétendent communiquer leurs travaux pour contourner les plateformes officielles, d'autant plus que des circulaires leur interdisent désormais de communiquer avec la presse ou le public. La presse s'interroge néanmoins sur l'absence de transparence autour de ces comptes et du risque de manipulation[171][172].

En signant sept décret en onze jours, il égale George W. Bush pour ses cent premiers jours. Il faut remonter à Bill Clinton pour trouver un président en signant un dès le jour de son investiture. Il signe la plupart des décrets sans en informer les autorités ministérielles relatives[173][174].

Références Modifier

  1. Chambre des représentants, Sénat et Cour suprême : le strike républicain
  2. Le cabinet de Trump, le moins diversifié depuis Ronald Reagan
  3. Donald Trump défend les premières semaines de son administration et critique à nouveau la presse
  4. Pourquoi Trump a-t'il une administration quasi vide
  5. Président Trump, semaine 8 : l’hommage à (Donald) Jackson
  6. Donald Trump promet d'alléger la réglementation des entreprises de 75%
  7. Le Dow Jones franchit pour la première fois les 20.000 points
  8. Comment Donald Trump fait plier les groupes industriels asiatiques
  9. Etats-Unis: Trump signe un décret limitant la réglementation
  10. Un nouveau sommet à Toronto
  11. États-Unis: l'effet Trump sur le tourisme se fait déjà sentir
  12. Au G20, pas de consensus sur le libre-échange
  13. USA: le chômage au plus bas depuis 2007
  14. A peine à la Maison Blanche, Donald Trump commence à enterrer l'Obamacare
  15. Aux Etats-Unis, la réforme de la santé divise le camp républicain
  16. Trop divisé, le Parti républicain ne parvient pas à s’accorder pour réformer l’Obamacare
  17. Echec de l’abrogation de l’Obamacare : un revers de plus pour Donald Trump
  18. Trump interdit le financement d'ONG internationales soutenant l'avortement
  19. Les Pays-Bas donnent 10 millions d’euros pour compenser le décret anti-avortement de Trump
  20. Etats-Unis : Trump restreint le financement de l'avortement
  21. Trump appuie une offensive républicaine contre l’avortement
  22. Trump signe une loi sur l’exploration de Mars
  23. Executive Order: ETHICS COMMITMENTS BY EXECUTIVE BRANCH APPOINTEES
  24. Trump veut supprimer la loi qui sépare églises et politique
  25. Les chaînes publiques américaines menacées par Donald Trump
  26. Trump remet en selle deux projets d'oléoducs bloqués par Obama
  27. Le patron de l'Agence pour l'environnement américaine veut «sortir» de l'accord de Paris
  28. [http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/26/97001-20170426FILWWW00386-les-usa-hesitants-sur-l-accord-de-paris.php HOME ACTUALITE FLASH ACTU Les USA hésitants sur l'accord de Paris]
  29. President Trump withdraws US from Paris climate change agreement (full remarks)
  30. Climat: de Disney à Goldman Sachs, les multinationales défient Trump
  31. Gergen: Why Trump committed one of US's most shameful acts
  32. Donald Trump rouvre les hostilités avec la presse
  33. Justice Department warned White House that Flynn could be vulnerable to Russian blackmail, officials say
  34. Trump : Un amateur à la maison blanche ? #cdanslair 14-02-2017
  35. The fall of Michael Flynn: A timeline
  36. Donald Trump défend les premières semaines de son administration et critique à nouveau la presse
  37. Senate has passed a resolution to roll back gun background checks for Social Security recipients mentally incapable of managing own affairs
  38. Les Etats-Unis interdisent les ordinateurs et tablettes sur des vols en provenance du Moyen-Orient
  39. Washington bannit ordinateurs et tablettes des vols en provenance du Moyen-Orient
  40. Donald Trump veut fermer les frontières aux pays musulmans et aux réfugiés
  41. Trump a signé un décret permettant la construction du mur à la frontière mexicaine
  42. San Francisco poursuit Trump pour ses mesures entravant la survie des villes sanctuaires
  43. Etats-Unis: première vague d'expulsions de clandestins
  44. Trump estime que ses mesures anti-immigration « marchent bien »
  45. Michael Flynn, Trump's national security adviser, says Iran is "on notice" following ballistic missile launch
  46. Le décret Trump anti-réfugiés attaqué en justice par des associations
  47. Visa Delays Put Iraqis Who Aided U.S. in Fear
  48. Les questions posées par l’application du décret anti-immigration de Donald Trump
  49. Donald Trump veut fermer les frontières aux pays musulmans et aux réfugiés
  50. Nigel Farage calls for muslim ban in the UK and calls media hypocrites
  51. Les binationaux français exemptés du décret anti-immigration de Trump
  52. Merkel 'explains' refugee convention to Trump in phone call
  53. Etats-Unis : manifestations anti-Trump dans des aéroports
