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Valéry Giscard d’Estaing

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Valéry Giscard d'Estaing
Informations biographiques
Naissance

Valéry René Marie Georges Giscard d’Estaing
2 février 1926
Coblence (Allemagne)

Décès

-

Nationalité

Française

Parti politique

CNIP (1956-1962)
RI (1962-1966)
FNRI (1966-1977)
PR (1977-1978)
UDF-PR (1978-1995)
UDF (1995-2002)

Conjoint(e)

Anne-Aymone Sauvage de Brantes

Enfants

Valéry-Anne Giscard d’Estaing
Henri Giscard d’Estaing
Louis Giscard d’Estaing
Jacinte Giscard d’Estaing

Diplôme

École polytechnique
École nationale d’administration

Profession

Haut-fonctionnaire

Religion

Catholicisme

Résidence

Authon, Loir-et-Cher (France)


Valéry Giscard d’Estaing (2 février 1926 - ...) est un homme d’État français. Il est le 20e président de la République française du 27 mai 1974 au 21 mai 1981.

Diplômé de l’École polytechnique et de l’ÉNA, inspecteur des finances de profession, c’est en tant que secrétaire d’État aux Finances qu’il entame une carrière gouvernementale, sous la présidence de Charles de Gaulle dès 1959. Il devient ensuite son ministre des Finances (1962-1966) puis occupe la fonction de ministre de l’Économie sous Georges Pompidou (1969-1974). Sa ligne politique, centriste et libérale économiquement, se démarque en partie de celle du général de Gaulle dont il devient un critique, en définissant son opposition par un « oui, mais… ». A la mort soudaine du président Pompidou le 2 avril 1974, une élection présidentielle anticipée est organisée. Tandis que certains candidats envisagés comme Edgard Faure et Pierre Messmer se retirent, il parvient à écarter son dernier rival, Jacques Chaban-Delmas, et se présente face à François Mitterrand qu’il bat au second tour avec 50,81% des suffrages exprimés, devenant à 48 ans le plus jeune président de la Ve République.

Son septennat est marqué par une politique plus progressiste sur le plan sociétal. Il fait adopter le divorce, la contraception et l’avortement (loi Veil). Il permet également des projets d’infrastructure comme le TGV et fait acquérir à la France son indépendance énergétique par le nucléaire. Plus actif que ses prédécesseurs sur le plan de la communication, il cherche à moderniser la présidence, ses us et coutumes, en s’inspirant notamment de John F. Kennedy. Toutefois, son mandat est surtout marqué par la crise économique suite au choc pétrolier de 1973 qui achève les « Trente Glorieuses » d’après-guerre. Après la démission frontale de son Premier ministre Jacques Chirac en 1976, il le remplace par Raymond Barre, le « meilleur économiste de France », et mène une action plus libérale. Mais un deuxième choc éclate en 1979. Politiquement, sa popularité est mise à mal, d’autant qu’il est prit en étau entre une gauche unifiée par François Mitterrand et une ligne gaulliste à droite menée par Jacques Chirac en pleine ascension. Des accusations de corruption dans l’affaire des diamants viennent assombrir la fin de son mandat. Candidat à sa propre réélection en 1981, il arrive en tête du premier tour mais est battu au second par le socialiste François Mitterrand avec 48,25%.

Après sa défaite, il reste actif dans la vie politique et occupe différents mandats électoraux et fonctions politiques. Il est sérieusement considéré comme un candidat potentiel en 1995, mais la majorité de son parti (l’UDF) soutient Édouard Balladur, Premier ministre populaire qui compte dans son gouvernement des centristes tels que François Bayrou et François Léotard, alors il riposte en soutenant son ancien rival Jacques Chirac. Impliqué dans la vie régionale de l’Auvergne qu’il contribue nettement à moderniser et à intégrer dans le schéma national, il s’intéresse surtout à la politique européenne qu’il soutient ardemment, notamment en présidant la Convention sur l’avenir de l’Europe qui élabore la Constitution pour l’Europe. Homme de lettre cultivé, il est élu en 2003 à l’Académie française. L’année suivante, il commence à siéger au Conseil constitutionnel en tant que membre de droit.

Jeunes années Modifier

Famille et enfance Modifier

May Giscard a dit à la naissance de son fils, en voyant son nez busqué, "Mon petit Napoléon !"[1].

