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Union pour un mouvement populaire
Fondation

17 novembre 2002

Président

Nicolas Sarkozy

Personnages clés

Jacques Chirac
Alain Juppé
Nicolas Sarkozy
Jean-François Copé
François Fillon

Positionnement

Centre-droit

Idéologie

Libéralisme
Europhilie
Conservatisme
Démocratie chrétienne
Gaullisme

Adhérents

143 000 adhérents


L'Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français créé en 2002 et fondu dans Les Républicains en 2015.

Créé en 2002 comme support à la candidature présidentielle de Jacques Chirac, elle devient le parti de la majorité sous sa présidence et sous celle de Nicolas Sarkozy. Confrontée pour la première fois à l'exercice de l'opposition en 2012, l'UMP s'entre-déchire dans une opposition entre Jean-François Copé et François Fillon, puis échoue à arriver en tête aux élections européennes de 2014. Atteint par cet échec et les affaires, Jean-François Copé démissionne, et alors Nicolas Sarkozy retourne en politique et se fait élire à la tête de sa formation. Il décide comme promis en 2014 de changer le nom en 2015 pour devenir Les Républicains.

L'UMP est l'un des deux principaux partis de la scène politique française avec le Parti socialiste, et le principal à la droite de l'échiquier dans sa période d'existence. Cependant, il s'agit en réalité d'un parti de centre-droit et non de droite car il naît d'une fusion entre le RPR (droite) et l'UDF (centre).

Histoire Modifier

CréationModifier

L'Union pour une majorité présidentielle est créée par Jacques Chirac, Alain Juppé et Jérôme Monod.

Les années Chirac (2002-2007)Modifier

Les années Sarkozy (2007-2012)Modifier

L'opposition (2012-...) Modifier

Direction collégiale UMP.JPG

Nicolas Sarkozy donne un nouvel organigramme à l'UMP. La nomination de Madeleine Bazin de Jessey est remarquée, la jeune femme de 25 ans étant issue de la droite catholique et de Sens commun, organisme interne à l'UMP qui fait pression pour l'abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel.

Le 1er février 2015, une élection partielle dans la 4e circonscription du Doubs voit l'élimination dès le premier tour du candidat UMP derrière ceux du FN et du PS, une première depuis l'élection de François Hollande car l'UMP a remporté les douze autres partielles. Au terme d'un débat houleux entre partisan d'un appel à voter PS et d'un refus du Front républicain, l'UMP fait savoir deux jours plus tard qu'elle appelle à voter blanc ou à l'abstention à une courte majorité au bureau politique (22 contre 19). Nicolas Sarkozy aurait été favorable à un barrage au FN[1][2].

Dans sa campagne de 2014 pour reprendre la tête du parti, Nicolas Sarkozy annonce sa volonté de changer l'UMP "de fond en comble", d'en changer le nom et de lui influer une culture plus militante à travers une plus grande participation des adhérents. Les noms et logos imaginés sont publiés à l'avance par Le Journal du dimanche. Il s'agirait de le rebaptiser Les Républicains. Le nom est fortement critiqué car il est perçu comme une appropriation de la République, ou bien comme un clin d'œil au Parti républicain des États-Unis. Cependant, une action en justice, portée par des associations et des partis de gauche, est déboutée, permettant à l'UMP de se rebaptiser après un vote électronique des militants le 29 mai 2015, dans lequel 83,28% des 45,74% de votants approuvent le changement de nom[3].

Corpus idéologique Modifier

  • Centristes/humanistes :...

Jean-Pierre Raffarin, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Baroin, Bruno Le Maire, Alain Juppé,...

  • Gaullistes/souverainistes :...

Henri Guaino, Christian Estrosi, Rachida Dati,...

Relations avec le centre Modifier

L'UMP alliant la droite et le centre, les relations entre ces partis sont généralement amicales. En outre, pendant les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, plusieurs figures centristes ont participé aux gouvernements, comme Alain Madelin, François Bayrou, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Louis Borloo, Rama Yade ou bien Hervé Morin. Aussi, une partie de l'UMP est considérée comme centriste, comme Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet[4][5]. Cependant, Nicolas Sarkozy est accusé de se "droitiser" au cours de sa présidence, notamment à partir de 2010 avec le débat sur l'identité nationale ou bien le discours de Grenoble, ce qui pousse une fraction du parti à créer son propre mouvement, l'Union des démocrates et indépendants (UDI). Les deux formations sont toutefois alliées dans plusieurs scrutins (municipales de 2014, départementales de 2015).

Les relations avec le MoDem de François Bayrou sont plus complexes et aucun membre de cette formation n'a participé aux gouvernements depuis la création de l'UMP. Partisan d'un centre indépendant, il n'a pas soutenu de candidat au second tour en 2007 mais a finalement fait savoir qu'il voterait personnellement pour François Hollande en 2012, car il jugeait néfaste la ligne suivie par Nicolas Sarkozy dans cette campagne, qu'il juge excessivement à droite[6]. Par la suite, Nicolas Sarkozy refuse de faire alliance avec lui, assurant qu'il n'a pas de difficultés avec le parti mais son président, lequel ne souhaitait pas voter la motion de censure de l'UMP contre le gouvernement socialiste en 2015[7] . Alain Juppé a évoqué à deux reprise une alliance possible avec le MoDem en 2014, ce qui lui a valu d'être sifflé par les militants[8]. Alain Juppé et François Bayrou entretiennent de bons rapports et acceptent l'idée d'alliance dans leur région d'Aquitaine[9].

Relations avec le Front national Modifier

Si la gauche, et en particulier le Parti socialiste, s'est toujours opposé à l'élection d'un candidat FN, la droite est elle prise en tenaille entre ses intérêts électoraux et le respect de ce Front républicain. Le RPR avait conclu des alliances locales avec le FN, et Alain Juppé avait même mis en congé Alain Carignon qui avait voté socialiste face au candidat FN. La ligne du Front républicain est celle observée par la droite entre 1998 et 2011. A partir de cette date, Nicolas Sarkozy choisit un intermédiaire avec le ni-ni, qui est donc le refus de soutenir un candidat PS ou FN si cette configuration se produit. On note une désobéissance à Arles, quand le candidat UMP vote FN face au candidat socialiste. En 2015, cette ligne semble évoluer à nouveau, lors d'une législative partielle dans le Doubs qui divise l'UMP. Le choix final, contraire à ce qu'aurait souhaité Nicolas Sarkozy, reste le ni-ni mais avec un appel à l'abstention ou au vote blanc[10].

Résultats aux élections Modifier

Finances du parti Modifier

L'UMP paye chaque année quatre millions d'euros d'amende pour ne pas respecter la parité aux élections.

Autre Modifier

Références Modifier

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