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Vladimir Poutine sourire
Vladimir Poutine
Informations biographiques
Naissance

Vladimir Vladimirovitch Poutine
7 octobre 1952
Leningrad, RSFS de Russie (URSS)

Décès

-

Nationalité

Soviétique (1952-1990)
Russe (1990-...)

Parti politique

Parti communiste (1975-1991)
Notre Maison la Russie (1995-1999)
Unité (1999-2001)
Russie unie (depuis 2008)

Conjoint(e)

Lioudmila Chkrebneva (1983-2013)

Enfants

Maria Poutina
Katerina Poutina

Diplôme

Université d’État de Leningrad

Profession

Officier du KGB

Religion

Orthodoxie russe

Résidence

Kremlin, Moscou (Russie)


Vladimir Poutine (7 octobre 1952 - ...) est un homme d’État russe. Il est le 2e et 4e président de la Fédération de Russie du 31 décembre 1999 au 7 mai 2008 et depuis le 7 mai 2012.

Durant seize ans, Vladimir Poutine occupe le rôle d’officier dans le KGB et atteint le grade de lieutenant-colonel, avant de se retirer et d’entrer en politique dans sa ville d’origine, Saint-Pétersbourg, en 1991. Il déménage à Moscou en 1996 et intègre le gouvernement de Boris Eltsine où il monte en grade jusqu’à devenir président par intérim le 31 décembre 1999 quand Eltsine démissionne à la surprise générale. Élu en 2000 et réélu en 2004, il gouverne le pays durant huit ans mais ne peut se présenter en 2008 pour un troisième mandat consécutif et devient le chef de gouvernement du président Dmitri Medvedev pour quatre ans, car il se représente en 2012 et est élu, refermant la parenthèse Medvedev.

Vladimir Poutine est depuis le début du XXIe siècle l'homme fort de la Russie, qu'il en soit le chef d'État ou le chef de gouvernement. Il hérite d'un pays sorti perdant de la guerre froide et malmené pendant les dix années de présidence de Boris Elstine, avec notamment des oligarques qui prennent le pas sur l'intérêt national. Résolument patriote, Vladimir Poutine engage son pays dans un redressement économique à travers l'exploitation énergétique qui fait entrer la Russie dans le club des pays émergents dits BRICS, avec lesquels il dessine peu à peu une stratégie double pour contrer la domination américaine. Sur le plan intérieur, sa pratique du pouvoir est celle d'une concentration massive et repose sur un exercice autoritaire qui confisque des libertés civiles. Il est cependant constamment réélu et bénéficie d'une forte popularité. A l'étranger, il a su s'imposer comme un acteur indispensable sur le plan régional et mondial mais demeure très critiqué pour cet autoritarisme.

Jeunes années Modifier

Famille et enfance Modifier

Études et mariage Modifier

Membre du KGB Modifier

  • Allégeance : URSS
  • Service : KGB
  • Années de service : 1975-1991
  • Rang : Lieutenant-colonel
  • Décoration : Ordre de l’Honneur

Ascension politique Modifier

Adjoint à la mairie de Saint-Pétersbourg Modifier

Président du FSB Modifier

Premier ministre de Boris Elstine Modifier

Élection présidentielle de 2000 Modifier

Première présidence Modifier

Rétablissement de la verticale du pouvoir Modifier

Mise au pas des oligarques Modifier

Élection présidentielle de 2004 Modifier

Libéralisation de l'économie Modifier

Exploitation des ressources Modifier

États-Unis et Union européenne Modifier

Premier ministre de Medvedev Modifier

Relations avec le président Modifier

Crise économique de 2008 Modifier

Élection présidentielle de 2012 Modifier

Deuxième présidence Modifier

Conservatisme intérieur Modifier

Crise ukrainienne Modifier

Poutine TF1

Vladimir Poutine répond aux questions de Gilles Bouleau (TF1) et de Jean-Pierre Elkaback (Europe 1), son seul entretien à la presse étrangère pendant la crise ukrainienne.

Le 1er mars 2014, à la demande de Vladimir Poutine, la législature russe approuve le recours à l’armée russe en Ukraine. En réalité, l’intervention militaire russe en Ukraine commence après la révolution ukrainienne de 2014 quand, entre le 27 et le 28 février, les troupes russes prennent le contrôle d’une grande partie de la Crimée située sur la côte nord de la mer noire, incluant des bâtiments civils, des aéroports et des bases militaires. La réponse ukrainienne se fait discrète, sans action militaire de la part du gouvernement d’Ukraine qui a été formé à Kiev moins d’une semaine avant l’intervention. La Russie promet que les troupes resteront jusqu’à ce que la situation politique se soit normalisée.