  54. Décret anti-immigration. May se résout à dénoncer les mesures de Trump
  55. Décret Trump. De Paris au Caire, vent de panique dans les aéroports
  56. Les questions posées par l’application du décret anti-immigration de Donald Trump
  57. Donald Trump fâche (encore plus) la Silicon Valley avec ses décisions sur l’immigration
  58. Le décret de Trump sur l'immigration suscite un tollé
  59. Décret de Trump: «préoccupation» du Vatican
  60. Antonio Guterres a demandé à Donald Trump de retirer son décret migratoire
  61. Décret anti-immigration de Trump : nommé aux Oscars, le cinéaste iranien Asghar Farhadi boycottera la cérémonie
  62. Décret anti-immigration : la presse américaine dénonce la « cruauté » de Donald Trump
  63. Obama se félicite du niveau de mobilisation aux Etats-Unis contre le décret anti-immigration
  64. "Le PDG de Starbucks annonce qu'il va employer 10 000 migrants et s'effondre à la bourse...."
  65. Trump limoge la ministre intérimaire hostile à l’application du décret anti-immigration
  66. En Europe, les populistes croient en Donald Trump
  67. Selon un sondage, une majorité d'Européens veulent une interdiction de l'immigration venant des pays musulmans
  68. Le décret de Trump anti-immigration approuvé à 57 %, un sondage suspect
  69. Emirats: le décret Trump anti-immigration n'est pas dirigé contre l'islam
  70. Les Américains plutôt favorables au décret anti-immigration de Trump
  71. Décret Trump. De Paris au Caire, vent de panique dans les aéroports
  72. Le décret Trump anti-réfugiés attaqué en justice par des associations
  73. Les questions posées par l’application du décret anti-immigration de Donald Trump
  74. Immigration: Emirates ajuste ses équipages
  75. Obama se félicite du niveau de mobilisation aux Etats-Unis contre le décret anti-immigration
  76. Apple, Google, Facebook et consorts attaquent le "décret Trump" en justice
  77. Immigration : un juge fédéral ordonne la suspension du décret de Trump
  78. Immigration : un bras de fer s'engage autour du décret de Donald Trump
  79. Décret anti-immigration de Trump : la justice a entendu les arguments des deux camps
  80. Décret anti-immigration : Donald Trump perd la deuxième manche
  81. Donald Trump renonce à son appel en justice sur son décret migratoire
  82. Un juge fédéral bloque le décret anti-immigration de Donald Trump
  83. Trump promet d’accepter des réfugiés rejetés par l’Australie
  84. Libre-échange : Trump signe l’acte de retrait des Etats-Unis du Partenariat transpacifique
  85. Trump signe l'acte de retrait du Partenariat transpacifique
  86. How Donald Trump changed the presidency in 7 days
  87. Qu’est ce que l’Aléna que Donald Trump veut renégocier ?
  88. L'Aléna: une "catastrophe" pour Donald Trump
  89. Qu’est ce que l’Aléna que Donald Trump veut renégocier ?
  90. Construction du mur : les Mexicains se sentent humiliés avant d’avoir négocié
  91. Financement du mur : Trump propose une taxe sur les produits venus du Mexique
  92. Donald Trump et le président mexicain ne parleront plus du mur publiquement
  93. L’intransigeance de Trump sur le « mur » précipite une crise avec le Mexique
  94. Trump demande au Venezuela de libérer "immédiatement" un célèbre opposant
  95. Le Venezuela réplique à Trump en assénant un coup dur à l'opposition
  96. Pyongyang défie Washington avec un nouveau tir de missile balistique
  97. Washington évoque le recours à l'arme nucléaire contre la menace nord-coréenne
  98. Donald Trump envoie un porte-avions vers la péninsule coréenne
  99. La Corée du Nord est «prête à répondre à une guerre totale par une guerre totale»
  100. Le coup de bluff de Trump avec la Corée du Nord
  101. Ce qu’il faut retenir des premiers appels de Donald Trump aux dirigeants étrangers
  102. Le Japon riposte aux attaques de Donald Trump contre le yen
  103. Un accord sur les réfugiés avec l’Australie énerve Donald Trump
  104. [http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0211760915378-donald-trump-aurait-raccroche-au-nez-du-premier-ministre-australien-2062194.php Donald Trump aurait raccroché au nez du Premier ministre australien En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0211760915378-donald-trump-aurait-raccroche-au-nez-du-premier-ministre-australien-2062194.php#tzbATZY752hIYDpB.99]
  105. Israël: Netanyahu annonce qu'il va s'entretenir avec Trump dimanche soir
  106. Pour Trump, développer les colonies israéliennes n'est "pas bon pour la paix"
  107. Israël: Trump songe à déménager l'ambassade
  108. Trump prêt à aider militairement l'Egypte
  109. A Washington, Trump et le président égyptien Al-Sissi affichent leur entente
  110. Abadi trouve Trump "plus impliqué" qu'Obama contre le terrorisme
