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Au XVIIIe siècle Modifier

Le Maroc est le premier pays, en 1777, à reconnaître le l'indépendance des Etats-Unis, déclarée un an auparavant.

Au XIXe siècle Modifier

A cette même époque, les Etats-Unis s'inquiètent des attaques barbaresques sur leurs navires marchands au large des côtes du Magrheb. Alors que des accords sont conclus avec le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, la Libye déclare une guerre en 1801 qui dure quatre ans et dont les Etats-Unis sortent vainqueurs. Il faut tout de même apsser un affrontement en 1815 pour que la paix soit définitive. C'est au cours de cet affrontement qu'à lieue la première expédition américaine en dehors de leur territoire porur enverser un dirigeant ennemi, quand William Eaton conduit une expédition armée partie d'Egypte pour tenter sans succès de renverser le pacha de Tripoli, Youssouf Karamanli.

Après la Seconde Guerre mondiale : le Moyen-Orient crucial Modifier

Le 14 février 1945, le président américain Franklin D. Roosevelt rencontre à bord du USS Quincy, sur le Grand Lac Amer, en Egypte, le roi Abdulaziz ibn Saoud d'Arabie Saoudite avec lequel il conclut un accord structurant pour la politique américaine des années à venir dans la région : en échange de la fourniture de ressources énergétiques aux Etats-Unis, l'Arabie saoudite reçoit une protection militaire de leur part. Les motivations énergétiques vont désormais placer le Moyen-Orient au cœur de la diplomatie américaine. Les entreprises investissent massivement dans la région. La Maison-Blanche tente même de fomenter un coup d'Etat en Iran en 1953. La puissance américaine dispsoe de bases militaires encore présentent aujourd'hui.

La nouvelle politique suivie est celle d'une alliance forte avec l'Arabie Saoudite depuis l'accord, malgré son régime dictatorial et son application d'un islam radical, un soutien militaire à l'allié israélien. Les alliés historiques et principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis sont l'Arabie saoudite, la Turquie et Israël. L'intérêt de défendre l'endroit redouble pendant la guerre froide et devient "vital" selon la doctrine Carter, à tel point que toute menace est suscite une intervention militaire : la coalition menée par les Etats-Unis en 1990-1991 contre l'Irak de Saddam Hussein ayant envahit le Koweït en est un exemple.

Diplomatie de Barack Obama Modifier

Les succès du début Modifier

Élu en 2008 et entré en fonction en 2009, le président Barack Obama mise surtout sur le renouveau de la diplomatie américaine après les années guerrières de George W. Bush. Sa politique au Moyen-Orient commence avec deux succès importants : la mort de Oussama ben Laden et le retrait des troupes d'Irak en 2011.

Son rapprochement avec la République islamique d'Iran, après des décennies de relations coupées depuis la révolution de 1979, l'oblige à rassurer à soutenir les trois alliés historiques, Arabie saoudite, Turquie et Israël. Pourtant, il apparaît que sa diplomatie globale est celle d'un désengagement pour se réorienter vers l'Asie-Pacifique.

Attitude face aux printemps arabes Modifier

Charles-Philippe David, professeur de science politique à l'université du Québec à Montréal, la politique de Barack Obama aura été marquée par ses revirements et son inconstance. Selon lui, "les actions ne donnent pas suite aux paroles ou celles-ci sont contredites par des actions", ce qu'il met sur le compte de la personnalité du président, homme posé et réfléchi. Ainsi, l'absence de données et de prévisions ont obligé Barack Obama et Hillary Clinton a évoluer et décider au jour le jour lors des printemps arabes. Un autre exemple l'illustre : après avoir soutenu la révolution égyptienne contre les Frères musulmans au pouvoir, l'administration Obama choisit de soutenir le nouveau président Abdel Fattah al-Sissi, sans doute par recherche de la stabilité au lieu du risque démocratique.

A partir de 2013, Barack Obama se prononce en faveur d'une intervention en Syrie, plongée en pleine guerre civile, pour renverser son président Bachar el-Assad qu'il accuse d'être responsable du chaos. Si l'allié français est prêt à suivre, le Royaume-Uni est bloqué par son parlement, sans doute en souvenir de la guerre d'Irak de 2003. Pourtant, Barack Obama se rétracte. Par la suite, il continue à défendre le départ de Bachar el-Assad mais se heurte à la Russie de Vladimir Poutine qui soutient le régime de Damas.