Les sanctions imposées par les États-Unis et l'Union européenne font chuter d'au moins son quart la valeur du rouble, mais touche aussi le pétrole qui est, avec le gaz, la principale source de rentrée financière[1]. Le 18 décembre 2014, il tient sa conférence de presse annuelle devant plus d'un millier de journalistes, alors que le rouble a perdu 40% de sa valeur depuis le début de l'année et que le pays traverse sa plus grave crise monétaire depuis 1998, mais se montre confiant dans les décisions prises par le gouvernement et la banque centrale. Il relève cependant de "nombreux facteurs d'incertitude" dans une crise qui pourrait durer, selon lui, deux nnées dans le pire des scénarios[2].

Dans une émission télévisée retransmise le 15 mars 2015 en Russie, le président affirme avoir été prêt à une confrontation nucléaire avec les Occidentaux. Il explique avoir fait disposer des batteries de missiles de défense côtière « Bastion » en Crimée pour dissuader un navire américain positionné en mer Noire d’intervenir[3].

Pour les 70 ans du débarquement en Normandie, Vladimir Poutine organise la plus grande parade militaire de Russie depuis 1945 avec 16 000 soldats sur la Place Rouge et le survol de 140 avions en souvenir de la "grande guerre patriotique". Une cinquantaine de pays y sont représentés dont la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, Cuba et aussi l'ONU. Les dirigeants occidentaux ne font pas le déplacement en réaction à la crise ukrainienne, Vladimir Poutine cherche d'ailleurs à transformer la cérémonie en démonstration de puissance comme avec le char Armata présenté comme le plus puissant au monde[4].

La France ressort néanmoins largement perdante de la crise sur le long terme : elle revend les navires à un prix moindre à l'Égypte - par ailleurs alliée de Moscou - et se doit de rembourser intégralement la Russie. Les chantiers navals russes OSK, collaborateurs des chantiers français pour la construction des Mistrals, ont ainsi bénéficié gratuitement du savoir-faire français qu'ils comptent utiliser pour construire par eux-mêmes des navires similaires. De surcroît, les tensions avec Moscou n'ont permis de rapprochement avec Varsovie dont le gouvernement a rompu les contrats commerciaux pour se fournir militairement chez d'autres (États-Unis, Grande-Bretagne, Italie)[5].

Conflit en Syrie Modifier

Le 29 décembre 2016, Vladimir Poutine annonce la signature d'un cessez-le-feu qui entre en vigueur à minuit. Divisé en trois documents, il se compose d'un cessez-le-feu en Syrie entre le gouvernement syrien et l'opposition armée, de mesures garantissant le respect dudit cessez-le-feu et l'annonce d'une volonté de négociation de paix[6].

Relations avec les États-Unis et l'Europe Modifier

Poutine Belgrade

Le président Poutine lors de sa rencontre avec son homolgue serbe le 16 octobre 2014.

Après son retour au pouvoir en 2012, Vladimir Poutine poursuit une politique d'affaiblissement des pays de l'Union européenne, à travers des liens voire des soutiens à des partis eurosceptiques qui peuvent ébranler l'édifice européiste, comme par exemple le Front national français, la Ligue du Nord italienne, le Vlaams Belang belge, le Jobbik hongrois, l'Alternativ für Deutschland allemand, le FPÖ autrichien, Aube dorée grecque. Le but est aussi de créer des liens, notamment au Parlement européen, qui permettrait d'éviter un isolement de la Russie. Ces liens ont fait l'objets d'articles dans le Spiegel, Mediapart, Time, Foreign Policy, La Repubblica, The Independant, Le Nouvel Observateur[7].

Alliance avec les BRICS Modifier

Relations avec les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord Modifier

Le 13 avril 2015, après les accords de Lausanne concernant le programme nucléaire de l'Iran, il signe un décret levant l'interdiction d'exporter en Iran des batteries antiaériennes S-300 [8].

Politique informatique Modifier

En début d’année 2015, il fait voter la loi 242-FZ qui s’applique à compter du 1er septembre. Toute donnée concernant un citoyen russe ne pourra être héberger ailleurs qu’en Russie, une loi qui s’applique également aux entreprises, la plupart se déclarant prête à accepter, quelques unes n’ayant pas l’intention de s’y plier, d’autres encore décidant de quitter la Russie. Si une entrise basée en Russie venait à contrevenir à la loi, elle verrait son accès à internet coupé[9].

Opposition Modifier

Le nombre d'opposants politiques disparus est élevé sous Vladimir Poutine, avec parmi les principaux[10] :