  111. Le président Trump frappe le régime syrien
  112. Le président Trump frappe le régime syrien
  113. Frappes contre Damas : « Les intérêts économiques des Etats-Unis en Syrie sont nuls »
  114. Frappes en Syrie : le triple avertissement américain
  115. Frappes américaines en Syrie : « Trump a averti la Russie avant l’opération »
  116. Trump et le roi d'Arabie saoudite unis sur la question du nucléaire iranien
  117. Yémen : la première opération militaire sous Donald Trump tourne au fiasco
  118. Les premières mesures de Donald Trump à la Maison-Blanche
  119. Ce qu’il faut retenir des premiers appels de Donald Trump aux dirigeants étrangers
  120. Trump défend à nouveau Poutine, au désespoir des Républicains
  121. Trois gestes qui montrent que Donald Trump tente de se rapprocher du Royaume-Uni
  122. Lors de sa visite au Royaume-Uni, Trump pourrait ne pas s'exprimer devant le Parlement
  123. Ce qu’il faut retenir des premiers appels de Donald Trump aux dirigeants étrangers
  124. Première rencontre sans chaleur entre Trump et Merkel
  125. TRUMP N'A PAS SERRÉ LA MAIN DE MERKEL, MAIS IL N'A PAS OUBLIÉ DE LUI DONNER UNE FACTURE DE 350 MILLIARDS D’EUROS
  126. Au téléphone, Hollande met en garde Trump contre «le repli sur soi»
  127. Macron évoque un échange "direct et franc" avec Trump
  128. Trump a demandé à Macron son numéro de portable
  129. Le "I want my money back" de Donald Trump
  130. ONU : "les Etats-Unis vont montrer keur force"
  131. Trump et Merkel soulignent "l'importance fondamentale" de l'OTAN
  132. VIDÉO - Trump soutiendra l'Otan «à 100%» selon May
  133. Otan: le ministre américain de la Défense assure l'engagement "inébranlable" de Washington
  134. Otan: Trump approuve l'entrée du Monténégro
  135. L’administration Trump a fait des déclarations « inquiétantes » sur l’UE, selon Donald Tusk
  136. Pour Trump, le Brexit sauvera l'Union européenne
  137. Donald Trump sans casque audio au sommet du G7: a-t-il fait semblant d'écouter?
  138. Accord de Paris sur le climat: Trump prendra sa décision "la semaine prochaine"
  139. Trump limoge la ministre intérimaire hostile à l’application du décret anti-immigration
  140. Donald Trump nomme un conservateur à la Cour suprême
  141. Trump urges Senate GOP to trigger 'nuclear option' on Gorsuch nomination
  142. Le Parti républicain change les règles au Sénat pour imposer Neil Gorsuch à la Cour suprême
  143. Gouvernement Trump: La direction de la diplomatie américaine a démissionné (ou a été remerciée)
  144. Les fantassins de Donald Trump
  145. Les fantassins de Donald Trump
  146. Les fantassins de Donald Trump
  147. Donald Trump et Twitter, une utilisation compulsive et émotionnelle
  148. Donald Trump et Twitter, une utilisation compulsive et émotionnelle
  149. Les médias américains prêts à revoir leur rôle pendant la présidence Trump
  150. Donald Trump déclare la guerre aux médias
  151. Dans sa bataille contre la presse, l’administration Trump sort des « faits alternatifs »
  152. Et s'il faisait le job ?, Le Figaro Magazine, 20 janvier 2017
  153. "Democracry Dies in Darkness": face à Trump, le Washington Post se dote d'une devise forte
  154. La Maison Blanche va répondre aux questions des journalistes via Skype
  155. Face à la presse, Trump ne prend que les questions de médias conservateurs
  156. Donald Trump défend les premières semaines de son administration et critique à nouveau la presse
  157. Après un mois chaotique à la Maison Blanche, Trump se rassure en Floride
  158. Trump: Favorable/Unfavorable
  159. Americans’ Distaste For Both Trump And Clinton Is Record-Breaking
  160. Poll: 36% approve of Trump's job performance
  161. Donald Trump soutenu par 84% de son électorat, un record
  162. Trump déçu de ne pas pouvoir diriger les Etats-Unis comme ses affaires
  163. Trump déçu de ne pas pouvoir diriger les Etats-Unis comme ses affaires
  164. Trump déçu de ne pas pouvoir diriger les Etats-Unis comme ses affaires
  165. Trump déçu de ne pas pouvoir diriger les Etats-Unis comme ses affaires
  166. Trump déçu de ne pas pouvoir diriger les Etats-Unis comme ses affaires
  167. Trump déçu de ne pas pouvoir diriger les Etats-Unis comme ses affaires
  168. Donald Trump contraint d'utiliser Air Force One
  169. Donald Trump accusé de prendre à la légère la sécurité de ses communications
  170. Malgré son appel au boycott d'Apple, Donald Trump passe à l'iPhone
  171. Trump : la résistance scientifique s’organise sur Twitter
  172. Scientifiques et fonctionnaires refusent d'être bâillonnés par Trump
  173. Donald Trump a signé sept décrets en onze jours
  174. Trump, un pied nickelé à la Maison-Blanche

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

Sur le réseau FANDOM

Wiki au hasard