Études Modifier

Ascension politique Modifier

Quatrième République Modifier

Ministre de Charles de Gaulle Modifier

Pendant les négociations des accords de Grenelle (25-27 mai 1968), Valéry Giscard d’Estaing menace de démissionner si le Premier ministre accepte la hausse d’un tiers du salaire minimum demandé par la CGT (3 francs de l’heure), estimant trop graves les risques encourus par l’économie[2].

Sans qu'aucune preuve concrète n'ai jamais été portée contre lui, son nom a circulé dans l'affaire de l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle le 22 août 1962. Le dirigeant du commando, Bastien Thiry, le cite comme informateur de premier ordre. Les deux hommes ont l'OAS en commun, Valéry Giscard d'Estaing appartenant à l'un des réseaux sous le numéro 12B. Le garde des Sceaux, Jean Foyer, l'invite à porter plainte mais le ministre refuse. Une preuve possible, pour l'historien Alain Ruscio, qu'il avait peut-être peur de révélations. En 2015, cinquante-trois ans après les faits, alors que Valéry Giscard d'Estaing est âgé de 89 ans, le dernier survivant du commando, Lajos Marton, le cite comme informateur de l'itinéraire du convoie présidentiel. L'ancien président n'a pas souhaité répondre aux questions des journalistes. Cette déclaration ne suscite qu'un faible intérêt médiatique et aucune résonance politique ou judiciaire[3].

Ministre de Georges Pompidou Modifier

Avec l'éclatement de la crise économique, consécutive au choc pétrolier de 1973, Valéry Giscard d'Estaing est privé, en 1974, d'élaborer un plan d'austérité avant avril. Le plan proposé est jugé trop faible, obligeant le ministre a revoir sa copie et donc a retarder la réaction du gouvernement. Si Valéry Giscard d'Estaing prétend s'inquiéter des effets d'une cure trop sévère, il semblerait qu'il songe surtout à la convocation d'un prochaine élection présidentielle en cas de décès de Georges Pompidou et craint d'être handicapé par la responsabilité d'un tel plan[4].

Élection présidentielle de 1974 Modifier

Cérémonie d'investiture Modifier

Politique intérieure Modifier

Politique extérieure Modifier

Affaire des diamants Modifier

Élection présidentielle de 1981 Modifier

Après l'Élysée Modifier

Giscard 80s.JPG

Retour en politique Modifier

Président du Conseil régional d'Auvergne Modifier

Membre du Conseil constitutionnel Modifier

Interrogé quarante ans après sur son septennat et sur ce qu'il souhaiterait qu'il en soit retenu, il répond : "Que j'ai essayé de moderniser la France et que, pendant sept ans, je l'ai fait. Et comment en cette période la France a été calme, il n'y a pas eu un changement de date électorale, pas un changement de loi électorale, pas de troubles sociaux profonds, que la France avait le deuxième taux de croissance du monde et un chômage inférieur de moitié à son chiffre actuel"[5]. Il perçoit une retraite de 30 000 euros[6].

Giscard France 2.JPG

Les avantages attribués aux anciens chefs d'État font de Valéry Giscard d'Estaing l'ancien président le plus onéreux, à 3,9 millions d'euros par an, soit plus que Nicolas Sarkozy (3,3 millions) et que Jacques Chirac (2,4 millions). Dans le détail, 1,3 millions sont exclusivement utilisés pour la surveillance de sa propriété provinciale dans le Loir-et-Cher et 1,1 millions d'euros pour les avantages et conditions de la fonction (un appartement de fonction meublé avec deux employés, une voiture de fonction avec deux chauffeurs, sept collaborateurs permanents, un chef de cabinet, deux assistants, un fonctionnaire des archives nationales, trois secrétaires dactylographes), 6 000 euros comme pension d'ancien président et 12 000 euros de rémunération du Conseil constitutionnel[7].

Lorsque la gauche radicale de SYRIZA arrive au pouvoir en Grèce début 2015, cet européen convaincu appelle à une « sortie ordonnée » et « non conflictuelle, dans l’intérêt mutuel de chacun », car « la Grèce a besoin de se donner la possibilité de dévaluer sa monnaie », autrement « sa situation s'aggraverait et déboucherait sur une crise encore plus sévère »[8].

Il soutient François Fillon à l'élection primaire des Républicains de 2016[9].