  • Sergueï Iouchenkov (17 avril 2003) : le député et président du parti "Russie libérale", 52 ans, ex-allié de l'oligarque Boris Berezovski, abattu avec un pistolet muni d'un silencieux à l'entrée de son immeuble à Moscou.
  • Alexandre Litvinenko (23 novembre 2006) : mort à Londres du transfuge, 43 ans, ex-espion russe collaborant avec le MI6 britannique, empoisonné au polonium après avoir pris le thé avec les hommes d'affaires et ex-agents du KGB Dmitri Kovtoun et Andreï Lougovoï.
  • Anna Politkovskaïa (7 octobre 2006) : la journaliste d'opposition, 48 ans, qui dénonçait notamment les atteintes aux droits de l'homme en Tchétchénie, est tuée par balles dans le hall de son immeuble à Moscou.
  • Stanislas Markelov et Anastassia Babourova (19 janvier 2009) : l'avocat spécialiste des droits de l'homme, 34 ans, et la journaliste d'opposition, 25 ans, tués par balle en pleine rue à Moscou alors qu'ils sortaient d'une conférence de presse.
  • Natalia Estemirova (15 juillet 2009) : la militante pour la défense des droits de l'homme, 50 ans, représentante en Tchétchénie de l'ONG Memorial, est enlevée à Grozny et retrouvée morte quelques heures plus tard en Ingouchie, république voisine du Caucase russe. Elle dénonçait les exactions du pouvoir local.
  • Sergueï Magnitski (16 novembre 2009) : l'avocat fiscaliste arrêté après avoir dénoncé une vaste machination financière, meurt dans une prison moscovite faute de soins après une année de détention provisoire. Son décès a suscité une crise entre Moscou et Washington.
  • Boris Berezovski (23 mars 2013) : l'ex-oligarque de 67 ans, réfugié en Grande-Bretagne après être entré en conflit avec Vladimir Poutine, retrouvé mort dans la salle de bain de sa résidence d'Ascot (sud-ouest de Londres), un morceau de tissu autour du cou. L'enquête s'abstient de trancher entre suicide et assassinat.
  • Boris Nemtsov (27 février 2015) : l'opposant et ancien vice-Premier ministre, 55 ans, tué par balles vers 23h15 devant les murs du Kremlin, en plein centre de Moscou.

Positionnement politique Modifier

Il prend la parole en février 2015 devant un congrès de syndicalistes à Sotchi et y dénonce, pendant la crise ukrainienne, les États-Unis : "Il y a une tentative de 'geler' l'ordre mondial actuel avec l'existence d'un seul dirigeant, qui s'est mis en place au cours des dernières décennies après la chute de l'Union soviétique. Je crois que [ce dirigeant] peut tout se permettre, mais ne permet aux autres que ce qu'il autorise, et uniquement ce qui va dans ses intérêts. Un tel ordre mondial, ne peut convenir à la Russie"[11].

Portrait Modifier

Poutineportrait

Vie privée Modifier

Santé Modifier

Le 5 février 2015, la chaîne de télévision américaine CBS News se procure un rapport du Pentagone qui affirme, en se basant sur des vidéos de Vladimir Poutine entre 2000 et 2008, et non sur des études médicales, que Vladimir Poutine serait atteint du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme qui se manifeste par des rapports sociaux perturbés[12]. L'ancien ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas parle de propagande.

Fortune et résidences Modifier

Image publique Modifier

Vladimir Poutine presse

Selon Bill Browder, un des principaux investisseurs étrangers en Russie par le biais de son entreprise, Vladimir Poutine serait milliardaire, avec une fortune de 200 milliards de dollars, soit 175 milliards d'euros, ce qui en ferait de loin l'homme le plus riche au monde, devant le fondateur de Microsoft Bill Gates. Mais cet argent aurait été constitué illégalement, pris dans le Trésor public, donc détourné, et serait aussi en partie entreposé en Suisse[13].

L'acteur américain Leonardo DiCaprio s'est déclaré personnellement intéressé dans un rôle de Vladimir Poutine au cinéma. Il avait rencontré le maître du Kremlin en 2010 pour un sommet de protection des tigres et avait fait la donation d'un million de dollar à cette fin[14].

Le magasine américain Forbes l'a placé à quatre reprises consécutives en tête de son classement des personnalités les plus puissantes au monde : 2013, 2014, 2015 et 2016. Dans le dernier cas, il est rappelé que son influence dépasse son pays pour s'étendre à la Syrie, à l'Europe et aux Etats-Unis depuis l'élection de Donald Trump[15].

Représentation culturelle Modifier

Citations Modifier

Anecdotes Modifier

  • Vladimir Poutine est le huitième chef d'État le mieux payé au monde, avec un salaire équivalent à 128 000 euros annuel selon CNN et Datawrapper, après qu'il l'ai diminué dans le cadre de la crise économique qui frappe la Russie au moment de la crise ukrainienne[16].
  • Le 7 octobre 2016, une bannière géante de 6 mètres sur 9 à son effigie est déployée sur le Manhattan Bridge de New York, avec la mention "Peacemaker", nécessitant une intervention de la police une demi heure plus tard pour la retirer[17].

Ouvrages Modifier

Liens externes Modifier

  • [1] (entretien en intégralité à TF1 et Europe 1).

Notes et références Modifier


Poutine n'est pas un interlocuteur facile. Il peut être brutal, provocant, d'une immense mauvaise foi ; mais au bout de la négociation, il tiens tous ses engagements.Avec lui les rencontres ne sont pas formelles. Chacune est un combat qu'il essaie de remporter. La langue de bois diplomatique en est absente.

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