Rapprochement avec l'Iran et éloignement avec l'Arabie saoudite Modifier

Une exception est à noter dans le dossier du nucléaire iranien où Barack Obama parvient comme escompté à ouvrir le dialogue et à conclure un accord sur 15 ans le 14 juillet 2015 abaissant la dangerosité nucléaire de la République islamique, sans que le Sénat ne parvienne à le bloquer le 10 septembre 2015, mais sans pour autant établir l'Iran comme un allié structurel, mais plutôt de circonstance face à l'EI.

Les relations avec le royaume d'Arabie saoudite se sont éloignées en raison de l'approvisionnement énergétique domestique des Etats-Unis sans pour autant rendre cet allié marginal. La diplomatie américaine préfère sans doute un allié encombrant à une inconnue en cas de changement dans le royaume, d'autant plus qu'elle perçoit ce pays comme un facteur de stabilité au Moyen-Orient.

En Irak : retrait des troupes et retour face à l'EI Modifier

Il a respecté une promesse importante en retirant les troupes américaines de l'Irak, ce qui est bien perçu à l'époque, mais l'évolution de la situation dans les années qui survient font dire à plusieurs observateurs que ce fut une erreur stratégique qui fragilisa une Irak encore fébrile, ouvrant la voie à l'Etat islamique.

Bilan de la politique de Barack Obama au Moyen-Orient Modifier

Lorsqu'il quitte la Maison-Blanche en 2017, il laisse un Moyen-Orient aux prises avec l'Etat islamique contre lequel il a lancé une coalition internationale en 2014, et compromis dans une lutte d'influence entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, sans omettre les relations détériorées avec Israël de Benjamin Netenyahu. Son successeur hérite également de deux conflits majeurs : la guerre civile en Syrie et la question palestinienne. L'influence américaine dans la région est aussi quelque peu diminuée par l'affirmation de la Russie.

Liens avec Israël Modifier

Un malaise profond a rempli les relations israëlo-américaines, un malaise qui n'a jamais été aussi fort que sous Obama et Netenyahu qui s'entendent plutôt mal. Le premier a provoqué l'ire du second en évoquant en 2009 un retour aux frontières de 1967 pour Israël afin de permettre l'émergence d'un Etat palestinien. Obama a néanmoins préféré reculer. Le dossier iranien est aussi un moment qui a froissé cette relation, Netenhyahu étant très critique contre la Maison-Blanche et ayant même prit la parole devant le congrès américain en mars sans prévenir le président des Etats-Unis qui a donc refusé de le recevoir.

Alors que les liens avec Israël ont toujours été très forts, au point d'être le meilleur allié dans cette partie du monde, cette relation demeure vivace sans pour autant conserver sa force. L'électorat américain se fait plus critique et n'apprécie guère l'intransigeance de l'Etat hébreux, y compris au sein de la jeune génération de confession juive. Le Comité américain pour les affaires publiques israéliennes (AIPAC) remporte moins de succès qu'avant (il aurait tout de même déboursé entre 20 millions et 40 millions de dollars pour convaincre les membres du congrès de refuser l'accord avec l'Iran en 2015).

Situation actuelle Modifier

Présence américaine en 2015 :

  • Sommes versées par l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) en 2013 : 2,96 milliards $ à Israêl, 1,5 à l'Egypte, 1 million à la Jordanie, l'Irak et les territories palestiniens. Aides versées aussi à la Syrie, au Liban, à la Turquie et au Yémen.
  • Universités américaines : Le Caire (Egypte), Beyrouth (Liban), Everan (Géorgie), Souleimaniye (Irak) et Sharjah (Emirats arabes unis)
  • Pays sans représentation diplomatique : Libye, Syrie, Yémen et Iran
  • Bases ou installations américaines : 1 en Turquie, 1 en Arabie saoudite, 1 au Bahreîn, 1 au Qatar, 1 au Koweît, 3 à Oman, 1 en Afghanistan (+3 britanniques et 2 françaises alliées)
  • Liste des interventions américaines : Liban (1958), Irak (1990-1991), Afghanistan (2001-...), Irak (2003-...), Libye (2011), Syrie (2014-...)

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