En fin d'année 2016, alors qu'il est âgé de 90 ans, il est le plus ancien président français en vie et le 56e chef d'État le plus âgé du monde, après l'ancien Premier ministre su-coréen Kim Jong-pil et avant l'ancien Premier ministre nord-coréen Ri Kun-mo[10].

http://www.letelegramme.fr/france/giscard-le-president-des-records-19-01-2017-11368023.php

Positionnement politique Modifier

Carrière politique Modifier

Mandats locaux Modifier

  • 19581974 : conseiller général du Puy-de-Dôme
  • 19671974 : maire de la commune de Chamalières
  • 19741977 : conseiller municipal de Chamalières
  • 19821988 : conseiller général du Puy-de-Dôme
  • 21 mars 19862 avril 2004 : président du conseil régional d'Auvergne
  • 1995 : conseiller municipal de Clermont-Ferrand

Mandats parlementaires Modifier

Fonctions gouvernementales Modifier

Fonction présidentielle Modifier

Fonctions politiques Modifier

  • 19661974 : président de la Fédération nationale des républicains et indépendants
  • 19881996 : président de l'Union pour la démocratie française

Anecdotes Modifier

Décorations Modifier

  • 2007 : Docteur honoris causa de l'université Lusíada de Porto (Portugal)[12]

Citations Modifier

Les Français ne savent pas ce qu'est l'Europe dans le monde. L'Europe a un PIB, une production, supérieure à celle des États-Unis, elle a un PIB deux fois et demi supérieure à celui de la Chine, elle a un commerce excédentaire, elle est moins endettée que les États-Unis. Il y a plus de billets en euro qui circulent dans le monde qu'il n'y a de billets en dollar. Tout ça, c'est l'Europe. Malheureusement, comme elle n'a pas d'organisation politique et comme elle n'a pas de volonté politique, malgré cette situation qui la place numéro un, elle n'a pas l'influence, l'autorité, voire même la sécurité auxquelles elle pourrait prétendre.

- Valéry Giscard d'Estaing, dans un entretien sur BFM TV, le 8 octobre 2012[13].


Souffrir passe, avoir souffert ne passe pas.

- Valéry Giscard d'Estaing, Le pouvoir et la vie, tome II : L'Affrontement.


J'en garderai une morsure aussi tenace que celle du jeune spartime dont le renard dévorerait le foie, la morsure d'une inguérissable nostalgie.

- Valéry Giscard d'Estaing, Le pouvoir et la vie, tome III : Choisir.


Le drame de Giscard d'Estaing est qu'il ne sait pas que l'histoire est tragique.

- Raymond Aron le 28 mai 1975.


Il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison.

- Valéry Giscard d'Estaing, interrogé par Alain Duhamel et par Jean-Pierre Elkabbach le 27 novembre 1979, au sujet des critiques émises à son encontre dans l'affaire des diamants.


Ce qu'il y a de grave avec Giscard, c'est qu'il se croit plus intelligent que la France.

- Georges Pompidou à Marie-France Garaud[14].


Remarquable à beaucoup d'égards, Giscard ne sut, semble-t'il, jamais juger, ni de l'engagement qu'impose le caractère singulier de la fonction présidentielle, ni de la distance qu'elle crée nécessairement.

- Marie-France Garaud, La fête des fous : qui a tué la Ve République (2006)[15].


"Je n'ai jamais eu beaucoup de sympathie pour M. Giscard d'Estaing, et j'ai la forte impression que c'était réciproque. Cela est plus surprenant qu'il n'y parait car j'ai toujours eu un faible pour le charme français et le président Giscard d'Estaing passait, après tout, pour un homme de droite. Mais c'était un interlocuteur difficile, délivrant une prose parfaitement ciselée et qui semblait ne souffrir aucune contradiction. En outre, sa conception de la politique était fort différente de la mienne : bien qu'il eût les manières d'un aristocrate, il avait l'esprit d'un technocrate. Il considérait la politique comme un sport réservé à l'élite, qui devait être pratiquée pour le bien du peuple mais sans sa participation. Cette position serait peut-être défendable si les technocrates étaient vraiment des défenseurs imperturbables du bien public, au-dessus des passions et des intérêts des simples mortels. Or, le président Giscard d'Estaing était aussi susceptible que tout un chacun d'être emporté par les modes intellectuelles et politiques ; il se contentait d'exprimer froidement ses passions."

- Margaret Thatcher, Mémoires, t.1 : 10 Downing Street, 1992.

Références Modifier

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